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PARTIE PÉRIODIQUE

QUATRIÈME ANNÉE

349. — ACTION DE LA LUKIËRE SUR LES I0DURE8. (Chim.) (Poitevin, 1866.) Voir 28, — 116, III. — 207, 287, VL

§ 1. Les partisans de l'effet purement physique de la lumière (287, VI) sur riodure d'argent (857) ont à ce sujet émis des opinions très-diverses; pour les un3 c'est un état électrique nouveau, ou un changement de pôles dans les molécules, ou un emraagasinement de lumière; d'autres, enfin, n'en émettent aucune et posent seulement des problèmes à leurs adversaires.

Les partisans de l'effet chimique (287) n'ont qu'une seule opinion, qui est Véliminalion d'une partie de Viodesous rinfluence de la lumière^ et la formation d'un sous-iodure.

Rien ne milite en faveur de Teffet physique, et ses défenseurs n'ont spéculé jusqu'à présent que sur l'impossibilité dans laquelle on a été de constater le départ .d'une portion de l'iode (828) de l'ioditre d'argent insolé. L'effet chimique, au contraire, a pour lui son analogie avec l'action de la lumière sur les autres composés argentiques, ainsi que la présence indispensable de certains corps pour que l'action de la lumière se produise, celle du nitrate d'argent (983), du tannin (1398), des acides gai lique (721), pyrogallique (1259), du sulfate de fer (1370), etc., par exemple, corps qui jouissent tous de la propriété de se combiner avec l'iode (828) et qui facilitent ainsi l'action de la lumière sur l'iodure d'argent (857), et que j'ai appelés des sensibilisateurs*

R^ 12. DKCEUBRE 18C0.

354 ACTION DE lA LUMIÈRE SUR LES lODURES.

§ 2. Si l'effet physique ne peut être expliqué, l'effet chimique Test, au contraire, très-facilement; en effets qu'il provienne de la lumière, de l'électricité ou de la pression, causes qui toutes déterminent des effets chimiques aussi bien que des actions physiques, sous l'influence de ces agents une partie de l'iode de l'iodure d'argent se dégage de l'air ambianl, ou bien est absorbé par an corps en présence et forme avec lui un cook posé stable, tandis qu'il reste un sous-iodure d'argent qui a la propriété de provoquer la réduction d'une solution acidulée de sel d'argent soluble et d'acide gallique (721), pyrogallique (1239), ou de sulfate de fer (1370), solution que l'on appelle révélatrice,

La présente note a pour objet de rapporter des expériences qui prouveront que l'iode se dégage dans l'insolation photographique, et qu'alors l 'équivalent d'iodure d'argent décomposable par l'iode, est bien seulement un équivalent de sous-iodure d'argent, si le sensibilisateur est un corps pouvant se combiner avec le demi-équivalent d'iode dégagé.

Dans ces expériences, l'auteur a opéré sur des couches d'iodure d'argent fixées sur glace, au moyen du coUodion, cette substance n'agissant pas sur les sels d'argent, même sous l'influence de la lumière.

§ 3. Quatre méthodes générales peuvent être suivies pour produire la couche d'iodure:

!• Au moyen de coUodion ioduré et d'un bain* de nitrate d'argent (985) ou de tout autre sel soluble du même métal ;

2** Au moyen de coUodion nitrate et d'une dissolution alcoolique d'iode très-étendue d'eau ;

3** Au moyen d'une dissolution d'iodure d'argent dans du cyanure de potassium (456), et précipitation de cetiodure par un sel métallique soluble, le nitrate (994) ou l'acétate de plomb (12), par exemple;

V Enfin, par le premier ouïe second moyen, mais en traitant ensuite la couche d'iodure par un excès d'iodure de potassium (848).

§ 4. Par le premier moyen, la couche est naturellement sensible à la lumière, et l'impression apparaît sous les révélateurs connus. Par le second, la couche n'est pas sensible à la lumière, tant qu'elle est en présence de Teau iodée, mais elle le devient par l'expulsion, par des lavages, de toute Teau iodée. Cet iodure pourrait être considéré comme de l'iodure d'argent pur. Dans les troisième et quatrième cas, les couches d'iodure sont insensibles à la lumière; elles ne deviennent sensibles qu'après addition, contact en présence, comme je le démontrerai plus loui, d'un des sensibilisateurs précédemment énoncés.

§ 0. Dans les formules données précédemment, et qui depuis ont été reproduites par un expérimentateur étranger, l'auteur n'a jamais en vue que l'iodure d'argent produit par les premier, troisième et quatrième moyens, et il n'a jamais avancé que l'iodure d'argent pur, et non emprisonné dans un milieu n'ayant aucune propriété dissolvante ou affinité chimique pour l'iode, était sensible à la lumière, ainsi qu'on a voulu le lui attribuer depuis quelque temps.

§ 6. Gela bien établi, voici les expériences qu'il a faites :

l** Une couche d'iodure d'argent, uh verre collodionné, a été mise en

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