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ÉPREUVES POSITIVES FARINEUSES SUR PAPIER. (A

HoGHEs, 1865), (Phot.) Voir85,IV.

§ 1 . Les accidents qui se présentent dans les tirages photographiques sont très-nombreux; Tun des principaux est, sans contredit, Taspect farineux des épreuves. Il est causé soit par du papier défectueux, soit par un mauvais bain d'argent (130) ou par un bain de virage inactif. Mais, sans contredit, la plupart des cas semblables doivent être attribués à la sensibilisation et au virage.

Le bain d'argent peut être trop faible pour se trouver en relation cor-

lOG KPREDVES POSITIVES FARINEUSES SUU PAPIER.

recte avec la salure du papier; dans ce cas, il est souvent cause de granulations marquées.

§ 2. Le bain d'argent peut encore attaquer d'une autre manière les épreuves quand il dissout partiellement Talbumine (46). Ainsi on voit des exemples de nitrate d'argent de forme suspecte. Les cristaux ont une apparence effleurie particulière; la solution cependant est neutre au papier de tournesol ; aussi dissout-il partiellement l'albumine et quand le papier est suspendu à sécher, Falbumine coule en traînées à sa surface. Les épreuves viennent naturellement au virage très-inégales et farineuses. On dirait, à les voir, qu'en albuminant le papier, on y a laissé de nombreuses places vides.

Un autre exemple de nitrate d'argent acide au papier d'essai a produit, au contraire, de bonnes épreuves.

§ 5. Quanta ce qui regarde l'aspect farineux dû à un virage imparfait, ce n'est cependant pas le nombre de formules qui manque pour ces bains, car la variété est grande des sels que Ton a employés pour neutraliser le chlorure d'or (275). L'acétate de soude (U) est décidément celui qui réussit le mieux, mais tous les opérateurs n'en sont pas également contents.

L'avantage que l'on suppose au carbonate de soude (209 te)') est qu'il peut servir tout d'abord, mais aussi l'or se précipite quand on commence ce bain de virage.

§ 4. Les acétates de soude et de chaux (10) ou même le chlorure de chaux (268) paraissent prévenir cette précipitation, mais tous, plus ou moins, doivent être mis en présence de l'or quelque temps avant que le bain soit prêt à servir. Si les bains formés par ces sels ne sont pas assez mûrs, alors l'aspect iarineux est produit.

On est encore à désirer un bain de virage qui puisse être complètement fait, pendant le travail, pour servir de suite et qui cependant puisse se conserver.

§ 5. Le tungslate de soude (221,V) paraît réunir ces avantages et semble décidément préférable à tous les autres sels dont on s'est servi jusqu'à présent. Le bain peut servir de suite; il se conserve, et il est, de tous, le moins susceptible de produire l'aspect farineux. Pour composer ce bain, prenez du chlorure d'or que vous neutralisez complètement au moyen du tungstate de soude; ajoutez alors 2 gr. 60 de tungstate à chaque gr. fi d'or ; délayez avec de l'eau distillée bouillante et quand le liquide sera froid, le bain sera prêt à servir. Pour renforcer ce bain de virage, l'or peut être simplement neutralisé par le tungstate. L'excès n'en est pas nécessaire. •

Ce bain se conserve et peut être renforcé de jour en jour, suivant le besoin, à l'infini.

§ 6. Tout le monde se plaint que les acétates, phosphates et autres sels organiques, produisant le virage, ne peuvent supporter une certaine chaleur sans perdre leur richesse. Si la cause en est que ces sels sont organiques, le tungstate de soude, étant inorganique, résout cette difllcnlté.

ÉPREUVES POSITIVES SUR TOILES A PEINDUE. l07

Au moyen de ce bain, gr. 06 de chlorure d'or a pu donner un riche Ion pourpre violacé à une feuille et un quart de papier de tient e-deux caries à la feuille.

97.— ÉPREUVES POSITIVES SUR TOILES A PEINDRE, agrandies au moyen de la chambre Moime(Phot.) (G. Waldack 1865), Yoir 10, 48, 246 IV. — 252 V.

