‹ Répertoire encyclopédique du pianisteChapitre 126 sur 278 · HOLMES · texte numérisé non relu

HOLMES

(WILLIAM- HENRY). Né à Sudbury (Derbyshire , _____ Angleterre) en 1812, mort à Londres en 1885. Pia¬

niste et compositeur, fut professeur de piano à l’Académie Royale de musique à Londres.il eut pour élèves Sterndale Bennett, les deux Macfarren, J.-W. Davison, etc. Holmes a écrit un opéra, des symphonies, concertos, sonates, lieder et morceaux de piano. Citons Chimes of England (AD 10 — Ashdown). C est sous son patronage qu'un concerto de Brahms fut exécuté pour la première fois en Angleterre, au Palais de Cristal, en 1872.

TT1 \T jl|T7C (M»‘e AUGUSTA-MARY-ANNE). Née à Paris en 1847 1 nUJLlUlLO (de parents irlandais et naturalisée française en 1879), morte à Paris en 1903. — Augusta Holmès fut une enfant précoce à la fois comme pianiste et comme compositeur. C’est à l'àge de 14 ans quelle écrivit sa Chanson du Chamelier devenue populaire. D’abord élève de Henri Lambert, organiste a la cathédrale de Versailles où elle demeurait, A. Holmès termina son éducation musicale avec César Franck. Poète de talent, elle écrivit les poèmes de la plupait de ses grandes œuvres lyriques. « M*,e Augusta Holmès est une physionomie artistique des plus intéressantes, disait Camille Saint-Saëns en 1885*, depuis longtemps déjà elle est connue, appréciée, presque classée. C est plaisir de voir les fermes convictions, les hautes consciences artistiques estimées à leur valeur. Il ne tenait qu’à M11® Holmès d’entrer dans la voie des succès faciles; loin de la, elle a

N. B. — Aucun lien de parenté n’existe, parait -il , entre Augusta Holmès et les deux artistes de môme nom qui la précèdent dans ce Répertoire.

(1) Certaine ont dit 1854. D’autres, plus autorisés, affirment 1847 , le 16 décembre. Sa mère était alliée aux Mac Gregor d’Éoosse et aux O’Brien d'Irlande. i2) Harmonie et Mélodie.

MHS — ## fàiàit i*ft Xotice

dédaigné même les tentatives sérieuses de second ordre. Il lui fallait les larges plans, les vastes horizons d'une grande composition dessinée par elle-même comme poète et compositeur tout ensemble; et peut-être n’eût -elle jamais réalisé son rêve sans l’institution admirable du concours de la ville de Paris. » En effet, c’est ce concours qui mit en lumière, en les couronnant, les deux grands poèmes lyriques d’Holmès, Lutèce (1878) et les Argonautes (1880). « Chacun doit, en art, marcher les yeux fixés sur l’étoile de ses rêves, dit Louis de Romain, à propos de Lutèce1 2, chacun fait bien d'aller où le poussent sa nature et ses convictions. Séduite par les théories wagnériennes , Mlle Holmès a préféré, comme point de départ, accepter le système dans son ensemble, et c’est dans cet ordre d’idées qu’elle a conçu le plan de sa symphonie dramatique, œuvre sincère et vraie, remarquable par l'intensité de vie qui l’anime*. » L’œuvre de A. Ilolmès est assez considérable. Outre Lutèce et les Argonautes déjà mentionnés, il faut citer: Héro et Léandre ( opéra , 1873), Andante pastoral (Concerts Pasdeloup, 1877), un motet: Veni Creator , et un psaume: In Exitu Israël; des poèmes symphoniques ou, plus exactement, lyriques : Orlando furioso, Irlande, Pologne, Ludus pro Patria, Ode Triomphale à la République (écrite pour le centenaire de 1889 et exécutée au Palais de l’Industrie par 300 musiciens et 500 choristes); Cette composition fut, dit-on, inspirée à l’auteur par le tableau de Puvis de Chavannes. « L'effet général est extraordinaire, dit Saint-Saëns, un souille d'épopée soulève l'œuvre. » Andromède, Hymne à la Paix (pour les fêtes Dantesques, à Florence, 1890); une suite symphonique : Au Pays Bleu (Concerts Colonne, 1891); un second et dernier opéra : La Montagne Noire (1895); un cycle de mélodies : Les sept Ivresses, V Hymne à Apollon et Y Hymne à Vénus, le Noël d* Irlande , etc., etc., qui ont eu une grande vogue. Au moment de sa mort, A. Holmès terminait une chanson : Les Petits Gas Bretons. « Le talent d’A. Holmès est absolument viril, dit H. Imbert, on ne rencontre dans aucune de ses œuvres les mièvreries qui, le plus souvent, sont le défaut de tout talent féminin. Chez elle, la hauteur de la pensée et la noblesse du sentiment viennent en première ligne... Toutes les ressources de l’orchestration lui sont connues, et cette habileté elle la doit, comme beaucoup de compositeurs de la nouvelle école française, à l’étude approfondie qu’elle a faite des maîtres symphonistes 3. »

