Danse des Sylphes, la min. (D
LUTTE INTÉRIEURE, ré min., op. 31 (n° 3 des
3 Romances s., par.) (D — 7) * .
SOLOS DE CONCOURS (2), op. 39. N’o 1. Andanle et
Rondo en mi b (M— 6) .
Le même arr. à 2 pianos par Lack (M) .
N ° 2. AI. Appass. en la min. (M — 7) (Le n° 3 est épuisé).
SONATE, fa min., op. 14 (D-29) .
Andante, extr. (AD— 5) .
SONATE, ré min., op. 74 (AD et D-25) .
SONATE SYMPHONIQUE, fa min., op. 70 (D— 22) ». VALSE BRILLANTE, op. 89 (M— 6) .
Heu gel
. . . IIeugel . . Hamelle . . .Lemoine . Breitkopf
.Lemoine
.Joubert
.Lemoine .Lemoine . IIeugel
. . .Breitkopf . . .Breitkopf . . . . IIamelle
lin^'sTNÏ (GIOACCHINQ- ANTONIO) Né à Pesaro * (Romagne) ,
O 1 1 en 1792, mort à Passy-Paris en 1868. — Son père jouait
du cor, sa mère chantait. C’étaient de pauvres musiciens- forains. L’enfant se développa tout seul. Cependant, lorsqu’on s’aperçut de la beauté de sa voix, on lui donna un maître. Celui-ci le qualifiait de « paresseux » ; « je n’ai pas de dispositions pour la musique, » répliquait le bambino. Il apprenait lç chant et le piano et chantait des solos de soprano dans les églises. A l’âge de quatorze ans, il était accompagnateur et chef d’orchestre d’une société philharmonique d’amateurs, et, à quinze ans, il entrait comme élève au lycée musical de Bologne *, dans la classe de composition de l’abbé Mattéi.
En 1808, il écrivait sa première cantate : Il pianto d'armonia. Le succès fut brillant et plein de promesses. Entre temps, Rossini s’amusait à mettre en partition les quatuors d’Haydn et de Mozart, dont on n’avait à la bibliothèque de Bo
(1) D’où son surnom : Le Cygne de Pesaro. Rossini, étant né le 29 février 1792, prétendait, par plaisanterie, ne vieillir d'un an qu’aux années bissextiles.
(2) Cette école prit plus tard, en souvenir du niaitre, le nom de Lycée Ilossini.
23G — Æiossini ( Notice )
logne que les parties séparées. Il écrivit aussi une symphonie à grand orchestre. Dès qu’il eut terminé ses études de contrepoint, Mattéi ayant déclaré que le jeune musicien en savait bien assez pour composer des opéras, Hossini se hâta de quitter l'école 1 et faisait son premier début à la scène en 1810, à Venise, avec un acte : Il Cambiale di Matrimonio , qui obtint- un franc succès et fut payé deux cents francs à son auteur. La prodigieuse fécondité de Rossini donna immédiatement sa mesure. De 1810 à 1812, il fit représenter neuf opéras! Plusieurs morceaux de ces premières partitions, remaniés plus tard par leur auteur, ont pris place dans les œuvres de sa maturité. Tancrède" (1813) marqua le premier pas de l'auteur dans la voie des grands succès. Rossini n’eut plus de rivaux en Italie. En 1815, il fut engagé par l'imprésario Barbaja et, moyennant un traitement de douze mille lires, écrivit chaque année deux partitions nouvelles. Ses opéras se trouvaient ainsi joués à Naples, à Milan et à l'Opéra italien de Vienne.
Les années 1816 et 1817 virent éclore une grande cantate pour le mariage de la duchesse de Berry et sept opéras parmi lesquels Le Barbier (écrit en dix-sept jours), Otello, Cenerentola et la Gazza Ladra. La première du Barbier de Séville à Rome fut une chute complète, motivée par l'indignation du public qu’un jeune auteur se fût permis de vouloir supplanter Paesiello en écrivant une nouvelle musique pour Le Barbier. Rossini, hué et sifflé, dut fuir devant la rage des spectateurs. A la seconde représentation, la justice reprit ses droits, et ce fut un éclatant triomphe.
