ou 47.10 : 0.3U
représentera l'échelle à laquelle l'arbre sera peint sur la glace dépolie. Si l'arbre à 15"',70 de haut, alors sa hauteur, sur l'épreuve, devra être:
—ij= 0.33 = 1 représentant : 0^110.
Maintenant, si dans la figure (526), AF représente la longueur focale de
Tobjectif, c'est-à-dire 0'",157, AB peut être pris comme représentant
la hauteur exacte de l'arbre ou*= au plus.
§ 43. Le même raisonnement doit nous servir à déterminer, dans tous les cas, quelle grandeur un objet, de hauteur et de distance données, aura sur la glace dépolie en se servant d'un objectif déteiminé. Il faut absolument se bien mettre dans î'esprit que l'arbre ou l'objet est ici supposé se trouver exactement sur la ligne de centre F'M. S'il n'en est pas ainsi, nous devons prendre comme base de notre échelle, non l'autre distance oblique mesurée de l'œil à l'arbre, mais celle de l'œil à un point sur la ligne de centre à l'opposé.
§ 44. Supposons que nous mettions un objectif de 0°',314 de foyer enE,
et que nous ayons en A un arbre à 62"',80, haut de 15'',70. Cet arbre sera
15 70 peint sur la glace dépolie parle * . de 0",oi4, soit 0",076 de haut,
t)2.oU
c'est-à-dire par la hauteur réelle divisée par la distance AE. Prenons maintenant un autre arbre d'une égale hauteur, en C, la ligne AG faisant un angle de 45" avec AB, quelle sera sa hauteur?
Ici nous ne pouvons plus diviser sa hauteur par la distance EC, à moins que nous ne puissions tourner la chambre noire sur etle-mêmey de manière à amener Varbre au centre de Vépreuve. Si la chambre noire demeure dirigée dans la direction EA [fig, 529), nous devons considérer EB comme la distance effective de l'objet. Si nous supposons AB être la moitié de AE ou 31 ",40, alors la hauteur de l'arbre le plus éloigné, sur la glace
15.70 dépolie, sera : ...' ^ , soit 0'",051. Dans ce cas, la hauteur relative des deux
arbres sera : : 3 : 2. Et il n'est pas sans intérêt de remarquer que cette
rcnSPECTlVE PnOTOGnARIlIQUE.
proporlion demeurera, en supposant que nous donnions au' premier on ol)jec(i( d'une longueur focale moiliê inoindre el que nous portions la grandeur de l'image de l'arbre le plus près à 0",0Ï6. en amenant l'objectil' <'.n F à demi-dislance de lui.
Fig. 5Î!I.
§ 45. L'arbre le plus rapproché se trouve maintenant à 31 ",40 seule- 1 1
ment, mais noire unité étant réduite de 1 ii ^, l'échelle devient t ^ j .
et la hauteur du premier arbre :-7Tn-ëij> ou 0",076, comme tout l'heure.
Le semnd arbre est maintenant à G2.8U plus loin, son échelle fera
;-,> -„ el sa hauteur . - aJ ' ,.a '- soîl 0",057. La hauteur perspeclÎTe des deux 135.60 12d.60
arbres donnés par l'objectif le plus petit, au lieu d'être : ; 5 : 'J, ainsi que dans le cas d'un foyer plus 'grand, devient : ; a : 1 , Ces résultats concordent très-bien avec ceux de la figure 527, quoique cellen^ ne soit pas Iracée tout à fait dans ce but, mais elle ne s'en prête pas moins bien a ces mesures.
§ 46. Pour conclure, nous devons admettre que tout objectif, mettant k point les imperfections natives qu'il peut contenir, peut, quand il est placé à un point de station, donner des images variant seulement par leur Échelle; mais que quand la même chose est faite de différents points, tout change. Si tous augmentez votre distance d'un objet donné dans l'épreuve, du double ou du triple, et si vous voulez conserver au même c^jetla même grandeur, en vous servant d'un objectif du double ou du triple de longueur focale, quoique le même objet reste sans changements, tout le reste de l'image est, par cela même, changé. Enfin, il est démontré que les objectifs à court foyer ne peuvent pas donner d'épreuïtis cih"rectes, lesquelles, quand on veut taire de petites images, ne peuvent être obtenues qu'en eniployant des objectifs de longueur locale suffisante et s'arrangeant de façon que la partie centrale de 1 image corresponde !» la grandeur demandée. {Pkiladelphia Pholographer.)
