PAPIBR POSITIF A Là Q0MHE-LAQ1ÎE ET AU BOBAl
(PhoL) (A.Taylor, 1866.1
§ 1 . Au lieu d'albuminer ou de saler le papier à la manière ordinaire, celui-ci est recouvert d'une solution de laque blanclie (758, 27. II!) dans l'eau saturée de borax (182). Ainsi préparée, la feuille est sensibilisée et impressionnée absolument de la même manière que le papier ordinaire albuminé. L'épreuve obtenue est rougeâlre et garderait une vilaine teinte chocolat si on se contentait delà fixer à l'hyposulfite de soude (795), mais on la fait virer facilement au bain d*or (275).
rEiisi'EciivE piiOTOsHAPiiiiiDe. 5u9
§ 2. Si celle épreuve est d'abord trempée dans un bain de sulfo-cyanure d'ammonium (185, III. — 57, IV), e( ensuite dèrinitivement lixêe dans un bain d'Iiyposulfite de soude, elle devient d'abord jaune dans le premier et se colore en bistre dans te second.
' La laque peut également être dissoute dans une solution de phosphale de soude (1145) dans l'eau. Le papier préparé de cette manière s'imprime admirablement bien après avoir été sensibilisé a la manière ordinaire. La couleur de l'épreuve est noire ou sépia et ne change pas quand on fixe à rhyposulfite.
§ 3. Si la laque blanche est dissoute dans un mélange de phosphate (1143) et de borate de soude (37, IV), le papier que l'on en recouvre prend des teintes trés-agrèabtes, variant du rouge au noir, el les teintes peuvent varier en changeant les proportions des deux sels. Le papier préparé au phosphate de soude prend mieux des tons sombres et puissants : celui au borate, au contraire, sera prêférépourdes épreuves lumineuses et délicates.
§ 4. Si les feuilles de papier sont préparées pour être sensibilisées au
nitrate (983), comme nous l'avons dit, et qu'alors qu'elles sont sèches, on
les trempe une lois dans la solution de laque blanche ; non-seulement leur
sensibilité ne sera pas diminuée, mais, au contraire, elle sera alimentée.
{Moming Star.)
362. — PEBSPBCTIVa PHOTOQR&PaïaiJB (Atude inr U). {Dm.) (CareïLba, 1861.) Voir 1132. — ôUO, V. ~U\,\l, suite. (3' arlicle.)
Li' même raisonnement s'applique égalemenl bien pour B, par conséquent B, C et B* sont tous sur une seconde même ligne droite. Comme AB
est parallèle à -VB', les triangles ABC, A'B'C sont semblables. Si donc nous tirons A''B' [fig. suivante), parallèle à AB, faisant A"C = A'C. laprojecliou A"B" doit être identique à A'B', renversée cependimt.
Mab comme le même raisonnement s'appbque également bien a tous les points de l'image, il s'ensuit que U)us les objets étant représenlés sur l'écran au foyer, précisément comme s'ils étaient sur un plan de projection perspective, la distance entre ce point deslalionE (fig. 507} £f le point de vue D, même figure, est égale à la longueur focale de la lentille tu* de l'objectif-
§ 16. Il devient ici nécessaire de noter une excepUon à ces principes génératu.EnelTet, uous avons raisonné dans la supposition que les rajons, passant par le c^iilre optique, peuvent arriver à toute partie de l'image. Pour certaines formes d'objectiis, cela n'est pas vrai, car il faut savoir que l'action de la lentille est ccmlrôlée par un diaphragme qui permet aux rayons, sans déviation ou au moins n'en ayant subi qu'une trés-faible, d'arriver seuls aux parties centrales de l'image.
Ceci sera beaucoup mieux compris en étudiant la figure 32i. AB est une lentille ménisque (125, V) ayant son «Hé concave tourné vers l'objet. Un diaphragme CD contrôle le passagedes rayons. EF est le chemin le plus éloi-
Fig. wi.
gué sur le côté par lequel un rayon puisse arriver nu centre optique P du ménisque Ali, — rentre optique extérieur à la lentille même, — et fin est le même rayon par l'autre côté. Aucun rayon ne peut passer par le centre optique 1' et tomber en dehors de l'espace circulaire dont le diamètre est ¥H. Un rayon 1, qui voudrait le faire et tomber en K, est supprimé par le diaphragme.
