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BNBBaiSTBBHENT GONTIIIU R ^UTOMATiaUB, par la

photographie, des phénomènes magnétiques et météorologiques dans les observatoires. (Th. W. BoRR, 1865) (Phot.).

§ i. Dans Finstallalion primitive de l'observatoire, tous les instruments étaient observés, toutes les deux heures, et pendant certains jours de Tannée toutes les heures, ce qui produisait un travail fastidieux et faisait perdre beaucoup de temps, même en supposant que les observations fussent ponctuellement faites, il était évident que beaucoup de phénomènes très-importants devaient échapper à Tobservation pendant rintervalle des deux heures, spécialement dans Tune des tempêtes magnétiques. Par conséquent il était vivement à désirer que Ton trouvât un système d'enregistrement continu et automatique. La photographie pouvait seule résoudre ce problème, tout aussi bien pour la variation des instruments magnétiques, que pour le baromètre et le thermomètre.

8 2. Le procédé employé est celui du papier négatif (1047), et laissant décote, pour le moment, les détails de cette préparation, nous n'allons nous occuper que des arrangements, mécaniques adoptées.

Les feuilles de papier, une fois convenablement sensibilisées, sont collées sur des cylindres de verre qui ne sont autre chose que les cloches de verre qui servent à couvrir les objets d'art. Ceux dont on fait usage ont 0'",50 de long sur O^ySC de circonférence. Chaque globe est mastiqué dans un chapeau de cuivre portant un pivot saillant à son centre.

Celte pointe et le bout hémisphérique du cylindre reposent sur des rouleaux de frottement, dans le cas d'un cvlindre horizontal, et un fil venant du pivot courbé en forme de manivelle, passe dans un trou de l'aiguille de* heures d'une forte horloge, îiu moyen de laquelle ce cyhndre fait sa rotation uniforme en 24 heures.

. § 3. Dans le cas d'un cylindre vertical, Thorloge est placée au-dessus de la cloche de verre et l'arrangement pour la rotation de son axe est le même.

Quand le papier préparé est enroulé sur le cylindre, il est couvert par une autre cloche un peu plus grande, et les deux sont assujettis par un ruban humide autour de l'ouverture et un peu de ouate mouillée pla- ^e dans la partie sphérique du globe, pour maintenir le papier humide.

L'enregistrement des aimants est obtenu au moyen d'un rayon de lumière s'échappant d'une très-petite fente pratiquée dans la cheminée d'un bec de gaz placé un peu en dehors de la ligne qui joindrait l'aimant au

78 ËNHEGISTREKEHT CO^TIII(I ET àHTOMàTlODE.

cylindre tournant, et tombant sur un miroir concave faisant partie de t'ippareil et suspendu à l'aimant, et par conséquent se mouvant avec lui.

§ i. Cet arrangement a pour but de faire convei^er le rayon de lumière à peu près au centre du cylindre, à une distance de 5* ,1)0 environ, oik il tombe sur une lentille cylindrique plan-convexe, ayant son aie parallèle à Taxe du cylindre, ce qui fait que l'image de la fente est réduite i un potnl net ou pinceau lumineux.

L'aiguille magnétique, se mouvant en azimut, produit un point de lumière très-vive qui se porte sur cette lentille, et comme le papief «écute sa révolution sous celle lumière, elle produit, par sa puissance actinique, une ligne continue autour du cylindre, déviant à droite et à gauche et indiquant ainsi les mouvements boriionlaui de l'aiguille magnétique.

§ 5. La lig. 463 indique seulement les principales parties de cet arrangement. A B est Taigiiille magnétique, C le cylindre, S l'horioge, E la flamme, F le miroir, G la lentille cylindrique et H In trace photographique.

Dans le commencement, on se servait d'une lampe à ramphine pour obtenir la lumière photographique, mais, depuis quelques années, on lui a substitué le gaz naphtalisé qui est aussi puissant et plus commode. Le gai, avant d'arriver au bec, traverse une boîte divisée en compartiments remplis de naphte (965) légèrement chauffé au bain-marie par une petite flamme.

§ 6. Chaque cylindre est couvert d'une double botle en zinc noirci poi^ tant des fentes dans la direction de leurs axes vertical ou horizontal suivant le cas, et en avant desquels est placé la lenlille cylindrique. La course tout entière du rayon lumineuï de !a flamme à l'aiguille magnétique, el de celle-ci au cylindre est également renfermée dans le lube de linc noirci, empêchant toute luroière extérieure.

§ 7. Comme aucun des cylindres de verre ne peut être supposé ni de forme parfaite, ni tourner tout a fait symétriquement, comme le papier ne

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