‹ Répertoire encyclopédique de photographieChapitre 88 sur 219 · SttLFUUS DE MIAGOMi HgS. (Chim.) Voir 115» YI> $ î · texte numérisé non relu

SttLFUUS DE MIAGOMi HgS. (Chim.) Voir 115» YI> $ î

§ 1 . On ^obtient en faisant t)asser Un coUr&nt d'hydrdgèhe sulfuré (787) dans la disM)ltltion d'un sel de protoxyde de mercure et pÉ^otongeant l'action dii gaz jusqu'à ce que le précipité forhié devienne noir.

Le sulfure obtenu de cette façon est rouge et porte le nom de cinabre. Le sulfure obtenu en broyant longtemps du mercure (925) avec du sulfure (1541 bis) esl noir et porte le nom à'^etliiops minéral.

§ 2. Ce corps est le principal minerai de. mercure; on le trouve tantôt sous forme de masses compactes d'un rouge foncé, tantôt sous forme de

ViSBAiS COLORÉS PODR Lfi TIRAGE DES NÉGATIFS. i59

cristaux rhomboédriqûeB d'un beau rouge. La densité du cinabre est 8*1^ celle de sa vapeur, 5,4. H se grille âcilement au oontact de Tair; de Tacide sulfureux (41* II() se dégage et le mercure (9àb) distille. L'hydhn gène (786)i le charbon (239) et plusieurs métaux le décomposent; Facide nitrique (1003) et Teau régale (531) le dissolvent complétement>

§ 3i Le Vermillon dés peintres n'est autre chose tpié du sulfure de mercure d'un plus beau rougè (}ue le cinabre ordinaire.

Idi. ^TâmOMI M ROinMnOlU (A. Ucghbs, 1865.) (Dm.) Voir 1291, U92.— Î57, III. — 291, Y.

§ 1 . Il arrive souvent que les photographes sont fort embarassés eu f^reseiice de modèles aux traits fort accentués» de personnes avec lignes épaisses, de visages chargés dUnnombrables taches de rousseur ou de teints fortement basanés» Ces défauts sont encore exagérés sur le négatif, aaelque soin que Ton prenne de ménager Téclairage (552—547, III. — 1 72» iV) et te temps d^éxposition (1406). Même sous la main des opérateurs les ptttii habiles, ces imperfections sont quelquefois trop réelles pour être sup« portées mémo par les personnes qui en ont l'habitude.

$ 2k  l'aide d'un peu de bleu de cobalt (171), de teinte neutre ihiidef on peut cependant modifier considérablement ces défauts. 11 suffît de re*tôttcher délicatement le négatif, de même que, avec une légère teinte de ces couleurs étendue sur les lignes ou sur les ombres qui s'imprimaietoi naguère d^une ikçon trop intenses, on arrive à leur donner une a pp a r e n ce plus grise sur Tépreuve terminée. Gela ne demande qa*«i peu de soin et de pratique, et surtout l'attention de ne Unicber qu'aux parties défec^ tueuses.

IM. -^ «imBtni HdMilUI.. HgO^^SO^ (C^m.) Voir li5, YI, § 2.

Ii4. — tttlMti ÛO&ORÉi p^mr l« Xtwtiff d«a ttèg«tift. (Hi»MRT M MoLABo, 1864.)' (Ph^t) Yoir 1479, 1481, 1482—85, 241, 299, III.

§ 1. Il est tout naturel que plusieurs photographes observateurs et soucieux de leur art se soient rencontrés sur la question de l'usage des vernis colorés pour modifier la trop grande limpidité des clichés, et à leur faire produire, malgré leur trop de faiblesse, un positif net et vigoureux sans le

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secours du renrorcement ordinaire. A l*origine de la photographie, on ne désiodait pas les. clichés (300); on les passait simplement au bromure de potassium (191), dont Teffet était d'annihiler plus ou moins la sensibilité de la; couche après le développement. Ce cHché, ainsi soi-disant'fixé, lavé et séché, mais non dépouillé à Tintérieur de sa teinte jaune verdâlre de bromo-iodure d'argent, fournissait néanmoins, un positif suave et harmonieux dans ses détails. Plus tard, quand rexpérience eut fait reconnaître que la couche primitive d'iodure d'argent (837), laissée à l'intérieur de la pâte du diché, était une cause rapide de destruction de l'image, on s'empressa d'y remédier en désiodant complètement par l'hyposulfite de soude (795), autrement dit, ne laissant subsister dans le cliché que la seule empreinte de gallo-nitrate d'argent (722) réduit; mais alors le cliché, s'il n'était pas, la plupart du temps, réduit à une impuissance complète, n'offrait plus très-souvent que des effets heurtés sans la moindre harmonie.

§ 2. Aujourd'hui que cet inconvénient se présente fréquemment, il est tout simple qu'il vienne à Tidée de chacun de poiivoir porler secours à un cliché amoindri par le désiodage, en lui restituant la teinte première à laquelle il devait sa valeur, et cela non plus, bien entendu, par une nouvelle ioduration qui recommencerait probablement à tout compromettre, mais à l'aide de vernis colorés inoffensifs, applicables au gré de l'opérateur, soit au recto, soit au verso de la glace, en totalité ou partiellement, selon certaines parties plus ou moins utiles à protéger (tels les ciels), soit enfin, dans le cas où l'on craindrait de toucher en quoi que ce soit au cliché lui-même, sur une feuille de verre isolée que l'on poserait sur le châssis de tirage, à travers laquelle tamiserait un ton quelconque de lumière colorée appropriée • à un effet voulu .

§ 3. Toutes les couleurs solubles dans l'alcool à 40° (68) sont propres à colorer les vernis, et tous les vernis alcooliques (1481-1482) employés journellement en photographie sont aptes à les recevoir. Les couleurs de (421) xanthine, de fuschine, d'aniline (90, V), à saturation (1504) dans l'alcool,, employées séparément ou combinées entre elles, donnent avec la plus grande facilité la gamme de toutes nuances désirables ; du coUodion non sensibilisé et mélangé par moitié environ aux vernis colorés donne une couche dense, s'étendant, séchant facilenient et convenant jon ne peut mieux à ce genre d'opération.

§ 4. Ces nouvelles couleurs d'aniline, de xanthine, ne sont pas, dit-on, d'une inaltérabilité complète en face des rayons solaires... qu'importe? La richesse et Tabondance de leurs colorations sont sans rivales. D'ailleurs il ne faut pas perdre de vue que, dans l'espèce, leur emploi ne sera jamais guère qu'exceptionnel et transitoire, facile à être réitéré en un instant et sans frais aucuns. CerAes^, des verres colorés, cuits au four, remplaceraient avec avantage les vernis teintés ; mais, outre qu'on n'en trouve pas partout facilement, il est difficile, sinon impossible, de s'en procurer une collection bien échantillonnée dans les teintés spécialement nécessaires, tandis que, avec quelques flacons bien saturés de couleurs primitives, l'opérateur est toujours sûr d'arriver à son but.

PARIâ. — llIP. SIMON HAÇOX ET COilP., RCK D'ERFUnTH, 1,

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