Il résulte de ceci que l'image ejitière fournie par cette lentille, excepté l'espace circulaire central Fil, est composée de rayons passant seulement par le centre optique de la lentille, et que cet espace circulaire diminue rapidement à mesure que le diaphragme est de plus en plus petit. On peut d'ailleurs trouver très .facilement le diamètre de cet espace central. Soit f la longueur locale de la lentille, s le diamètre du diaphragme, d la dislance <)ui sépare le diaphragme du devant de la lentille comptée au centre P, e non la distance du diaphragme à la surface de la courbe concave, on a Diam.Fll = |^.
§ 17. Le diamètre de l'espace augmente directement comme la longueui' focale et comme le diamètre du diaphragme, mais en raison inverse de la distance du diaphragme au centre optique de ll'appareil. Supposons, par
PI^RSPECTIVE niOTOGRAriMQUE. 57J
exemple, une lentille de pouces de longueur focale, avec un diaphragme de 1/4 de pouce, placé à 5/4 de pouce en avant du centre de la lentille, le diamètre du cercle HF sera de 2 pouces.
§ 18. Quant à l'espace en dehors de ce cercle, il est évident que la proportîonaUté des triangles n'y existe plus. Le point K (fig. 524) est produit par fintersecUon de lignes de lumière qui toutes ont éprouvé une dévialion par la lentille, par conséquent le raisonnement précédent ne lui est plus applicable. Je crois donc que, quant à eux, on ne peut rien dire de précis à ce sujet de la proiection perspective, la relation de ces parties de ritnage avec le plan perspectif PDI/îgf. 524) dépendant des courbes à donner à la matière qui compose la lentille. 11 est seulement uhle de dire qu'il est tout à fait indépendant du manque de correction du loyer, le foyer poilvant d'ailleurs être très-court, tandis que la perspective est autrement.
Dans les objectifs doubles et les triples, les rayons passant par le centre optique arrivent à chaque partie de l'image, d'où la perspective devient plus noire et la représentation des objets extérieurs plus correcte. Aussi ces objectifs peuvent-ils servir pour reproduire là où les ménisques simples ne le peuvent pas.
§ d9. Lorsque nous disions tout à Theure qu'avec Tobjectif double la perspective était plus noire, nous avons besoin d'être bien compris. Une série d'objectifs triples, par exemple, de différentes longueurs focales, peut, dans tous les cas, donner une perspective parfaitement exacte, quoique ceux de très -court foyer l'exagèrent, parce que le point devra être choisi trop près, tandis que ceux de très-long foyer présenteront une erreur de caractère opposé. Cependant tous donneront une projection perspective correcte, quoique la projection plane ait pu être mal choisie. Un architecte ou un dessinateur aurait pu, d'ailleurs, commettre la même faute sur son dessin, quoique son dessin fût parfaitement correct ; rien n'est plus commun.
Mais la perspective incorrecte des objectifs diaphragmes par devant est tout autre chose : chez lui la position des différentes parties ne peut pas être obtenue sur une projection plane, à moins que le constructeur de l'objectif n'ait tourné cette difficulté par d'ingénieux arrangements.
§ 20. Nous conclurons donc de tout ceci : 1" que la longueur focale d'un objectif doit être la même, à peu près, que la distance à laquelle l'épreuve devrait être mise de l'œil pour qu'il l'embrasse sans peine. Il paraît le seul moyen d'obtenir un dessin dans lequel les lignes relatives et les positions soient exprimées harmonieusement les unes par rapport aux autres.
2" Que la longueur focale dans Pobjectif ne peut pas être avantageusement plus courte que le plus grand côté de l'épreuve qu'il donne.
5" Que toujours, quand ces conditions sont remplies, la perspective de l'objectif diaphragmé en avant doit être correcte dans un petit cercle central dont la grandeur est très-facile à déterminer par une formule simple»
§ 21. De tout ce qui précède nous pouvons déduire le principe suivant qui gouverne toute la matière, c'est que : l'image d'un objet ou d'un groupe d'objets donnée par l'objectif est la même que produirait un dessin
372 rcnsi'ECTiYB photocrapjiique.
perspectif si l'œil élait ii la place de l'objeriit ; et que la projeclion piane est placée exactement en avant de l'ceil ù la distance 'de la longueur focale dudit objectif.
