M — Notice
accueillie froidement. Chaque soir on supprimait des morceaux1. La lutte entre les admirateurs de Berlioz et « l'éternel imbécile nommé On » se prolongea pendant vingt-deux représentations, après quoi cette dernière et superbe manifestation du génie de Berlioz tomba sous les attaques de la critique et l’hostilité de la foule. La vente de la partition jointe aux droits d’auteur donnèrent du moins à Berlioz une satisfaction matérielle en lui permettant de renoncer à son feuilleton des Débats. « Enfin, me voilà libre!... s’écrie-t-il. J’ai l’ambition de ne plus être domestique, de ne plus monter derrière la calèche des sols et des idiots, et de pouvoir au contraire leur jeter des pierres si cela me plait*. »
Berlioz ne se releva pas de la chute des Troyens. Sa vieillesse se faisait de jour en jour plus sombre et plus solitaire. La maladie le torturait. Veuf pour la seconde fois depuis 1862, il vivait seul avec sa belle-mère3. Son fils unique naviguait. Ce fils dont il disait : « Nous nous aimions comme deux jumeaux. » Berlioz se sentait « dans un isolement de cœur absolu ». A ce pauvre cœur éternellement jeune, un dernier épisode sentimental était réservé. En 186 i, il retourna en Dauphiné et revit Meylan, théâtre de ses premières et précoces amours. Le souvenir de ces lointaines impressions l’envahit tout entier. Il voulut revoir la « Stella Monlis ». Estelle avait alors soixante-sept ans, elle était veuve et grand'mère. Ils^e retrouvèrent en présence après quarante-neuf années de séparation.
« C’est mon enfance, ma jeunesse, mes premières impressions, mon sentiment de 1 infini qui revivent tout entiers, écrit Berlioz. Je l'aime comme si elle était jeune et belle4! » Heureusement Mme Estelle Former, par la délicatesse de son cœur et sa haute raison, se montra digne de l'hommage exceptionnel dont elle était l’objet. Elle contint l’exaltation du grand artiste, fil de leurs relations épistolaires un soutien et une consolation pour ses dernières années et mérita ces paroles touchantes de Berlioz : « Je voudrais être plus tard immensément admiré et célèbre, afin de vous rendre chère à mes admirateurs, » et ce dernier cri qui termine les Mémoires: « Mon ciel n'est plus vide... Stella! Stella! je pourrai maintenant mourir sans amertume et sans colère. »
En 1867, une foudroyante nouvelle lui parvint. Son fils éfait mort dans les mers lointaines. Lamentable fut alors cette fin de vie : une douleur inconsolée, des tortures physiques, une incapacité de travail engendrant un ennui profond, des difficultés matérielles constantes, et à toutes ces causes de souffrance il s'en joignit une autre: il se prit à douter de lui. Pasdeloup seul, aux environs de 1867 , osait de temps à autre mettre le nom de Berlioz aux programmes de ses concerts. Mais la résistance de l'auditoire et ses manifestations souvent outrageantes étaient telles que le compositeur devait perdre l’espoir d'ôtre jamais compris du public parisien. « Je me suis trompé, dit Berlioz à un ami peu de temps avant sa mort. Je suis un vaincu. Ce n’est pas cela qu’il fallait faire et je verrais toute ma musique dressée là devant moi comme un bûcher auquel on mettrait le feu, que je ne bougerais pas. » Puis avec un sourire d’une indicible amertume : « Cependant je regretterais mon Requiem; mais il faut cinq orchestres pour l'exécuter, et l’on ne peut s’offrir cela tous les jours5! »
(1) Ce qui explique la note insérée dans la partition imprimée, où Berlios , après arolr indiqué ironiquera ent une foule de coupures à faire, termine ainsi: a J’indique encore cette coupure en songeant au bonheur qu'éprouvent les directeurs, acteurs et chefs d’orchestre, pomplir9, machinistes et lampistes, à inmlter un autenr et à dégrader son œuvre. Je serais fâché de ne pas faciliter autant qu’il est en moi la satisfaction d’aussi nobles instincts. »
(S) Il ne faut pas croire qu’il jetait toujours « des pierres ». Nul plus que lui n’aimait à encourager les jeunes talents. César Franck, Biset et tant d’autres lui durent une présentation élogieuse au public musical.
