GINABBE, HgS, (Chim,), Voir 161, Yl
§ i . Ce corps, qui est le principal minerai de mercure (925), s'obtient en faisant passer un courant d'acide sulfhydrique (1572) à travers la dissolution d'un sel de protoxyde de mercure. On obtient d'abord un précipité blanc qui est la combinaison du protosulfure formé et du sel roercuriel. ^
Ainsi HgO,SO', donne :
HgO,SOs-+-2HgS; HgO,ÀzO' donne :
HgO,AzO'^ + 2HgS ; HgCl donne :
HgCl + 2HgS.
En prolongeant l'action du gaz sulfhydrique le précipité devient noir, et il est alors formé de sulfure de mercure HgS. Chauffé dans une cornue, il se sublime et devient rouge, mais présente la même composition que le précipité noir.
§ 2. Le cinabre se trouve danâ la nature en masses d^un beau rouge foncé. Densité à la température ordinaire 8, 1 : densité de sa vapeur 5, 4.
§ 3. Le cinabre se grille facilement au contact de l'air : l'acide sulfureux (45, 111) se dégage et le mercure (925) distille. 11 est facilement décomposé par l'hydrogène (786), le chaii)on (229) et par un grand nombre de métaux. Les acides non oxydants l'attaquent très-difficilement; mais il est facilement attaqué par l'acide nitrique (1002) concentré et surtout par l'eau régale (531).
173. — GOLLODIOn NtOATir A L'BSPIOT DB BON. (EfCHwiGB, 1866), (Phot.). Voir 314, 315... — 124, 125, 128, 111. — 175, V.
§ 1. L'esprit de bois (646) purifié, présenté par M. Eschwége, aune odeur agréable et légèrement aromatique : à l'air il s'évapore plus rapidement que Tesprit-da-vin (68) d'égale densité, mais moins vite que l'éther
COLORIAGE DES ÉPREUVES POSITIVES SUR PAPIÈk. 167
(657) ; il ne laisse pas de résidu. On emploie la formule' suivante de collodion qui, jusqu'à présent, est celle qui a donné les meilleurs résultats.
Pyroxj]ine soluble (38, lïl) 4 gr.
Esprit de bois purifié (646) 65
lodure de cadmium (841) 0,25
lodure d'ammonium (856) 0.25
Bromure d'ammonium (185 ^Mflter) 0,25
Introduisez simultanément toutes ces matières dans un récipient; agitez et au bout de 2 à 3 minutes, la dissolution est faite.
§ 2. Les proportions de pyroxyline et de bromure delà formule précédente surpassent celles que Ton emploie pour les bons collodions à Falcool (68) et à réther (657); et en effet ce collodion devient plus dense qiie le eoUodion ordinaire : mais avec Tesprit de bois, nous n'avons jamais observé la tendance à la formation de striées d'inégale épaisseur. En outre, comme ce collodion se prend plus lentement que le collodion ordinaire, il en coule une plus grande quantité hors de la glace lorsqu'on en renverse l'excès dans le flacon. On le laisse donc s'attacher au verre, et pour cela il faut un temps double ou triple que dans le cas ordinaire. Le reste des opérations se fait de la même manière que pour le collodion ordinaire.
§ 5. Jusqu'à présent, nous n'avons pas encore observé de cas où le collodion à l'éther fût préférable au collodion méthylique. Celui-ci se prenant plus lentement que le premier donne le temps de couvrir les grandes glaces plus uniformément. Une telle propriété est surtout utile dans les climats chauds. D'ailleurs si l'on avait besoin d'un collodion se prenant plus vite, on n'aurait qu'à ajouter une quantité suffisante d'éther (657) au collodion à l'esprit de bois. Il adhère au verre avec beaucoup de ténacité et s'attache très-facilement pendant le bain d'argent et les autres solutions aqueuses. Il ne forme pas ainsi de réseau et convient très*bien pour la micro-phoftographie (935. — 105, IIL — 114, IV). Enfin il ne semble pas avoir d'action sur le bain sensibilisateur.