Hais ce n'est pas tout, et nous devons faire voir que tandis que cela est vrai'pour uti objectif combiné, diaphragmé entre les lentilles, ou du moins dans une très-étroite appro^timalion, cela ne l'est pas nécessair^nent quant il s'agit d'un ménisque diaphragméen avant, ou de toute lentille ou cunbinaison de lentilles dans laquelle les rayons passant par le centre optique peuvmt ne point passer par chaque )Kiint de l'image. C'est avec de tels objectifs que la perspective est plus ou moins correcte suivant l'endroit examiné, excepté dans un petit cercle central, pourla détermina' tion duquel nous avons donné une formule.
S 32. De toutes ces considérations résultent des régies qui vont nous permettre de voir un peu plus clair encore dans les relations qui existent entre toutes les représentations possibles d'un objet ou d'un groupe d'objets, produites par des objectifs de foyers ditférents et placés à différentes distances de l'objet. Ces cas peuvent se classer avantageusement sous deux chefs dilférenls:
1° Lorsque le pûtnt de station est fixe et invariable. Cest ce qui arrive quand, nous plaçant dans une position déterminée, nous examinons les résultais produits par des objectifs de longueurs focales différentes.
2° Lorsque la dimension de l'objectif donné est fixée. C'est-à-dire quand la position de la chambre noire est réglée suivant la longueur focale de l'objectif, de manière que les dimensions de l'image reslenl invariables. ïar exemple, supposons un jalon placé au centre de la vue et que nous fassions l'épreuve en réglant la distance sur la longueur focale de l'objectif, de manière que, sur le négatif obtenu, le jalon soit toujours exactement de la même longueur, indépendante de la grandeur de l'image.
Il est évident que ces deux cas embrassent, en eux-mêmes, tout ce qui peut se présenter sur la part d'influence que doivent prendre les objectif dans les expériences qui nous occupent.
S 23. Premièrement, examinons le cas d'un point de station flie. D'un point donné, d'une fenêtre donnée, voyons ce qui arrive quand nous
comparonsles images des objets extérieurs données par des lentilles ou des objectifs de foyers différents. Nous choisirons de préférence des sujets d'architecture parce que les lignes verticales et horiiontalcs et les groupes dehgnes parallèles plus faciles à observer, rendent plus visibles et phis simples à expliquer les effets produits. Mais il n'en est i«s moins évidtail
tEnSPECTlVE riIOTOGHAI!HIQCB. 575
que les principes sont idenliqueiiient les mêmes, quant à ce qui regarde les paysages et les porirails. Si nous examinons les fig. 525 et fig. 536 nous verrons que, en nous reportant aux principes déjà énoiinés, l'image de la chambre noii-e S {^g. 526) correspond à l'image de projection PD, et par conséquent avec une série de lentilles de longueurs Tocales difî'érentes, ce qui nous donnera (jîj. 525) une série de projections planes correspondantes, P'D'. P"[)",PD. etc.
La quei^lion se résout donc d'elle-mé:iie, en considérant quelles sont
ïig. 516.
les relations qui existent entre les images des objets, comme formées sur leurs projections planes, car les images de la cliambre noire sont identiques entre ellee.
§ 24. Supposons que, debout auprès d'une fenêtre ouverte, nous tenions dans noire main une plaque de verre, et que nous dessinions sur celle plaque les objets extérieures tels que nous les voyons, maintenant plaçons une semblable plaque plus près de notre œil et répétons l'opération ; faisons de même pour une troisième plus éloignée que la première. En considérant les triangles semblables de la figure 525 il est évident que nous avons dû obtenir, sur chacun, précisément la même im^e et qu'elle n"a pu varier que par {'échelle, c'est-à-dire qu'elle a été augmentée ou diminuée.
§ 35. Ceci est un fait très-important el qui louche à plusieurs points inléressants. Il s'ensuit que si nous prenons une épreuve avec un objectif d'une longueur focale donnée et que si nous la regardons avec une loupe parfaitequi double les dimensionslinéaires, cette image amplifiée est identique avec celle que nous aurions faite avec un objectif d'un foyer deux lois plus long que celui employé d'abord.
