‹ Répertoire encyclopédique de photographieChapitre 186 sur 219 · PERRO-TARTRIQUE (Aoîde). (Chim.) Voir 527, VI, § i · texte numérisé non relu

PERRO-TARTRIQUE (Aoîde). (Chim.) Voir 527, VI, § i

338. — FLUX POUR LA PHOTOGRAPHIE VITRinÉE. (C/uffi.) Voir 555, VI, § 1 .

339. — JAUNE (Couleur) pour épreuves vitrifiées. (Chim.) Voir 555,

LABOBATUIIIE rHOTOVlUPHlQUE PORTATIF.

340.— LABOB&TOIBB PHOTOORAPHIQUX PORTATIT. (W.HoAcn, I8M.) [Techn.] Voir 862, 862 Sis. — 254,111. — 147, 17U, IV.— 209, V.

g 1. Celle tente {Hg. 508) est une modification heureuse de celle de U. Edfvard : elle permet d'opérer sur des glaces de ih' X 20° et même

21' X 27', Son principal aTanlage est sa grande légèreté et en même temps la facilité de son transport, car, toute ployée, elle occupe l'espace de 0-,35 de haut, 0-,15 de large et 0-,52 de long. Elle pèse 6'SOU.

§ 2. La combinaison ingénieuse des ustensiles à l'intérieur permet de ne pas perdre un centimètre de place. On peut y mettre, dans des cases spéciales, sept flacons de bonne grandeur pour contenir les produits chimiques nécessaires et suffisants pour une longue journée de travail. Le Mir on les remplit aux flacons-provision demeurés avec les bagages.

§ 5. On y a réuni un flacon à goutte pour l'argent (983),drax verres à développement qui s'emballent tout seuls dans leurs cases, pour éviter qu'ils ne puissent être brisés, unebolteàglacequipeut encontenirvinglcinqou environ, et permet de mettt^. dès lors, cellesqui sontraîtes à l'abri de la poussière ; une cuvette verticale (4M bis) pour le bain d'ai^ent, placée en avant et en dehors, loin du développement.

R" 11. flOVEHBRE 1866, i>

358 USPTOGHAPHIQUE (PAPIER POSITIP).

Sur le dessus du laboratoire se place une boîte réservoir à eau pour les lavages : cette fontaine est munie d'un robinet et d'un tube flexible en caoutchouc servant à laver les épreuves, etc.

§ 4. L'appareil tout entier est porté sur un trépied en bambou d^meeitrême légèreté. Le tout s'empaquette dans les toiles noires qui forment le corps de la tente au-dessus de l'op^teur et derrière lui/et quand tout est rassemblé, le volume ne dépasse pas celui d'un porte-manteau ordinaire.

S41. — UBPTOORAPUiaUB (papier pontîf). (MARTDfEZ-SAHCftBZ et S. Laurent, 1866.) (Phot.)

§ 1. L'apparition du papier positifleptographique est une bonne nouvelle qne nous voulons faire connaître à nos lecteurs. Si nous ne nous trompons pas, nous sommes autorisés à conclure de nos expériences que ce papier est une application du collodio-chlonire de H. Simpson, dont nous avons donné la description (199, Y). Outre le sel d'argent sensible que contient le coUodion répandu à la surface du papier, il doit s'y trouver une substance organique, peut-être de Talbuminate d'argent (49, lU), ou un composé analogue qui donne, sous la lumière, les tons rouges caractéristiques qui apparaissent d'abord.

§ 2. Quoi qu'il en soit, ce papier tout prêt sensibilisé offre de réels avantages, mais comme toutes choses en ce monde, il présente de graves inconvénients. Aujourd'hui nous ne voulons donner à nos lecteurs que des extraits des notices de la société qui exploite ce procédé : dans notre prochain numéro, nous parlerons des défauts et des manipulations particulières que nous croyons devoir recommander en suite de notre expérience propre. Cette conduite indique combien nous nous intéressons au succès de cette nouveauté, et combien nous désirons la voir réussir. Â part l'exagération légère inévitable d'un prospectus, les lignes qui vont suivre sont dans la vérité. H. B.

§ 5. Les images positives leptographîques traduisent toutes les finesses du cliché. Les valeurs, les détails, les demi-teintes, les blancs, les noirs, en un mot tout ce que recèle le cliché est exactement et finement rendu.

§ 4. Les diverses espèces du papier leptographique ont une durabllité qui dépasse les exigences les plus grandes. Nous en avons sensibilisé depuis plusieurs mois, tous demeurés non altérés et sensibles comme le premier jour. Il suffit de les conserver dans des boîtes fermées hermétiquement à la lumière diffuse au sec, et de les manier dans des laboratoires à verres oranges.

