‹ Répertoire encyclopédique du pianisteChapitre 197 sur 278 · ROMANCE SANS PAROLES (M-4) . I · texte numérisé non relu

ROMANCE SANS PAROLES (M-4) . I

VALSE LENTE, si min. (AD— 5) . 1

. . .IIeugel . ..IIeugel . A. Colin . ..IIeugel . ..IIeugel . ..IIeugel . . .IIeugel . ..IIeugel

(PM — i)

', ré min. (orch. et chœurs s. par.), trans. à 4 ms

) en ré (gr. orgue), tr. pr H. Frêne (M— 6) »...

. Leduc

(1) Discours de M. Henry Marcel aux obsèques du compositeur.

(2) Â. Dandelot, Le Monde musical.

(3) A. Pougin, Le Ménestrel.

TT RTNQTT7T1V (ANTON). Né à Wechvvotynez (village de jLt LJ Dlll O 1 Xjill la Nouvelle-Russie, gouvernement de Kherson), en 1829 C mort dans sa villa de Peterhof (près Saint-Pétersbourg) en 1894. — Peu de temps après la naissance d’Antoine Rubinstein, son père, qui était industriel , alla se fixer à Moscou. L’enfant reçut ses premières leçons de piano de sa mère, excellente musicienne, et, à l’âge de huit ans, devint 1 élève de Villoing, qui, ayant entendu le petit musicien prédestiné, avait olTert de se charger de son éducation musicale 2. L’année suivante, Anton donna son premier concert à Moscou pour une œuvre de bienfaisance3. En 1840, Villoing amena a Paris son jeune élève qui se fit entendre à la salle Herz, en présence de Liszt, lequel fut émer-

(1) Plusieurs historiens disent 1S30 ; mais A. Pougin, dans La Musique en Russie , donne la date du 23 novembre 1829 comme ayant été relevée sur l'acte de baptême du compositeur.

(2) Rubinstein se moutra toujours reconnaissant envers ce maitre d< nt il disait, dans des notes autobiographiques : « J'affirme que je n’eus pas d’autre maitre que Villoing qui était à cette epoque un des meilleurs, sinon le meilleur des professeurs de musique, bien que lui-même exécutAt peu. A lui et à aucun autre je dois les solides bases de mon éducation musicale. »

(3) Le 11 juillet 1839. L’enfnnt y exécuta Yallegro d’un concerto de Hummel, un andante de Thalberg et quatre petites Pièces de Field, de Henselt et de Liszt.

Rubinsieiu ( Notice ) — <?4f M

veillé de la précocité de l’enfant et lui conseilla d’aller se perfectionner en Allemagne. Le voyage de retour en Russie dura trois ans, et l’Angleterre, la Hollande, la Suède, le Danemark et l'Allemagne applaudirent l’enfant virtuose comme l’avaient fait la France et la Russie.

Anton, revenu à Moscou en 1843, alla, dès l’année suivante, à Berlin avec sa mère et son jeune frère Nicolas, qui, âgé de huit ans, manifestait déjà des dispositions étonnantes pour la composition. Sur le conseil de Meyerbeer, les deux frères furent confiés, pour de fortes études théoriques, au célèbre professeur Dehn. Rappelée à Moscou, en 1846, par une maladie de son mari, Mme Rubinstein retourna chez elle avec Nicolas, et Antoine partit pour Vienne. Là, sans ressources aucunes, le jeune artiste vécut de rien, chanta dans les églises pour gagner un mince cachet, donna des leçons au plus bas prix, mais travailla assidûment. Ce fut pendant cette période de lutte pour la vie qu'il écrivit les célèbres Mélodies persanes et ses deux premiers concertos de piano. A Vienne, il retrouva Liszt, et ainsi se noua l'étroile amitié qui lia plus tard ces deux géants de l’art musical. Les événements politiques de 1848 décidèrent le jeune artiste à regagner la Russie, où il ne rentra pas sans difficulté. Il vécut alors en donnant des leçons de piano. La composition l’occupait beaucoup. Son premier opéra, Dimitri Donskoï, date de 1852. Le succès de cet ouvrage lui valut la protection de la grande-duchesse Hélène Pavlovna, qui l'invita à passer les étés dans son palais de Kamennoï Ostrow, afin qu’il put travailler en toute liberté. En 1854, nouveau voyage d'études en Allemagne, où il publia ses premières compositions. En 1857, il revint à Paris. Dès son premier concert, le succès fut prodigieux. Il y fit entendre son quatuor en mi min., la sonate piano et violon, op. 19, le concerto en sol avec orchestre, plusieurs autres morceaux de moindre importance et sa symphonie en si fr.