§ 26, [l s'ensuit que si nous faisons une épreuve au moyen d'un objectif à très-court foyer et si nous l'agrandissons en nous servant d'une parfailechambre noire à amplifier,— soit que nous agissions sur le positif, Bcùtsur le négatif pour l'agrandir, soit que nous fassions encore un positif agrandi d'un négatif original, — l'agrandissement est identique, dans toutes ses lignes el ses dimensions, avec une épreuve faite originairement au moyen d'un objectif d'assez long foyer pour produire une image de la dimension de l'agrandissement, l'objectif étant placé au même endroit qu'élait l'objectif actuel qui a donné la petile épreuve que l'on a agrandie. La même chose est vraie pour les réductions. Qu'il s'agisse d'ailleurs de réduction ou d'agrandissement, cela est vrai dans la limite de correction des moyens employés; que nous reproduisions par le pantographe, que
nous nous servions d'un dessin et d'une échelle de réduction ou d'ampliiication, le résultat sera évidemment le même.
§ 27. Nous avons dit que lorsque les images étaient obtenues d'un seul et même point de station par des objectifs de longueurs focales différentes, elles ne différaient que par Véchelle. Si cela est vrai, les angles perspectifs doivent être tous identiques entre eux, et c'est ce qui a lieu. Nous allons en déduire quelques considérations intéressantes qui se présentent d'elles-mêmes. Si des objectifs de long et de court foyer donnent les mêmes angles, que devons-nous penser des angles extrêmement aigus des objectifs à très-court foyer? La réponse à cette question est double.
§ 28. !• L'égalité des angles est vraie. Seulement, lorsque les vues sont prises du même point de station, et, avec un objectif à long foyer, nous devons naturellement nous reculer à une plus grande distance pour renfermer les mêmes objets. Les considérations qui touchent à ce sujet rentrent dans une partie différente de cette élude; aussi nous allons passer à la seconde portion de la réponse.
§ 29. 2° C'est un fait incontestable que Fœil supporte des angles qui le satisfont dans une grande image et qui deviennent intolérables dans une petite. Quelquefois la déception de l'œil est si complète, que la mesure directe seule ou tout au moins une pratique spéciale peut le convaincre qu'il voit la vérité. C'est d'ailleurs un fait parfaitement connu de tous les artistes: un dessin d'architecture de grande dimension, dans lequel la perspective est correcte et agréable, se trouve changé complètement de caractère quand il est réduit exactement d'échelle par la chambre noire ou par un dessin proportionnel. Les angles, surtout ceux du haut, en avant, qui paraissent corrects et harmonieux dans la grande épreuve, semblent pointus et de travers dans la réduction.
§ 50. Les graveurs snvent très-bien que les grandes figures de construction ne peuvent être extrêmement réduites sans perdre toute leur valeur, sans voir leur effet détruit et leur caractère altéré. M. Ruskin, dont l'autorité en pareille matière ne saurait être contestée, observe que : la conclusion que l'on doit tirer et qui est d'une grande importance, c'est que bien que certains dessins puissent être agrandis, il n'est pas toujours possible de les reproduire en les réduisant : toute prétention de les graver
complètement à une échelle réduite est, par cette raison, illusoire
Un bon tableau, de même que les scènes mêmes de la nature, est infini et irréductible. » Et plus loin : « Tout dessin d'un objet à une échelle réduite, s'il est réguhèrement exécuté, est un dessin qui a l'apparence de l'objet à la distance t^ laquelle la vraie perspective le réduirait à cette même éclielle. »
§ 51. De tout ce qui précède, il faut conclure clairement que pour obtenir une image petite mais correcte d'un objet, la réduction en grandeur ne doit pas être obtenue en se servant d'un objectif à court foyer, mais en en prenant un de longue^jir focale convenable et se plaçant à une distance telle que l'objet soit réduit par cela même à la grandeur que I'ob
TEliSPECTlVE PIlOTOCRAPIliQUE'. 575
désire. Malheureusement les objets qui s'interposent rendent souvent la chose impossible.
