PN I HO HO I PN
dans laquelle il est facile de voir que PN non-seulement se dirige vers le négatif positif, mais qu'il doit, de toute nécessité, représenter un certain état de tension dans lequel se trouve placé l'argent (112) de l'image surinduite. Si une molécule d'argent de Tiodure polarisé peut attirer une molécule d'argent du développateur, il semblera tout aussi naturel que cette molécule soit capable d'en attirer une autre, et ainsi de suite dans un espace indéfini. De ces considérations nous pouvons donc conclure qu'il y a une très-grande probabilité que cette action soit la vraie : et d'ailleurs, nous sommes toujours capables de montrer que, même sur une plaque fixée, l'action du développateur est celle de concentrer de l'argent dans les positions désignées par une certaine force moléculaire, ou, conime nous l'avons dit plus haut, par la force d'attraction des corps pour les atomes de nature similaire.
§ 21. Maintenant si cela est bon quand on redéveloppe des plaques fixées avec des images directes, il n'y a pas de raison pour que ce ne soit pas le même cas dans le redéveloppement des images fantômes du premier développement d'une plaque sèche. S'il en est ainsi, je ne sais pas de raison pour que le même principe ne soit pas tenu pour bon dans le premier développement de toute plaque avec du nitrate d'argent libre (983) dans le développateur. Nous avons vu un cas analogue, duquel nous devons regarder comme prouvé, qu'il n'est nécessaire d'aucune décomposition de substance dans la couche d'où cette image sort, pour la formation de cette image. U est bien naturel de conclure alors de ceci que l'action de la lulûière dans la chambre noire consiste tout simplement à placer l'argent du sel haloïde dans un état tel qu*il attire à lui, d'une manière quelconque, l'argent du développateur.
§ 22. Mais nous avons démontré plus haut que si l'argent est placé dans
JAUKE (couleur).
un semblable état, Tautre élément du sel haloïde doit être mis dans une situation analogue, et nous en avons conclu que la première action du développateur — simple pyrogallique (1259) — consistait dans rabsorption de Tun des éléments du sel haloïde en question, c'est-à-dire de Télément qui, par notre théorème de polarité, sera mis en état d'être absorbé par une substance de cette nature.
Tout les photographes savent que Ton ne peut obtenir d'image des sels haloïdes (56, VI) d'argent par l'action du protosulfate de fer ni de Tacide pyrogallique (721) sous l'action de la lumière. Mais quand un corps composé de deux éléments est placé sous une influence perturbatrice, comme la lumière, par exemple, de telle manière que d'autres substances qui, avant, n'avaient pas d'action sur lui, deviennent capables d'absorber par degrés tous ses éléments séparément, je maintiens que ce corps composé a dû être, soit décomposé par l'élément perturbateur, soit placé en état de polarité.
C'est ce qui arrive précisément pour les sels haloïdes d'argent et ce qui se produit dans la couche par la formation de l'image. G^est ce qui prouve la vérité de notre théorème que ■ les sels haloïdes d'argent sont capables de polarisation, et que, dans tous les cas, le pôle argent se trouve dans la source de lumière, ce qu'il est' nécesssjire d'admettre non-seulemeut pour les phénomènes de la photographie, mais toujours pour ceux du développement.
335. ~ DIAPBRAOin DBS OBJBGTirs DOUBLES pour U nproduotîon des gravures. (Phot.) Voir 505, YI, § C.
336. — DOUBL AQB DE LA. GLACE pour la reproduction des gr»vures. (Phot.) Voir 505, VI, § 10. \,