C'est par le Barbier de Séville que Rossini fut connu à Paris, en 1819, grâce à Garcia, qui fit mettre cet opéra à la scène du Théâtre Italien.
Dans Otello , Rossini remplaça l’ancien récitatif libre appelé recitativo secco (une note pour chaque syllabe) par un récitatif plus moderne qui reliait entre eux les différents « morceaux » de la partition. Le succès de la Gazza Ladra fut, paraît-il, du délire. Comprenant alors qu’il lui fallait changer de manière ou se répéter, Rossini chercha davantage la couleur locale et l’expression, et il donna Moïse (1818) et La Donna del Lago (1819). Vinrent ensuite Malthide de Sabran (1821), Zelmira (1822), Semirami.de (1823). Des recherches instrumentales nouvelles firent considérer cette nouvelle partition comme trop avancée. Elle n’eut qu’un succès médiocre, ce qui détermina l'auteur à quitter son pays. Il se rendit d'abord à Londres, y fit une saison des plus fructueuses, et vint ensuite s’établir à Paris. On lui confia la direction du Théâtre Italien. Mais Rossini n’était point administrateur, et le théâtre périclita entre ses mains. Déchargé de ces fonctions, il fut nommé intendant général de la musique royale et inspecteur général du chant. Il perdit ces sinécures à la Révolution de Juillet, mais une pension de six mille francs lui resta.
En 1826, Rossini écrivit, pour l'Opéra de Paris, Le Siège de Corinthe *. Cet opéra fut, avec Moïse, le premier exemple du grand opéra français, tel qu’il devait se produire sur notre scène jusqu’à l’évolution xvagnérienne. Le Comte Ory parut en 1828. Enfin, en 1829. ce fut Guillaume Tell , sa dernière œuvre dramatique, considérée comme son chef-d’œuvre et la date d’une ère nouvelle dans l’art lyrique. « Le succès ne fut pas douteux pour les connaisseurs, mais ne devint populaire que plus tard, à la reprise qui fut faite pour le chanteur Duprez. Le lendemain de la première représentation de Guillaume Tell , l’auteur jeta sa plume pour ne plus la reprendre. A trente -sept ans, il se considéra comme par-
ci) « Il ne *faut pas croire ce qu’ont écrit certains journalistes du mépris qu’aurait eu Rossini pour les formes scientifiques de l’ancienne musique. « Si je vous avais eu pour maître, disait-il à Fétis, j’aurais été ce qu’on appelle un tavant musicien , car j’avais le goût des combinaisons de la musique des anciens maîtres. Le plus vif plaisir que la musique m’ait fait éprouver est l’exécution, en 1812 , de quelques morceaux de PaleBtrina, à la chapelle pontificale de Rome. Mais j’avais à Bologne un... qui, lorsque je lui demandais la raison de ce qu’il me faisait faire, me répondait toujours par l’autorité de l’école. Je l’ai envoyé promener et n’ai plus consulté que mon goût. » (Fétis , Biographie Universelle des Musiciens.)
(2) Nouvelle version remaniée de son Mahomet représenté en 1820.
Ætosêièii (Xotice) — 237
venu au lerme de sa carrière, disant à ses amis : « Un succès de plus n’ajouterait rien à ma renommée, une chute pourrait y porter atteinte; je n’ai pas besoin de l’un, et je ne veux pas m’exposer à l’autre1. »
Le bagage de Rossini, après dix -neuf années de carrière dramatique (1810 à 1829), comprenait 14 cantates et 40 opéras (!). Après douze ans de silence, Rossini rentra dans la vie militante par l'apparition du Stabat Mater, qui fut un événement musical. Dès 1836, le maître était retourné se fixer à Bologne; mais les troubles politiques de 1848, ube santé fort compromise par une affection nerveuse, et la nostalgie de Paris nous le ramenèrent en 1853. Sa santé se remit, et dans son élégante villa de Passy, il coula jusqu’à sa mort des jours tranquilles et comblés d'honneurs. Parmi les musicien^ c'était, depuis les plus âgés jusqu’aux plus jeunes, une admiration, une vénération, un culte universels2 3. Bien que depuis 1829 Rossini eut renoncé à la composition dramatique, sa plume ne pouvait rester complètement inactive. On eut de lui le Stabat Ma ter déjà nommé (1864), une Petite Messe qui fut célèbre, des motets et des hymnes, des chœurs, dont: Le Chant des Titans (basses et orchestre), La Foi, V Espérance, la Charité (voix de femmes); des mélodies dont les Soirées Musicales , et de la musique de piano. La dernière œuvre que Rossini ait fait entendre en public fut Y Hymne à la Paix, composée pour l'Exposition Universelle de 1867, et exécutée au Palais de l’Industrie, à la cérémonie de la distribution des récompenses.
