HORNEMANN
(EMIL-CIIRISTIAN). Né à Copenhague en
m . . 1841, mort à Copenhague en 1906. — Son
père (1809-1870) était un compositeur de mélodies populaires très célèbre dans sa patrie. Le fils suivit le sillon paternel en l’élargissant. On a de lui des mélodies vocales, de la musique d’orchestre dont plusieurs ouvertures, de la musique de scène; un opéra : Aladin (Copenhague, 1888), etc. Hornemann dirigeait à Copenhague une grande école de musique. 11, a peu écrit pour le piano; citons cependant les Miniatures ( Miniatur-Bilder ), Études mélodiques pour petites mains, op. 20 (F et PM— 9— Breilkopf).
jr TnrpT T?T\ (CYRILL . Né à Gross- Aittingen (près Augsbourg en IV 1 1 LLll 1848, mort à Kissingen en 1906. — Longtemps maître
d’école avant de pouvoir se livrer à sa vocation musicale, Kisller devint, à Munich, l’élève du célèbre Rheinberger et fut plus tard nommé professeur au Conservatoire de Sondershausen. En 1885, il s établit à Kissingen, où il resta jusqu à sa mort. Kisller a écrit de nombreux chœurs d’hommes, des compositions pour l'orgue et l’orchestre, un traité d'harmonie et six opéras dont le dernier, La mort de Batdur, fut représenté en 1905 à Düsseldorf avec grand succès. Son premier opéra : Kunihild (Sondershausen, 1884), contient, au 3e acte, un Prélude en fa, de couleur wagnérienne, qui a été transcrit à 2 ms par 1 auteur (AD 3 Aibl * et arrangé à 4 ms, à 2 pianos et à 8 ms par A. Reinhard.
WjUigitik ( Notice ) — 339
ITTTj1 TIVfT (ALEXANDRE). Ne à Lyon en 1850, mort à Paris en jUIUHiA 1906. Violoniste, compositeur et chef d’orchestre. D’abord élève de son père (Joseph Luigini, Italien naturalisé Français, excellent chef d'orchestre aussi , Alexandre Luigini fut , au Conservatoire de Paris, élève de Massart pour le violon et travailla l’harmonie avec Augustin Savard *.
En 1860, A. Luigini retourna à Lyon, où, après avoir été violon-solo au Grand- Théâtre, il succéda à son père (1877), comme chef d'orchestre. Concurremment, il devint professeur d’harmonie et de composition au Conservatoire et, plus tard, professeur de la classe d’opéra. Ce fut lui qui fonda à Lyon les Concerts du Conservatoire et qui réorganisa les Concerts Bellecour. En 1897, Luigini fut appelé à Paris et devint chef d’orchestre de l’Opéra-Comique, puis directeur de la musique à ce théâtre. « Luigini était né chef d’orchestre, dit M. A. Pougin. Il avait le bras et le regard, ce.s deux qualités indispensables à un bon conducteur... » La composition prenait une grande part de sa vie. On lui doit 2 quatuors à cordes couronnés par la Société des compositeurs, et un 3e, reçu au Salon de 1906; de la musique d’orchestre, des cantates, un opéra-comique et de nombreux ballets. Parmi les transcriptions qui ont été faites de ses œuvres, citons : - TRANSCRIPTIONS -
BALLET ÉGYPTIEN (orch.), tr. à i ms pr Hignard 5 »>
MARCHE SOLENNELLE en mil? (orch.), tr. pr Saint- 3 »
Saëns (AD — 14 .
PARAPHRASE sur le Ballet Thébéen par Périlhou 1 75
G nu s
G nus
Grus
(1) Le père do l’actuel directeur du Conservatoire de Lyon, éminent professeur d’harmonie, dont l'auteur de ce Répertoire s'honore d’avoir été l’élève.
D A "17" 1 1VT A (JEAN-HENRI). Né à Bordeaux en 1818, mort à Paris IV il ▼ Il iXl. en 1906. Pianiste, compositeur et professeur célèbre, Ravina fut un enfant prodige. D’abord « élève de sa mère qui occupait à Bordeaux une haute situation de professeur, dès l’âge de huit ans il se faisait entendre dans un des concerts de la Société Philharmonique en exécutant un Concerto de Kalkbrenner, et obtenait un tel succès que le grand violoniste Rode, son compatriote, le prenait en affection et se faisait son protecteur. Trois ans après il s’essayait déjà à la composition1».
Admis (1831) au Conservatoire de Paris dans la classe de Zimmermann, il y remporta le premier prix de piano en môme temps qu’Alkan jeune et Jules Pasdeloup (1834;. L'année suivante ce fut le prix d'harmonie dans la classe de Ileicha et la nomination de professeur adjoint d'une classe de piano. Mais la carrière de la virtuosité attirait le jeune artiste. Des voyages en Russie et en Espagne lui valurent les plus brillants succès. Néanmoins la vie de Ravina se passa presque entièrement à Paris, où la composition et le professorat se partageaient son temps.
Ravina a beaucoup écrit pour son instrument, et ses compositions rencontrèrent partout, à l'étranger comme en France, la plus grande popularité. On lui doit en outre une collection d'œuvres des mailres, revue et doigtée: Les Classiques du Pianiste, ainsi que la réduction à 4 ms des symphonies de Beethoven (chez Leduc .
Cet artiste distingué s’est éteint à l'âge avancé de 88 ans. A ses obsèques furent exécutées au grand orgue deux de ses œuvres les plus connues : V idoremus et Souffrances.
Ravina avait épousé, en seconde noces, une jeune pianiste compositeur, M11® Laetitia Sari. La fille de Ravina, Mme veuve Leduc, est la mère du jeune éditeur, chef actuel de l'ancienne maison Alphonse Leduc.
(1) A. I’ougin. Le Mtnetlrtl (octobre 1906».
340 — ( Œu v. orir/.)
- ŒUVRES OR IG IN A LE S -
ALLEGRO CLASSIQUE, op. 94 (AD- 10)* .
CALINERIE, op. 86 (P— 4) » .
CHANT DU MOISSONNEUR, op. 80 (M — ' 7 .
CHŒUR D’ÉCOLIERS, op. 103 (AD-9 .
CONCERTO en ut mm., op. 63 D— 35, .
DIALOGUE, Capr. -Étude, op. 74 (AD— 8; .
DUO GR .) k 4 ms sur un thème d'Eunjante , op. 9 D—
Le même à 2 pianos pr faut. (D) * .
ENFANTILLAGE, op. 49 (PM— 6)* .