‹ Répertoire encyclopédique de photographieChapitre 42 sur 219 · ENREGISTREMENT CONTIND ET AUTOMATIQUE · texte numérisé non relu

ENREGISTREMENT CONTIND ET AUTOMATIQUE

peut» par exemple, être toujours semblable en qualité, on emploie le moyen suivant pour obtenir une ligne de base au moyen de laquelle on puisse mesurer les écarts de courbure.

^ Une fUunme de gaz séparée est placée de façon que sa lumière, réfléchie par un prisme à travers une petite lentille cylindrique sur le dessus du cylindre, y forme un autre point de lumière qui, lui, demeure stationnaire. Or, comme le papier reçoit cette impression, il en résulte une ligne noire autour du cylindre, laquelle, quand le papier est déroulé, devient la base de laquelle les distances de la courbe sont mesurées, et leur valeur estimée.

§ 8. Afin de lire les indications ainsi obtenues, et de traduire la courbe photographique en langage ordinaire, des observations sont faites au théodolite quatre fois par jour, suivant Fancienne manière, et celles-ci donnent la valeur des indications de la courbe à ces moments précis. Puis, au moyen de ces données, on peut déduire la valeur des autres distances de la trace à la ligne de base et les mesurer au moyen d'une échelle construile exprés sur un papier.

La longueur du papier sensible, n'étant pas toujours la même, et la vitesse de Thorloge pouvant être légèrement irrégulière, il était iiécessaire d*avoir une échelle du temps au lieu de diviser simplement le papier en portions horaires.

8 9. On obtient ce résultat en occultant tout à coup la lumière pendant quelques minutes, vis-à-vis du cylindre, lequel, par conséquent, laisse une tache blanche dans la courbe. Maintenant, Tintervalie entre deux opérations semblables étant soigneusement noté, on obtient le temps égal à une certaine longueur de papier , il ne reste plus qu à le diviser, et pour cela, on a trouvé un moyen aussi facile qu'ingénieux.

On a une bande de caoutchouc vulcanisé, monté dans un châssis, lequel, au moyen d'une vis, allonge ou laisse contracter la bande ; de sorte que Féchelle marquée sur le ruban de caoutchouc voit ses divisions modifiées juste de façon qu'elles correspondent à la valeur de la longueur du temps nécessaire pour deux blancs de la courbe tracée sur le papier sensible.

§ 10. Quant à ce qui regarde la longueur absolue de la trace photographique, on peut faire qu'une variation de : 1* dans la déclinaison magnétique soit mesurée, par une trace de 12 cent, et demi sur le cylindre, et que une variation par 1 millième de la force horizontale couvre à peu prés 1 demi-cent. sur le papier, tandis que la même variation de la force verticale couvre au moins 1 cent.

Le même cylindre est arrangé de manière à recevoir les indications de deux instruments et à les accorder, parce que les lumières sont placées de façon que chaque courbe se trouve à une extrémité et la ligne de base entre les deux. Le magnétomèlre de déclinaison et le magnétométre à force horizontale enregistrent leurs variations sur le même cylindre horizontal, tandis que le magnétométre à force verticale s'enregistre sur un cylindre vertical, lequel reçoit en même temps les indications du baromètre*

§ 11. Cet enregistrement s'obtient de la manière suivante : l'instrument

si) ENIIËGISTREHEMT CONTIAO ET ADTOHITIQOI.

estimlarge tubeen forme de siphon, tel que la surrace demeurera dans la plus petite branche à ud diamètre d'au moins 3 à 3 cenlimétres. Cette surface supporte un llolteur de verre duquel s'élève une tige yerticale. Celte tige est reliée à angle droit à un levier long et léger dont la plus grande partie, comme poids, est encore équilibrée ainsi que celui du flotteur même, par un contre-poids qui ne laisse peser sur le mercure que la plus petite résistance possible.

Le baromètre est à peu près à 0',7S centimètres du cylindre enregis* treur et le point d'appui du levier est cependant encore au delà. Ce levier conduit une plaque de mica opaque devant le cylindre vertical tournant ; cette plaque porte un petit trou, à travers lequel passe la lumière photographique du bec de gaz concentré par une lentille cylindrique. De celle manière ou enregisire la hausse ou la baisse du baromètre, laquelle est amplifiée quatre fois par l'action du levier afin que les indications soient plus sensibles.

Un rayon indépendant de lumière, passant par une ouverture" fixe, trace aussi la ligne de base à partir de laquelle les hauteurs sont mesurées, tandis que quelques observations à l'œil simple servent à obtenir des points de repère.

g 12. La ligure 40 1 monlrclcs délails de l'appareil ; AB, est le baromélre;C, le cylindre; D, l'Iiorloge ; E. le levier horizontal; F, le peint d'appui; G, le conlre-poids ; II, le levier et la plaque de mica opaque.

5 13. Un autre cylindre vertical, pincé sous un appentis dans la cour de robserv.itoire, enregistre photojjraphiquement la marche du thermomètre i index sec et mouillé nu moyen d'un (rés-simple arrangement.

Le tbermométi'e est à mercure et porte une large panse |d'a peu près 1 centimètre de diamètre.

Des fils métalliques très-fins sont placés à chaque degrés sur une plaque qui porte une fente sur le devant de la colonne de mercure. La lumière du

Ëi'REUVKS POSITIVES SDR COI.LODION, SUR VERRE OPALE. 81

jet de gaz est condensée par une lentille cylindrique sur le tube du thermomètre, et lorsque le mercure hausse et baisse, il couvre ou découvre le papier sensible, et laisse sur chaque Jeuille une épaisse trace photographique qui indique la hauteur du thermomètre et qui permet de lire le degré exact que Ton peut déterminer par l'espace produit par Tinterruption des fils métalliques.