Je suis donc d'avis que pour faire une épreuve de T'xlO" d'un objet, nous ne devons pas nous servir d'un objectif qui donne des images de cette grandeur, mais nous devons choisir un objectif d'un foyer plus long, par exemple de 20* de longueur focale, et nous mettre à une distance telle de Tobjet que celui-ci rentre dans les limites qui lui sont assignées. On fait souvent de Irès-peliles épreuves des scènes de la nature au moyen d'objectifs à très-court foyer, mais ces représentations sont incorrectes : la seule différence, c'est que l'œil ne peut s'en apercevoir aussi facilement que dans les épreuves d'architecture; car pour reconnaître les défauts, il faudrait être d'avance familier avec la scène représentée.
§ 52 . Il est bien probable que plusieurs de nos lecteurs douteront du fait que je viens de leur affirmer si positivement, en leur parlant de Tégalité des angles perspectifs produits par des objectifs de différentes longueurs focales opérant sur un même point de station. 11 est commun de parler des angles aigus produits par les objectifs à court foyer, et les vues que nous sommes habitués à voir prendre par ces instruments sont ordinairement faites de points de station beaucoup trop près de l'objet, de sorte que deux causes concourent à rendre désagréable ces angles aigus; d'abord parce que leur acuité est encore augmentée par le rapprochement de la distance, et ensuite parce que l'objectif à court foyer produit de très-petites images dans lesquelles l'œil s'oppose à tolérer l'acuité desangles. § 33. Cette égalité des angles donnés par des objectifs de longueur focales différentes pour une seule position, est susceptible d'une preuve expérimentale que j'ai soigneusement répétée. Quoique la démonstration mathématique fût pour moi parfaitement concluante, je voulus cependant en acquérir la preuve certaine par la comparaison des objectifs dont je me sers ordinairement. Je fis donc successivement des vues du même objet avec deux objectifs de longueur focale très-différente, placés dans une position identique et prenant, pour objet, une construction parfaitement située pour cela. Les épreuves des négatifs furent montées sur une feuille de papier^ les points de fuite des lignes furent déterminés et les angles de ces deux épreuves furent trouvés les mêmes a une épaisseur de cheveu, quoique l'effet de ces deux épreuves fût extrêmement dissemblable. Les points de fuite, par exemple, étaient différents : cela venait sunout de ce fait que les épreuves d'échelle différentes avaient les mêmes angles perspectifs.
§ 34. Passons maintenant à des considérations d'un autre cas, c'està-dire celui dans lequel les épreuves, fournies par des objectifs de longueur focale différentes, sont faites en changent la distance, de telle sorte que la dimension d'un objet donné soit la même dans toutes. Supposons un peuplier pris dans la campagne et dont nous désirons que la hauteur soit la même sur toutes les épreuves.
Cette méthode de comparaison va nous faire \oir des différences caractéristiques, entre les objectifs, bien plus frappantes et plus évidentes que notre première méthode de comparaison.
376 PERSPECTIVE PHOTOURAPIIIQSE.
En effet, on s apercevra que quand deui objcclirs de Tojer dilfnrrat tiOiit ajustés de manière à donner un objet, ou plutôt toute ligne clioisie, de U mëtne grandeur dans les deui, il y a identité solitaire dam la deux épreuves : toute autre chose y sera dilTérenle. La grandeur d'aucun des autres objets ne correspondra, les angles perspectirs seront difTérents, et, enrin, chaque épreuve portera ainsi le cachet caractéristique de l'ol^ectif qui l'aura produite.
§ 35. Notre première recherche doit donc êlre celle-d : supposons que deux objectifs, de longueur focale différenle. soi^t placés de manière qu'une dimension donnée soit égale dans chaque épreuve, quelle loi règle la grandeur que prendrait chaque autre dimension dans ces preuves?
Supposons qu'un peuplier s'élève au milieu de l'image, c'est-à-dire directement en face de l'œil, et qu'aucun autre d'égale hauteur ne s'élève à droite et au delà; pour plus de simplicité, supposons qu'il soit aussi loin qu'il est éloigné ■■• droite. La ligne qui joindra les deux formera alors un angle de 45° avec la ligne de vue, c'est-à-dire, dans la figure (591) AU égal à A'H. De même, nous pouvons encore simplifia- la flgureet la construction en supposant que la base de chacun de ces ariires est de niveau avec l'œil.