§ 5. Lenitratage,c'est-à-Kiireropération quotidienne qui consiste à faire flotter les papiers albuminés ou salés sur les bains de nitrate d'argent (983) qu'il faut renouveler et précipiter quand ils sont épuisés, disparaît absolument, et, avec elle, tout le cortège des mconvénients inhérents à ce travail, une des grandes fatigues et dépenses des photographes.

Combien de fois n'arrive-t-il pas que du papier sensibilisé ai vue d'un grand tirage» qu'on compte voir favorisé par une lumière convenable, se

LBPTOGRAPHIQUE (PAPIER POSITIF). §59

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trouve avarié, jauni) perdu au bout de Tingt--quatre heures, par suite d*intempéries et de variations atmosphériques?

Désormais l'amateur, que Fopération de sensibilisation éloignait de Tart photographique, à cause des taches dé nitrate d*argent, pourra se livrer au tirage de ses clichés, sans crainte aucune et sans perte de temps. — Désormais il pourra emporter en voyage son papier sensibilisé d'avance et prêt pour le tirage, s'en servir bien longtemps après, sans altération, s'il est, bien entendu, conservé soigneusement à l'abri de la lumière. Il pourra également virer et fixa' les épreuves plusieurs jours après le tirage. — Désormais enfin, pour les grandes maisons de photographie, plus de comptabilité de nitrates, plus d'immersion dans les bains, plus de renforçage, plus de résidus, plus de séchage, plus de précipitation forcée dans le virage et le fixage; en un mot, plus rien de cette manipulation à la fois délicate et dispendieuse : il en résultera également une économie de local qui n^est pas sans importance dans les grands centres.

§ 6. Les papiers leptographiques. fabriqués avec des matières pures et avec soin, n'offrent que très-rarement des stries, des points rouges, des points de fer, etc.

La quintuple opération de dégorgeage, lavage, virage, fixage et lavage définitif se conduit avec une extrême rapidité, si on le désire, et même peut se réduire à deux opérations uniques : le virage fixateur et le lavage.

Le lavage est très-court : l'image étant tout à fait superficielle et séparée de la couche de papier par un vernis protecteur, n'est point internée dans la masse du papier. L'image résiste du reste à tous les agents, une fois qu'elle est séchée et cylindrée.

§ 7. Ce papier permet l'obtention directe des images sur papier porcelaine ; et il se substitue ainsi et très-économiquement au procédé connu sous le nom de transports de collodion. Les épreuves si délicates et si fines qu'on obtient à l'aide des transports, sont obtenues maintenant directement.

On fabrique deux espèces de papiers : le papier leptographique porcelaine et le papier leptographique ordinaire.

§ 8. Le papier leptographique est placé à la manière ordinaire dans le châssis-presse, et sans autre préparation, c'est-à-dire à sec sur le cliché. Les négatifs qui donnent les meilleurs positifs sont les clichés doux, ou ceux qui ne sont ni trop faibles ni trop durs.

Le papier leptographique est trois fois plus rapide que le papier albuminé ; il faut le tirer avec une intensité un peu plus grande que celle qu'on veut avoir définitivement , surtout le papier ordinaire et la carte bristol.

§ 9. Le dégorgeage consiste à plonger les épreuves, pendant une ou deux minutes, dans une cuvette d'eau ordinaire.

§ 40. 11 existe deux méthodes pour virer et fixer les épreuves. Par la première, on peut virer et fixer lés épreuves à la fois* On supprime alors des manipulations. Par la seconde, on suit les usages actuels de la photo^ graphie. MM. les photographes choisiront^

540 leptogrâpuique (papier positif).

Première méthode. — Le bain vireur et fixateur (n* 4) se compose comme suit pour un litre :

Eau 900 grammes

Hyposulfite de soude (795) 25 —

Chlorure de potassium (276 bis). . , 30 —

Après avoir bien dissous les sels, on remue le bain avec un agitateur de verre, en y introduisant goutte à goutte une dissolution de 1 gramme de chlorure ^of dans 100 grammes d'eau. Ce bain sert toujours ; quand il s'épuise, on le renforce.

Ce virage fixateur est le plus commode pour MM. les photographes, car, étant un peu lent, il saisit moins les épreuves qui se couvrent facilement de taches rousses, dans la seconde méthode, si ce virage n'est pas réparti d'une manière égale sur l'épreuve. Toutefois la seconde méthode nous parait préférable, car elle est plus économique en or, et elle donne des tons qui généralement plaisent davantage.

§ il. Deuxième méthode. — Le virage (n"" 2) se compose comme soit pour un litre :

Eau 900 gr.