(3) Il avait épousé en secondes noces Marie Recio, fille d’un officier de l’empire. Femme ordinaire et chanteuse médiocre, elle avait accompagné Berlios plusieurs fois à l’étranger. Mais « dès leur premier voyage en commun, il s’efforcait déjà de la perdre en route».
(4) Lettre à la priucesse Wittgenstein, 23 avril 1865.
(5) M. Henri Maréchal , dans uu discours ému prononcé anx fêtes du centenaire de Berlios, cite textuellement cet entretien « dont pas un détail, dit -il, n’est sorti de ma mémoire après plus de trente ans ». (V. Pari», Souvenirs d’un musicien. Hachette.)
Kertiox (Notice) — 2 S
Heureusement la jeunesse protestait : « Bien que sa musique fût pour ainsi dire proscrite, nous sentions chez Berlioz une force dont Faction commençait, mais dont la résultante était encore inconnue. L’ostracisme injuste dont Berlioz était l’objet de la part de la foule le grandissait à nos yeux. A l'auréole du musicien se joignait celle de l’artiste persécuté, du lutteur héroïque, je dirai presque du martyr1. » Au mois d’août 1868, Berlioz présida une dernière fois des fêtes chorales à Grenoble. Fantôme shakespearien, il apparut au banquet une couronne d'or en tête, recevant les suprêmes ovations de ses admirateurs. Le lendemain il alla voir la « Stella Montis >>. « Ce fut sa dernière émotion, » dit Ernest Beyer, l’ami dévoué qui l’entoura d'affection jusqu’à la fin et le veilla pendant sa nuit d'agonie, le 8 mars 1869. Ainsi disparut cet artiste extraordinaire dont « l'existence ne fut qu’un transport et un paroxysme, tantôt d'amour, tantôt de haine, de passion toujours et presque toujours de douleur 2. » « C’est avec son cœur , sa chair et son sang que Berlioz a été compositeur, et à force de s'exprimer soimême avec profondeur, il est arrivé à exprimer l’humanité 3. »
Outre ses grandes œuvres symphoniques, Berlioz a écrit uu certain nombre de mélodies. Les plus célèbres sont : La Captive (déjà citée), Le Jeune Pâtre breton , Sarah la baigneuse , un cahier de Mélodies irlandaises, les Nuits d'été, etc. On doit aussi à Berlioz un Traité cT instrumentation et d'orchestration modernes, qui est merveilleux, dit Saint -Saëns. « C’est grâce à lui que toute ma génération s'est formée, et j’ose dire qu'elle a été bien formée. Il avait celte qualité inestimable d’enfUmmer l’imagination, de faire aimer l'art qu'il enseignait. Ce qu'il ne nous apprenait pas, il nous donnait la soif de l’apprendre... 4 » On sait que non seulement Berlioz écrivait lui -même les paroles de ses partitions, mais qu'il a laissé un bagage littéraire considérable 5. A trente-cinq ans de distance, l’appréciation de la critique demeure la même. « Son style est hardi, coloré, incisif, trivial quelquefois, mais presque toujours énergique et pittoresque. 11 cherche le mot propre: n’existe-t-il pas, il le forge; la rudesse lui est aussi naturelle que le charme. Créateur ou critique, c’est un apôtre fanatique prêchant la croisade contre les infidèles, » disait M. Ad. Jullien en 1870. \1. Romain Rolland dit aujourd'hui : « Un style vif et nerveux jusqu’à la convulsion , une rare vigueur dans le parti pris, une ironie âpre et mordante, des émotions suraigües et presque toujours douloureuses, tels sont les caractères de ces pages, écrites d'une main qui égratigne le papier6. »
Un an après la mort du maître, il y eut à l’Opéra un festival en son honneur organisé par Ernest Reyer. C'est alors que commença le revirement de l’opinion publique en faveur de Berlioz. L’année même de ce concert, M. Ad. Jullien écrivait ces prophétiques paroles : « Lutter : là était pour lui le souverain bonheur. Les Parisiens ne voulaient pas entendre sa musique, et lui voulait la leur faire écouter. Qui sera vainqueur, de lui ou du public dans ce combat qui dura toute sa vie et qui continue encore après sa mort ? Jusqu’à présent ce fut le public; mais attendons encore quelques années, et le vainqueur ce sera lui, il l’a voulu IJ!»
