‹ Répertoire encyclopédique du pianisteChapitre 146 sur 278 · Scherzo-Poste Ch. 1 70 à · texte numérisé non relu

Scherzo-Poste Ch. 1 70 à

a Les deux parties, également intéressantes, concertent de la manière la mieux équilibrée. C’est un dialogue suivi, une causerie musicale où s’unissent la science et l’esprit , » dit Marmontel dans Le» Pianiste» célèbres.

MORCEAU DE CONCERT sur Armide de Gluck,

op. 139 (D— 12)* (c'est la célèbre Gavotte, variée) .

TITANIA, op. 170 (AD— 9) . .

La même arr. à 4 ms et à 2 pianos, pr A. Renaud .. 3 et

SALTARELLE ré min., op. 57 (M — 12) .

VALSE-ÉTUDE en octaves (D-10) .

L. Gregh

L. Gregh

L. Gregh

L. Gregh

.Lemoine .Lemoine . . ..Grus ..ÎIeugel

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TT^IZI^TT (GUILLAUME). Né à Heusy près Verviers en 1870, mort à -1 " j Angers (Maine-et-Loire) en 1894. — « Ce jeune Belge, établi

en France où il fut élève de César Franck, donnait de grandes espérances qu’une fin prématurée est venue mettre à néant l. » G. Lekeu, dont s’honorent également l’école belge et l'école française, a laissé un bagage musical important. Œuvres lyriques : Andromède , cantate pour soli, chœur et orchestre; des fragments de Barberine, comédie lyrique, et des Burgraves , drame lyrique. Œuvres d’orchestre : Études symphoniques : 1. Hamlet , 2. Faust (1890), Fantaisie sur 2 airs populaires angevins2; Introduction et Adagio avec tuba solo; Poème pour violon solo et orchestre; Adagio pour quatuor d'orchestre; Chant lyrique pour chœur et orchestre. De la musique de chambre : sonates, piano et violon, piano et violon-

(1) A. Soubies, La I/ueique en Belgique.

(J) Transe, à 4 ms (en 1907), par Samazeuilh (D— 25 en part.) * — Ponscarme, 6 fr.)

176 — JLeHe% € ( Notice )

celle; trio à cordes, quatuor à cordes et quatuor avec piano (inachevé, exécuté pour la première fois en 1896); Grande Marche triomphale pour 2 violons et piano. Choral pour 2 violons et piano et d'autres pièces instrumentales. Musique religieuse : Êpithalame, pour Quintette à cordes, 3 trombones et orgue; Mélodies pour chant et piano : Chanson de Mai , Les Pavots , Sur une tombe (1892), Ronde, Nocturne, etc., etc., enfin de la musique de piano.

OEUVRES ORIGINALES

PIÈCES (3) (M— 9). [Chansonnette sans paroles, la min.

Valse oubliée, fa *, Danse joyeuse, la,] .

SONATE en sol min. (D— 19)* style fugué .

. . . Muraille

.Bellon

T T? 1.1 OT1VT-T (HENRY). Né à Paris en 1786, mort à Paris en 1854.

V/JLl 1 — Pianiste, professeur, compositeur et éditeur, Henry

Lemoine suivit les classes du Conservatoire de Paris , fut élève de Reicha pour la composition et devint l’un des professeurs de piano les plus recherchés. En 1817, il prit la succession de la maison d'édition musicale fondée par son père en 1793 (la plus ancienne de Paris), et en fit une des premières de France. H. Lemoine a beaucoup écrit pour son instrument : Méthode élémentaire pour le piano, plusieurs séries d'Études, Récréations musicales (96 more, en 8 livres), Les Lettres, Album des jeunes pianistes { 25 mor.), un nombre considérable de rondos, fantaisies, variations, etc., l'École de la Mesure et de la Ponctuation, à 4 mains (100 Pièces en 4 livres), excellent ouvrage continué par des compositeurs contemporains. Il faut citer aussi un traité d’harmonie pratique et de nombreux solfèges très estimés dans l’enseignement. La maison Lemoine, comme la maison André (d’Offenbach), représente une dynastie d'éditeurs-musiciens, pianistes et compositeurs.