Le cylindre est plus large que les autres, ayant 55 cent, de long et 55 cent, de circonférence ; il tourne en 48 heures et n'a pas besoin de lignes de base.

64. — ÉPRBmrBS F08I11TBS SUR OOLLODION, SUR VBRRE OPALB. (Phot.) (JoHKSTON. 1865.) Voir 271, V.

§ 1. Nettoyage des glaces. Cette partie du procédé, ainsi que l'opération subséquente, qui consiste à couvrir les glaces d*albumine, exige une grande propreté. Si les glaces sont neuves, on les laisse seulement tremper pendant quelques heures dans une solution d'une partie d'acide nitrique (1002) et trois parties d'eau. Mais si elles portent déjà des épreuves, elles doivent tremper dans une dissolution concentrée de potasse (1209), dans Teau. On les y laisse plongées jusqu'à ce que les pellicules qui les couvrent puissent s'enlever entièrement au moyen d'un tempon de coton attaché au bout d'un petit bâton. Ensuite, lavez bien les plaques et abandonnez-les pendant quelques heures dans l'acide ; puis vous les rincez pour leur ôler toute trace d'acidité .et vous .les placez debout pour sécher.

§ 2. Albtiminage des glaces. Ueiiez dans un flacon de 500 gr. :

Albumine (49) 50 gr.

Eau. . . . . ... ... . . ... , . 175

Secouez vivement le liquide pendant 15' environ; laissez reposer et fîltrez-le bien clair sur. un filtre-papier (076) que vous aurez eu soin de mouiller préalablement, Au moment d'albuminer la glace, mouillez-la avec de l'eau, égouttez et versez-y l'albumine. Elle doit alors présenter une surface Usse, exempte de grumeaux et de bulles. Si une première opération n'amenait pas ce résultat, renouvelez-la jusqu'à ce que la couche n'offre plus la moindre aspérité ; vous laisserez ensuite la glace sécher debout sur du papier buvard. ...

§ 3. Si, étant complètement sèche elle présentait encore des stries ou des taches, c'est que l'opération aurait été mal faite ; il faudrait, en ce cas, humecter la glace avec un peu de la solution de potasse et la frotter pour enlever Talbumine, la bien laver ensuite et l'albuminer encore, comme il est dit § 2. Si l'opération est faite avec soin et propreté, la glace sera aussi claire que si elle n'était pas couverte d'une substance étrangère.

§ 4. Collodion :

Alcool (68) 227

Éther (657) . . 227

lodure d'ammonium (836) 2.5

lodure de cadmium (841 ) 2.5

Bromure de potassium (191) 2

Coton soluble (410) 5

R^ 5. UARS 1866.

82 LFREUVES POSITIVES SUR CULLUDlOiX, SUR VKRRE OPALE.

On modifie ces doses en raison de la consistance plus ou moins grande que Ton veut donner au collodion. Dissolvez les iodures dans Talcool et réther, puis le bromure de potassium dans une petite quantité d'eau, et ajoutez-y Talcool et Féther. Filtrez le liquide trouble et ajoutez alors le coton et une quantité de teinture d'iode (1402) sufïisante pour donner au collodion une couleur vineuse franche.

§ 5. Sensibilisation des glaces. Immergez la glace dans le bain, comme s'il s'agissait d'une plaque ordinaire. Voici le bain :

Eau l,800.gr.

Nitrate d'argent (985) 205

Dissolvez le nitrate dans les 2/3 de l'eau et ajoutez -y une solution d'iodure de potassium (8 48) dissout avec une quantité d'eau telle qu'il se forme un précipité qui ne se dissout plus au bout de 5' environ. Versez-y alors le tiers d'eau restant, filtrez bien clair et acidulez au moyen de 3,5 gr. d'acide acétique cristallisé (19) pur; essayez enfm votre bain pour vous assurer qu'il donne un effet clair et brillant, sur une glace ordinaire dans la chambre noire.

§6. Quand elle est couverte d'une pellicule d'areentsans rides ni stries, vous retirez la glace du bain d'argent et vous la lavez pendant 15'' dans la solution salée suivante :

Eau 1000 gr.

Sel soluble ordinaire (1508) . 11

§ 7. Vous lavez de nouveau pendant 50" et vous v.rsez ensuite le liquide préservateur, que vous y maintenez en faisant légèrement basculer la plaque en avant et en arrière pendant 15". Voici ce liquide préservateur :

Eau 227 gr.

Acide gallique (721). . 0,5

Acide citrique (299) *. 0,5

Cette solution et celle du développateur A seront préparées fraîchement chaque fois qu'on en fera usage, car elles perdent leurs propriétés au bout d'un jour.

Vous égouttez enfin la plaque et vous la mettez sécher debout dans une boîte absolument noire. Cette opération se fait à la lumière jaune.

§ 8. Au moment de vous servir de la glace pour faire une épreuve, vous la placez, bien sèche, dans un châssis à imprimer ordinaire, en contact avec le négatif. Vous Texposez alors à la lumière diffuse environ» 5" plus ou moins selon le cas, en tenant compte de l'intensité du négatif et de celle de la lumière. Vous portez ensuite le châssis dans le cabinet noir, vous en retirez la glace, vous la lavez quelques secondes sous un filet d'eau et vous développez.

§ 9. Déveîoppaleurs,

Eau 113 gr.

A { Acide pyrogallique (1259) 0,4

Acide citrique (299) 0,4

Page 1