En effet, le mouvement ne cessa de s’accentuer et la réparation tardive prit
(1) Bourgault-Dncoudray, Monde Musical, janvier 1899.
(2) C. Bellaigue, Portraits et Silhouettes de musiciens.
(3) Jules Combarieu, Revue Musicale.
(4) Berlioz fut, pour le poème symphonique, l’ancêtre de Liszt et de Saint-Saëns.
(5) Voyage musical en Allemagne et en Italie (1844); Les Soirées de Vorchestre ( 1853) ; Les Grotesques de la musique (1862) ; A travers Chants (1862) ; Mémoires (1870. — Ce volume fut Imprimé bous les yeux de l’auteur, mais ne fut publié qu’aprè» sa mort); Correspondance inédite (1879); Lettres intimes n Humbert Ferrand (1882); Soixante- deux lettres de Berlioz à Liszt, dans un recueil publié par La Mara à Leipzig ( 1895). — Lettres à la princesse Sayn- Witlgenstein ( 1903, La Mara, L'îipziy) ; Une page d'amour romantique , lettres à M®e Estelle Fornler (1903, avec une préface par Paul Fiat); Les Musiciens et la Musique (1903, avec une introduction par André Hallays).
(6) Revue Musicale.
(Notice)
les proportions de l'apothéose. Les fêtes du centenaire, en 1903, eurent un éclat incomparable. De solennelles exécutions des œuvres de Berlioz furent données dans toute l’Europe : en Allemagne, par Ilans Richter, F. Mottl, Richard Strauss; en Dauphiné, par Weingaertner1; à Paris enfin, par Ed. Colonne, l’ouvrier de la première heure à qui les admirateurs de Berlioz doivent un tribut reconnaissant.
Un dernier mot pour résumer le rôle joué par le maître dans l'histoire de l'art. « Berlioz fut par excellence le représentant complet et absolu du romantisme français en musique;... par l'ensemble de ses dons et de ses inclinations, par la constante corrélation de sa vie sentimentale et de ses œuvres, par sa manière de comprendre et sa façon d’exprimer, il fut, plus qu’aucun poète, peintre ou romancier, l’entière personnification de son temps.* Comme Hugo, dont il est, en son art, l’égal, Berlioz est « un de nos grands classiques»», et il l'est, non point dans le sens borné du mot, pour s'être docilement soumis aux traditions, mais précisément parce qu'il sut inventer des formes nouvelles et des accents inconnus, et dresser fièrement en face des modèles anciens, en face de ceux mêmes qu’il admirait le plus, les libres créations de son propre génie2. »
- ThANSCRIPTIOXS -
N. B. — L’œuvre de Berlioz étant actuellement dans le domaine public en Allemagne , une nouvelle grande édition de ses œuvres complètes B’élabore chez Breitkopf et Hoertel (revue par Ch. Malherbe et Félix Weingaertner, avec texte en français, allemand et anglais); une édition populaire (revue par A. Smolian ) se prépare aussi chez Ernst Eultnberg. Mais ces éditions ne peuvent encore être vendues en France.
Avis. — Le lecteur ne devra pas s'étonner de la rareté des astérisques dans cet ensemble d’admirables œuvres. La musique de Berlicz perd tellement à la transcription au piano, que les astérisques signalent surtout les morceaux qui, au piano, trahissent le moins la pensée de l’auteur. « Il n’est pas de musique d’orchestre qui puisse plus difficilement te prêter & un arrangement que celle de Berlioz, » disait naguère Robert Schumann ( La Musique et les Musiciens), « Celui qui lit ces partitions sans les avoir entendues ne peut s'en faire une idée, » dit Saint-Saënr. Et, comme dit Wagner : a la mise en seine de l’orchettre de Berlioz est indispensable. u
DAMNATION DE FAUST (Légende dram. pr soli, chœurs et orch.), op. 24, tr. à 2 et à 4 ms, pr Redon. '12 et
Extr. : Air des Roses ( Songe et Ballet), pr Ritter
Ballade du roi de Thulé, pr Redon (GM — 3). Ballet des Sylphes », appelé aussi Valse des Sylphes, par A. Jaëll (AD — 6).