T T7 1 I / \TlVf T7 (ACHILLE). Né à Paris en 1813* mort à Sèvres , près LljluUlllJu Paris, en 1895. — Fils d'Henry Lemoine et, comme son père, pianiste, compositeur et éditeur. Elève de Brice, Bertini et Kalkbienner, A. Lemoine se livra à l’enseignement et publia pour son instrument une grande quantité de pièces: fantaisies, bagatelles, rondos, etc., parmi lesquelles il faut citer les Trente-six Exercices-Études (F— 22), l'Air de Ballet arr. à 2 pianos (PM— 3), la Valse sentimentale (M— 8); cet artiste a aussi souvent publié sous le pseudonyme de Heintz. Il convient de rendre hommage à Achille Lemoine comme éditeur en constatant qu’on lui doit la publication de la première édition classique populaire, c’est-à-dire à bon marché, qui parut en Europe : Le Panthéon des Pianistes. Cette collection, qui date de 1858, est antérieure aux éditions populaires de Litolff, Peters, etc., importées depuis en France. A. Lemoine fonda, en 1883, une succursale à Bruxelles et s’associa ses fils Henry et Léon qui , après sa mort devinrent les directeurs de la maison. M. Léon Lemoine est un très habile transcripteur et a publié d'excellents arrangements ( à 4, 6 et 8 mains ) d’un grand nombre d’œuvres classiques et modernes.

T TTV D 4 rTJ (XAVIER-JOSEPH-IGNACE). Né à Gambsheim (Bas- I à Fj 1 Rhin, Alsace ; en 1817, mort à Toulouse en 1891. -

Pianiste, organiste et compositeur, I. Leybach, fils de l'instituteur de son village, eut pour premier maître son frère Aloys qui était organiste à Strasbourg, ensuite les professeurs Jauch et Wackenthaler de Strasbourg, puis enfin, quand il vint terminer son éducation à Paris, Pixis, Kalkbrenner et Chopin. En 1844, Leybach

Leytofich ( Notice ) — 177

fut nommé par concours, organiste de la cathédrale de Toulouse et conserva ce poste jusqu’il sa mort. Il publia pour ses deux instruments un grand nombre de compositions. Pour le piano, environ 200 morceaux de salon dont plusieurs devinrent célèbres. Citons : 24 Morceaux caractéristiques spécialement écrits pour renseignement; 3 Nocturnes : op. 3 (GM-8-Lemoine) ; op. 4 en ve b, 1res mélodique (GM — 7 — Lemoine), op. 90 (GM-9-Leduc) ; 2 Ballades, op. 19 et op. 130- 2 Boléros, op. 64 et 90; Tyrolienne, op. 54 (M— 8— Lemoine); Fete aux Champs, Galop , op. 40 (M-ll-Heiigel) ; Le Temple, Méditations , op. 143 (M 8 — Lemoine); Airs Alsaciens, op. 155 (M — 9 — Gallet) et le fameux Thème Allemand, op. 5 (AD— 14— Lemoine) qui eut une vogue énorme justifiée par le charme mélodique du morceau. Leybach a écrit en outre de très nombreuses fantaisies et transcriptions sur les opéras et mélodies célèbres, les plus jouées étaient : Au Printemps, de Gounod, et Aux Bords du Gange, de Mendelssohn, ainsi que les Fantaisies sur La Somnambule , Aida, Charles VL La Juive , Faust et sur les opéras de Thomas, Massenet, Dubois. On doit aussi ù Leybach une édition de pièces classiques appelée l'École Classique, revues et doigtées. Pour l’orgue, citons une méthode d'harmonium et le Nouvel Organiste pratique (350 morceaux en 3 vol.) qui est considéré comme un de ses meilleurs ouvrages.

T TC7T (FRANZ). Né à Raiding (Hongrie) en 1811, mort à Bayreuth A (Bavière) en 1886. — Artiste extraordinaire par son génie, par son caractère, par l’intluence qu’il a exercée, comme pianiste et comme compositeur. Sa carrière peut se résumer en trois périodes distinctes ; les triomphes du pianiste virtuose, de 1820 à 1849; le professorat à Weimar et la composition des poèmes symphoniques, de 1849 à 1865; le séjour à Rome et la musique religieuse,

de 1865 à 1886. A

On lisait dans la Gazette de Presbourg , du 28 novembre 1820 : « Dimanche dernier, le 28 de ce mois, à midi, le virtuose Franz Liszt, âgé de neuf ans, a eu l’honneur de se produire au piano devant une nombreuse assemblée formée de la haute noblesse de notre ville et de nombreux amateurs de musique dans les salons du comte Michel Eszterhâzy. La virtuosité extraordinaire de ce petit artiste ainsi que sa compréhension rapide en première lecture des morceaux les plus difficiles, — il jouait à vue tout ce qu’on plaçait sur le pupitre, — ont excité l’admiration générale et autorisent les espoirs les plus superbes. »

A la suite de ce grand succès, quelques magnats hongrois (Amadé, Apponyi, Szapary) garantirent au jeune musicien une pension annuelle de 600 florins, pendant six ans, afin qu’il pût compléter ses études. Le père de Liszt, intendant des domaines du prince Eszterhâzy, abandonna sa situation et s’établit à Vienne, où l’enfant reçut les leçons de Czerny pour le piano, et de Salieri pour l’harmonie.

