Eau. 1,000 gr
Deux blancs d'œuf • • 60
Ammoniaque concentrée (19) 15
Secouez et mêlez le n* 1 .
§ 3. Les manipulations du développement durent moitié moins que dans la méthode ordinaire ; on peut reverser le liquide plusieurs fois et les détails ressortant promptement.
35S £paEDVES opalottpes par le collooio-chlorure.
§ 4. Quand on applique cette recette aux ambrotypes, on ajoute quelques centigramme^ d'acétate de soude (14) par 120 grammes de liquide, pour neutraliser Tacide libre et écarter la tendance du cliché à se métalliser.
On prépare le développateur environ 24 heures avant de s'en servir, et on le filtre sur du coton par quantité de 200 à 250 c. c. à la fois.
(Ameiican Joum. of PhoL)
382. — ÉPHBUVES INSTANTANÉBS. (Phot,) Voir 231 bis, III» — 31, 68, IV.
§ 1. Il est aujourd'hui possible de photographier un projectile sortant de la bouche d'un canon, avec une telle netteté de détails que l'image doit nécessairement être complète avant que le recul de la pièce se soit produit. Des conditions sont indispensables pour cela : un collodion instantané d'abord, puis que l'exposition ait lieu au moment même que la poudre s'enflamme et ne dure pas davantage.
§ 2. 11 n'y a pas d'habileté humaine qui puisse atteindre h cette précision. Cependant on y est arrivé bien simplement: la charge est enflammée au moyen d'une batterie galvanique et le même courant qui échaufle le fil de platine conducteur, de manière à communiquer le feu à la poudre, met en action un électro-aimant qui soulève un disque devant l'objectif : le disque, soulevé tout le temps que pa9se le courant, retombe au moment que le fil de platine en tombant, interrompt le circuit galvanique. Ce court espace de temps a suffi pour saisir le projectile au vol.
(BulL belge de Photogr.)
353. — . ÉPHBUVES OPALOTTPES PAR LE GOLLODIO-GHLORUBB D'AROEHT. (Phot.) (W. Haddock, 1866.) Voir 180, 199, 205, 271, V ; — 5,13, 64,106, 210, 211, VI.
§ 1. Prenez:
Éther(655) " . . . 125 c. c.
Alcool (68) 93
Coton poudre (40) 2*',50
Nitrate d'argent (985) 2
Dissolvez le sql d'argent dans de l'eau et ajoulez-le au collodion; puis ajoutez le chlorure par gouttes , en remuant jusqu'à ce que le liquide prenne un aspect laiteux ; ajoutez alors :
Chlorure d'uranium (278 bis) 1«',50
Acide citrique (299) dissous dans l'alcool (48) . 0^, 50
§ 2. La plaque couverte et séchée, est fumigée comme un papier (71 7).
ÉPREUVES POSITIVES TIRÉES d'uN .NÉGATIF SUll GOLLODION. 559
On obtient ainsi une épreuve qui peut être utilisée pour de grands dessins sur porcelaine, en employant pour première couverte le mélange suivant:
Albumine (46) 30 gr.
Ammoniaque concentrée (1 î>) 8
Eau , 575 c. c.
§ 5. Quand vous voulez l'utiliser pour négatifs, il faut y ajouter :
lodure de potassium (848) 0»',5
Vous obtiendrez ainsi une couche très-fine, très-tenace et qui devient aussi dure que le cristal en séchant. {American Journ. of Phot.)
354. — ÉPREUVES POSITIVES DÉGRADÉES (Nouvelle manière d'impreMiomier les). [Techn,] Voir 574. — 189, 111. — 49, IV. — 95, 180, VI.
§ 1. Une planche peinte en blanc ou tendue de papier blanc, A, B (60* X 45") portant un montant vertical à 45% c, d, reçoit le châssis E F le verre en dessous, s'appuyant par derrière au pied du montant, et soutenu en avant au moyen d'une ficelle partant de celui-ci C F, de manière q\ie les rayons du soleil S tombent sous un angle de 40*.
Fig. 515.
