Chanson napolitaine: Fenesta vascia
. Ch. n° sép. 1 fr. 70 à
N09 1 à 12 arr. à 4 ms pr Czerny . Ch. n° 2 à
N09 13 à 24 arr. à 4 ms pr Bizet . Ch. n° 1,70 à
DÉCAMÉRON (LE musical, 10 more., op. 57, servant d’école préparât, à l'étude des gr. compositions de Thalberg (AD et D— ch. 10 à 16). N# 1, 3fr., les autres
1. Les Puritains, 2. Le Freischiitz, 3. Pré aux Clercs, 4. Norma, 5. Mélodies de Schubert, 6. Gazza Ladra, 7. Cenerentola, 8. Anna Bolena, 9. Le Prophète, 10. Airs Irlandais.
FANTAISIES (Gr.) sur des Opéras : .
DON JUAN (Mozart), 2 Fant., N° 1. (Introd., Thème et var. sur La ci darem et 11 mio tesoro) (TD — 27). N° 2. Fant. et Var., sur 2 motifs. Duetto et II mio tesoro (TD— 25) .
SCHUBERTH
JOUBERT
. . . . Hamelle
.JOUBERT Hamelle .JOUBERT . .IIeugel
JOUBERT
. . Heinz
JOUBERT
JOUBERT
JOUBERT
.Heugel
JOUBERT
Heugel
JOUBERT
. . . .SULZBACH
Thatberg (Transe.) — 279
Fantaisie sur Don Juan (Gr.), op. 42; la Sérénade et le Menuet (TD— 21)* .
DON PASQUALE (Donizetti). Sérénade extr. (TD-9)*. HUGUENOTS (LES. (Meyerbeer). — lre Fantaisie,
op. 20 (TD — 16) . . . . . .
La même, arr. à 2 pianos, pr Poisot — (D— 21 en part.). LUCIE DE LAMMERM00R (Donizetti). Andante-Final
(sextuor) (TD— li) .
MOÏSE (Rossini). Gr. Fant., extr. La Prière, avec var. (TD-iO)...; .
JOUBERT
JOUBERT
. Grus
JOUBERT
Cette grande Fantaisie fut donnée au Conservatoire de Paris comme morceau de concours pour les prix, en 1839 (classes des hommes).
Mi manca la voce (Quatuor trans.) (AD— 4) * .
MUETTE DE PORTICI LA (Auber). — Air du Sommeil, Tarentelle et Marche (TD — 19) .
NORMA (Bellini) Gr. Fantaisie (TD— 18) .
La même , à 2 pianos pr l'aut. (TD — 12)* .
Autres grandes fantaisies sur les opéras. De Bellini : La Somnambule ; de Donizetti : VElisir d’Amor, Lq Fille du Régiment, Lucrèce Borgia; de Ilérold : Zampa; de Meyerbeer : Robert le Diable; de Halévy : Charles VI; de Rossini : La donna del Lago , Guillaume Tell, Sémiramide, Le siège de Corinthe, La Straniera ; de Spontini : Fernand Cortez ; de Weber : Oberon; de Verdi : Ballo in Maschera, Rigoletto, La Traviata, Il Trovatore , etc. etc .
JOUBERT
JOUBERT
» . Gallet
»> . Gallet
TTTHM A Q (CHARLES-LOUIS-AMBROISE). Né à Metz en 1811,
1 nu lflrx mort à Paris en 1896. — Fils d'un professeur de musique,
A. Thomas fut initié à l'art musical dès l’âge de quatre ans, d’abord par l’étude du solfège, puis par celle du piano et du violon. En 1828, il entra au Conservatoire de Paris dans les classes de Zimmermann* 1, Dourlen et Lesueur, et travailla en outre le piano avec Kalkbrenner, le contrepoint et la fugue avec Barbereau. Grand prix de Rorne en 1832 (cantate : Hermann et Ketty ), il écrivit, pendant son séjour en Italie, une Messe de Requiem, un quatuor et un quintette pour cordes. Revenu à Paris, le jeune artiste se voua à la musique dramatique, et de 1837, avec la Double Échelle (opéra-comique qui obtint 200 représentations), jusqu’à 1849, avec le Caid, en passant par le Panier fleuri (1839), chaque année vit éclore une œuvre nouvelle. « Votre Caid vient de me ravir ! écrit Bizet à l'auteur... Et quelle main !» — « Ce dernier éloge ne pouvait être décerné que par un homme du métier, et, en effet, jusque dans ses fantaisies les plus bouffonnes, Thomas garde le souci de la pureté de l'écriture , de la correction ; une fine harmonie, un emploi imprévu des timbres de l’orchestre, rappelle à tout instant que l’auteur de ces pages légères est un maître en son art 2. » Agé aujourd hui de cinquante-huit ans, le Caid n’a jamais quitté le répertoire.