De retour à Saint-Pétersbourg, en 1858, il fut nommé pianiste de la cour, puis maître de chapelle et directeur des concerta. En 1859, il fonda et prit la direction de la « Société de musique Russe », qui eut une si grande part dans le développement de la musique nationale. En 1862, il crée le Conservatoire de Saint-Pétersbourg et le dirige pendant quelques années, en s'adjoignant des professeurs tels que Henri Wieniawski, Dreyschock, DavidofT, Leschelitzki, Napravnik, Soloview... Pendant ce temps, son frère Nicolas entreprenait les mômes fondations à Moscou. En 1867, Anton Rubinstein se démit de ses fonctions de directeur 1 et pendant plusieurs années fit des tournées triomphales à travers l’Europe et l’Amérique. Partout on acclama ce talent de virtuose absolument exceptionnel; on admira ce style et celle interprétation profondément impressionnants, inoubliables pour ceux qui eurent le bonheur de l’entendre. C’était quelque chose de formidable à la fois et de suave, de profond et de tendre, de colossal et de poétique, remuant les fibres les plus délicates de l’âme, suscitant l’émotion la plus intense. « Liszt tenait de l'aigle et Rubinstein du lion , dit Saint -Saôns dans la belle notice qu'il lui a consacrée; ceux qui ont vu celte patte de velours du fauve abattant sur le clavier sa puissante caresse n’en per- * dront jamais le souvenir!... 2 »

(1) Ce fut Zaremba, l’auteur de l’oratorio Saint Jean- Baptiste, déjà professeur de composition au Conservatoire, qui lui succéda comme directeur. Il mourut en 1879, et fut remplacé par Asantchewsky.

Le lecteur apprendra peut-être avec intérêt qu’au Conservatoire de Saint-Pétersbourg l’étude de la composition est diviBée en Bix cours d’une année, d'après le plan 'suivant: première année. Harmonie; deuxième année. Contrepoint, style rigoureux et style libre; troisième année, Fugue, analyse musicale, orchestration ; quatrième année, Composition, la sonate pour piano ; cinquième annee, Symphonie et musique de chambre ; sixième année, Musique vocale, opéra et oratorio.

(ï) Rubinstein Be fit entendre à Paris en 1843, 1868, 1970, 1875 et 1986. L'auteur de oe Répertoire a suivi en grande partie les derniers concerts, notamment les séances légendaires de 1886. Donnant cette annéc-là sept con- " certs historiques à la salle Érard , Rubinstein eut la délicate et généreuse pensée de les doubler en six matinées spécialement consacrées aux artistes qui y étaient conviés gracieusement. L’enthousiasme, à ces six séances, fut indescriptible. Toute la salle, debout, acclamait l’artiste génial et vraiment extraordinaire.

