ABERRÂTIOnS DB8 OBJECTIFS PHOTOORAPHiainiS
(OënéralHës tur les oinq). (Van Monckhotbn, 1866.) (Opt) Voir 1,2 — 268,269,111; — 123, IV.
§ 1 . L'étude des cinq aberralions différentes qui peuvent affecter, et qui affectent constamment et dans des limites diverses tous les objectifs photographiques, est extrêmement importante, et, s'il n'est pas toujours facile de se rendre compte de celle qui domine et d'en déterminer la valeur, il est toujours utile au photographe d'en connaître, au moins sommairement, la cause, la marche et les effets.
§ 2. Un point rayonnant (de couleur simple) étant situé à Tinfîni sur Taxe d'une lentille convergente (876), émet des Tayons parallèles qui, en émergeant de la lentille, ne concourent pas à un même point de Taxe ; aussi l'image du point est-elle entourée d'un cercle de lumière diffuse, nommé cercle d'aberration sphérique (2 —269, III). Le point est-il situé de quelques degrés hors de l'axe, le cercle d'aberration devient elliptique; et le point est-il situé très-obliquement, l'image du point prend la forme d'une comète. Nous avons examiné avec soin les conditions nécessaires pour réduire cette aberration sphérique au minimum par remploi du diaphragme (502), ou mieux par l'adjonction, à la lentille convergente, d'une lentille divergente de rayons de courbure appropriés qui rend l'ensemble O'Planétique, c'est-à-dire exempt d'aberration sphérique suivant l'axe.
§ 3. Le point rayonnant n'est-il pas de couleur simple, est-il blanc» W exemple, pour un rayon incident tombant sur la lentille, il y a plusieurs rayons réfractés, de couleur différente, qui coupent l'axe en des points
K^ e. JUIN 1806. a
162 APPABEIi SIMPLE POUR PRODUIRE LE GA2 OITHTOBIQUE.
différents, phénomène qui a reçu le nom Ôi aberration cJiromatique, et que Ton corrige par l'ac^onction à la lentille convergente d'une lentille divergente, formée d'une autre espèce de verre de rayons de courbure convenable, liais une lentille achromatique pour les rayons incidents parallèles à son aie ne saurait Tétre pour les rayons obliques à cet axe, el Topticien doit dèâf lors résoudre le problème de réduire raberratioti chromatique au minimum pour le dernier cas, tout en Tannulant pour le premier^ ce que nous examinerons en détail.
§ 4. Si, au lieu d'un point rayonnant placé à Tinfîni, nous prenons pour exemple un plan situé à l'infini, et si nous réduisons la lentille à un centre optique, nous trouverons que l'image au foyer de la lentille ne saurait être reçue sur un plan, mais qu'il faudrait la recevoir sur une surface courbe. C'est Yaberration de forme ou courbure du champ (123, IV). De plus, les deux méridiens de la lentille ont, pour les pinceaux obliques à son axe, des distances focales différentes ; de là deux champs courbes différents, aberration qui a reçu le nom d'astigmation (275, III).
§ 5. Enfin, une dernière aberration résulte de l'épaisseur de la lentille et de la position du diaphragme, dont l'effet est de courber dans l'image les droites de l'objet à reproduire, aberration qui a reçu le nom de distortion (282, lïl).
§ 6. Toutes ces aberrations sont dites positives quand elles s'appliquent aux lentilles convergentes simples, négatives aux lentilles divergentes simples. Toutes se corrigent dans un système optique (qui, dans la pratique, est toujours convergent) composé d'un assemblage de lentilles divergentes et convergentes ; mais les corrections peuvent être outre-passées ou insuffisantes, et alors les aberrations peuvent être, pour un système optique convergent, soit positives, soit négatives.
16ê. — AFPAIBLnUMSIfT irUN GLIGBÉ NÉGATIF, sur ooUoâion, TROP IHTSnSB. (Chim.) Voir 188, YI, § 10.
167. -> AFFADUS8BMEMT D'UN NÉGATIF TROP POUSSÉ. (Phot.) Voir 972.