' Vint ensuite le Songe d’une Nuit d’été (1850), qui passionna le public. Puis Raymond, La Tonelli, La Cour de C élimé ne , Psyché (1857), dont le chœur des Nymphes est encore fréquemment chanté aux concerts du Conservatoire; Le Carnaval de Venise , Le Roman d'Elvire , puis Mignon (1866), qui a été joué sur toutes les scènes du monde, et Hamlet (1868). Ces deux œuvres ont marqué l'apogée de la carrière d’Ambroise Thomas. La dernière période comprend Gille et G illot in , opéra-comique antérieur aux précédents, mais représenté seulement
(1) A. Thomu obtint le 1er prix de piano à ton premier concouru.
(*) Louis Laloy, Revue Musicale. l«r juillet 1903.
£80 — Tito nui» Notice)
en 1874; Françoise de Rimini (gr. opéra, 1882), enfin la Tempête (ballet, 1889). Outre ses opéras, A. Thomas a écrit une messe solennelle de sainle Cécile (1857), une marche religieuse pour orchestre (1865), deux cantates, dont l une pour Lesueur et l’autre pour le centenaire de Boïeldieu (1852 et 1875); des motets, de nombreuses mélodies, de grands chœurs orphéoniques « qui ont puissamment contribué à élever le niveau musical des masses, comme à populariser le nom de l’auteur1 »; enfin quelques morceaux de piano. Quoique excellent pianiste, A. Thomas a peti écrit pour cet instrument. Devenu membre de l’Institut en 1851, en remplacement de Spontini, Thomas fut nommé, en 1872, directeur du Conservatoire, où il professait déjà la composition depuis seize ans2. « Il fut ainsi le maître de la plupart des musiciens qui lui succédèrent au théâtre, et il faut dire que ceux-ci ont toujours témoigné à leur professeur une reconnaissance attendrie pour les leçons qu'il leur donna, comme pour la liberté qu’il leur laissa de poursuivre leur carrière, sans y mettre, par sa puissante influence, la moindre entrave3 4 5. » Jamais artiste ne fut, pendant sa vie, l’objet d’autant d’honneurs. Seul, parmi les compositeurs, il eut la joie d’assister à la millième représentation d’une de ses œuvres, et, le premier parmi les musiciens, il fut élevé à la dignité de grand’croix de la Légion d’honneur. Ce fut à l’occasion de la millième de Mignon. Cette solennité eut lieu le 18 mai 1894. A la mille unième, le 16 mai, Spuller, ministre de l’Instruction publique, remit à Ambroise Thomas, an nom du Président Carnot, les insignes de sa nouvelle dignité. Dans la salle ce fut du délire, et le maître, entraîné sur la scène par M,le Wyns et Mme Landouzy (Mignon et Philine), dut recevoir en personne les frénétiques acclamations du public.
Ambroise Thomas « fut le dernier représentant de cette longue génération de producteurs rapides, qui, durant un demi -siècle, avec une infatigable fécondité, alimentèrent nos scènes... Si Ambroise Thomas ne fut pas un réformateur,... il faut reconnaître que certaines parties de ses derniers ouvrages sont empreintes d’une poésie parfois touchante et élégiaque, comme l'attestent quelques scènes de Mignon; parfois large et grandiose, ainsi qu’en témoignent les tableaux de l’Esplanade et de l’Oratoire. iYIIamlet, et l’acte de l’Enfer de Fi'ançoise de Rimini*. » « Avant de donner Mignon, A. Thomas se recueillit pendant six ans, et cela est tout k son honneur... Sûrement il fut troublé par ce qui se passait alors8. Son silence attentif, puis son œuvre nouvelle, différente des anciennes, le montrent bien. Uamlet marqua l’étape suprême de la montée au succès...; il se retira de la lutte avec une grande dignité, assistant, renfermé dans un scepticisme un peu mélancolique, à l’évolution de son art, acceptant, sans la moindre amertume apparente, la victoire des jeunes idées, se cantonnant en sa retraite volontaire avec la belle honnêteté dont il ne se départit jamais 6. »
« La noblesse des sentiments, la grande dignité de la vie, le respect absolu de soi-même, l’horreur de la pose et (le la mise en scène, telles étaient les qualités morales qui, jointes à celles qui constituaient et caractérisaient son talent, faisaient de ce grand artiste un homme de cœur et de bien7. »
- ŒUVRES ORIGINALES