A cette époque de sa vie, Rossini signait toujours: « pianiste de troisième classe. » Écoutons Georges Mathias (un pianiste de première classe), racontant ses souvenirs : « Au piano, ce gros vieux Rossini était charmant, étflU touchant, faisait plaisir à voir. Ses mains molles, grasses, véritables coussins capitonnés, étaient moelleuses et souples, et il jouait bien, il jouait « lié »... il y avait l’âme, le sentiment du génie, même quand il jouait son Caprice- O jfenbach, excellente parodie,... je me rappelle le Caprice tartare et la Tarentelle en ut, cette dernière très souvent et toujours merveilleusement jouée par Diémer-1. »
Rossini, comme chacun sait, était spirituel et railleur. Comme tous les compositeurs, il entendait journellement ses airs agrémentés de toutes les broderies qu'y introduisaient les chanteurs. « Ma musique n’est pas encore faite, avait-il coutume de dire ; on y travaille. Mais ce n’est que le jour où il ne restera plus rien de moi, qu’elle aura acquis toute sa valeur4. » Le maître italien n’aimait guère la musique du maître allemand Richard Wagner. « En allant voir Rossini (vers 1861), dit Georges Mathias, je rencontrai dans l'escalier l'auteur de Lohengrin qui sortait de chez l’auteur de Guillaume Tell, et, après l’échange des premières paroles, celui-ci me dit : « Il parait que je faisais des mélodies finies , mais que Wagner fait des mélodies infinies. Eh bien! celles-là je ne les aime que lorsqu'elles sont finies. »... « Rossini était bien un peu étonné des choses nouvelles dont on s’entretenait autour de lui... il sentait vagitement que depuis ses triomphes, un nouveau monde avait surgi, mais au fond il paraissait bien tranquille et semblait penser qu’en définitive sa gloire serait impérissable. El n'avait-il pas raison, lui, auteur du plus éblouissant feu d'artifice de verve lyrique et comique, le Barbier, et créateur de ce qui, en musique dramatique, existe de plus purement grand, de plus sévèrement beau, sans formules, sans une seule défaillance, le final du deuxième acte de Guillaume Tell 5 ?»
Il est curieux, en 1906, de voir ce que pensaient de Rossini lés critiques d’autrefois. « Gomme tous les hommes de génie, écrit Fétis en 1863, Rossini a exercé une active influence sur l'art de son temps. Cette influence ne se fait pas
(1) Fétia, Biographie Universelle.
(2) Rossini devint membre de l’Institut et grand-officier de la Légion d’Honneur. Il rocevait des lettres avec cette suscription : A Jupiter Rossini, Divin Maître, etc. (Meyerbeer à Rossini après l’audition de la Petite Mette.)
(3) Monde Musical, 15 avril 1901.
(4) Cité par Berlioz dans A Travert chants.
(5) G. Mathias, Souvenirs ( Monde Musical, 30 aofit 1900 et 15 avril 1901.)