En 1823, le jeune Franz vint à Paris dans le dessein d’entrer au Conservatoire; mais sa qualité d’étranger lui en fit refuser l’accès. (On est plus libéral aujourd’hui.) De ce moment, Liszt n'eut d’autres maîtres que Paer et lteicha pour la composition; les concerts publics furent son école de perfectionnement pour le piano. Ses tournées artistiques se suivirent jusqu’en 1827, où, par la mort de son père et la cessation de sa pension, il dut subvenir à son existence et à celle de sa mère. II se fixa à Paris et y donna des leçons tout en poursuivant sa carrière de virtuose et de compositeur1.

En 1839 Liszt reprit ses voyages artistiques et parcourut l’Europe en triomphateur. Ses caractéristiques comme virtuose étaient, outre la séduction irrésis-

(1) Il »e trouve à la bibliothèque de l’Opéra une partition portant le titre de Don Sanch « qui fut représentée à Paris, non sans succès, le 17 octobre 1826. Après le final , la salle entière demandait à grands cris le compositeur qui refusait de paraître. On assure que Nourrit, qui avait chanté le principal rôle, le prit alors dans ses bras et le porta sur la scène pour le présenter au publie. On l’appelait alors « le petit Liszt » et l’on était curieux de le voir. Il avait quatorze ans (Ménertret).

t7& — MÀftzi ( Notice ï

tible de son exécution , une prodigieuse habilelé de mécanisme , une verve étourdissante, une fantaisie originale qui allait jusqu’à la sauvagerie, la connaissance la plus profonde de toute la musique de piano des temps anciens et nouveaux et le plus grand talent de lecture à vue qui ait jamais existé. L'activité de Liszt était prodigieuse. Du 27 décembre 1841 au 2 mars 1842, il donna vingt et un concerts à Berlin1. Ayant appris, pendant ses pérégrinations, que le Comité-Beethoven de Bonn s'occupait d’élever un monument au maître, Liszt garantit personnellement la somme considérable qui manquait pour la réalisation de ce projet. Et, toute sa vie, ses sentiments chevaleresques se donnèrent ainsi carrière pour les nobles causes.

En 1849, Liszt accepta, à la cour de Weimar, le poste de Kapellmeister (en service extraordinaire). « Weimar fut la période de Y apostolat en même temps que de la composition et de renseignement. Durant les neuf années qu’il y passa (1849-1858), Liszt mit toute son âme à servir le mouvement wagnérien; il dirigea lui-même Lohengrin, Tannhaeuser, et, par son ardeur, réussit à les asseoir définitivement au répertoire allemand. Il mit le même zèle à propager les œuvres de Berlioz, dont il lit représenter Denvenuto Cellini, et dont il dirigea plusieurs autres œuvres; il quitta Weimar à cause des intrigues menées contre Peter Cornélius, sacrifiant sa position, son influence, à la dignité de ses croyances artistiques, à la ferveur de ses amitiés... 2 »

Le professorat, à Weimar, ne fut pas moins fécond que l’apostolat. Liszt vit accourir et se grouper autour de lui, comme de fervents disciples, une foule de jeunes artistes devenus des maîtres à leur tour. Pour n’en citer que quelques-uns : Rubinstein, Ralf, Biilow, Tausig, Cornélius, Jadassdhn, Ritter, Delaborde, Saint- Saëns; et plus tard, Rosenlhal, d’Albert, Urspruch, Bendix, Sophie Menler, Marie Jaëll, etc. 3 * « Le souvenir de l’avoir entendu console de n’être plus jeune ! » s'écrie, à cinquante ans de distance, notre grand compositeur Camille Saint-Saôns*.

