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ALUM SODIQUE. [Chim,) Voir 115, VI

87. —ALUNS DES BASES ISOMORPHES AVEC L'ALUMINE. (Chim.) Voir 115, VI, § 4.

88. — APPAREIL ÉCONOMIQUE POUR ALBUMINER OU SENSI- BILISER DES PAPIERS A GRANDES SURFACES. (J. H. Greatbe>. 1865). (Chim.) Voir 907 - 51, III.

lii I. iNous arrivons au moment où les opérateurs ne sont plus salLst'î*its fi«is résultats obtenus en faisant /lotter les feuilles de papier sur les dissolutions salées, sur Talbumine (46), ou les autres composés. On reproche à cette méthode, surtout quand les feuilles employées sont de grandes dimensions , de produire des résultats d'une très-grande irrégularité, et d'augmenter énormément la dépense, surtout en ce qui concerne les bains d'argent (985), tant par les filtrages répétés, que par les décolorations au moyen du kaolin, l'emploi de très-grandes cuvettes, les transvasements pour verser et serrer le bain, etc.

§ 2. Il est donc très-important de trouver un système qui donne de Tégalité dans les résultats tout en diminuant, si faire se peut, la dépense. Supposons que nous commencions à travailler avec un bain de :

Eau distillée 100 gr.

Nitrate d'argent (985) 18 à 20

Tout le monde sait qu'après que nous aurons sensibilisé un certain D#ifare de feuilles de papier, en pesant le bain, nous ne le trouverons plus 'p'à 10 ou 12 pour 100. De là survient une très-grande différence dan s les épreuves positives que Ton tire du même négatif, différence qui se reproduit, un peu plus tard encore, par les tons différents qu'elles revêtent dans- les bains de virage. f '

N'en est-il pas de même dans le travail de l'opérateur qui albumine une rame de papier? S'il pesait, de temps à autre, son albumine, il se rendrait facilement compte qu'elle ne demeure pas toujours semblable à elle-même.

§ 5. Autre défaut : soit en salant, soit en sensibilisant le papier, on le prend par un coin ou par l'autre, on le suspend de même, et une moitié de la feuille se trouve ainsi plus chargés que l'autre, parce que la surface liquide s égoutte toujours par en bas, et que la nature absorbante du papier

APPAHEIL ÉCOMOHIQOE FOUR ALBIIHIMEH E

relient beaucoup plus de liquide que la surface n'en laisse écouler. Il résulte de là qu'il y a une plus forte proportion de chlorure d'argent lormée sur cet endroit que sur le haut, et qu'il se produit, naturellement, encoredeu\ espèces d'images qu'aucun soin et qu'aucun art ne peuvent empêcher d'élre dissemblables.

g 4. le seul moyen d'obvier à ces inconvénients est de recourir à une combinaison mécanique simple et peu coûteuse par elle-même, et capable de perfectionnement entre les mains d'un homme ingénieux. Cette machine remplit pariàîtanent le but et anéantit toutes les causes d'insuccès que nous venons d'énumérer.

Il suffit d'une très^petite modification pour la rendre apte à saicr, à albuminer, à sen^biliser ou à collodionner des feuilles de papier de n'im-

porte quelle grandeur.

^ '•>. L'appareil consiste eu deux moi ci^aux dt ghxv qiuiïse (lig. 4U'.I) !ill,RG : ces tringles ont de 6 à 7 centimètres de large sur la lenteur DS que l'on veut (fig. 4GK), suirant la dimension du papier dont on fait usage. Us deux bords doivent être droits comme ceux d'une régie de maçon ou les c4lés d'un rouleau parallèle. Il faut, en outre , deux ou trois coins de verre exactement semblables, un pour chaque extrémité et un pour le milieu, mais celui-ci à moitié.

§ S' Ces coins, étant bien collés h leurs places, forment ainsi un prisme «■eux ou un llaconde verre triangulaire : le dessus ABC (/îj. *68} sera couvert par le même moyen que la fermeture hermétique des cuvettes verticales en terre pour collodion(45t fer), et àuneexirémilé sera faite une ouverture percéeàtraversun des triangles déglace. Ce qui vaut mieux encore, c'est de le remplacer par un goulot de bouteille convenablement coupé l> pour verser le liquide : en outre, près d'une extrémité, à la distance d'une longueur do doigt, sur le couvercle, on placera une petite soiipape comme une clef (l'accordéon.

Quand on pressera sur celle soupape, l'air qui entrera permeltra au liquide de couler par ailleurs sur le papier, parce que les coins triangulâresauront été collés de manière à laisser, en R (Dg. 409), une fente d'une égale épabseur partout, soit de un demi-millimètre sur la longueur entre les r^les. Le tout est âoigneusonent poli afin de ne paint ègratigner le papier.

§ 7. Pour se servir ie cet instrument, l'opérateur place derant lui nne plaque de *erre sous un angle convenable. Le bord supérieur du papier n «iisibiliser est attaché sur le dessus du verre, puis on met dans le flacon

iOD CAl'.nONATtb DE ZINC.

une quantité suftisanle de solution et on le Terme. On place alors le bord ou Tangle de l'instrument au-dessus jusqu'à ce qu'il soit appliqué sur le papier.

Il est bon de mettre au bas de la feuille une bande de papier buvard, quoique ce ne soit pas absolument nécessaire, parce que le liquide cesse de couler au moment où la soupape refermée empêche Tair d'entrer. Placez alors le tranchant sur le papier, faites mouvoir l'instrument une fois ou deux en travers pour vous assurer que la surface se mouille bien partout par le liquide et ramenez-le vers vous. Il en résultera un? couche trèségale du liquide recouvrant la surface entière du papier, et cela avec une iorce de solution toujours égale.

§ 8. Au lieu de suspendre la feuille, laissez-la séchez à plat, ce qui aura lieu promptemeut, la couche étant mince et la solution d'argent concentrée. Il n'est plus besoin, avec cela, de cuvetles, de filtres, de kaolin, ni du reste des appareils ordinaires. .

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