GOLORIAOS DES ÉPREUVES POSITIVES Sim PAPIER
(l Newman, 1866.) (Dess,) Voir 385, — 90, V.
§ 1. Coloriage de la tête, — La photographie étant prête, il faut s'assurer, par un essai sur un coin, si elle est en état de recevoir la couleur. Si la teinte est trop absorbée, il faut employer un autre encollage; mais tandis qu'une légère absorption delà couleur rend un plus grand soin nécessaire, elle a l'avantage de permettre à l'artiste d'acquérir plus de profondeur et de transparence, en le laissant libre de repasser sur les teintes déjà étendues sans crainte de les détériorer.
§ 2. L'épreuve sera placée sur un petit pupitre (/Igf. 229 et 230); la lumière tombant sur elle de la fenêtre, on en couvrira la partie inférieure au Moyen d'un morceau de papier propre sur lequel portera la main pendant qo'on peindra la tête, de crainte que la photographie ne se graisse par le frottement de la chair et ne prenne plus la couleur que difficilement.
168 COMPAIUISON DE LA SENSIBILITE DBS DIFFÉBENTS PAPIEBS.
Il faut absolument avoir sous les yeux, pour . comparer, une seoonde épreuve du même sujet fortement tirée et bien nette.
§ 3. En composant sa palette pour les chairs, le peintre en miniature emploie généralement, comme couleur locale, une teinte de rouge de Venue et àe jaune indien. Gela n'est précisément pas ce qu'il faut pour cobrier une photographie, puisque la légère teinte jaune qui existe toujours dans les lumières de la plupart des épreuves rend la combinaison trop intense. Gomme couclie générale lavée, il vaut mieux employer du jaune de Naple$ (856) avec un peu de garance rose, la légère opacité du jaune de Naples ayant pour effet d'adoucir un peu la dureté des ombres, qui n'est que trop commune dans la plupart des photographies. Il faut ici remarquer que Ton Tend deux teintes de jaune de Naple», Tune un peu verdàlre et la seconde plus blanche, c'est la dernière que nous recommendons ici.
§ 4. Gommencez par donner aux ombres en retraite du front, des yeux et de la bouche, une couche de gris, composé de jaune de Naples et de cobalt (304), faisant prédominer la teinte verte ou bleue, suivant que la complexion est fraîche ou foncée* Donnez maintenant une teinte générale de jaune de Naples mêlé de rose de garance^ prenant un ton pur et brillant et d'une valeur pas trop foncée. Pendant que cette couche sèche, il faut colorier les cheveux; mais le ton de la photographie modifiant roatérieUemeut le choix des couleurs à employer, nous en donnerons la liste dans un autre endroit.
§ 5. Dans quelques photographies lourdes, il est nécessaire de se servir d'une couleur ayant un peu de« corps, pour les grandes lumières. Il faut maintenant attaquer les sourcils et les cils, et former les pupilles au moyen de la sépia, tandis que l'iris se teint avec du cobalt et de la sépia si l'œil est gris ou bleu, et avec de la sienne brûlée si Tœil est foncé.
§ 6. Les lèvres se colorient au moyen du vermillon et du rose de garance, en ayant soin de conserver la lèvre supérieure dans l'ombre. Les lèvres des enfants demandent plus de vermillon (205, Yl), et c£lles des personnes âgées plus àerose de garance, quelquefois presque jiCsqu'à un ton pourpre. 11 faut faire avec du brun de garance et du rose de garance les ombres qui sont prés des narines et de la bouche.
Les principales ombres du visage peuvent . être facilement renforcées avec un mélange de rouge indien, de cobalt, de rose de garance et de jaune indien, ou de cobalt et de jaune de Naples; le ton de la photographie et la complexion du modèle guideront Tartiste sur celle de ces couleurs qui doit prévaloir.
§ 7. Il est temps alors de relever la teinte générale de chair au moyen de hachures, en se servant de couleur légère et aqueuse et suivant la forme du visage. Pour les temtes brunes, lescarnations doivent être rehaussées au moyen du rouge indien. Si l'on n'a pas besoin d'un travail extrêmement fini, on termine la tête en rehaussant la couleur sur les joues avec du vermillon et du rose de garance,
175. — GOKPARAISOIf DB LA SIMSIBILITÉ des difforenls papîen potiUff albaiiimèt. (Chim.) (198, VI.)
DéVELOPPBMEIlT CRISTALLISÉ A LA FBRRChGéLATIlIB. 169
176. — DÉPBHSB EN AROBNT BT Dl OR DBS ÉPRBUVBS PHOTOORAPHiaUBS SUR PAPIBR. (J. Spiller, 1866.) (C/im.) Voir 156, IV.
§ 1 . Pour déterminer aussi exactement que possible la quantité d'argent (112) exigée par chaque épreuve, et celle qu'on peut retrouver après, en opérant avec soin, on a pris du papier albuminé pur et on Ta sensibilisé sur un bain de nitrate à 15 pour 100 ; les épreuves présentaient un terme moyen quant à la distribution relative des clairs et des ombres. Âpres l'exposition, les épreuves ont été soigneusement lavées, et l'argent précipité des eaux de lavage au moyen du sel ordinaire (1508) ; elles ont été ensuite virées dans un bain d'or alcalin (275) et fixées dans l'hyposulfite de soude (795) à la concentration de 125 gr. pour 1500 d'eau. Enfin l'argent a été précipité de cette solution au moyen du foie de soufre (1341 bis),
§ 2. On conclut qu'une grande feuille de papier albuminé (1106-77, IIÏ) exige l'emploi de 3 gr. 20 de nitrate d'argent (983) qui, au prix de 5 fr. les 31 gr., représentent fr. 50; mais il n'y a d'employé qu'une valeur de 10 cent, d'argent par feuille; le surplus se trouve dans les résidus (1284) ou autres produits obtenus dans le cours des opérations.
§ 3. Quanta la dépense d'or (275) consommé pendant le virage (1498), elle s'élève également à 10 cent, par feuille. Les autres produits chimiques, au contraire, hyposulfite (795), carbonate de soude (209 ter), sel (1308), foie desoufre (1341), kaolin (86*), n'atteignent pas, tous ensemble, le prix de 5 cent.