238 — Mlossêni ( Notice )
seulement apercevoir dans le nombre de ses imitateurs, mais dans la transformation complète de l’organisation musicale de sa nation. Cette transformation fut si complète qu’elle surpassa tout ce qu’on pouvait attendre d'un seul homme. Qui aurait pu croire en effet que moins de quinze ans lui suffiraient pour amener ses compatriotes à aimer une harmonie hérissée de dissonances et sans cesse modulant, à partager leur attention entre le chant et les combinaisons des instruments, enfin à se passionner pour le bruit jusqu’à ne plus se contenter de l’orchestre le plus considérable, et vouloir sur la scène la bande militaire, les tambours et la grosse caisse1? Voilà pourtant où en vint toute l’Italie entre 1812 et 1823. Une seule chose restait à faire': c’était d’abandonner le chant pour les cris; mais cette gloire ne devait pas être celte de Rossini , elle était réservée à ses successeurs. Homme de goût et chanteur habile, il s’indigne aujourd'hui de leur ouvrage; cependant ses innovations devaient conduire à ce résultat, car les révolutions ne s’arrêtent pas où le veulent ceux qui les font. 2 » — Chaque novateur est un révolutionnaire par rapport à ses prédécesseurs et un arriéré à l'égard de la jeune génération. Tout se recommence, c’est l’éternel devenir... Rossini, pour reconnaître l’hospitalité de la France, qu’il regardait comme une seconde patrie, a voulu qu’une fondation bienfaisante y perpétuât son nom et se joignît au souvenir de son génie. Une partie de son immense fortune servit, après la mort de sa veuve3, à créer une maison de retraite pour les artistes âgés et privés de famille. Les restes du grand compositeur furent ramenés dans son pays en 1887 , et l’inauguration du monument qui lui fut élevé dans l’église de Santa Croce, à Florence (le Westminster italien), eut lieu le 23 juin 1902.
OEUVRES ORIGINALES
PIÈCES DIVERSES, poslh., n«2, Le Claveciniste, (AD 9) x- . .
RIENS lf.S Pièces pv piann, posth .
N° 1 En Gondole (M 5) *
No 3 Au Rutli (M— 5) .
N° 5. Sicilienne. N° 7. Sorrente, etc .
TRANSCRIPTIONS
BARBIER DE SÉVILLE (LE), Ouverture tr. à 2
et à 4 ms .
La même tr. à 6 ms pr Czerny (GM — 18) .
La même à 6 ms pr Herbert (GM — 22) * .
La même à 8 ms pr Czerny (M — 7) .
Fantaisies (Nombreuses) (Voir celle à 2 et à 4 ms pr Osborne (D — 12), d’après le duo piano et violon d’Os-
borne et de Bériot .
L’Orage, tr. à 6 ms pr A. Mutel (M— 14) .
Sérénade, tr. pr B. Rie (GM— 10) . .
CHARITÉ LAi, Chœur, tr. pr Liszt (D— 9) .
FANFARE DE CHASSE, pr 4 trompes de chasse, tr.
SOIRÉES MUSICALES, 12 mélodies tr. pr Liszt .
N° 2. La Regata Veneziana (D— 5) . .
La même arr. à 2 pianos (AD) et à 8 ms .
N° 4. La Gita in Gondola (GM— 3) .
N° 9. La Danza, Tarentelle, la min. (GD— 8)* .
La même arr. à 2 pianos pr Ivraegen (D — 7) * .
. . . COSTALLAT
. ScilOTT
. Leduc
. Schott
(I) Berton appelait Rossini : « II signor Vacarmini. » — (2) Vêtis, Bibliographie üniv. (3) Olympe Pélissier, qu’il avait épousée en secondes noces.
Rofitth i$ (Transe.) — 239
STABAT MATER, ext. : Cujus animam. Air tr. pr
Liszt (D — 7) .
Le même , tr. pr Brinley-Richards (M— 7) .
GUILLAUME TELL, Ouverture tr. à 2 et à 4 ms
pr Hiller (D— 14)» . Ch. 3 et
La même , tr. à 8 ms pr Czerny (D— 9)» .
La même , tr. à 2 pianos pr Alary (D— 20) .
Duo à 2 pianos pr Ascher (D— *20) . . .
Le même à 4 ms .
Duo à 2 pianos pr Clara Pfeiffer (D — 15) » .
Le même à 4 ms (D— 14) .
Fantaisie pr Ascher (AD — 17) .
La même arr. à 4 ms pr Rummel (GM — 14) .
Fantaisie à 6 ms pr Vilbac (PM — 20) .
Fantaisie sur la Marche pr. H. Herz (D— 22) .
Prière tr. pr Wormser (M— 4) .
Sombres Forêts, tr. pr Goria (D— 11) .
MOÏSE. Ouverture tr. à 2 et à 4 ms (AD et M) . . 2 et Grande Fantaisie pr Thalberg (GD) dont la Prière