‹ Répertoire encyclopédique de photographieChapitre 20 sur 219 · D*¥ILOPPATIOR OROAMIQUB AUX PROTOflBL8 DS PBR · texte numérisé non relu

D*¥ILOPPATIOR OROAMIQUB AUX PROTOflBL8 DS PBR

(W. K. Cherrill, 1866). (Chim.) Voir 15, 489, 492. — 168, IV, — 527, 528, V.

§ 1. Il semble du plus haut intérêt d'étudier, d'une manière théorique, l'analogie qui peut exister entre les effets chimiques produits par les différentes solutions développatrices, et en même temps de se faire quelque idée, — malgré la difficulté du sujet, — de la ligne d'expériences qu'il faut suivre pour obtenir des informations précises, lesquelles peuvent seules guider dans les recherches de perfectionnements réels.

Gomme point préliminaire, il est bon de dire quelques mots de l'action mécanique des solutions développantes. C'est pourquoi le premier et le

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plus important résultat produit par la solution ferro - gélatineuse de M. Hughes est, sans parler de son caractère visqueux, qu'elle est d'un emploi très-facile ; elle coule bien et également sans produire de taches. Mais je suis porté à croire qu'elle a une autre action.

§ 2. Il est juste de supposer que l'argent (112) précipité sur la plaque se produit dans la solution à l'état d'atomes chimiques, lesquels sont seulement précipités sur la plaque par première cohésion en petites masses ou granules, que l'on aperçoit très-bien au microscope sur un négatif terminé. Probablement la position que ces masses ou granules occupent sur la plaque est déterminée par cet état spécial de l'image latente qui produit la formation de l'épreuve, état que, pour la facilité de l'expression, je nommerai polarité chimique.

Il est maintenant bien facile de voir que si ces atomes d'argent sont produits dans une solution visqueuse, ils ne pourront pas arriver si facilement à l'état de cohésion, et, par conséquent, se déposeront sur l'image beaucoup plus lentement que si la solution était de 1 eau pure.

§ 3. Les granules, se déposant alors dans un état de division plus complet, produiront un dépôt plus noir, et, se précipitant plus lentement, chaque atome aura plus de temps pour arriver à sa place exacte, d'où Ton peut conclure que l'image obtenue sera plus délicate. [1 est bon de se souvenir, comme exemple analogue, que plus une solution quelconque cristallise lentement, plus les cristaux sont parfaits, et que, si l'on se sert d'une solution très-visqueuse, les atomes n'arrivent jamais à cohésion et, quoique produits, demeurent en suspension, comme il arrive dans le coUodio-chlorure d'argent de M. Simpson (199, V).

§ 4. Il est bon maintenant d'étudier l'action chimique des différentes substances que Ton a ajoutées au développement. Le premier cas se présente dans l'usage du simple sulfate de fer (1570) et de l'acide acétique ^19) pour développer une couche qui contient une image latente et du nitrate d'argent (983) libre.^ La décomposition se fait de la manière suivante :

Le fer (671) présente plus d'affinité pour l'oxygène (1055) que l'argent (H2) ; c'est pourquoi le fer du protosulfate peut enlever l'oxygène du nitrate d'argent; l'acide nitrique (1002) du nitrate d'argent, étant incapable de se combiner chimiquement avec de l'argent pur, suivra l'oxygène pour former un sel ou un sesquisel de fer. La raison de ce fait est évidente.

Le fer est déjà combiné à l'acide sulfurique (1580) et à l'oxygène (1053) ; il ne peut donc, par cela môme, prendre l'oxygène du nitrate d'argent sans prendre en même temps l'acide nitrique, puisque du protosulfate de fer (1250), de l'oxygène ne forment aucun composé, tandis que, s'il prend en même temps de l'acide nitrique, — lequel existe à l'état naissant et juste dans la proportion nécessaire, — il se produit du sesquisulfate et du sesquinilrate de fer :

Fe205,5S0s + Fe203,3x^05.

§ 5. Cette réaction, que nous pouvons nommer la première décomposition, laisse donc de l'argent libre, — à l'état naissant, — qui serait tout

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entier précipité sur la plaque, à la fois, s'il ne se trouvait là de Tacide acétique. C'est de Taction de Tacide acétique comme restricteur du développement, c'est-à-dire comme frein au dépôt immédiat de l'argent, qu'il faut faire dériver quelque clarté sur la théorie des glucoses et autres substances analogues.