S80 PHOTOGRAPHIE THÉORIQUi:.
M3. — PBOTOGRAPHIB THÉOMOUB. (Phot.) (Garbt Lea, 1806.)
§ 1 . Depuis longtemps j'ai dirigé tous mes efforts vers la recherche d'une base stable et déônie, sur laquelle il fût possible de faire reposer la théorie de la photographie, et la plus grande partie de mes expériences a été mise sous les yeux du public. 11 ne me reste plus que peu de faits à décrire, et mon but principal est de montrer aujourd'hui que tous ces résultats peuvent se grouper en un ensemble harmonieux. Les vues théoriques que je me propose de développer sur la photographie paraîtront, sans doute, d'autant plus acceptables, qu'elles rétablissent l'accord entre les idées émises par les photographes les plus connus aujourd'hui, et montrent que c'est en apparence seulement, et non pas en réalité, que ces idées sont incompatibles les unes avec les autres.
§ 2. Il suffit dç généraliser un peu, eu effet, pour reconnaître que les différences d'opinions ne proviennent que des conditions particulières dans lesquelles les opérateurs se sont placés, et pour voir qu'au-dessus de ces différences existent des principes généraux qu'il est facile d'unifier, sans laisser de côté (à une ou deux exceptions près) les opinions soutenues jusqu'ici.
§ 3. La théorie que je propose peut se résumer dans les propositions suivantes :
1' L'iodure d'argent (837) pur est toujours sensible à l'action de la lumière ;
^ Lorsqu'il est isolé, il n'est jamais décomposé par la lumière, il subit seulement un changement physique ou moléculaire;
3** Mais lorsqu'il est exposé à la lumière, en présence du nitrate d'argent (983) libre, il subit avec le temps une réduction distincte et abondante ;
4*' Cette réduction l'amène à l'état de sous-iodure, et non, comme l'ont supposé quelques personnes, à l'état métallique.
De ces propositions résultent les importants corollaires qui suivent :
§ A. !• L'image obtenue sur iodure d'argent pur, isolé, est unique;
^ Sur l'iodure d'argent mouillé de nitrate, elle peut être, et sans doute elle est, généralement double, c'est-à^ire qu'elle est composée d'une image physique imprimée sur les molécules d'iodure d'argent, laquelle peut être associée à une image réduite, due au nitrate d'argent ;
3* Lorsqu'on opère en présence dune couche organique, que cette couche renferme l'iodure d'argent, et que le tout est mouillé de nitrate* l'image peut être triple; elle peut alors être composée des deux premières images dont nous avons parlé ci-dessus, et d'une troisième due à la matière organique, ainsi que l'ont montré les expériences à l'aide desquelles j'ai établi qu'il était possible d'enlever l'iodure d'argent par un dissolvant, et d'obtenir cependant une image en l'absence de cet iodure.
§ 5. De ce qui précède il résulte que la théorie physique est par-dessus tout la vraie, parce que ceux qui la défendent n'ont jamais nié que les sels ha'.oïdes d'argent fussent, dans des circonstances favorables, réductibles par la lumière, et parce que l'idée que nous avons émise, qu'il est possible
SENSIBILISATION DU COLLODIOK iNÉGATlF. 381
de produire une image dévcloppable, indépendamment de toute réduction ou décomposition, est aujourd'hui hors de discussion.
Je vais maintenant fournir la preuve des propositions qui précèdent. Dans bien des cias, ces preuves se rencontreront dans des expériences déjà publiées, et alors je me contenterai de m'y référer.
§ 6. La première de mes propositions est, je le crois, généralement admise aujoçard'hui; la seconde, où je dis qu'aucune réduction n'accompagne la production de l'image sur l'iodure d'argent pur, peut être démontrée de diverses manières : en premier lieu, par les expériences que j'ai précédemment publiées, et qui établissent que les glaces exposées reprennent leur sensibihté par un simple repos dans Vohscurité, Cette proposition acquiert encore plus de force par l'expérience suivante, qui n'a pas encore été publiée. {Sera continué,)
364. — SENSIBILISATION DU GOLLODION NAOATIF EN VER- SANT LA SOLUTION DU NITRATE SUR LA COUCHE (EsmSs de).
(Phot.) (C. A. Seely, 1866.)
