ET LE CHOIX QUI EN A ÉTÉ FAIT DANS CET OUVRAGE
Faisons tout d’abordnotre profession de foi : nous conseillons,pour l'enseignement du piano, l’usage des éditions doigtées; exclusif pendant les premières années d’études, et prolongé autant que possible.
« 11 ne faut pas croire que l’usage de la musique doigtée rende l’élève incapable
plus tard de doigter correctement par lui-même. C’est le contraire qui est vrai. On n’acquiert un bon doigté que par la connaissance théorique et l’application raisonnée des règles sur lesquelles le doigter se fonde, unie à l’expérience pratique résultant de l’habitude prolongée des combinaisons correctes. 11 faut donc tout d’abord donner aux doigts de bonnes habitudes , en sc servant exclusivement d’éditions bien doigtées; et, en même temps,au moyen d'exercices spéciaux, s’initier à l’emploi des différentes combinaisons du doigter et en comprendre l’objet.— On mène ainsi de front la pratique et la théorie ( l ). »
Que si parfois, dans les éditions doigtées à un point de vue général, il se rencontre des combinaisons qui ne sont pas en rapport avec la conformation individuelle de la main de l’élève, rien de plus facile que de les modifier. On supprime un écartement, on ajoute une substitution, c*est l'affaire d’une minute.Tandis que s’il faut, à la leçon, doigter tout le morceau, le professeur dépense à ce travail un temps considérable qui peut, grâce aux éditions doigtées, être employé plus utilement pour l’élève.