Agitato, mi min. * 6. Bravura, si (Ch. n° sép.i
TOCCATA en ut min., op. 38 (D— 8) doigté anglais .
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OUVERTURE de “ The May Queen ", Pastorale, np 39 tr à 4 ms par Tant. (AD 8L. , . , ,, .
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SYMPHONIE en 'sol min., op. 43. tr. à 4 ms (AD-22). »
Considérée comme le chef-d’œuvre de l'anteur.
TVFnVOTT (PETER -LÉONARD -LÉOPOLD). Né à Harlebeke
JJAjI 1 V' I 1 (Flandre occidentale) en 1834, mort à Anvers en 1901. —
Élève du Conservatoire de Bruxelles, où il obtint le prix de Rome en 1857. (Cantate : La mort d'Abel.) Après avoir séjourné en Italie et en Allemagne, Peter Benoît revint dans sa patrie et conçut l’idée de reconstituer un art musical flamand fondé sur les anciennes mélodies populaires de son pays. Ce fut la même préoccupation nationale qui suscita le fameux groupe des Cinq en Russie. Peter Benoît exposa sa doctrine dans une brochure intitulée : « l'École de musique flamande et son avenir. »> Ne trouvant pas d’écho à sa parole, le jeune novateur s’en alla vivre à Paris. Pour subvenir à son existence il dut accepter d’être chef d’orchestre aux Bouffes -Parisiens, sous la direction d’Offenbach, mais il produisait
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sans relâche et n’abandonnait pas ses idées1. De retour en Belgique, en 1863, il fit entendre ses compositions; le succès vint et, avec lui, la possibilité de réaliser ses conceptions. P. Benoît se fixa à Anvers, y fonda une école de musique qui devint promptement le centre du mouvement musical llamand, — en opposition avec l’école franco -belge de Bruxelles. — Cette école municipale fut transformée en Conservatoire national par un vote des Chambres, et le fondateur en fut, en 1899, officiellement nommé directeur2. Cet établissement est actuellement dirigé par M. Jan Blockx, ancien disciple de -P. Benoit, et compositeur connu en France par le succès de ses opéras : La Princesse d'auberge et la Fiancée de la mer.
Comme compositeur, Peter Benoît a laissé un bagage considérable. Des opéras : Het dorp int gebergte et Isa (1867), opéras flamands sur texte en langue nationale: Ilet Melief et Les derniers jours de Pompei; — de la musique de scène : Wilhem de Zwijger (1876) et Charlotte Cordag (1877) ; — des oratorios: Lucifer (1866), L'Escaut (1867), Le Rhin (1889); — un drame religieux : L'Église militante , souffrante et triomphante; — de la musique religieuse : un Requiem et un Te Deum (1863), une messe, des motets; — des cantates: La Guerre (1873), Rubens (1877) 3, Anvers (1877), La Muse de l'Histoire (1880), Les Faucheurs, Les Neuf Provinces (1880), La colonne du Congrès et la Cantate pour Enfants ( Kinderkantat ) exécutée, en 1885, au parc de Bruxelles, par 1400 enfants: — des scènes lyriques; — de la musique d’orchestre : Marche triomphale pour l’Exposition de 1880, Le Roi des Aulnes , ouverture romantique, une des premières productions du maître : « La jeunesse y coule à pleins bords, c’est chaud et coloré, senti et vécu. Dès le début l’inspiration plane sur l'œuvre...4 »; une quantité de mélodies vocales très appréciées en Allemagne; des concertos pour divers instruments, notamment un eoncertstück pour flûte « où l’on sent une main sûre d'elle-même et maniant avec une légèreté rare toutes les ressources de l'art 5 »; enfin de la musique de piano. Peler Benoit a laissé aussi de nombreuses publications de critique musicale et d’esthétique.
Il s’est fondé en 1902, à Anvers, une association dont le but est de perpétuer la mémoire du regretté maître par l’exécution modèle de ses œuvres. C’est ainsi qu'en 1903 il y eut une grande audition de La Guerre , et une autre, en 1904, de l’oratorio Le Rhin , sous la direction de M. Keurvels, le disciple préféré du maître. « Cette partition est divisée en trois parties, et le tableau musical y est dépeint de façon incomparable... Une œuvre d'une 'telle envergure reflète le caractère d’une école et détermine ses tendances6. »
(1) « P. Benoît, raconte M. Eckboud, écrivait à cette époqne un Requiem . la 4« partie de sa tétralogie religieuse. Pendant les en tr 'actes d'Orphée aux Enfer », les instrumentistes des Bouffes se réunissaient avec leur chef dans les sous-sols pour y essayer les effets d’orchestre du Requiem. Tous concevez l’ahurissement et la vague consternation du pubUc en entendant partir des profondeurs souterraines une succession d’accords lugubres après une musique échevelée !... »
(2) On lira avec intérêt le programme des étndes de ce Conservatoire, qu’avait élaboré Teter Benoit dans l’intention arrêtée de créer un art national.de faire naître « une musique de sève, de couleur et de saveur flamandes ».
« Cet enseignement comporte trois degrés : au degré inférieur , l’élève est initié à la mélodie, au rythme et à la couleur de sa langue maternelle. On lui fait chanter des airs populaires. Au degré moyen , comportant les cours de chant et l’étude des divers instruments, outre des exercices techniques, l’élève exécute des transcriptions de chansons et de danses flamandes. Aux élèves des classes d’harmonie et de contrepoint , ces motifs populaires servent de thèmes à développer. Au degré supérieur, ce programme est étendu et varié, mais toujours dans le même esprit. C’est encore sur des thèmes populaires, sur des types de motifs nationaux , que les élèves des classes de fugue et de composition bâtissent leurs essais. Mais en même temps qu’on l’initie à la musique néerlandaise, l’élève étudie les productions des autres peuples , d’abord celles des races congénères. Benoît les classe en trois groupes musicaux : le germanique, le Blave, le latin. Dans les classes inférieures et moyennes , l’élève apprend à connaître, outre les œuvres néerlandaises et flamandes, celles des compositeurs de l’Allemagne, de la Scandinavie , de l’Angleterre. Ce n’est que dans les classes supérieures que, tout en étudiant encore les précédents, il s'initie à la musique des Wallons, des Français, des Italiens, des Russes. »
(Extrait d’un opuscule de M. Georges Eckhoud, écrivain flamand de langue française, et cité par M. Th. Lindenlaub.) w
(3) Cantate exécutée en dernier lieu le Î9 janvier 1905, à Tournai, pour le soixante-quinzième anniversaire
de l’indépendance de la Belgique.
(4-5) Louis de Romain, Essais de critique musicale.
(6) Carlo Matton.
Mlenoit (QEuv. orig.) — Ê7
CAPRICES 3 op. 7
MAZURKAS (3e et 4«), o 1. /a# min., 2. si \? min.
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... COSTALLAT
... COSTALLAT
IS. 12 more, en 4 liv., op. 34