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ÉPREUVES POSITIVES SUA ÉTOFFES

parce que les étoffes coloriées sonl sujettes à varier d'une manière peu agréable en passant dans les différents bains. En outre, si ces étoffes sont empesées, ce qui est le plus souvent le cas pour le coton comme on le rencontre dans le commerce, il faut, avant tout, enlever Fempois.

§ 2. Faites alors la solution suivante :

Le blanc de (46) 1 œuf

Eau distillée 150 gr.

Chlorure d'ammonium (261) 1,50

Le blanc d'œut doit être d'abord battu en neige, puis laissé reposer pendant un certain temps, c'est la partie claire qui est mêlée au sel et à Teau; puis le tout est filtré dans une mousseline propre pour Tusage.

§ 5. La première chose à faire alors est de marquer le côté de l'étoffe sur lequel on veut faire l'impression photographique. Versez ensuite dans une assiette la solution albumineuse, sur laquelle vous laisserez flotter l'étofTe à peu près 5 minutes, le côté marqué en dessous. Gela fait, l'étoife sera enlevée, et suspendue à une corde pour sécher.

Si la photographie ne doit occuper qu'une portion de l'étoffe, par exemple, comme le coin d'un mouchoir de poche, il n'est pas nécessaire d'alburainer plus loin que la portion où sera l'épreuve ; de même pour les autres opérations suivantes, qui devront être limitées au même espace.

§ 4. La coagulation de l'albumine (46) par l'alcool (68) souvent de? mandée, parait superflue parce que cette coagulation s'effectue dans le bain sensibilisateur.

Le bain d'argent se fait ainsi :

Nitrate d'argent (983) 30 gr.

Aussitôt que l'étofTe est absolument sèche, après son immersion dans la solution salante, on la laisse flotter 6 à 7 minutes sur le bain d'ai^ent la surface albuminée en dessous. On la relève alors, on la laisse égoutter un moment au-dessus du bain, puis on la suspend à sécher comme tout à l'heure. En faisant cette préparation, il faut prendre le plus grand soin qu aucune partie de la solution d'argent ne vienne en contact avec aucun endroit de l'objet, excepté celui qui a été albuminé; il faut en même temps se bien garder de toute bavure ou tache d'argent à l'envers de l'éLoife.

§ 5. Les opérations de la sensibilisation de la surface et de l'impressionnement doivent être faites dans le même jour, sans quoi l'étoffe prendra une couleur jaune intense. L'impression se produit avec une grande rapidité, et de même que pour les épreuves ordinaires sur papier, il est bon de dépasser un peu le point nécessaire. Si l'étoffe est beaucoup plus grande que l'épreuve, la surtiaice préparée est placée sur le volet du châssis portatif préalablement garni de plusieurs doubles de papier ou d'étoffe, et le reste de la pièce placé par derrière avec soin.

Les épreuves dégradées sont» en général, celles qui font le mieux pour ce genre de travail.

176 GilATINO-CHLORURE D*AR6B]!IT.

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§ 6. On emploie pour virer ces épreuves les mêmes moyens que pour celles sur papier; Tun des bains qui va le mieux est le suivant :

Eau distillée. 250 gr.

Bicarbonate de potasse (209 bis) 0,65

Chlorure d'or (273) 0,06

Quant au fixateur, on le fait ainsi :

Hyposulfîte de soude (795) 50 gr.

§ 7. Tout ce qui regarde les lavages avant et après le virage, avant et après le fixage est semblable aux manipulations des épreuves sur papier. On a soin de laisser les étoffes dans Teau jusqu'à ce que toute trace d'hyposulfite soit parfaitement enlevée ; on les savonne, les frottant avec les mains et enfin on les rince à Teau pure. Ceci fait, on les laisse sécher, puis on les repasse, soit au rouleau soit au fer.

Les étoiles de soie doivent être placées sous un linge humide et alors repassées au fer chaud pour faire revenir leur lustre.

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