§ 1. Il arrive souvent que des clichés sont l'objet d*un développement tellement exagéré qu'ils ne peuvent plus servir à rien. Il est facile, dans ce cas, de les réduire et de les remettre en un état convenable pour le tirage par le procédé suivant : commencez par enlever, à l'aide de l'alcool (68), le vernis qui recouvre la glace, puis lavez-la soigneusement.
§ 2. Gela fait, immergez le cliché dans une grande cuvette d'eau conte* nant, par litres, 4 gouttes de pernitrate de mercure (191 , VI), puis procédex à un nouveau développement; séchez ensuite et vernissez comme précédemment.
§ 3. Le pernitrate agit lentement, et on doit pt*blonger son action jusqu'à ce que le cliché tout entier soit dans un état convenable i
16S. — APPARUL SIMPLE POUR PRODUIBB liB GAZ OSTST- DRIQUE. (Chim.) Voir 540, V.
IPPAREIL SIKI-Le POnn PRODCIBB le gaz OITHÏDRIUSI. 145
g 1. L'appareil conuste en deux flacons ordiniirea, i large goiikit et à fond plat, A et B. Ils sont fermés de fins bouchons, ou prérérablement de fermetures en caoutchouc, et, comme. dans le cas des flacons ordinaires 1 produire les gaz, chaque bouchon est percé de deux trous, dans lesquels
les tubes de verre sont insérés.
§ 3. Le flacon A contient de l'acide sulfurique dilué (1580), et B le zinc (t5î5) sous forme de morceaux granulés ou de tournures, de manière à présenter une lai^e surface a l'aclion de Vacide. La figure 476 montre l'arrangement des tubes. C, E, G et H sont des morceaux de forts tubes de verre, D, F etO des tubes de caoutchouc (205 Ur). Le mode d'action est le suivant : l'acide a;fant été mis dans le flacon A et le zinc en B. en appliquant la bouche à rexti-émité du tube de caoutchouc et soufflant, l'acide passe de A en B.
Pig.*76.
g 5. AussitM que tes tubes R, D et G SMit remplis d'acide, le flacon A doit être placé sur quelque support élevé, ce que la flexibilité des tubes de caoutchouc rend facile. Le flacm d'acide étant ainsi plus haut que le Sicon au rânc, l'acide continue i couler de A en B, et, venant au contact du zinc granulé, l'hydrogène est immédiatement et abondamment d^agé ; aussi commence-t-il a sortir par le tube F, qui doit porter une soupape à fis ou un robinet d'arrêt pour déterminer la quantité de gaz que l'on veut produire.
S 4. Si, par le moyen d'un de ces deux appareils, le tube F est trop terme pour l'émission du gaz, la force élastique de ce gaz renfermé dans le flacon B agira immédialement sur la surface de l'acide, lequel sera alors renvoyé dans le flacon A; par conséquent, le gaz cessera d'être engendré jusqu'à ce que le tube F soit de nouveau ouvert, ce qui permet à la for* ■nation de l'hydrogène (786) de reprendre son cours.
g 5. Il est facile de se rendre compte que plus le flacon A est placé haut au-dessus de B, plus grande est la pri^ssion du gaz ; par conséquent, la possibilité d'augmenter la pression dépend surtout de la longueur du tube D de caoutchouc.
Le but de la petite partie du tube de] caoutchouc, placée à la fm du tube de verre C, est de produire une pression un peu plus forte que celle qu'on peut obtenir par la force de granté>
i64 ARfiEHTACÉTlLE.
lee. — AMBNTACStTTU, G^Ag'H. (Bbrthklot, 1866.) (Chim.)
§ 1 . Les combinaisons argentiques d'acétylène^ dérivent d'un radical C'Ag'H, ou argenlacétyle.
L'oxyde d'argentacétyle (C*Ag*H)0 est le précipité qui se forme en faisant passer l'acétylène à travers le nitrate d'argent anmioniacal (212, Y), et en lavant avec de l'ammoniaque caustique (90).
§ 2. Le chlorure d'argentacétyle (G*Ag*H)Gl a été obtenu au moyen du chlorure d'argent dissous dans un léger excès d'anmioniaque. C'est un précipité blanc, caséeux, analogue au chlorure d'argent (262), mais insoluble dans Tammoniaque. L'acide chlorhydrique bouillant (254) en dégage racétylène, réaction qu'il exerce également sur tous les composés suivants. L'acide nitrique (1002) bouillant transforme le chlorure d'argentacétyle en chlorure d'argent (262) soluble dans l'ammoniaque ; en même temps, il dissout une quantité d'argent sensiblement égale à celle qui est contenue dans le chlorure d'argent régénéré.