— par Liszt (AD — 7) » .
— par Philipp (M — 5) .
— par Redon (D— 5) .
— par Ritter (D— 16) .
Cette transcription comprend, en outre, le Songe de Faust et l’.lir des Roses.
— à 2 pianos, pr de Miramont (PM— 4)
— — pr Philipp (M — 6 en part.) »...
Chanson de la Puce, pr Schad (GM — 4) .
Chœur des Soldats et Chanson d’Étudiants,
à 8 ms, pr Auzende (AD — 7) .
Course à l’Abîme, pr Redon (Tl)— 15) .
Hymne de la fête de Pâques, pr Saint-
Saëns (D — 6). . .
Invocation à la Nature, pr Redon (D— 4). .
COSTALLAT
(1) Il faut lire dans le Guide Musical, décembre 1803, les articles de MM. Mottl et Weingaertner sur
Berlioz. ' ,
(2) Michel Brenet, Le Correspondant , *5 août 1903.
Wieriioz (Transe.) — 27
Marche Hongroise, en la min.', par Redon * (D— 7) et par WolfT (TD— li) * .
— à 4 ms, pr Bénédict (D) .
— — -pr Brice (M) .
— à 6 ms, pr Dérivés (GM) . .
— — pr Aider (PM) .
— — pr Czerny (M) .
— — pr Herbert (M) .
— à 8 ms , pr Auzende (AD) .
— — pr Burchard (M) .
— à 2 pianos, pr Redon (D — 8, en part.)...
Menuet des Follets, pr Pfeiffer (D — 10)* .
— pr Redon (D) .
— k 4 ms , pr Redon (AD) .
— à 8 ms , pr Auzende (AD) .
— à 2 pianos, pr Philipp (AD — 13, en part.)* Romance de Marguerite, par Redon (M — 7). Sérénade de Méphistophélès , pr Pfeiffer
— pr Redon (D) .
— à 4 ms , pr Redon (GM) .
ENFANCE DU CHRIST (la), op. 25. ( Trilogie sacrée.
pr soli, chœurs et orch.) 1. SONGE D’HÉRODE. — 2. LA FUITE EN ÉGYPTE. — 3. L’ARRIVÉE A SAIS.
Extr. : L’Adieu des Bergers, pr Philipp (M— 3) .
Évolution cabalistique des Devins, tr. à
4 ms, par Ritter (pas encore publ.) .
Marche nocturne, pr H. Eymieu (GM— 9) . . . Ouverture de la fuite en Égypte, à 4 ms, pr Ritter (M — 4) * .
— à 2 pianos, pr Philipp (M — 8 en pari.)*.. Le Repos de la sainte Famille, par Frêne
Trio des jeunes Ismaélites, pr Ritler (M— 10) . .
— à 4 ms, pr Frêne (GM — 6) . * .
HAROLD EN ITALIE (Symphonie en sol pour orch.,
av. alto principal), op. 16, tr. pr. Liszt (TD) .
A 4 ms , pr Balakirew (D et TD — 49) .
Extr. : Marche des Pèlerins, pr Liszt (M— 7) .
LÉLIO ou LE RETOUR A LA VIE, op. 14 bis (Monoclrame lyrique, suite et complément de la Symphonie
fantastique), tr. pr Saint -Saëns .
Extr.: Chœur des Esprits de l’air, pr Frêne (D— 6).
. .COSTALLAT
SCHOTT
. .COSTALLAT
. .Breitkopf
. .COSTALLAT
COSTALLAT
JOUBERT
COSTALLAT
(1) Cette Marche Hongroise, appelée Marche de Rakoczy, a été traitée aussi par Liszt, mais harmonisée différemment. Liszt ne publia sa version qu’après la mort de Berlioz, par égard pour son ami.