« Après le professeur, après l'interprète, voici le compositeur qui se révèle. L’artiste ne se bornera plus aux fantaisies vertigineuses: ni les Rhapsodies hongroises, ni les Études les plus hardies ne désaltèrent sa soif d’idéal. Berlioz le préoccupe, l’orchestre l'attire , et le Poème symphonique est trouvé5. »

« Avec les Poèmes , avec Dante et Faust, nous voici en présence d’un Liszt tout nouveau. Se lançant à corps perdu dans les néologismes harmoniques , il ose ce que personne n’avait osé avant lui, et s'il lui arrive parfois, suivant l’euphémisme curieux d'un de ses amis, de <« dépasser les limites du beau », il fait aussi, dans ce domaine, d’heureuses trouvailles et de brillantes découvertes. A la sobriété orchestrale de la symphonie classique, il oppose tout le luxe de l’orchestre moderne et, de même qu’il avait, par des prodiges d’ingéniosité, introduit ce luxe dans le piano, il transporte dans l’orchestre sa virtuosité, créant une orchestration nouvelle d’une richesse inouïe. Liszt a l’inappréciable avantage de caractériser un peuple. Schumann, c’est l’âme allemande; Chopin, c'est l’âme polonaise ; Liszt,. c’est l’âme magyare faite d’un savoureux mélange de fierté, d'élégance native et d’énergie sauvage6. »’

Diverses circonstances amenèrent Liszt à quitter l’Allemagne pour aller vivre

(1) C’est Llsat qui créa la forme de Concert appelée Récital, si répandue aujourd’hui. — (2) Michel Brenet.

(3) Liszt, à Weimar , ne recevait pas d’honoraires pour ses leçons, parait-il. « Il ne se fait jamais rémunérer, dit une de ses anciennes élèves. Si quelqu’un a assez de talent et lui plaît , il lui permet de venir joaer devant lui. Je vais chez le maître tous les deux jours, je ne joue pas plus de deux fois par semaine , mais j’écoute les autres. » ( Lettres intimes d’une tnusicienne américaine, par Amy Fay ; trad. de l'anglais par M®« Sourdillon (chez Dujarrlc, 1907). On tronve dans cet opuscule d’intéressants détails sur le professorat de Liszt à Weimar en 1873t

(4^ L’auteur de ce livre a entendu Liszt une seule fois, dans l’intimité, chez M“s Èrard , au ch&teau de la Muette : soirée inoubliable !

' (5) Raymond Bouyer, Petites notes sans portée , Ménestrel, 14 septembre 1902. L’audition de V Episode de la

vie d’un artiste, de Berlioz, fut le chemin de Damas de Liszt, paraît-il, et donna un corps à ses tendances encore vagues vers la musique descriptive.

(6) C. Saint-Saëns, Harmonie et Mélodie, Portraits et Souvenirs.

WÀftzl ( Notice ) — 179

à Rome, où il demeura de 1861 à 1870. Rappelé alors à Weimar pour y diriger le festival Beethoven, il y renoua des relations avec la Cour et y revint passer, chaque année, une partie de l’été. En 1865, sous l’empire d'impressions et d événements tout intimes, il reçut les ordres mineurs à Rome, dans une chapelle du Vatican.

La plupart 4es grandes compositions religieuses de Liszt datent de cette époque : les messes, les psaumes, le Christus , la Légende de sainte Elisabeth , le Stanislaus (inachevé). Dans ses oratorios, Liszt a créé un genre tout différent du modèle classique.

Pendant les quinze dernières années de sa vie, il se partagea entre Rome, Weimar et Budapest, où l’Académie nationale hongroise de musique, récemment fondée, le voulut avoir pour président. Partout fêté et comblé d’honneurs, il se montra toujours, comme dans sa jeunesse, prompt au dévouement, accessible à toutes les idées généreuses, ardent à faire partager ses nobles admirations. Son culte pour le. génie de Wagner était sans bornes. On raconte qu'après l audition d’une des grandes œuvres symphoniques de Liszt, antérieures à celles de Wagner, celui-ci s’écria : « Mais, Papachen (diminutif de père), je t’ai volé cette idée-là ! » et Liszt de répondre : « Tant mieux; grâce à loi, elle sera immortelle1 2. » « Jusque dans sa vieillesse, Liszt continua, avec une sûreté de jugement merveilleuse, de savoir discerner, parmi la foule innombrable des œuvres inutiles, celles qui contenaient de la vie et de la beauté. En 1873, quand Moussorgsky était ignoré de tout le monde, Liszt se prend de passion pour la Chambre d’Enfants, la fait connaître et chanter dans son entourage. En 1877 il reconnaît le prix de Samsoîi et Dalila et le fait représenter au théâtre de Weimar. Il fut, à prendre le mot dans tout son sens, le plus grand critique qui ait existé*. »

La dernière année de sa vie, Liszt passa l’hiver à Rome, se rendit ensuite en France, en Belgique et en Angleterre et, déjà malade, voulut aller a Bayreuth pour y assister aux représentations de Parsifal. C’est là, chez sa fille, Mme Wagner, qu'une pneumonie emporta l’illustre vieillard à l’âge de 75 ans. Il repose dans le cimetière de Bayreuth et les couronnes ne manquent pas sur sa tombe.