§ 5. Le sulfate d'argentacétyle s'obtient au moyen du sulfate d'argent (218,111) légèrement ammoniacal; il est blanc, caséeux, etc. L'acide nitrique bouillant régénère l'acide sulfurique (1380).
§ 4. lie phosphate d'argentacétyle est jaune foncé, altérable par la lumière. L'acide nitrique bouillant régénère l'acide phosphorique (1146).
§ 5. Ces composés doivent être rapprochés des combinaisons obtenues par l'action de l'ammoniaque (90) sur certains oxydes et sels métalliques, tels que les bases du platine (1180) de MM. Magnin, Reiset, Gros, etc., les bases du palladium (1037), l'oxyde d'or ammoniacal et les amidines analogues, la base ammoniaco-mercurique de M. Millon, les bases anunoniaco-cobaltiques de M. Fremy, tous corps dans lesquels une partie de l'hydrogène (786) de l'hydrure d'azote est remplacée par un métal. La même substitution a lieu dans la molécule de l'acétylène. Les formules suivantes montrent les analogies de l'ammoniaque avec l'acétylène et de l'oxyde d'ammonium aVec l'oxyde d'argentacétyle : Ammoniaque, AzH'; oxyde d'ammonium, (AzH*)0; argentacétylène, G*Ag«H; oxyde d'argentacétyle, (C^Ag>H)0. En un mot, les nouveaux radicaux sont en quelque sorte de l'oxyde d'ammonium, qui se constitue immédiatement par l'union d'un hydrure de carbone et des éléments de l'eau, avec substitution métallique simultanée.
§ 6. Us fournissent d'ailleurs les premiers exemples de radicaux métalliques composés, dérivés de l'argent (112). Je pense que leur nombre ne tardera pas à se multiplier, par l'introduction des divers métaux à la place de Ihydrogène (786), dans plusieurs autres carbures d'hydrogène (332, V). On sait, par exemple, que TaUylène précipite également les sels d'argent ammoniacaux. J'ai observé que ce même gaz çsi absorbé abondamment par le chlorure cuivreux dissous dans le chlorure de potassium (276 bis), avec formation lente d'un précipité blanc d'apparence cristalline. L'iodure cuivreux dissous dans l'iodure de potassium (848) donne également lieu à un composé spécial. Ce sont là probablement des coDDJi)inaisous
BAIN d'aRCBHT MSmt AIlDniOHIli M HtTRATBS
3Da)(^es Ji celles qui dérivent de l'acétylène. J'ai mSme obtenu un dilonire {C«H»Ag*Ag}Cl. elc.
§ 7. Si l'on compare les nouveaux radicaux avec les alcalis oi^nnîquea (66) et les radicaux métalliques déjà connus, il est facile de reconnaître qu'ils conslituent une nouvelh classe générale de radicaui, essentiellement distincte des anciennes par leur génération aussi bien que par leur constitution. En effet, les alcalis organiques dérivent de l'hydrure d'azote, c'est-à-dire de l'ammoniaque (90), par la substitution des radicaux hydrocarbures à l'hydri^ène,
Ammoniaque, AzH'. Triélhy lamine, (C*Hs)>Ai.
Les radicaux métalliques connus jusqu'à ce jour dérivent, d'après leur origine et leurs réactions, des hydrures métalliques, par la substitution des radicaux carbonés à l'hydrogène.
Telloretyle (C*H')Te' dérivé de HTe*
Stibiomélhyle {C»H')>Sb — H'Sb.
Phosphoréihyle (C*B»}»Ph, — H«Ph.
Cacodyle tC»H'}»As — H'As.
§ 8. Au contraire, les nouveaux radicaux ont une généraUon en quelque sorte inverse; car ils dérivent d'un hydrure de cariwne, par ta substitution d'un métal à l'bydn^ène (786).
(C*Cu»H}', Cuprosacétyle.
(C'AgH)', Ai^entacétyle. (C*H*)', Acétyle.