- OEUVRES ORIGINALES —

RÊVERIE TZIGANE (GM— 7) . | 2 »>| . Grus

TRANSCRIPTIONS

AU PAYS BLEU (Suite symph.) tr. pr l’aut. !(D — 24 *. . [Oraison d’Aurore; 2. En Mer; — 3. Une fête à Sorrente

(D — il)]* . Ch. n° sép. 2, 2 et

La même suite à 4 ms, pr A. Messager., (ou ch. n° sép.) CE QUE L’ON ENTENDIT dans la nuit de Noël,

Prélude Extr., tr. pr l’aut. (M — 4) .

EN CHEMIN (mél.) tr. pr l’aut. (AD— 4). . . . .V .

IRLANDE Poème lyr., orch. et voix) tr. pr Tant. (AD— 15)

Le même à 4 ms (AD— 14) .

LUDUS PRO PATRIA ( Poème lyrique, orch. et voix).

Extr. : Dans les Bois, tr. pr l’aut. (AD— 5) .

Le même à 4 ms, pr Pirodon (AD) .

La Nuit, tr. pr Faut. (D — 5) .

Le même à 4 ms, pr C. Chevillard (AD) .

II EU GEL

Durand II EU G EL

. . .Grus . ..Grus

(1) Essai» de Critique musicale, 1S90.

(2) A. Holmès avait, dit-on, reçu de Wagner ce conseil : « Pour les esprits rivants et créateurs, je ne veux pas être un manceuillier dont l’ombrage étouffa les oiseaux. Ne soyes d’aucune école, surtout de la mienne. »

(3) Médaillons contemporains.

MM n! tut' s \ Transe. — M 39

ODE TRIOMPHALE à la République orch.etvoix .

Extr. : Prélude, tr. pr laut. h 2 pianos (AD— G .

POLOGNE orch. et voix) tr. pr laut. (D— 12) .

Le même à 4 ms (AD) . ■ . . • • • * * * • *

SÉRÉNADE PRINTANIERE, tr. pr Riss AD— a,».

.Durdilly . Grus

. .JoUBERT

HÜNTEN

(FRANZ). Né à Goblentz en 1793, mort à Coblentz en A ^ jl , , 1878. — Pianiste et compositeur. Entra au Conserva-

toire de Paris en 1819, et y fut élève de Pradher, de lteicha et de Cherubini. Il séjourna ensuite à Paris jusqu’en 1837, après quoi il retourna dans son pays comme professeur de piano et compositeur à la mode. Hunten a écrit un trio, deux sonates de violon, une méthode de piano, une série d Etudes, op. 80. 81, 80, 114 158, et une quantité de fantaisies et d’arrangements sur les opéras en vogue Citons : Les Perles, 3 Rondos, op. 117. — N» 1. Danse espagnole (1' a) (chez Ileugel ) ; Les Émeraudes, valse bnll., op. 128, n° 1 (M— 6— Noël), Les Sylphes, 5 airs de Ballet, op. 99 (Lemoine), etc, etc.