A. Pougin, dans sa Musique en Russie , fait remarquer que les programmes de ces concerts formaient un ensemble de 193 œuvres de 31 compositeurs différents ; mais, ces œuvres comprenant souvent plusieurs morceaux,

242 — ff## binsiein Notice

« La signature du génie, c’est la force, dit M. Raymond Bouyer... Cette puissance infatigable s’annonçait dans la structure beethovénienne du maître: le virtuose avait le front énorme, pesant sur les paupières bridées et profondes, qui semble absorber le visage et l’être au profit de la pensée;... le regard disait la personnalité qui se connaît et se maîtrise; bref, un saisissant ensemble, absolument d’accord avec le jeu fait de certitude fougueuse et de sereine audace. La musique fut avant tout, pour lui, la traduction, précise et vague à la fois, des sentiments intérieurs, l’expression de l’ inexprimable 1 . » « Cet homme simple, réservé, taciturne dans son affabilité et qui eût volontiers vécu au désert, était un passionné de gloire. Il avait deux désirs : cacher sa personne et produire ses œuvres *. »

« La situation qu’occupait alors Rubinstein à Saint-Pétersbourg était absolument prépondérante; il se trouvait virtuellement à la tête du mouvement musical de son pays. De liante lutte il avait conquis la renommée; son admirable talent de virtuose était aussi incontesté qu'incontestable; son ascendant sur le public et les artistes était immense, et s’il est permis de croire que son génie de compositeur parfois violent, heurté, n’était pas sans quelque inégalité et donnait prise à certaines critiques, il n’en est pas moins vrai que dans tous les genres il a produit des œuvres remarquables, souvent superbes, et que sa puissance de production tenait du prodige 3. »

En 1887, Rubinstein reprit, après le départ de Davidoff, la direction de son Conservatoire. Quatre ans après, il fut créé conseiller impérial russe, ce qui lui conférait des titres de noblesse. En 1892, il quitte de nouveau la Russie et s’établit pour quelque .temps h Dresde. Enfin, en 1894, la mort le prend presque subitement dans sa villa de Pelerhof.

Rubinstein, comme compositeur, fut longtemps très discuté. Aujourd'hui encore, la jeune école russe, les successeurs des « Cinq4 », lui refusent obstinément le titre de compositeur national. On le regarde comme un Russe qui est compositeur, et non comme un compositeur russe, selon le mot de M. César Cui. « Et cependant le caractère de Rubinstein reflète exactement les qualités et les défauts nationaux. Il a les extrêmes et les paradoxes, les caprices de l’émotion, les vagues de l'enthousiasme. Son cœur gouverne invariablement sa raison, et cependant il est dépourvu de ce que, en Angleterre, on appelle sentiment. Les Russes ne sont pas une race sentimentale. Son art est plein de force dramatique et de puissance de caractérisation. Dans Le Démon , maintenant populaire en Russie, un Russe seul pouvait concevoir l’esprit du mal tel que Rubinstein l’a conçu. Il eut toute la facilité de sa race et sa faculté d’assimilation, avec le

on arrivait au chiffre de 240 morceaux. Rubinstein, avant de venir à Paris, avait donné ces sept concerts, en sept semaines, simultanément a Saint-Pétersbourg et à Moscou, franchissant, chaque fois les sept cent soixante -dix kilomètres qui séparent ces deux villes et redoublant ces concerts gratis , pour les élèves du conservatoire. Apres la Russie. Rubinstein reproduisit ces mêmes concerts à Leipzig, à Paris, à Bruxelles, à Vienne, à Berlin, & Dresde, à Londres, a Manchester, à Liverpool et à Odessa.

Et ce pianiste extraordinaire étoit un modeste ! On cite de lui ce mot à propos des virtuoses de son temps : « Il y a moi, il y a Tausig, il y a BUlow, mais Lisxt peut nous mettre tous dans sa poche. »

(1) Raymond Bouyer, Ménestrel.

(2) Th. Lindenlaub, Souvenirs de Ilubinstein.

(3) Arthur Pougin , Essai historique sur la\Musique en Russie (Fischbacher).

(4) Voir les notices de Borodine et de Moussorgsky où il est question des « Cinq ».

