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ÉPREUVES POSITIVES TRANSPARENTES AD CHARBON, SUR TALC

gouttes dîme solution d'acétate d'ammoniaque (8) ou d^acétate de soude (14).

11 faut arrêtersitôt que l'image est tout à fait venue, en y ajoutant quelques centimètres cubes d'eau salée ordinaire. On lave alors la toile et Ton procède à Topération finale.

§ 12. Fixage et vernis.

Le fixage s'exécute au moyen de la solution habituelle :

Hyposulfite de soude (795) 250 gr.

liau 1 litre.

Il faut ne procéder à cette opération que quand la toile est détachée du châssis à cuvette , car si quelque trace d'hyposuliite se conservait dans le bois, dans le tube ou ailleurs, l'épreuve suivante serait tachée, la toile devenant parfaitement noire sous l'application du développement.

La solution d'hyposulfite est promenée quelques minutes sur la surface, puis l'épreuve est lavée à grande eau, 5' à 10', sous un robinet.

§ 13. L'épreuve terminée, le châssis est lavé, au moyen d'une éponge, li abord à l'eau dp savon, puis avec une très-faible solution de cyanure dr potassium (450), l'nfln rinoé abondamment dans l'eau pure et mis à sécher.

Une toile qui a servi est également nettoyée au savon et au cyanure: ou peut encore peindre dessus, car la solution de cyanure emporte général«'uient l'ouvrage.

La quantité de bain d'argent qu une pratique soigneuse rend suffisante, pour une épreuve de 75* X 1"> est de 250 à 500 gr.

M. - ÉPREUTES P0SITITI8 TRANSPARBNTES AU GHABBOM, BDRTALO, pour la lanterne manque. (W. WoODBURT, 1865), (Pfu>t») Voir 77, 190, IV. — 337, V.

§ 1* On peut faire de très-belles épreuves positives transparentes en toutes couleurs, pour la lanterne magique, de la manière suivante. Procurez-vous des feuilles de talc (1597) d'environ de 8 à 10 centimètres de côté et place2-]es par 4 ou par 6 sur une feuille de verre de 25" x 50'; mouillez-les pour les faire adhérer et faites que les côtés se touchent.

§ 2. Préparez alors une solution de gélatine bichromatée suivant le procédé Swan (551, V), et colorée soit par la poudre de charbon (229), soit par tout autre pigment; ayez soin seulement de forcer un peu la proportion de matière colorante, de peur que l'épreuve obtenue soit trop fine et trop faible. Couvrez, de cette solution, les feuilles de talc réunies et laissez le tout sécher*

§ 5. Enlevez alors les feuilles de talc de dessus la glace et exposez-les sous des négatifs, lavez dans l'eau chaude et terminez comme d'habitude pour les procédés au charbon. Le résultat sera une série de fines épreuves sur talc, que vous pouvez couvrir ou monter avec des morceaux de glaces fines de même grandeur, entre lesquelles l'image sera à l'abri.

On pourrait, à la rigueur, opérer le même résultat au moyen des procédés sur collodion*

FERRO-GÉLATIKE. 111

§ 4. Le talc, dans ce procédé, remplace le collodion des procédés Swaii, sur lequel il possède plusieurs avantages ; car si ce n'était la question de prix, on pourrait très-bien remployer pour les épreuves au charbon sur papier, auquel cas rien n'empêcherait de le monter, ce qui donnerait à répreuve terminée une surface émaillée.

M. — FBRRO-OÉLATmB pour le développement des épreuves sur collodion. (Bniembie des prooèdés.) (D' Kletn, 1866). (Phol.) Voir 327, 528, V.

§ 1 . L'emploi d'un développateur organico-fernigineux est une des coii- (|»ètesles plus intéressantes de la photographie contemporaine, soit qu'on W considère au point de vue de l'économie, soit surtout qu'on Tenvisage au point de vue des résultats. T/est ce qui nous engage à passer ici rapidement en revue les diverses transformations qua subies le procédé primitif •le M. Carey Lea qui, le premier, publia dans le PhiladelphiaPhotograplier, le résultat des recherches théoriques qu'il avait entreprises sur l'introduction d'une matière organique dans le développement ferrugineux, et d'où surgit un jour le procédé actuel de développement au fer gélatine. La formule primitive du procédé comportait les opérations suivantes :

§ 2. On dissolvait à une chaleur très-douce :

Bonne gélatine (725) 50 gr.

dans: Ëau > . 60

ajoutez :

Acide nitrique (1002) 28

Quand la combinaison de Facide et de la gélatine est complète» on y jette de la limaille de fer en excès, pour s^assurer qu*il ne reste plus d'acide solfurique (1580) libre; on ajoute un peu d'acétate de soude (14) (2 grammes suffisent), puis on filtre et on dilue jusqu'à 450 gr.

§ 5. Ce procédé fut un peu modifié et remplacé par le suivâTnt :

Acide sulfurique (1580) 50 gr*

Eau 90

Quand ce mélange est refroidi on y dissout ù chaud :

Gélatine (725) . . 50

Puis on met de la limaille de fer en excès, on laisse reposer et, apiés addition d'un peu d'acétate de soude, (14) on filtre et on étend le liquide jusqu'à 450 gr.

§ 4. Très-peu de temps après, une nouvelle modification fut proposée

1 J ""l FERHO-GÉLATliNE .

par Hughes Jabez, qui simplifiait avantageusement les formules de M. Carey Lea. Voyez 295, V.

Ce procédé se rapprochait beaucoup de celui que M. Blanchard avait publié quelques années auparavant, en substituant la glycérine (755) à Tacide acétique (19), et qui fournit d'excellents résultats dans un temps.

§ 5. M K. Cherrill vint à son tour proposer les recettes suivantes : parlant de celte observation que M. Carey Lea formait, dans son bain, une substance particulière nommée glycosine (755, 08, 111), dont M. Ch rrill donnait la préparation, il conseilla de nouvelles formules. Voici d'abord comment il préparait la glvcosine : on met dans un vase de verre (V. 55,

Gélatine (725) 12 gr.

avec très-peu d'eau: on ajoute de l'acide sulfurique (1580) concentré; la température s'élève à mesure que l'addition d'acide a lieu : en 5' environ, toute la gélatine est décomposée, il reste un liquide brun (sans doute coloré par un reste de carbone) (210), qu'on dilue au quintuple de son volume avec de Teau rendue alcaline au moyen d'un peu d'ammoniaque (90). La quantité deglycosine convertie étant fixée par le calcul, on prépare le développateur de la manière suivante :

Protosulfalede fer (1250) 4 gr.

Acide acétique cristallisable (4 9) 2"

Glycosine (55, VI) 0",12

Alcool (68) 1«

Eau 60 gr.

L'auteur lui-même publia en même temps une autre formule :

Fer 8 gr.

Acide acétique (19) 5"

Gélatine (725) 0^4

Glycosine (31, VI) 0^25

Eau -GOgr.

Cette seconde solution n'avait qu'un avantage sur la première, c'était d'être plus fluide. ■— L'acide sulfurique ajouté chaud à la gélatine doit toujours, semble-t-il , donner de la glycosine : la formule chimique de celle-ci est Cfl^NO*.

( L a suite au prochain n uméro . )

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