FORHIQUfr (Aoîde) DANS LE DÉnObOPPBHBMT FBRRO
OtLÂTOBRlZ (St. Wortlet, 1866). (Chim.) Voir 326, 327, Y.
§ 1. L'addition de Facide formique (703. — 75, IV) dans le développe* ment ferro-gélatineux (327, Y) à la dose de :
. Développement 100 centim. cub.
Acide formique (705. — 75, IV). . 0'',75 à 1 gr.
produit les meilleurs résultats. Sa tendance à augmenter les détails dans les grandes ombres est remarquable, ainsi que la propriété qu'il possède d'empêcher, dans les lumières, une opacité excessive.
.§ 2. Le développement à la ferro-gélatine est excellent pour obtenir la douceur et l'épaisseur tout à la fois; mais beaucoup d'opérateurs seront embarrassés dans les commencements et induits en erreur par ces développements. Une très-petite quantité de sulfo-gélatine est suffisante pour donner de la densité à une épreuve bien éclairée ; mais elle est, dans beaucoup de cas, insuffisante pour empêcher un léger voile.
Ce qu'il faut craindre, c'est que l'opérateur, en ajoutant quelques gouttes en trop de sulfo-gélatine, ne produise une é^Nreuve trop dure. Pour bien réussir, il faut ajouter en même temps un nombre de gouttes diacide acétique (19) égal au nojnbre des goutter de ferro-gélatine employée. Dans tous les cas, on se trouve parfaitement bien d'employer, avec ce développement, un coUodion fortement bromure.
§ 3. Cette méthode rend les plus grands services pour les paysages un peu brumeux, à lumière sombre, et dans les cas où la plaque doit être employée 30' à 45' après la sortie du bain.
Quelquefois il est sage de développer au fer et à l'acide acétique (19)» puis de renforcer à la sulfo-gélatine" et au fer, ajoutant quelques gouttes de solution de nitrate d'argent. La formule originale, de M. Lea est fort bonne, mais pour la simplicité de la préparation > et, à égalité de bons résultats, celle de M. Gooper est préférable.
34. — aLTCOmin (Aoide), C'H'O». (GiBODBs, 1866.) {Ckim.) Voir 37, VI; g 10.
Cet acide se produit très-facilement et en abondance, soit en faisant agir l'acide mono-chloracétique, ,eii vase dos, sur l'eau à une température de + 180* à + i25*;soit en faisant bouillir, pendant quelques minutes, une dissolution de monochloracétate de polassse, ou en chaulfant avec de l'eau le monochloracétate d'argent, £n elTet, on a :
\' C*11'C10* + 2flO = HCI + C*H*0«;
Ac. moDocbLoncAtiquQ^ Ac. ilrAfiqve.
2' C'H'KCIO» + 2H0 = KCl + C*H'0« ;
5* C»fl«AgCIO* + 2flO ■■= AgCI + C'H*0».
35. - OLTCOsm, (?H«Az'. {Cahours, 1866) (Ckim.) Voir27,TI, § 9. § 1. Cette base prend naissance dans le contact du gtyoïal, de l'acide
glyoxyliqœ et de l'ammoniaque (90).
5(CH«0') + 4.\iH" = Omiii* + 611*0.
CJloul. GlfcmÏM,
§ 3. U. Cheirill donne à la gljcosine une Tormule diftérente de celle que nous devons à l'cdiligeance de M. Cahours ; celle de l'auteur anglais Cil:
C'HU'O, ce qui constitue, par la présence de l'oxj'gène, un corps quaternaire d'un tout autre ordre que la glycosine ternaire C'^U^Az*.
L'étude de tous ces corps est encore fort obscure.