L'acide acétique (19) est un composé organique formé, tout le monde le sait, par la combinaison de trois équivalents d'oxygène à trois équivalents d'hydrogène (786) et quatre de carbone (210), appelés, pour plus de facilité, acélyle (50, VI), (H»C*) = Ac. La formule de l'acide acétique est donc :

ÂcOs + HO.

Si nous venons enlever à l'acide acétique un équivalent de son oxygène, de manière à avoir la formule :

AcQs 4- HO,

nous obtiendrons un nouvel acide appelé acide aldéhydique (54, YI). Ce nouvel acide est capable de se combiner à l'oxyde d'argent (1050 bis) pour former de l'aldéhydate d'argent (51 , .VI) :

AgO.AcO*.

Cet aldéhydate d'argent peut laisser déposer de l'argent à l'état métallique sous l'empire de certaines circonstances, et, quand il le fait, sa décomposition est très-simple : l'équivalent d'oxygène combiné à l'argent va à Tacide aldéhydique pour reformer de l'acide acétique, et, de cette manière, l'argent est mis en liberté.

§ 6. Ceci une fois établi, et sachant que l'argent, libre dans cette première décomposition du développateur et du nitrate de la plaque, se trouve à l'état naissant, c'est-à-dire dans la meilleure condition pour opérer une décomposition, ne sémble-t-il pas évident que la très-simple décomposition et recomposition' chimique de l'acide acétique, effectuée par cet argent libre, aura beaucoup d'importance dans le phénomène entier de l'action restrictive de l'acide acétique?

Tout ceci peut s'exprimer en peu de mots : l'argent naissant se portera sur l'oxygène de l'acide acétique, se convertissant par là en oxyde d'argent, et l'acide acétique en acide aldéhydique. Ces deux composés se combinent pour former de l'aldéhydate . d'argent, et celui-ci sera décomposé à son tour en argent imétaUiqùe et acide acétique là où agira la polarité chimique de l'épreuve. .

§ 7. Tel est le moyen d'expliquer le . phénomène du développement sans sortir des lois qui président aux décompositions chimiques ; il est temps à présent de chercher les analogies qui peuvent exister entre les diilérentes substances employées.

L'acide formique (705-75, lY) réduit l'oxyde d'argent d'une manière analogue à peu prés à celle de l'acide acétique, la seule différence étant que, dans un cas, le résultat est seulement de l'acide acétique et de l'argent, tandis que, dans [l'autre, l'acide est probablement décomposé.' La réaction est d'ailleurs facilement intelligible :

•2AgO -f C«H«0* — 2H0 + 2C0« -f- 2Ag.

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L'aldéhyde acétique {C*H*0») est une substance qui réduit l'argent de son oxyde, formant de Facide aldéhydique, qui entre en décomposition, comme nous Pavons dit plus haut.

L'aldéhyde formique (C«H«0») est une substance très-semblable, qui doit produire à peu près le même effet.

§ 8. La composition du sucre de lait (1365), lequel est aussi un agent retardateur dont M. Keiser, de Berlin, a fait un bon usage, est :

Cette substance peut facilement être convertie en deux équivalents d'acide lactique (C^îIl^Ofi),— juste la moitié du nombre des équivalents de diaque élément, — et Tacide lactique (863) est généralement regardé comme de l'acide formique joint à de l'aldéhyde acétique :

D'où Ton peut conclure qu'il y a, ou du moins qu'il peut y avoir quelque analogie chimique entre le retard du développement par le sucre de lait et le même relard par l'acide acétique (19).

§ 9. Nous arrivons maintenant à l'analogie qui peut ei^ister entre la glycosine (35, VI) et Tacide acétique, dans le développement. A ce sujet, il ne faut pas oublier que la glycosine s'obtient en faisant bouillir de la gélatine (723) dans un acide fort, et que, jusqu'à présent, elle n'a jamais été appliquée à la photographie.

