CHRTSOTTPI. (S. Hebsckeu,, 1866.} {Pkot
§ 1. On prépare d'abord une solulion de nitrate d'argent (985) d'une pesanteur spécifique de 1200. D'un autre côté, on prend une solution d'acide Terro-tartrique d'une pesanteur spécifique de 1023. Ce corps, que Herschell appelle acide Terro-tartrique, se prépare en précipitant, par l'acétate de plomb (12), le ferro-lartralo d'ammoniaque el en décomposant le précipité par l'acide sulfurique étendu (1380).
g 2. On ajoute à la solution ai^entique la solution Terro-tartrique; il se forme un précipité que l'on peut presque entièrement redissoudre par une cbaleur modérée. On obtient alors un liquide jaunâtre, dans lequel une addition postérieure de nitrate d'ai^ent n'occasionne plus de précipité. Quand la totalité de la solulion de nitrate d'ai^ent atteint la moitié du ïolume de la solution ferro-tartrique employée, cela sulfil. Ce liquide ne s'altère pas dans l'obscurité.
§ 3. On étend cette solution sur le papier, et on la sèche complètement dans l'obscurité. Alors on l'expose derrière un cliché (trente secondes à une minute suffisenI],maisdanstousles cas, il ne faut jamais que l'image apparaisse, parce qu'alors, même à l'abri de la lumière, l'image se développe spontanément. Mais, si on n'a pas poussé l'impression assez loin pour que l'image soit visible à la sortie du châssis à reproduction, il suHTit de hâler k la surface du papier pour qu'aussitût l'image apparaisse et prenne prumplement une vigueur et une intensité remarquables. Au lieu du souffle de l'haleine, on peut soumettre l'impression A l'action régulière
526 COLLODION ALBDHIHÉ.
de la vapeur, au moyen d'un cahier de papier buvard dont on humecte quelques feuilles en les soumettant à la vapeur d'eau chaude.
(Moniteur de la photographie.)
328. — GOLLODION ALBUMINÉ (pour négatilii rar verre). (GoROOH,
1866.) (P^o^) Joir 508, 509. — 92,ffl. — 524, V. — 2, 294, VI.
§ 1 . Prenez un bon collodion bromo-ioduré, ne contenant pas trop peu de brome (celui de Tauteur contient parties égales d'iodure et de bromure), et couvrez-en les plaques propres, qu'il ne sera pas nécessaire plus tard de préparer à la gélatine (725) ou autres substances analogues.
Sel d'argent (985) 2^25
Eau faiblement acidulée avec l'acide nitrique (1002) 50
Les plaques sensibilisées sont plongées dans une cuvette d^eau distillée» on les y laisse chacune jusqu'à ce que la suivante soit préparée, on lave ensuite sous un robinet, à l'eau commune, on laisse égoutter et on applique le préservateur.
!• Albumine battue (46). ....... 50 gr.
Ammoniaque (91) «... 5 gouttes.
2' Nitrate d'argent (985) 2 gr.
Eau 50
Prenez dans un verre :
Ammoniaque (91) Ô gouttes.
Ajoutez-y :
Liquident* 2 15 gouttes.
Et ajoutez à ce mélange :
Liquide n"* 1 » . . 15 c. c.
On verse ce mélange sur les plaques (les doses ci-dessus étant données pour une glace de 20 c. x 15 c), en commençant par un angle, on fait couler également et on laisse enfin égoutter ; puis on lave avec un demilitre d'eau projetée en pluie très-fine; on égoutte et on laisse sécher spontanément.
§ 4. Le développement est l'opération la plus importante des clichés secs ; elle réclame de l'expérience, du soin et une patience exeï^cée. La perte de l'épreuve est ici le prix de la négligence et de l'empressement. L'essentiel, c'est d'avoir un bain pyrogallique (1259) bien pur : il développe tous les détails, avant que les jours apparaissent, qu'ils se noircissent outre mesure, et le cliché conserve ainsi sa douceur et son harmonie.
§ 5. Les plaques doivent être placées sur un support horizontal, cou» vertes d'eau distillée, puis baignées avec :
5 gouttes.
GOLLOmON AU TANNIN ET AD SIROP DE GOMME. 527.
Eau 15 gr.
Dissolution alcoolique d'acide pyrogallique (1^59) 6 gr. par 30 d'alcool (68)
L'image apparaît au bout de quelques secondes ; il faut de 3 à 5 minutes pour le développer complètement, mais elle est trés-claire ; on prépare encore 15 c. c. du mélange ci-dessus, auquel on ajoute deux gouttes du suivant :
Nitrate d'argent (983). 2 gr.
Acide citrique (299) 2,25
Eau distillée . . 30
îSous l'influence de ce bain Timage prend de la vigueur. Si elle est trop exposée, on prend le moins d'argent possible pour le renforçage : si elle est surexposée, on en prend davantage. Il faut surtout opérer avec patience et lenteur. En principe, il n'est pas nécessaire qu'un cliché sec soit autant renforcé qu'un humide, la couleur du précipité étant elle-même non actinique.
§ 6. On Vixe à l'hyposulfite de soude (795); si la pellicule tendait à se boursoufler, on ajouterait au fixateur quelques gouttes d'acide acétique (19). Le négatif a un ton gris verdâtre; on peut le ramener au brun par un renforçage ultérieur, selon les moyens ordinaires. La couche étant très-ferme, il est inutile de vernir.
§ 7. Il n'existe pas encore de données bien certaines sur la durée des plaques : le développement alcalin n'offre aucun avantage, non plus que celui opéré à chaud. Le traitement des plaques sensibles par le sel de cuisine (1308) n'affaiblit pas leur sensibilité, tandis qu'un bain de bromure de sodium (192, 193) la réduit notablement. Elle est au contraire augmentée par les acides gallique (721) et acétique (19).
Ajoutons pour terminer que l'expositiçn est trois ou quatre fois plus longue que pour les clichés humides. {Bulletin belge de la phot.)