Il est curieux de voir ce que Rubinstein lui -même pensait de cette jeune école russe dont les membres étaient bcs adversaires déclarés. « Notre jeune école russe est, dans la musique instrumentale , un résultat de 1 influence de Berlioz et de Liszt ; au point de vue spécial du piano , il y faut joindre l’influence de Schumann et de Chopin. Et par-dessus tout cela s’accuse encore une tendance nationale cherchée et voulue. Les productions de l’école russe révèlent une complète connaissance de la technique et un véritable coloris de inaitre, mais en même temps aussi une absence complète de dessin et de forme. Je ne sais s’il y a quelque chose a en attendre dans l’avenir ; mais je ne désespère pas, parce que l’originalité de la mélodie, du rythme et du caractère musical russe permet en quelque sorte une fécondation nouvelle de la musique en général , et aussi parce que l’on ne peut contester le grand talent de quelques représentants de cette école russe. » (Cité par A. Pougiu dans La Musique en Russie.)

Hubh%8Ëeh% Notice ) — 243

manque de patience pour arriver au fini du détail. Si l'on en croit son propre témoignage, il ne révisait presque jamais ses œuvres et s’en tenait au premier jet. Il éprouvait une hàle fiévreuse de s’exprimer lui -môme. Dans la spontanéité de la passion, réside sûrement la beauté maîtresse de ses chants1. » « Les jugements portés de tout temps et en tous pays sur Rubinstein étaient souvent si singuliers, si disparates, que lui-même s’en amusait et écrivait avec humour à un ami : « Les juifs me considèrent comme un chrétien , les chrétiens comme un juif; les classiques comme un wagnérien, les wagnériens comme un classique; les Russes comme un Allemand, les Allemands comme un Russe2. » Néanmoins Rubinstein , personnalité remarquable môme en dehors de la musique , haïssant la médiocrité qui le lui rendait bien, exerça une influence considérable sur ses contemporains, et « le public, en Russie, reste obstinément fidèle aux deux compositeurs les moins « nationaux » et les moins « avancés », adversaires acharnés des « Cinq» 3.

L’œuvre de Rubinstein comme compositeur est immense. Œuvres dramatiques : Dimitri Donskoï , son premier opéra russe (Saint-Pétersbourg, 1852); Tom l'Idiot (Saint-Pétersbourg, 1853); La Vengeance (non représentée); Les sept Chasseurs sibériens (Weimar, 1854); Les Enfants des Landes (Vienne, 1861), dont le succès a été grand en Allemagne ; Féramors (texte allemand tiré de Lalla Roukh , Dresde, 1863), « la plus précieuse de celte série d’œuvres théâtrales, » dit Saint-Saëns 4 ; Le Démon (texte russe tiré d’une légende célèbre de Lermontow, Saint-Pétersbourg, 1875). Les représentations se comptèrent par centaines, et l’opéra fut traduit en allemand, en tchèque et en italien. On en prépare une reprise à Kiew et h Berlin (1906); Les Machabées (texte allemand, Berlin, 1875, une des œuvres préférées du maître qui aurait tant désiré la voir jouer h Paris)! Néron (texte français de Jules Barbier5, Hambourg, 1879; Saint-Pétersbourg, 1884; Anvers,* 1885, et Rouen, 1894); Le Marchand Kalachnikoff Saint-Pétersbourg, 1880); La Sulamite , opéra biblique (Hambourg, 1882, « idylle exquise, de couleur orientale fortement accentuée, » dit Hugo Riemann) ; Entre voleurs , op. coin. (Hambourg, 1882); Le Perroquet , op. com. (Hambourg); La Vigne , ballet (Berlin, 1882). Oratorios : Le Paradis perdu (Festival de Kônigsberg, 1863); La Tour de Babel , op. 80 (Festival rhénan de Dusseldorf, 1872); Moïse, op. 112 (1887); Le Christ , œuvre posthume (Brème, 1895). Scènes lyriques avec orchestre : Agar dans le Désert, op. 92, n? 2; llécube, op. 92, n° 1; Le Lyrique et le Requiem pour Mignon sur le Wilhelm Meister de Goethe, op. 91 (Vienne, 1872). Musique d’orchestre : 6 symphonies dont les plus connues sont la 2e, Y Océan, et la 5e dite Symphonie dramatique russe ; une fantaisie pour orchestre : Eroica, op. 110; des tableaux symphoniques très appréciés : Faust, op. 68; Ivan le Terrible , op. 79, et Don Quichotte, op. 87; 3 ouvertures de concert, dont Antoine et Cléopâtre, op. 116 (pour la tragédie de Shakespeare). Musique de chambre : sonates pour piano et violon, dont l’op. 19, « pur chef-d’œuvre, » dit M. A. Pougin; sonates piano et violoncelle; 5 trios avec piano ; lOquatuors pour cordes ; 3 quintettes ; 1 sextuor en ré (op. 97) ; 1 octuor (op. 9),. Musique instrumentale : 3 sonates pour violon ; 2 concertos avec orchestre pour violon; 2 Concertos pour violoncelle et 5 Concertos pour piano. Musique