(Dr SALOMON). Né à Breslau en 1831 , mort à Leipzig en 1902. — Fit ses études musicales au Gymnase de Breslau, puis au Conservatoire de Leipzig; devint élève de Liszt à Weimar (de 1849 à 1851), et travailla ensuite la composition avec Uauptmann. En 1871, Jadassohn fut nommé professeur de composition et d orchestration au Conservatoire de Leipzig, et, en 1887, F Université de cette ville lui conféra le titre de docteur. , ,

Jadassohn, très célèbre comme théoricien, a publié un ensemble de manuels pratiques formant un traité complet de composition. Il a écrit, en outre, plus de

• î î . * cvinnlinniPd * ri P 11 X Oll.Ver-

JADASSOHN

avec piano ; deux quintettes; ues œuues uiuuiea, ^ »

sique dorgue et d’église; enfin un grand nombre de compositions pour le piano. i9.ina«(ihn Affectionnait les formes fuguées et y excellait L

Jadassohn affectionnait les formes fuguées et y - - ŒUVRES ORIGINALES

ARABESQUES (4), op. 53 (GM— 8, 5, 9, 5).. Ch. lm30 à

BAL MASQUÉ, 7 Airs de Ballet, op. 26 (GM — 20) .

Les mêmes (n«9 1, 3 et 4), arr. à 4 ms pr W. Rehberg (M— 20).

BARCAROLLE en fa (AD-10) .

BERCEUSE, mi b, op. 71, n°3(V. QEuv. choisies) M— a .

CANONS 8 , op. 35 (Voir Sérénade) . .

CH ACONNE, ut min., pr 2 pianos, op. 82 (D— 26 en part.)*.

Ire audition à Paris, le 6 mai 1897, à la Société d’Art.

CONCERTO vl«r), en ut min., op. 89 (déd. à 1. Philipp) av. 2e piano d’acc.; les dif. mouv. s enchaînent. (TD

32 en part.) * . . . . ; .

CONCERTO (2), en fa min., op. 90 (TD— 36)» av. 2»* piano d’acc. ds le meme cah.— Cadence pr ce Concerto (TD-4).

FEUILLETS D’ALBUM (5), op. 63 (M— 6, 6, 4, 5, 4).

[1. la b; 2. mi b; 3. si b »; 4. w/ # min.; 5. la b-] Ch. n°

Le» n<>» 3 et 4 sont écrits en canon à la quarte.

IMPROVISATIONS, 4 Pièces en 2 liv., op. 48. 1er liv.

(M à D— 12)*. 2e liv. (AD— 23) .

aider à^a^opagatio^diTw^vreen AUemague.^a mort survenue peu de mois apres ne lui laissa *as le temps de réaliser son aimable promue.

. . . Breitkopf

..IÏOFMEISTER

. . . Breitkopf

. . . Breitkopf

. Kistner.

. Kahnt

. . . Breitkopf >

. . .Breitkopf

. . Breitkopf

i -âO — ♦//#// (ÏEuv. oricj .)

IMPROVISATIONS, op. 75, 92 et 111 (V. Œuv. choisies).

MENUET, en sol, op. 66 (AD — 9) .

Le même , arr. à. 4 ms pr Willy Rehberg (M— 8) .

Le même, arr. à 8 ms pr Aug. Riedel (M — 5) .

MENUET en mi \> (en canon), op. 116, n° 2 (AD— 7) * ... MOMENTS MUSICAUX, 4 Pièces, op. 138 (M et GM — 4,9, 6, 9). [1. Préambule ut, Al0 Capr. la, Ganzone

ré [? , Ballade si \> min.) . i .

ŒUVRES CHOISIES à 2 ms en 2 vol . Ch. vol.

1er Vol. (M à D— 118). 2e Vol. (M à D— 116).

Op. 26. Bal masqué, 7 airs de Op. 92. Improvisations (8) (A

Ballet (GM— 20)

— 35. Sérénade en la, 8 ca¬

nons (AD et D — 22)*

— 40. Variations en ré min.,

sur un thème orig.

— 48. Improvisations (4) (M

— 75. Improvisations (6) (A

— 66. Menuet en sol (AD

— 71. StammbuchbhUler , 6 Pièces (M — 18) *.

— 111. Improvisations (6)

— 116. N° 1. Fandango (A

D — 7). N° 2. Menuet mi [7 (AD— 7) ».

Bal masqué, 7 Pièces (2« série) (AD— 28).

Suite en fa min. (A D — 16).

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