L'arbre AB a. par condition, la même hauteur que A'B', mais le second étant plus loin, doit être représenté plus petit dans le dessin perspectif, d la quantité de celle réduction est tout à fait dépendante de la longueur focale de l'objectif.
% se. Prenons BF {/Sj. 527) pour repn des objectifs. Maintenant déterminons le p< les deux arbres en tirant FV parallèle a A ligne AV', perpendiculaire à la ligne de vu point de fuite. Tirons la ligne BV, et joig cette dernière ligne coupe AV, élevons i qu'eliecoupe FB'. La longueur CD de cette .
comparative que doit prendre l'arbre éloigné, telle qu'elle sera dépeinte par l'objectif à court foyer, alors que le peuplier le plus prés aura la hauteur ruée AB.
g 37. Prenons maintenant AF' pour représenter la longueur focale d'un objectif à foyer deuv fois plus long que le précèdent. Le nouveau point de fuite V sera déterminé de la même manière que tout à Theure. Joignez F' avc;c le sommet et la base de A'B' et, de même que plus haut, déiermiaei la hauteur GH de l'arbre.
Nous voyons donc que des deux objectifs, réglés de telle sorte, quant à la distance, que tous deus donnent à l'ai'bre le plus rapproihé la même hauteur AB, l'arbre le plus éloignéseratrouvéréduit en hauteur par l'objectif à court foyer en CD, tandis que le plus long foyer ne le réduit qu'à GH.
§ 58. La différence de ces deu.Y hauteurs est frappante. Hais ce n'est pas tout; toutes les autres choses, comme nous l'avions indiqué, sont changées, La distance latérale MA', en dimension iTaie, est réduite, par 1 objectif ï long foyer à AG, et par le court loyer, bien davantage, puisqu'elle
PERSI'ECTIVE PHOTOnRAPHIQUi;. 577
est amenée en C. L'angle perspectirde l.i ligne JMgnant les sommets est
' Supposons que les lignes AB et A'B ne représenlent plus ries arbrefl, msis l'extrémité proche el éloignée d'une même construction dont BB' serait l'arrèle du toit : l'angle pej spectif serait, dans un cas, ABt), et dans l'autre ABH.
§ 59. La dislance relative du commet est affectée de la même manière. maïs dans la figure 527 cela est évité, parce que nous avons pris la base des deiu arbres de niveau avec l'œil, c'est-à-diro AV comme ligne horizontale, ceqni simplifie la figure. Pour démontrer ce dernier point, supposons
que le niveau de l'oeil du spectateur correspi>nd(^ au milieu de la hauteur de chaque arbre, alors la figure 528 vanous montrer l'elTet que produisent sur l'image les deux longueurs différeiUes des foyers des objectifs, pour lesquels nous laisserons cette fois de cAtê le point de fuite.
§ 40. Ici on verra fiicdenient que non-seulement l'objectif à court foyer diminue la g['andeur de l'arbre le plus loin bien plus que l'objectif h long foyer, mais encore qu'il le rapproclie latéralement davantage de la ligne de vision et le fait parailre plus loin en arrière. Au contraire, le long foyer inoiilre l'arbre éloigné plus en avant et plus en dehors et augmente ainsi sa hauteur apparente. Tous les photographes voient chaque jour ces effets se présenter.
378 PERSI'frXTIVE PliaTOGAAPUIttUE.
§ 4rl. Si maintenant nous supposons que Â6 et .VB' représentent non plus des arbres, mais rextrémité antérieure et postérieure d'un édifice yu obliquement, les lignes ÂBGD représenteront le côté de cet édifice, tel que le reproduira le court foyer; et ÂGRB, tel que le montrera le long foyer, produisant un même effet comparable à celui que nous avons constaté dans la figure 527. Si les lignes AC, BD (fig, 528) étaient prolongées, elles donneraient le point de fuite, et de même avec AG et BH.
§^2. Une objection va être faite par quelque lecteur, c'est que la liauteur des arbres AB et A'B' n'est pas représentée à la même échelle, dans la figure, que le sont entre elles les longueurs focales. Pour expliquer cela, il devient nécessaire de dire un mot des grandeurs apparentes.
Supposons que nous employions un objectif de 0'",157 de longueur focale et que farbre soit à 23", 55 de Tobjectif. La proportion :