§ 1. Le bain de nitrate (983) est un des inconvénients les plus sérieux de la pratiqiie photographique : il est coûteux, sujet à de nombreux accidents et à des altérations que rien ne peut faire prévoir. Ce qu'on en renverse, ce qui dégoutte des clichés, ce qui en adhère au revers de ceuxci, où il n'a que faire, ce qu'on perd dans les diverses rectifications, ne permet guère de compter qu'on en puisse utiliser plus du quart à peine. Et quels ennuis quand il ne fonctionne pas bien !
§ 2. Jusqu'ici on n'a pas réussi, parait-il, dans les essais qu'on a tentés pour supprimer ou pour modifier l'usage du bain d'argent : Fauteur luimême est de ceux qui ont échoué dans ces recherches ; mais il se basait sur une théorie un peu différente des autres, et comme il a presque réussi, il croit que ses expériences méritent d'être connues. Son travail empêchera peut-être quelques personnes de tenter des expériences par la même voie^ ou leur suggérera la dt^couverte des éléments du succès complet.
§ 5. Voici le plan d'opérations :
L'auteur prend du coUodion normal contenant en suspension un sel haloïde suffisant pour fournir une pellicule de consistance crémeuse. Le cliché couvert de ce collodion et la couche prise, il le plonge dans de l'eau pure ou le place sous un robinet jusqu'à ce que l'apparence graisseuse ait disparu. 11 y verse ensuite au moyen d'une fiole la solution de nitrate d'ar- ^jent (985) : l'exposition et les autres manipulations se succèdent dans l'ordre accoutumé.
o82 SESQUI-IODDRE DE FER.
§ 4. Les principaux avantages de celte méthode sont que l'argent n^est employé que sur une face du cliché, qu'il n'en prépare qu'une petite quantité à la fois, pour le travail d'une journée : que le bain d'argent et le coUodion sont toujours en ordre et restent invariables. Économie d'ai^ent, rapidité du travail, régularité des effets : voilà ce qu'assure le procédé, et, certes, ce ne sont pas choses à dédaigner.
§ 5. L'auteur a fait un grand nombre d'expériences pour obtenir un iodure qui restât en suspension et pour déterminer la meilleure combinaison et la meilleure préparation des sels d'argent. Il expérimenta l'iodiire (857), le bromure (184) et le chlorure d'argent (262) et leurs diverses combinaisons : il étudia aussi différentes méthodes pour précipiter les sels d'argent dans le collodion et autrement. Sous plusieurs rapports, ses expériences réussirent mieux qu'il ne l'avait auguré ; les manipulations sont fort simples et l'économie d'argent est très-sensible. En outre, ce qui doit encourager les chercheurs, c'est que le procédé fournit des négatifs infiniment meilleurs : le résultat ne peut donner lieu à aucune plainte.
§ 6. Mais ce procédé, comme il l'a déjà dit, était un leurre, car il donne lieu à un inconvénient, que rien n'avait fait prévoir, et auquel il n'a pu encore trouver aucun remède, pas plus qu'il n'y trouve d'explication ; c'est que le temps de l'exposition est du double ou du triple plus long que par la méthode ordinaire. Que l'on parvienne à éhminer cet obstacle, et le procède pourra être utilisé avantageusement pour le portrait. En attendant, signalons-le aux amateurs et aux artistes qui s'occupent de paysage.
{American Joum. of Phot,)
d65. — SESaumROKUllE DEFKR. (Fe^Br^). (Chim,) Voir 290, VL
§ 1, On obtient ce corps par voie sèche, en faisant passer du brome sec (185) et en excès sur du fer (671) porté au rouge. L'expérience se fait dans un tube en porcelaine. Lorsque le brome ne se dégage pas avec assez de rapidité on obtient un mélange de protobromure ou de sesquibromure de fer.
§ 2. On produit le sesquibromure de fer par voie humide en dissolvant le sesquioxyde de fer dans l'acide bromhydrique (185 ter), en faisant bouillir du protobromure de fer avec de l'acide nitrique (1002).
'366. — SBSQUI-IODURE DE FER. (Fe^P.) (Chim.) Yoir 290, YL
§ 1. On le prépare en dissolvant l'hydrate de sesquioxyde de ier (141, V) dans l'acide iodhydrique ou en traitant de la limaille de fer pni un excès d'iode (828).
§ 2. Corps soluble dans l'eau. La dissolution est brune.
VIRK» HSGATIF.
367. — TANNIN ARTinCIBL DB BOUILLB. (Chim.) (W. Skk?; 1866.) Voir 1398.