On raconte que c’est en revenant de la bataille malheureuse de Zsibo, en 1705, que Franz II Rakoczy, héros de l’indépendance hongroise , entendit chanter cette marche par le tzigane Michel Barna et l’adopta comme chant patriotique. Elle fut transcrite par Wenceslas lluziczkat et publiée en 1825. Rakoczy, après la paix de Passarovicz qui détruisit tontes ses espérances de restauration de l’autonomie hongroise, fut interné à Rodosto et y mourut en 1735. L’empereur d’Autriche et roi de Hongrie, François II, avait, en 1904, autorisé les Hongrois à ramener au pays natal les cendres de leur héros. Cette translation solennelle eut lieu le 27 octobre 1906 , à la basilique de Saint-Étienne, à Budapest.
££ — ïi€*è%iin& ( Trans'c.)
MARCHE FUNÈBRE pour Hamlet, Ir. pr 2 pianos pr Philipp (GM— 9, en part.) .
OUVERTURES (orch.) : Benvenuto Cellini (ouv.
de l’opéra de ce nom) tr. (AD— 17) .
La même k 4 ms pr II. de Bülow (D— 10) .
La même à 2 pianos, pr Ollo Singer (AD — 28 en part.) Carnaval Romain (Le) (2e ouv., pr Benvenuto Cellini ), op. 9, tr. pr Fissot (TD— 18)* . .
lr« audition, salle Herz, le 3 février 1844. Cette ouverture est construite sur deux fragments de Benvenuto Cellini : l’andante du trio du 1er acte, et un épisode du 2* acte, la Saltarello.
. . .COSTALLAT
» . ...CllOUDENS
» . lOUBERT
La même k 4 ms, pr Pixis (D — 11)* .
— à 8 ms, pr Pixis (AD) .
— à 2 pianos, pr Ollo Singer (D) .
Corsaire (Le), op. 21, tr. k 4 ms, pr H. de Bülow
Cet arrangement ne peut être vendu en France.
Breitkopf
Francs -Juges (Les, op. 3, tr. à 4 ms, pr l’aut. (av. 5 la collaboration de Chopin, Bénédict et Eberwein (AD
La même pr Liszt (TD) .
Cette ouverture fut la première œuvre de Berlioz qui fut exécutée en Allemagne. L’audition eut lieu à Leipzig. « Il y a du génie dans ce Français, » dit Schumann en rendant compte de l’œuvre.
Fuite en Égypte (V. Enfance du Christ) .
Roi Lear (Le), op. 4, tr. k 4 ms, pr Faut. (AD— 15) . 4
Waverley, op. 1, tr. à 4 ms (AD— 9) . 4
Yoici l’opinion de Robert Schumann sur cette première œuvre de Berlioz :
« En dépit de toutes les faiblesses de la jeunesse, c’est pourtant, comme grandeur et originalité d'invention, l’œuvre la plus éminente que nous ait envoyée récemment la France en fait de musique instrumentale. »> Et il ajoute :
« On se demandera quel chapitre du roman il avait en vue, quelle scène, et pourquoi , dans quel but?... Ciel ! quand viendra-t-il enfin , le temps où l’on ne nous demandera plus ce que nous avons voulu faire avec nos idéales compositions ? Cherchez les quintes et laissez-nous la paix. » ( Schumann , Musique et Musiciens, trad. par H. de Curzon. )
» ...COSTALLAT
COSTALLAT
N. B. — Toutes ces Ouvertures sont trans. en Allemagne par Otto Taubmann (Breitkopf).
ROMÉO ET JULIETTE, op. 17 (Symphonie dramatique pr soli, chœurs et orch.), tr. à 4 ms, pr C. Benoît (D).
Extr. : Adagio ( Scène d'amour), pr Hitler (D— 17) .
Transcript. (3) à 2 pianos, par F. Stade: .... N° i. Grande Fête chez Capulet(D— 31 en part.).
♦ — 2. Scherzo de la fée Mab (TD— 30) . .
— 3. Scène d’amour (D — 24) .
Les mêmes transe, k 2 pianos, par Otto Singer*. N° 1. (D — 31 en part.). — 2. (AD-20). —