KEW. PARA< RAPPORT
4 avril 1866 19,7 260,0 15,1
La supériorité du soleil tropical est ici évidente. Si néanmoins les photographes se plaignent que, dans ces pays (par exemple à Mexico), il est souvent très-difficile d'obtenir de bonnes épreuves, cela tient à Ténorme variation que la force chimique de la lumière solaire subit dans le cours d*une journée pendant la saison des pluies. Quand les nuages orageux déchargent leur contenu sous la forme de pluies diluviales, Tactivité chi* mique tombe à zéro : elle remonte à sa valeur normale quand Forage s'est dissipé.
En instituant des séries régulières d^observations météorologiques avec Tactinométre de M. Roscoê, on obtiendra des données suffisantes pour dé-
PHOTOllfeBIE.
duirede Tintensité diurne observée, Fintensité moyenne mensuelle et annuelle dans un lieu quelconque. On arrivera de cette manière à connaître les climats chimiques, c*est-à-dire la distribution des effets chimiques de la lumière à la surface du globe, comme on connaît d^à la distribution des températures.
§ 21. Le travallque MM. Rosooê et Baxendell ont publié en 1866 est consacré à la comparaison des intensités chimiques du soleil et de la lu* mière diffuse. Pour obtenir le rapport de ces intensités, on a observé tour à tour Teffet produit par la lumière totale, et celui que produit la lumière diffuse seule, le soleil étant caché par un écran ; la différence représente Teffet dû à la lumière directe du soleil. Ces mesures ont déjà conduit à des résultats fort inattendus.
§ 22. M. Glausius a calculé les intensités relatives de la lumière directe du soleil et de la lumière difhise, en partant de cette hypothèse que la lumière est diffusée par les vapeurs vésicutaires suspendues dans Tatmosphère. Voici les nombres qu'il a trouvés de cette manière, yunité est Tintensité de la lumière directe du soleil, tombant du lénith et considérée avant son passage par l'atmosphère :
BAVTBna DO SOLBIL.
totale.
IHTKNttTÉ
de la lumière
de la lumière
diffuse.
du JoleiL
Ces nombres, qui se rapportent à Fintensité optique de la lumière, sont loin de représenter Tintensité chimique, ainsi qu'on va le voir.
§ 23. Les mesures de Tintensité chimique ont été exécutées par M. Roscoê, à Manchester, sur le toit d'Owen Collège, par M. Baxendell à TObservatoire de Ghatham-Hill, près Manchester, et par M. Wolkoff, au sommet de la montagne de Kœnigstuhl, près Heidelberg (à 1752 pieds au-dessus du niveau de la mer). Les résultats ont été partagés en groupes correspondants à certaines hauteurs moyennes du soleil.
§ 24. Yoid la comparaison des rapports observés avec ceux qui, diaprés les auteurs, résultaient de la théorie de M. Glausius :
■▲UTBUHDU SOLEIL.
M. GLAUSIUS.
UIDELBBH6.
CHATHAll-HILL.