§ 2. Cette impression, par réflexion, donne aux épreuves à vignettes et sur fond blanc des qualités qu'on n'obtient pas autrement.
[BnlL belge de Phologr.)
355. — ÉPREUVES POSITIVES SUR PORCELAINE au oollodîochlorure d'argent. Voir 555, VI, § 2.
356. — ÉPREUVES POSITIVES TIRÉES D'UN NÉGATIF SUR GOLLODION (EBfai sur les). [Phot.) (H. Sgiivvartz, 1866.)
§ 1. L'auteur s'était proposé simplement de substituer une dissolution d'argent (985) aiguisée d'acide tartrique (1401), soit seule, soit mélangée avec l'oxyde d'argent ammoniacal, fulminate d'argent (755, IV), aux révélateurs ordinairement employés pour les négatifs, acide pyrogallique (1259) ousultatede fer (1570) : il n'obtint pas un résultat satisfaisant. 11 en fut tout autrement quand après avoir développé, d'abord le négatif par les moyens ordinaires, avec le sulfate de fer (1570) ou mieux avec le
«560 ÉPREUVES POSITIVES TIRÉES d'uN NEGATIF SUR COLLODION.
sulfate de fer ammoniacal (183, III), et fixé à Thyposulfite de soude (795), on le baigna du liquide mélangé de tarlrate d'argent et d'oxyde d'argent ammoniacal (255, 111).
§ 2. Il se produisit alors* une très- curieuse transformation du négatif en positif. Le négatif sembla tout à coup s'effacer complètement, puis il se révéla une image positive, qui alla se renforçant de plus en plus. Il est très-remarquable après cela que le cliché, vu par transparence, laissait voir encore une image négative, tandis que, par réflexion, il présentait une épreuve positive extrêmement délicate. Le positif sur verrre offre cet avantage sur le positif sur papier, que le dessin est infiniment plus doux et plus fin : les moindres détails s'y reproduisent avec une fidélité et une netteté qui rendent toute retouche inutile. On sait d'ailleurs que les photographies coloriées au revers de l'image se présentent aussi avec des qualités supérieures à celles que produit le coloris par-dessus.
§ 5. Voici la composition des bains.
Dissolvez :
Nitrate d'argent (983) 340 gr.
Eau bouillante 500
Sél de seignette ou tartrate de potasse
et de soude (40, V) 282
Eau bouillante .• . . . 500
Les deux dissolutions sont versées bouillantes dans un grand matras et on continue à les faire bouillir pendant une demi-heure. On filtre à chaud et on laisse refroidir. On a la preuve que la dissolution est saturée quand il se dépose dans la liqueur quelques cristaux de tartrate d'argent.
§ 4. La seconde dissolution se prépare en dissolvant :
Nitrate d'argent 170 gr.
Eau 80
On en retire 60 c. c. auxquels on ajoute prudemment de l'ammoniaque liquide (91) jusqu'à ce que le précipité qui se forme soit redissous : on y remet les 20 c. c. de bain d'argent qu'on en avait distraits. Il doit se produire un léger trouble dans la liqueur; on complète jusqu'à 100 c. c. s'il est besoin et on filtre sur un filtre bien fin et sec.
§ 5, Immédiatement avant de s'en servir, on mêle environ deux parties de la première liqueur avec une partie de la seconde dans un petit verre à pied. On a, d'un autre côté, préparé un négatif de la manière ordinaire, on l'a développé, fixé et proprement lavé.
§ 6. Pendant que le cliché est encore humide, on le baigne du côté collodionné avec la hqueur argentique, qu'on y laisse séjourner en faisant osciller le cliché jusqu'à ce que l'effet désiré se soit produit. Si Taction est prolongée, l'image acquiert une extrême intensité. Pour protéger l'épreuve du frottement, il suffit, après l'avoir lavée et séchée, de la couvrir quand elle est encore chaude, avec du vernis mastic qui se liquéfie promptement à la chaleur. Malheureusement, il surgit ici un inconvénient : si l'on n'a que peu développé le positif, l'image est claire, mais faible ; si l'on a foi-