L’œuvre de Liszt, qui embrasse tous les genres, sauf le théâtre, est aussi abondant que complexe. Son influence' sur les destinées du piano a été immense. « Elle est plus puissante que celle de Paganini dans le monde du violon , parce que ce dernier est resté confiné dans la région de l’inaccessible où lui seul pouvait vivre, tandis que Liszt, parti du même point, a daigné descendre dans les chemins praticables où peut le suivre quiconque veut prendre la peine de travailler sérieusement. Reproduire son jeu sur le piano serait impossible ; mais rien n est plus facile que de marcher dans la voie qu’il a tracée, et, de fait, tout le monde y marche, qu’on en ait conscience ou non 3. »

On doit à Liszt de nombreux écrits (en français), entre autres, une remarquable étude sur Frédéric Chopin et plusieurs volumes de correspondance du plus haut intérêt, publiés après sa mort4. Il existe de nombreuses biographies de Liszt; IL Riemann préconise celle de L. Ramann qui comprend trois

(1) Liszt était devenu le beau-père de Warner par le mariage en secondes noces de sa fille aînée Cosima (M®e Hans de Biilow), avec l'auteur do la Tétralogie.

(2) Pierre Lalo, chronique musicale du « Temps » (1903).

(3) C. Saint-Satins , Portraits et Souvenirs.

(■1) Lettres de Franz Liszt à Richard Wagner (3 vol.) et à la princesse Sayn-Wittgenstein (7 vol.), publiées par La Mara chez Breitkopf à Leipzig, en 1899. Ce nom de La Mara est le pseudonyme de Marie Lipsius, écrivain musical très connu dont les onvragea font autorité et sont écrits, dit Ilieinann, a d’une manière spirituelle et attrayante b.

«c Les relations qui ont existé entre F. Liszt et la princesse Sayn-Wittgenstein depuis 1847, c’est-à-dire depuis l’époque où l’artiste se trouvait encore en pleine Jeunesse et au faite de sa gloire de virtuose, jusqu’à sa mort, donnent un singulier démenti à l’opinion si souvent émise que la seconde moitié du XIX» siècle ait été absolument réfractaire aux grands sentiments. Il faut, en effet, remonter à cette merveilleuse époque que nous nommons la Renaissance, pour trouver des relations analogues entre une grande dame et un artiste, et se porter plus

*80 — J Lis*i ( Notice )

volumes L Il a été fbndé à Leipzig, en 188b, un « Liszt-Verein » dont le but est de répandre les œuvres du maître et de ses disciples directs.

On trouvera, énumérées ci-dessous, les œuvres qui intéressent plus spécialement les pianistes. Parmi les compositions qui ne rentrent pas dans le cadre de cet ouvrage se trouvent la musique d’orgue, les œuvres vocales, les duos piano et violon, les adaptations d’œuvres mélodramatiques telles que Lénore , de Bürger, Helges Treue, de Strachwitz; Trauriger Mono h, de Lenau; etc., etc.

D’après Aug. Gollerich, élève et biographe de Liszt, les publications musicales de ce dernier seraient au nombre de 1135 se décomposant ainsi : 397 œuvres originales; 254 transcriptions de ses propres œuvres; 450 transcriptions d’œuvres d’autres auteurs; 34 éditions classiques annotées.

N.-B. Voir un ouvrage du plus haut Intérêt : Franz Liszt et la Princesse de Sayn-Wiltgenstein par Adelheid von Schorn, traduit de l’allemand par L. de Sampigny (chez Dujarric, éditeur, Paris, 1905).

OEUVRES ORIGINALES

ALBUM D’UN VOYAGEUR, 7 mélodies hongroises (M à D— 18) .

ALLEGRO DE BRAVOURE en mi b, op. 4 (D— 13).

Kistner

Œuvre de jeunesse, ne ressemble pas à la manière postérieure de Liszt.

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