Avant de fiûre aucune remarque sur l'emploi de cette substance, qu'il soît permis de réfuter une allégation, avancée il y a peu de temps, comme rie supportant pas l'examen et par conséquent propre à égarer le public.

Si du sulfate de glycosine et de l'acide sulfurique en excès (1380) sont neutralisés par de l'ammoniaque (90), on aura très-facilement un composé de sulfate d'ammoniaque (181 bis, Ht) et de sulfate de glycosine; mais on est amené à penser qu'une base aussi puissante que l'ammoniaque décomposera le sulfate de glycosine après avoir d'abord neutralisé l'acide sulfurique. Or la formule de la glycosine (35, Yï) est :

C*NH5(H.

§ 10. Il faut s'écarter de nouveau un moment pour introduire dans notre travail un autre composé homologue de la glycosine, lequel se nomme Valanine (21, VI). Sa composition est :

C«Nfl'0*.

Cette substance n'a jamais paru, il semble, jusqu^à présent, dans le bagage photographique ; mais elle est si semblable à la glycosine qu'elle va nous servir dans notre démonstration. L'acide hyponitreux (68, VI), NO*, agissant sur l'alanine, forme de ï acide lactique (863) :

C«NflTO* -ir NOS = HO -4- N« 4- C6H«0« ;

d'où on peut conclure presque à coup sûr que l'acide hyponitrique, agissant sur la glycosine d'une manière semblable, produit de l'acide glycolique :

C^NH'O* 4- NOS =: HO 4- N« 4- C*H*Oe.

DÉVELOPPEMENT DES ÉPREUVES NÉC.ATIVKS SUR CÛLLODION. ?Î9

D'où il résulterait que Tacide glycolique aurait exactement les mêmes relations avec la glycosine que Tacide lactique avec Talanine.

§ ii. Nous venons déjà de voir que la glycosine et Talânine sont des substances tout à fait similaires, at que l'alanine peut être décomposée en adde lactique ; on peut donc la considérer comme un amide (22, YI) de cette substance, c'est-à-dire d'acide formique et d'aldéhyde acétique. D'où» par analogie, la glycosine peut être regardée comme un amide d'acide glycolique, c'est-à-dire d'acide formique et d'aldéhyde formique ; d'où nous concluons également que la glycosine, ou l'acide glycolique, doit agir d'une manière analogue à l'acide acétique.

§ 12. Maintenant voici les considérations qui dérivent de ces raisonnements théoriques : /

i"* Que, à cause de la facilité avec laquelle la glycosine, ou ses composés, libèrent de l'oxygène dans des circonstances favorables, et aussi à cause de ce fait que l'acide acétique suffit pour former avec l'oxygène un persel (72, YI) de fer, le développateur deviendra saturé d'un sesquisel de fer dans un espace de temps extrêmement court. Pour empêcher ceci, le fer devra être mélangé à une substance organique sans addition d'acide acétique ou autre. L'acide ne devra être ajouté que par petites quantités à la fois et seulement pour le travail du jour ; de cette manière, le développement pourra être conservé bon pendant un temps fort long.

§ 15. 2^* Que, par suite du fait que l'acide nitrique NO' (1002) forme facilement de l'acide hyponitreux NO^, quand il agit sur une substance organique, et aussi que NO' décompose la glycosine en acide glycolique, il semble probable que l'acide nitrique doit donner de bien meilleurs résultats pour rendre la glycosine propre aux usages photographiques. Ceci est à essayer.

28. DÉTXLOPPBMBIf T DE8 iPBSOVSS H ÉOATIVI8 SUR GOLLOmon. {Chim.) Voir 13, 488, 489, 492, 493 bis, 494, 495, 496, 497, — 169, 219, IV, — 90, 265, 327, 328, V.

§ 1 . La formule suivante procure un développement très-égal et parfait :

Versez :

Eau bouillante 500 gr.

Sur :

Protosulfate de fer (1230) 450

remuez avec un agitateur (34) de temps en temps, et laissez refroidir jusqu'à ce que la partie qui avait été dissoute soit prête à recristalliser de nouveau.

§ 2. Prenez alors :

Solution saturée ci-dessus 185 c. r,

Eau HOO » •

Acide acétique (19) 120 »

Alcool (68)

suivant la condition du bain de nitrate.

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