33. — HU.0IDB3 (SeU), {Ckim.) Voir 69, VI. § 9. S 1 . Les combinaisons binaires des métaux avec les métalloïdes susceptibles de former des hjdracides avec l'hydrogène (786), ont des propriéléa
HÉUOGRAPHIE EN CO0LEITR. 49*
physiques analogues à celles des sels : souvent même dans les réactions chimiques opérées dans Teau, elles se comportent comme de simples combinaisons de Toxybase avec Thydracide. Que Ton chauffe par exemple du chlorure de potassium (^1^ bis) avec de l'acide sulfurique hydraté (158), il se formera du sulfate de potasse (110, Y.), et il se dégagera de l'acide chlorhydrique (254).
§ 2. La réaction est donc la même que si Tacide sulfurique décomposait un sel formé par la combinaison directe de Thydracide avec Toxybase, et chassait ce dernier acide pour se combiner avec la base. Mais la réaction est plus complexe. L'eau est décomposée, son oxygène (1053) se combine avec le métal du composé binaire et Thydrogène (7^6) se porte sur l'élément électro-négatif, puis Foxybase formée se combine avec Tolacide, de sorte que la formule de la réaction sera la suivante :
Kcl + Sos,Ko = Ko,So5 + Hcl.
§ 5. La grande ressemblance que ces composés binaires présentent avec les sels proprement dits, dans leurs propriétés physiques et dans un grand nombre de réactions chimiques, les a fait considérer comme une classe particulière de sels à laquelle on a donné le nom de sels haloîdes, et Ton appelle corps Iialogènes les corps simples ou composés, qui forment des hydracides avec Thydrogène et par suite des sels haloîdes avec les métaux,
87. — HtLIOOBAPHIB BN COULEUR (etsrâ d') (PhoL) (Â. Poitevin 1865), Voir 770.
§ 1. La méthode de Daguerre (459) était â peine connue, que Ton ambitionnait déjà la possibilité d'imprimer les couleurs du spectre olaire parce procédé. MM. Seebeck et Herschel, peu de temps après cette importante découverte, avaient vu le chlorure d'argent (262), mais dans certaines conditions, se colorer différemment ; ils obtenaient surtout la teinte rouge brique sous l'influence du rouge spectral. M. Hunt, en 1840, annonçait qu'il coloriait diversement cette même substance, en l'isolant sous des verres colorés. Mais, les résultats les plus remarquables sont ceux qu'obtint M. Ed. Becquerel, en 1848 et 1849.
§ 2. Après avoir indiqué les diverses méthodes susceptibles de produire le chlorure d'argent (262) doué de cette merveilleuse aptitude physique, M. Ed. Becquerel adopta la suivante : une lame de phqué d'argent est sus-, pendue dans une dissolution formée de
Acide chlorhydrique (254) 125 c. c.
Eau distillée 1000 c. c.
On fait communiquer la plaque avec le pôle positif d'une pile de deux couples Bunsen (i 1 61 ) , le pôle négatif étant constitué par une lame de platine (1180). Le chlore (252) se porte sur la lame d'argent (112) et forme, à sa surface, un chlorure dont la nuance varie avec le degré d'épaisseur de la couche. On arrête l'opération quand la couleur, qu'on observe à l'aide d'une faible lumière, parait pour la seconde fois d'un violet rose. La plaque, ainsi préparée, est soumise à l'action d'un spectre vivement concentré; c'est alors qu'apparaissent les couleurs, en commençant par le
A^ 2. FÉVRIER Hm, \
50 UÉLIOGRAPHIË EN COULEUR.
rouge et Torangé : le violet se continue bien au delà de H, et après une insolation de dix à quinze minutes, la prolongation du spectre sous forme d'une traînée grisâtre est très-prononcée, quanta l'intensité des nuances; on remarque Tédat du rouge, du vert, du bleu et du violet, tandis que le jaune et Torangé sont moins distincts.
§ 5. M. Ed. Becquerel a, en outre, reconnu ce fait très-important, que l'opération du recuit de la plaque, à + 100° au plus, après la formation de la couche sensible, était indispensable pour la pureté des couleurs ; et aussi que Faction de la lumière blanche était inverse sur une plaque non recuite ou recuite.