Phosphate de soude (1145) 5

Chlorure de sodium ou sel marin (277). • . 3

Après avoir bien dissous les sels, on remue le bain avec un agitateur de verre, en y introduisant goutte à goutte une dissolution de 1/4 gramme de chlorure d'or (273) dans 100 grammes d'eau. Ce bain sert toujours : quand il s^épuise, on le renforce avec du virage nouveau fait dans les mêmes conditions. Lorsque le bain de virage est neuf, il est fort rapide, quelques secondes suffisent. Si Ton veut atténuer son activité, on doit le couper avec de l'eau.

Le ton que l'on obtient est d'un beau bleu violacé. On peut, du reste, suivant la durée de l'immersion, produire toute la gamme des loiis, comprise entre le rouge sépia et le noir bleuâtre.

Les épreuves ne perdent que fort peu au bain de fixage.

Les amateurs peuvent se procurer le virage fixateur (n" 1) tout fait au siège de la Société, à raison de 6 fr. le flacon , et le virage au phosphate (n* 2), à raison de 3 fr. le flacon.

Les épreuves sorties du virage n* 2 sont lavées à l'eau commune et mises alors au bain de fixage ci-après, où elles doivent rester d'une demiminute à une minute.

Le peu de temps que les épreuves mettent à se fixer, tient à ce que la couche sensibilisée est superficielle, très-mince.

Le bain fixateur se compose de :

Eau ordinaire 2000 gr.

Hyposulfite de soude (795) 100

§ 12. En raison du peu de temps que les épreuves séjournent dans le bain à l'hyposulfite, le lavage se réduit à trois ou quatre immersions dans l'eau claire. Les eaux ne décèlent plus aucune trace d'hyposulfite après

LEPTOGRAPHIQUE (PAPIER POSITIF). 34 i

ces trois opérations, comme il est facile de s'en assurer d'ailleurs en les traitant par quelques gouttes de nitrate d'argent. Les moindres traces d'hyposulfite sont révélées par la coloration immédiate en brun (sulfure d'argent) (1375) des eaux de lavage. Il ne faut pas confondre cette coloration instantanée avec celle que prend au bout de quelques minutes Teau chargée de nitrate d'argent (983) exposée à la lumière.

§ 13. Gomme la carte porcelaine est assez lourde et que par suite les épreuves descendent au fond de la cuvette, elles peuvent s'endommager par le frottement : aussi recommandons-nous beaucoup de soin, et est-il bon de procéder à un lavage méthodique de la manière suivante :

On organise une cuvette en bois, assez profonde, garnie intérieurement en feuilles de plomb. L'eau arrive à la partie inférieure, à l'aide d'un tuyau en plomb alimenté par une fontaine et s'étendant sur toute la paroi longitudinale au fond delà caisse dans l'épaisseur dubois.^Des trous nombreux percés dans le tuyau laissent écouler l'eau sous forme de nappe. Le trop-plein s'écoule par un orifice ouvert dans le milieu du bord opposé et à la partie supérieure. On dispose également un robinet de vidange pour vider la cuvette, quand cela est nécessaire.

Les épreuves en carton porcelaine sont placées sur 6 ou 8 châssis entoile métallique galvanisée, dont les cadres sont formés par un gros fil de fer galvanisé de 0'",004 d'épaisseur. On les y dispose par couches successives, isolées les unes des autres. Les châssis sont moins larges que la cuvette, de façon à les enlever facilement en introduisant la main par le côté. Lorsque tous les châssis sont garnis, on admet l'eau dans la cuvette, jusqu'à ce que le lavage soit complet. On peut obtenir de cette façon le lavage rapide et sans accident d'un grand nombre d'épreuves.

§ 44. Le lavage à l'eau froide est indispensable, surtout en été, pour les cartes porcelaine, sous peine d'avoir des cloches.

Les épreuves sont ensuite pendues et séchées rapidement.

Lorsqu'elles présentent des irisations, ce qui se produit avec des clichés durs, un léger encaustiquage les fait disparaître.

Elles doivent être cylindrées, parées, etc., coupées de grandeur et encaustiquées. Les épreuves sur papier leptographique sont collées sur carton avec un mélange de parties égales de gomme (737) et de dextrine (501).

§ 15. M. Disdéri emploie les bains suivants :

Les épreuves, au sortir du châssis, sont plongées dans un premier hian

composé de :

Eau ordinaire *^<> gr.

Hyposulfite de soude (795) 100

Puis, sans intermédiaire, dans un second bain composé de

Eau ordinaire *Û00 gr.

Hyposulfite de soude (759) 200

Chlorure d'or (273) i

Pour cette seconde opération, le mélange par parties égales d^ bain ayant servi et de bain neuf est plus économique et plus convenable.

{A suivre.)

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