§ 1 . Depuis que Ton a obtenu les premières épreuves agrandies sur papier, les opérateurs ont souvent cherché les moyens de produire les mêmes , épreuves sur la toile des peintres. Les premiers essais se firent en salant et sensibilisant la toile comme le papier ordinaire, mais la couche de blanc decéruse (521, V) dont la toile est couverte, n'étant point une substance poreuse, les épreuves obtenues étaient très-mauvaises.

§ 2. On essaya ensuite une modification du procédé de Talbumine sur \erre. La toile était lavée avec un alcali (1209), couverte d'albumine iodurée, sensibilisée, développée à Tacide gallique (721), et enfin fixée à Thyposulfite (795). Cette méthode donna de beaux résultats, mais les inconvénients devaient bientôt *se manifester par suite du craquètement ou du détachement de la couche d'albumine, après que l'épreuve était coloriée.

§ 5. L'auteur de cet article proposa enfin (1 , IV ) de substituer à la couche d'aibumine (46) une fine couche de gélatine (723) et trouva ainsi im résultat heureux dont la méthode suivante n'est que le perfectionnement. 11 pouwit paraître probable que, de même que l'albumine, la gélatine laisserait sur la toile à peindre une peincule capable de se soulever, de se Craqueter et enfin de tomber. Heureusement il n'en est rien ; tandis que la pellicule d'albumine est cornée et comme parcheminée, par conséquent adhérant très-imparfaitement, la couche de gélatine se montre poreuse et très-adhérente, laissant la toile dans le même état qu'avant.

§ 4. Peinture de la toile. — Les diverses espèces de toiles donnent des résultats différents. Quelques-unes se nettoient très-facilement quand on les frotte avec un morceau de flanelle imbibé d'alcool ; d'autres ont besoin d'être frottées avec une éponge et de l'eau de savon à laquelle on ajoute de l'alcali. Certaines variétés exigent une pose plus longue que d'autres, et toujours les échantillons divers donnent des images dissemblables.

Pour opérer avec uniformité et obtenir lej meilleurs résultats possibles, il est nécessaire de donner à la toile une couche de peinture toujours préparée de la même manière. La peinture qui nous a semblé remplir le mieux notre but est composée de:

Blanc de céruse (321, V) 500 gr.

broyé à l'huile et auquel on ajoute :

Essence de térébenthine (644) ou huile de pétrole. . 250 gr.

La benzine (152) raffinée et celle qui est obtenue de la houille sont trop \olatiles. Le blanc de plomb (30,V) est la meilleure matière, et d'ailleurs il ^st d'un usage commun ; on l'achète en baril. On mêle bien la céruse et

108 ÉPREUVES POTITIVES SUR TOILES A PSINDRE.

la térébenthine, puis le mélange est passé à travers une grosse étoffe et appliqué au moyen d'un pinceau plat à vernir.

Au bout de deux ou trois jours, la peinture est parfaitement sèdie et la toile prête pour opérer.

§ 5. Nettoyage de la toile. — La toile est frottée avec un morceau de flanelle imbibé d'alcool (68) . L'objet de ce traitement est d'enlever les graisses qui peuvent se trouver, afin que la solution iodurante adhère parfaitement partout. Le frottement se fait doucement, pour ne pas enlever la couche de peinture; il suffit de passer à la même place deux ou trois fois, après quoi on essuie au moyen d une flanelle propre.

§ 6. loduration de la toile.

On peut employer l'une quelconque des deux formules suivantes:

Gélatine (725) 12 gr. 50

lodure de potassium . (848) 25 . »

A I Bromure de potassium (191) 6 . 25

Chlorure d'ammonium (261) 6 . 25

Eau 2 lit. 1/2

Gélatine 12 gr. 30

g I lodure de potassium 25 . »

Bromure de potassium. ...... 12 . 50

Eau 2 lit. 1/2

On emploie la première solution quand le négatif est fin et la seconde quand il est intense.

§ 7. On laisse tremper la gélatine dans Teau jusqu'à ce qu'elle soit devenue molle. Elle est alors dissoute par l'application d'une douce chaleur; on ajoute les autres ingrédients, puis on filtre le tout à travers une toirffe de coton en laine, préalablement mouillée d'alcool.