(1) Étude orilique parue eu anglais dans le Monthly Musical Record du l«r décembre 1894 , sous les initiales A. E. K.

(8) Cité par A. Pougiu dan» sou Essai historique sur la Musique en Russie. Le grand-père de Rubinstein était israélite, lui-même ne fut baptisé qu’à l’âge de douze mois.

(3) Dit M. Alfred Bruneau après sa mission musicale en Russie, Revue de Paris. 15 septembre 1909. L’autre compositeur sous-entendu est Tschaïkowsky.

(4) Portraits et Souvenirs.

(5) L’esquisse de Mérou fut écrite dans la banlieue de Paris, où Rubinstein était allé s’établir, ayant reçu du directeur de l’Opéra la protfkesse que cet ouvrage seràit représenté à Paris. La chose n’eut pas lieu et l’oeuvre fut traduite en allemand pour être jouée à Hambourg.

244 — Ælubinsiein ( Notice )

vocale : des chœurs dont plusieurs avec orchestre; plus de 200 lieder dont la célèbre série des Mélodies persanes. « Quand Rubinstein impose un frein à son inépuisable fécondité, quand il consent à faire subir à la sauvagerie débridée de son tempérament l'influence de l'idéalisme, alors il est capable des choses les plus grandes. Parmi les Mélodies persanes, il en est deux d’une beauté céleste1. » « Pour ce qui est de la musique de piano, qui ne comprend pas moins de 238 morceaux, elle place certainement Rubinstein au premier rang. Il s’y fait remarquer par une réelle abondance mélodique, une grande richesse de formes, et tantôt par la grâce, tantôt par la chaleur, toujours par une personnalité vigoureuse qui s'impose à l’attention 2. » (Voir ci-dessous.)

Rubinstein a fait aussi œuvre d’écrivain en publiant La Musique et ses représentants 3 4, ainsi que des Pensées et Aphorismes.

Terminons celte notice par la devise du maître : « Dieu ne puis, roi ne daigne, artiste suis, » et par la pensée qui clôt son recueil :

« La musique instrumentale est la plus intime amie de l'homme. On le constate surtout lorsqu'on souffre. Mais de tous les instruments, c'est le piano qui répond le mieux à ce sentiment. Aussi je considère l’étude du piano comme un bienfait de l’humanité, et je la rendrais obligatoire dans le programme des écoles, pour procurer une jouissance personnelle aux élèves.

« J’ai joué en public tant que j’ai remarqué que je jouais au concert mieux qu'à la maison pour moi seul. Et j'ai cessé de jouer en public le jour où j'ai remarqué que je jouais mieux pour moi que pour les autres A. »

