ACTION DE LA LUMIÈRE SUR LES ÏODURES
contact avec la surface d'une plaque daguerrienne et soumise à la lumière, soit à travers un écran, soit dans la chambre noire.
2* Une couche semblable d'iodure d'argent a été mise en contact d'une couche sèche de coUodion contenant du nitrate d'argent, et soumise aux m ênies genres d'impression. ^ '
§ 7. Dans l'un et l'autre cas, en soimiettant ensuite là couche d*iodure' d'argent à Taction d'un révélateur (dissolution acidulée d'acide pyrogallique (1239) et de nitrate d'argent (983), une image s'est produite aux endroits frappés par la lumière; le contact de la surface d'argent dans le premier cas, et celui du nitrate d'argent dans le second, ont donc rendu l'iodure impressionnable par la lumière. En poussant plus loin les expériences, Fauteur a aussi soumis à l'action des liquides révélateurs la surface de la plaque daguerrienne, ainsi que la couche de collodion cl^argée de nitrate d'argent (983) et, comme il l'avait supposé, une image photographique s'est développée sur chacune d'elles", aux endroits frappés par la lumière.
§ 8. L'iodure insensibilisé, la surface d'argent, et la couche de collodion nitratée, n'étant séparément nullement aptes à recevoir une impression capable d'être développée par un révélateur, il a donc fallu qu'il se produisit sous Taction de la lumière un nouveau composé* qui n'a pu se former qu'aux dépens de l'iodure d'argent. Les deux surfaces en contact jouissant de la même propriété après l'impression, et l'iode seul pouvant passer de Tune à l'autre, il a dû s'y former un même iodiire qui alors ne conforme que la moitié de l'iode contenu dans l'iodure primitif. Ce ne peut^tre par conséquent que du sous-iodure d'argesnt.
§ 9. Une preuve qu'il peut dans ces circonstances se produire un iodure d'afgent sur les plaques sensibilisatrices, c'est que si l'on remplace' la couche d'iodure d'argent insensible par une couche de collodion simple-"' ment ioduré, la même image se développera sur les secondes surfaces, comme précédemment ; dans ce cas, l'iodure alcalin a été décomposé par la lumière, et l'iode a formé sur la plaque en contact un sous*iodure d'argent.
§ 40. Tout en prouvant que le composé argentique, qui a la propriété de donner une imnge visible avec un révélateur, est bien du sous-iodure d'argent, l'auteur ne prétend pas que cet état soit l'action ultime de la lumière sur riodiire d'argent, car l'expérience démontre le contraire.
D'ailleurs, on peut admettre que de Tiode peut se dégager, dans l'air ambiant, du sous-iodure formé, puisqu'il se dégage bien de l'iodure d'argent produit par la seconde méthode précédemment indiquée. Dans le cas d'une insolation, trop prolongée, on dit que l'image est brûlée ; le révélateur n'agit plus ou n^agit plus de la même façon ; cela a lieu dans la lumière blanche, et dans les rayons jaunes et rouges succédant à la lumière blanche, tandis que la lumière bleue ne dépasse pas la décomposition du sousiodure.
L'auteur a eu occasion de remarquer des faits analogues avec plusieurs autres composés sensibles à la lumière, le mélange de perchlorure de fer (H28) et d'acide tartrique (1401) par exemple.
§ 11. Les expériences précédentes, qui sont purement théoriques
356 COKTRE-POISON DES DIVERS F^AGTIFS PHOTOGRAPHIQUES.
pourront peut-être par la suite élre utilisées par la photographie usuelle; elles permettraient, en effet, d'obtenir des images sur couche sèche d'iodure d'argent et sensibilisée par contact lors de son exposition dans la chambre noire.
§ 1^2. Ces expériences prouveet aussi que le meilleur des sensibilisateurs est un set d'argent décomposdble fNU* Tiode, car ainsi il se produit sur la plaque des équivalents de s<»i6-4edure d'argent, tandis qu'avec le tannin (1398) et les autres sensibilisateurs analogues, il ne peut évidemment s'en former qu'un.
L'expérience journalière prouve en faveur de ce que j'avance, car chacun sait que pour produire le même effet lors du développement, il faut poser environ moitié moins de temps avec une couche sensibiUsée par le nitrate d'argent (985), qu'avec celle d'iodure d'argent sensibilisée par du tannin (1398). Pour le coUodion sec, ce que l'on doit donc rechercher, afin d'opérer plus promptement, c'est un composé ou un sel argentique n'agissant pas spontanément sur Tiodure d'argent ; cela ne doit pas être impossible. Le collodion à la résine semble en être la preuve.
{Bull, de la Soc. de Photogr.)
380. — GON TRB -POISON DU DIVERS RÉACTIFS PHOTOOl(A- PB1QITK8. (Chim.) Voir 397.
§ 1. Pour les acides énergiques comme l'acide nitrique (1002), sulfurique (1380), acétique (19), etc., prendre immédiatement une haute dose de carbonate de soude (209 1er) ou de magnésie (209) calcinée, ou même de la craie détrempée dans de l'eau. Si l'on n'avait pas ces substances sous la main, on pourrait racler un peu du blanc des murailles et l'employer de la même manière.
§ 2. Pour les sels d'ammoniaque (90), de soude (1339 ter), dépotasse (1209), comme pour ceux de sodium (1328), de potassium (1210) et d'ammonium, il faut provoquer d'abord le vomissement en chatouillant le fond du palais avec une barbe de plume ou en prenant une dose de vin émélique ou d'ipécacuanha.
§ 3. Pour le chlorure d'or (273), boire delà magnésie calcinée (74, lll) délayée dans de l'eau ou avaler quelques blancs d'œuf sans les battre.
§ 4. Pour le cyanure de potassium (456), l'empoisonnement par celte substance réclamant des soins immédiats, les photographes feraient bien d'avoir toujours toutes prêtes des fioles contenant:
A. Sel de tartre (40, V.) 44 gr. .
Eau 180
DÉVELOPPEMENT PAPIDE DES ÉPl;EGVES AU COLLODION. 557
B. Protosulfate de fer (1230) 30
Eau 90
Vin chalibé ou eau rouillée 5
On administre le contenu de A et immédiatement après celui de B.
§ 5. Pour le nitrate d'argent (983) on le neutralise avec du sel commun (1308) uni à de la magnésie (74, 111) ou avec Témétique.
§ 6. Pour le bichlorure de mercure (157) (sublimé corrosif) il faut avaler de suite un blanc d'œuf délayé dans un peu d'eau et prendre aussitôt de rémétique.
Dans tous les cas d'empoisonnement il est nécessaire de faire chercher le médecin le plus proche et de n'employer les antidotes recommandés cidessus que si l'on ne trouvait pas de médecin sur-le-champ.
(BnlL belge de Phoiogr»)
351. — DÉYELOPFEIIBIfT RAPIDE des «preuves au ooUodîochlorure sur papier et sur verre. [Phot.) (W. Haddogk, 1866.) Voir 180, 190, 203, V. — 5, 210, VI.
§ 1. Un développateur rapide est en effet un des desiderata les plus importants de la pratique. Voici une recette qui donne les meilleurs ré&ultats.
On emploie :
Argent (983) 1",50
Pour liquide suivant 30