On applique la solution iodurante au moyen d'un pinceau plat et l'on met la toile sécher dans une chambre chaude, loin de la poussière. Si la couche sèche en lignes, la faute en est au nettoyage. Il faut alors tout enlever au moyen d'un lavage à l'eau chaude et nettoyer à nouveau.

§ 8. Sensibilisation de la toile.

On emploie la formule qui suit pour la composition des bains sensibilisateurs :

Nitrate d'argent (983) 50 gr.

Eau distillée 500

Acide acétique 60

On peut se servir très-économiquement pour ce procédé des vieux bains employés pour le collodion, que l'on réduit à une force suffisante par févaporation, et auxquels on ajoute de l'acide acétique.

Il est impossible d'appliquer au coton la solution argentique parce que la couche si fine de gélatine serait emportée. Il faut procéder de la manière suivante : faites en noyer un châssis carré épais de 2 c. 50, haut de 6 c. 50 et de la grandeur de la toile ; donnez-lui plusieurs couches de vernis épais à la gomme laque (758).

ÉIT.EUVES POSITIVES SUR TOILES A TEINDRE. 1 Ul)

§ 9. Prenez alors un tube de caoutchouc de i à 2 centimètres de largeur, passez-le dans une mixture chaude de cire (295) et de térébenthine (essence), laissez-le sécher et clouez-le tout autour du châssis en dehors, au moyen de fortes pointes de i centimètre de long, passant ces pointes dans la surface intérieure afln que la solution dVgent ne puisse se trouver en contact avec le fer.

Mettez alors la toile sur le tube et la faites adhérer au châssis par le moyen de pinces ou de presses à main en bois. Le tout formera une cuvette dont la toile fait le fond, et qui ne peut fuir parce que le tube de caoutchouc intercepte toutes les issues.

Pour sensibiliser la toile, inclinez-la sous un angle de 4b% versez la solution dans la partie la plus basse de cette espèce de cuvette, et, ramenant le tout à la position horizontale, faites que le liquide couvre, d'un sçul coup, toutela surface. Maintenez-le en mouvement doucement pendant 3' à ht et reversez dans le flacon. La toile est, dès ce moment, prête à exposer.

La solution d*argent ne peut servir qu'une fois, parce qu'elle est troublée par le contact de la gélatine et ne donnerait plus que des épreuves voilées. Il faut la précipiter.

§10. Tew^s dépose.

On a dû mettre au point avant de sensibiliser la toile; on la pose alors à Sfl'placeet on admet la lumière dans Tinstrument. Le temps d'exposition varie considérablement. Il dépend de la force de la lumière, de l'intensité du négatif, de la proportion de l'agrandissement et de la formule employée pour i'ioduration. La formule B§ 5, qui ne contient pas de chlorure d'ammonium, produit une surface plus sensible, et est, par conséquent, préférable avec ses négatifs intenses.

En général, il faut prolonger l'exposition jusqu'à ce que l'image soit en partie visible. Si le négatif est intense, il est bon que l'image soit parfaitement marquée, mais quand il est très-faible, il faut procéder au développement dès que Ton aperçoit la plus légère trace de l'épreuve. Quand les négatifs sont faits en vue de ce genre de travail, ils doivent être clairs et transparents dans les ombres, et sans épaisseur dans les grandes lumières; ce sont là les négatifs qui donnent les meilleures épreuves.

On peut faire ces épreuves sur toile en 5", tandis que quelquefois il faut poser 8' à 1 iV : l'expérience seule peut guider.

§ il. Développement de Vimage.

L'image est développée au moyen d'une solution d'acide gallique (721) légèrement acidulée par l'acide acétique. La force de cette solution doit varier suivant la température. En été, il faut diluer, de son volume d'eau, la solution saturée ; tandis qu'en hiver elle n'est pas trop forte. Au surplu ceci importe peu, car le seul désagrément qui ressort de remploi d'une solution trop faible, c'est que Timage vient très-lentement.

Pour répandre sur la toile la solution d'acide gallique (721), on emploie le même moyen que pour le bain d'argent. Et si, par suite de manque de pose ou pour toute autre raison, le développement marche trop lentement, on peut l'activer en y ajoutant un peu de solution d'argent et quelques

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