‹ Répertoire encyclopédique du pianisteChapitre 175 sur 278 · PRADHER · texte numérisé non relu

PRADHER

(LOUIS -BARTHÉLEMY). Né à Paris en 1781 ,

mort à Gray (Haute-Saône) en 1843. — Pianiste

et compositeur, élève de Gobert eide Berlon , Pradher succéda à Hyacinthe Jadin comme professeur de piano au Conservatoire de Paris et y enseigna de 1802 à 1827. Félix Le Couppey fut au nombre des premiers prix de sa classe ainsi que Henri et Jacques Herz , Kosellen, etc. Pradher a écrit plusieurs opéras-comiques, des lieder, de la musique de chambre et de piano : concerto en sol; 5 sonates, op. 1, 2, 3 et 13; rondo pour 2 pianos, etc.

PRAEGER

(FE BD I N AND-CH RISTI AN-W I LH E LM) . Né à Leipzig en 1815, mort à Londres en 1891. — Pianiste, violoncelliste, compositeur, écrivain musical et protesseur très estimé. Elève de Hummel à, Weimar, Praeger s’établit d abord à La Haye, puis, en 183a, se lixa à Londres, où son enseignement fut très recherché. Wagnérien de la première heure, Praeger contribua à faire appeler Wagner, à Londres en 1855, comme directeur des Concerts Philharmoniques. On a de Praeger un trio, une ouverture : Abellino ; un prélude symphonique de Manfred; un poème symphonique, etc. Ses meilleures compositions pour le piano se trouvent dans le Praeger-Album, œuvres choisies en 2 volumes (Kahnl).

PP I7VI7I) (GODEFROY de). Né à Haussbrun (Basse -Autriche) en I I I Fj I 1L1\ 1807 , mort à Vienne en 1901 comme doyen des compo¬

siteurs. — Organiste et chef d'orchestre, Preyer fut directeur du Conservatoire de Vienne, maître de chapelle de la Cour et organiste de la cathédrale de Saint- Étienne. Il fut, en outre, nommé conseiller impérial et citoyen d’honneur de la ville de Vienne. 11 a écrit plus de 300 œuvres diverses dont 3 opéras , 1 oratorio : Noé ; 1 symphonie, 4 messes, environ 200 compositions liturgiques, des chœurs et des lieder qui ont eu une grande vogue. « Avec Preyer est mort le dernier camarade de Franz Schubert; c’est lui qui avait présenté 1 immortel artiste à Sechter pour qu’il pût compléter près de ce maître éminent ses connaissances théoriques. Preyer est aussi le dernier artiste viennois qui ait vu Beethoven L »

(1) O. Berggruen, Ménestrel, 1901.

PP / \ 1/ CpT-T (J OSE F). Né à Reichenberg (Bohème) en 1794, mort 1 II" " JY k3 à Prague en 1864. — Pianiste et compositeur, élève

de Kozeluch. « Pédagogue d’une haute valeur, dit H. Riemann, et fondateur d une

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école de piano à Prague. » Parmi les compositions de Proksch pour son instrument, il faut citer des sonates, un concerto pour 3 pianos et des transcriptions, pour 3 et 4 pianos, d’œuvres classiques pour orchestre, destinées à la classe d’ensemble de son école. Citons : Petite Sonate pour 3 pianos (à 10 mains), Aufmunterung, Kondinos il 3 pianos (10 mains) et Variations sur la Chanson du Printemps , de Mozart, pour 4 pianos (IG mains), tous chez Hoffmann, à Prague.

PD T TTAT^TVTT1 (ÉMILE). Né à Angoulême (Charente) en 1817, mort JL U J-Jll A à Paris en 1863. — Pianiste et compositeur. Élève du Conservatoire de Paris dans la classe de Zimmermann, où il avait pour condisciples Ambroise Thomas, Marmontel, Ravina, Besozzi, Lacombe. Prudent obtint le premier prix en 18133, se mit à donner des leçons et eut de pénibles débuts dans la vie militante de l’artiste peu fortuné. Thalberg, alors dans tout l’éclat de sa gloire de virtuose, se fit entendre à Paris, en 1836, avec un succès colossal et fut pour Prudent ce qu’avait été Moscbelès pour Henri Herz, c’est-à-dire le révélateur d’une école nouvelle. Prudent chercha à s’assimiler cette manière et ces procédés nouveaux qui avaient révolutionné le monde des pianistes. Il eut, à cet effet, le rare courage de se retirer en province pendant plusieurs années, afin d’y travailler dans le recueillement. Quand le résultat désiré lui parut être obtenu, Prudent se produisit dans quelques concerts; le succès lui donna confiance et il reprit le chemin de Paris à la conquête de la célébrité. Ce fut Thalberg lui-même qui le présenta en quelque sorte au public parisien, en l’admettant à exécuter avec lui, dans un concert qu’il donnait au Théâtre-Italien, son fameux duo à 2 pianos sur la Norma. Les deux virtuoses firent merveille, et Prudent, acclamé, dut faire entendre un solo de sa composition. 11 joua alors sa Fantaisie sur Lucie, déjà connue et presque célèbre. Ce fut un triomphe décisif. L’artiste entreprit alors de nombreuses tournées de concerts, en France et à l'étranger, avec un succès qui ne se démentit pas. Prudent a écrit beaucoup pour son instrument : un grand trio avec piano; des concertos -symphonies pour piano et orchestre, de grandes fantaisies sur les opéras (genre Thalberg), dont celles sur Lucie et la Somnambule ont été jouées par tous les pianistes; des morceaux de salon brillants, des études de genre, des pièces caractéristiques, musique descriptive et tableaux de genre « où l’auteur a plus particulièrement affirmé son individualité1, et quelques remarquables transcriptions, notamment celle du trio de Guillaume Tell. « Prudent n’est pas un génie original, dit Grove*, mais un musicien de goût et un artiste sincèrement épris de son instrument, connaissant exactement ses ressources et sachant les faire valoir. •> Mllc Louise Murer, une de ses élèves, est connue comme l’un des meilleurs interprètes de ses œuvres. En 1863, atteint d'une angine couenneuse, Prudent disparut en quelques jours, alors qu’il était à l’apogée de son succès et qu’il récoltait les fruits de son persévérant labeur. « C’est une belle mort, celle qui saisit l’artiste et le soldat en pleine mêlée, au seuil môme de la victoire et dans son premier enivrement 3. »

- ŒUVRES ORIGINALES - - - -

ADIEU, PRINTEMPS, op. 53 (AD-12) .

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