§ 1 . Lorsqu'une houille bitumineuse ou tin lignite est chauffé avec do Tacide nitrique (1002) pendant un temps considérable, après que le tout a été évaporé à siccilé, on recueille une substance d'un brun foncé dont une forte portion estsoluble dans Teau, et plus rapidement encore quand celleci est chauffée.
La substance ainsi dissoute par Teau est amère et présente une saveur astringente : elle précipite facilement la gélatine (725) et Talbumine (46) de leurs solutions aqueuses.
§ 2. Les deux portions solubles et insolubles sont aisément solubles dans Talcool (68) et dansTéther (637), dans Talcali caustique (1209) ou carbonate (20U bis), enfin dans l'acide sulfurique (1380) concentré formant, avec lui, unç solution d'un rouge foncé et dont la partie insoluble dans Feau est précipitée par dilution. 11 paraît alors contenir les éléments de Facide nitrique (1002), ainsi que le manifestent les réactifs chimiques, leur manière d'être dans l'ignition, leur combustion étant très-rapide et complète, accom* pagnée d'une légère explosion.
§ 3. Ces réactions semblent indiquer que, par Faction de Facide nitrique sur la houille, il se produit des substances analogues au tannin artificiel et à Facide picrique obtenus par Faction du même acide sur les résines (1285), et cependant distinct de la série de composés de Facide humique produite par la houille sous Fapplication des agents alcalins, avec laquelle, je le crains, on Favait jusqu'ici confondu. Il faut espérer que ce nouveau tannin artificiel va se substituer dans les tanneries au tannin naturel des écorces, et plus tard dans les autres applications de cette matière utile. La mine d'où on H retire, la lignite, ne manquera pas de sitôt à Faclivilé humaine !
(C/iemical Neios.)
d68. " VÉRNI8 NÉGATIF. (Chim.) (Balganquall, 1866.) Voir 1467, 1468,1470, 1472.-298,111,
584 VIRAGE ÉCOXOMIQUE A l\\CIDE.
Vernis très'solide et ne se fendillant pas.
Alcool méthylacé (71) 150 c. c.
Gomme sandaraque (1502) 15 gr.
Quand la gomme est dissouie, on ajoute de Thuile de ricin en proportion de 6 goultes par 50 c. c. de vernis. S'il est trop épais on ï'étend avec de l'alcool.
ses. — VmAOE économique a L'AGIDB. (Phot.) (D. DELA Blan- CHÈRE, 1866.) — Voir 1550.
§ 1 . Il n'est personne qui ne soit stupéfait de rincroyable bon mardié auquel se vendent, dans certaines boutiques au rabais, les caries de visite représentant des reproductions de gravures quelconques. Ces épreuves, dont le prix marchand ne dépasse pas 10 centimes, sont fixées el tirées par un procédé très- économique, mais qui leur donne un ton passable tout en De leur assurant, pour l'avenir, qu'une stabilité fort douteuse. Après cela, que peut*on demander de plus pour 10 centimes?
§ 2. Avant de donner la formule dont se servent les fabricants, ne devonsnous pas faire remarquer que ce procédé est susceptible de quelque emploi dans un atelier sérieux? 11 permet, en effet, de fixer et tirer en quelques minutes une épreuve d'essai que demande le client, ou dont le photographe lui-même a besoin pour juger de l'effet, continuer une retouche, etc., etc.
§ 5. Au sortir du chàssi^f, dans lequel l'épreuve, généralement faite sur papier peu richement nitrate, a été tirée très-vigoureusement, on la plonge quelques minutes dans Feau pure. Puis on la place dans :
Eau ordinaire 1 litre
Acide sulfurique (1380) 5 gouttes
Vinaigre ordinaire (1496). . 10 à 12 gouttes.
L'épreuve demeure A" à 5'' sans changer, puis vire presque instantanément. Le tout ne demande pas 30". 11 faut guetter le moment, la retirer vivement et la plonger dans l'eau pure pour empêcher qu'elle ne soit rongée.
§ 4. Onfixeàl'hyposulfite, moitié vieux, moitié neuf, et le tour est fait. On peut bien dire que ce virage est économique puisqu'il ne coûte rien. Le ton obtenu est un gris bleuâtre, quelquefois assez agréable.
PARIS.— JMPlilMKniK DK SIMOM HAÇ(i.'« liT COMP. ,HCC DfilifOfcTj:^ J.