La substance sensible était donc connue, sinon bien définie, mais on ne savait Tobtenir que sur plaque daguerrienne, et les couleurs multiples s'effaçaient à la lumière blanche.
§ 4. M. Poitevin cherchait une méthode pratique permettant l'impression des couleurs sur papier et leur fixation.
§ 5. Quelle est la véritable nature du sel d'argent sensible de M. Becquerel, c'est ce qu'il est difficile d'établir. Est-ce un sous-chlorure? estce un état physique particulier du chlorure usuel? Quelle qu'elle soit, il est constant que sa nuance, dans son état le plus propice, est violette. L'auteur, voulant appliquer cette découverte à la photographie, chercha à obtenir ce chlorure sur papier; mais sa sensibilité était moindre, et il fallait trouver un moyen de l'exalter à un degré suffisant. De là, de nombreuses recherches pour arriver à connaître l'agent qui, tout en accélérant convenablement l'action de la lumière, conserverait au chlorure (262) la sensibilité polychrome. Fait bizarre, les corps réducteurs, c'est-à-dire ceux qui absorbent le chlore (252), en s'y combinant, n'ont rien produit; non plus que ceux qui fournissent, soit de l'oxygène (1055), soit du chlore (252), pourvu toutefois qu'ils n'agissent pas spontanément sur x:e chlorure d'argent violet. Les bichromates alcalins (160), l'acide chromique (289), l'azotate d'urane (998) donnent d'excellents résultats. En résumé, le papier enduit du sel d'argent en question se colore très-lentement et très-incomplètement lorsqu'on l'insole sous l'écran nuancé ; tandis que son impres^ sionnabilité est singuhèrement activée lorsqu'on le recouvre préalablement d'une solution d'un bichromate alcalin. Alors, il devient blanc dans la lumière blanche, et il prend la nuance analogue à celle de l'écran qui tamise les rayons solaires.
§ 6. Le fait nouveau que signale l'auteur peut donc s'énoncer ainsi : « l'action simultanée des sels oxygénés et de la lumière sur le chlorure d'argent (262) impressionnable par les divers rayons du spectre solaire, i» Maintenant voici en peu de mots la manipulation du procédé.
§ 7. Du papier photographique étant préalablement recouvert d'une couche de sous-chlorure violet, on applique à sa surface un liquide formé par le mélange de :
Dissolution saturée de bichromate de potasse (160). . . 1 volume.
— — de sulfate de cuivre (1368) 1 —
*— à 5 p. 100 de chlorure de potassium (276 bis), i —
IMAGE LATEfiTE. 5i
Le papier ainsi préparé est soumis à la dessiccation spontanée, à l*abri de la lumière : il se conserve sensible pendant plusieurs jours. Diaprés Fauteur, le bichromate est Tagent essentiel : le sulfate de cuivre facilite la réaction et le chlorure de potassium a pour rôle de conserver les blancs.
La durée de ilnsolation est de 5' à K^ à travers les peintures sur verre; elle dépend naturellement du degré de transparence des clichés.
§ 8. On n'obtient nettement ainsi que les couleurs rouge^ jaune et orangé; la méthode n'est pas assez certaine pour Tobtention des couleurs dépendant des rayons bleu, violet et extra-violet. Ces photographies colorées ne sont pas non plus susceptibles d* être conservées à la lumière : elles brunissent sous son action ; elles se conservent dans un album, après un lavage à Teau additionnée de bichlorure de mercure (157).
iV. B. — Gomment se fait-il que, dans une aussi longue énumératioii des travaux faits sur les images photographiques colorées, un seul nom soit omis, celui de M. Niepce de Saint-Victor? est-ce parce que depuis vingt ans il consacre tout son temps et toute son activité à la solution de ce problème? est-ce parce qu'il a remporté, dans cette même voie y toutes les grandes médailles d'honneur (les expositions internationales? est-ce parce qu'il est, enfin, plus avancé que tout le monde?
Soyons donc justes : suum cuique ! IK B.