- OEUVRES ORIGINALES -

AVIS IMPORTANT. — L'œuvre de Rubinstein, pour le piano, est trèe difficile à présenter clairement , à cause des nombreuses collections de morceaux réunis dans le même numéro d'œuvre, bous un titre générique, alors que chaque morceau porte un titre particulier. De plus, ce titre se rattachant généralement à la forme du morceau : Impromptu, Xocturne, Valtt , Scherzo , Caprice, etc., se retrouve appliqué à d’autres morceaux de même forme, dans chacune des collections. Présenter chacun de ces morceaux isolément, à son titre alphabétique, c'eût été rompre le lien du numéro d’œuvre qui les a unis dans la pensée du compositeur, et priver le lecteur d’une vue d'ensemble de ces collections diverses dont on doit connaître les titres génériques. Ne présenter les morceaux que dans la colleetion dont ils font partie, c’eût été rendre la tâche du lecteur trop longue et trop difficultueuse en l’obligeant à chercher dans toutes les collections un morceau intitulé Nocturne ou Scherso. Il a donc fallu faire figurer chaque morceau à la fois à son titre alphabétique, et à sa place dans la collection qui le contient. Toutefois, pour éviter de donner an lecteur, par ce double emploi, la sensation du « déjà vu » , qui amène une certaine confusion dans l’esprit lorsque les mêmes titres se reproduisent plusieurs fois, chaque morceau présenté isolément est relié par un renvoi au groupe dont il a été détaché. Les œuvres de Rubinstein sont publiées à Leipzig chez Senff ; la plupart sont également éditées à Paris.

AKROSTIGHON (1er), 0p. 37, 5 pièces : L, A, U, R, A (M et GM— 21) .

(Spina)

Dans l'édition française ces Pièces sont publiées séparément sous des titres divers : Appassionato, Chanton du Matin, Esquisse , Méditation, Romance sans paroles).

Chou dens

(1) Ehlert, Lettres sur la Musique à une amie.

(2) A. Pougin, La Musique en Russie.

(S) Un volume che* Heugel. Les Pensées et Aphorismes traduit du russe par Michel Delines, parurent en articles détachés dans le Ménestrel, en 1892.

(4) On sait que Rubinstein a fondé, pour les virtuoses du piano âgés de vingt à vingt-six ans, un concours avec prix de cinq mille francs qui doit avoir lieu tous les cinq ans. Ce concours a eu lieu pour la première fois en 1890, à Saint-Pétersbourg (prix décerné à M. Ferrucio Busoni); ensuite à Berlin, 1895 (prix: M. Lhévinne); puis a Vienne, en 1900 (M. Émile Bosquet); enfin à Paris, en 1905 (M. Wilhelm Backhaus). M. Louis Diémer a fondé, en France, un prix aualogue.

Parmi la littérature biographique parue sur Rubinstein, il faut citer un opuscule pratique qui, sous le titre de : Souvenirs sur Antoine Rubinstein , contient un ensemble d’indications, de conseils, de remarques de toute nature de l’illustre maître recueillis pendant ses leçons au Conservatoire de Saint-Pétersbourg, par une de ses anciennes élèves, Sandra Droucker (publié à Leipzig). (Voir dans le Ménestrel du 9 juillet 1904, 1 article de M. A. Boutarel.)

Ælubinsiein ( OEuv . orig.) — 24 f£

AKROSTIGHON (2«), 5 pièces, op. 114 (AD et D-29) . Ch. n° sép. 0,75 à

ALBUM DE DANSES NATIONALES, op. 82 (D et

TD-ch. 9 à 14)

Leschinka (Caucase); Czardas (Hongrie) (AD — 9)*; Tarentelle, sol min. (Italie); Mazurka , ré (Pologne) ;

Valse, fa (Allemagne); Russkaya i Trépak (Russie); Polka (Bohême) (GM-5); Ch. n° 2 50 ... no» 1 à 6

Les mêmes y Czardas (Hongrie) (AD— 9)*, mi maj. et min à 4 ms pr l’auteur . Ch. 3,35, n° 7

Les no» diffèrent dans les deux éditions à ï ms et à 4 ms, sauf pour le no 7. C’est pourquoi ils sont omis. Les titres suffisent.

Danse russe (Ruskaya i Trépak), arr. à 2 pianos

ALBUM DE PETERHOF, 12 more. op. 75

Page 1