‹ Répertoire encyclopédique du pianisteChapitre 86 sur 278 · G REGI · texte numérisé non relu

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96 — W'f/fit’it ( Notice )

r¥17 TTlVr (JAN-ALBERT van). Né h Amersfoort (Hollande) en 1822. Aj A 1 mort à Elberfeld en 1868. — Pianiste, violoniste, organiste

et compositeur néerlandais; fit ses études au Conservatoire de Leipzig et les termina à Dresde. Revenu dans sa patrie, en 1847, il fut nommé, au concours, organiste à Amsterdam, puis devint professeur à l’École de Musique de Rotterdam; enfin, en 1854, il fut de nouveau organiste de la grande église réformée d’Elberfeld. Van Eyken donnait de nombreux concerts d’orgue avec un succès éclatant. « Les compositions de cet artiste sont nombreuses et remarquables, » dit A. Pougin. Il a surtout écrit pour l’orgue, mais il faut citer aussi sa musique chorale, ses lieder , de la musique de scène dont Lucifer , drame hollandais, et quelques pièces pour le piano : deux Mazurkas, une Grande Marche à 4 ms, etc.

LÀ R R FNf (Mme JEANNE- LOUISE*). Née h Paris en 1804, A •*A-AAA1.Aj1 1 morte à Paris en 1875. — Pianiste et compositeur

éminent, élève de Hnmmel, de Moschelès et de Reicha, Mme Farrenc fut pendant trente années professeur de piano supérieur au Conservatoire de Paris 2. « Ayant su acquérir des connaissances musicales qu’aucune femme, avant elle, n’avait possédées au même degré, » elle a écrit trois symphonies qui furent exécutées aux concerts du Conservatoire; des trios, quatuors, quintettes, sextuor, nonette, et des séries d’ Études pour le piano très appréciées, notamment en Allemagne. Par deux fois l’Académie des Beaux-Arts lui décerna le prix Chartier pour sa musique de chambre (en 1861 et 69). Schumann avait encouragé dès le début le talent de cette femme supérieure. « Si un jeune compositeur, écrivait-il en 1836, me présentait des variations semblables à celles de L. Farrenc (op. 17), je lui ferais tous mes compliments sur les heureuses dispositions et sur la solide éducation dont ces morceaux témoignent à chaque page3. » Mm« Farrenc attacha son nom à une publication importante entreprise par son mari, M. Aristide Farrenc, le Trésor des pianistes y recueil monumental des principales compositions des clavecinistes célèbres (23 vol., chez Leduc). Plusieurs des pièces de ce recueil ont été réimprimées séparément et doigtées par I. Philipp. (Voir le volume classique de ce Répertoire.) Mme Farrenc étaiHa tante de l’illustre compositeur français, M. Ernest Reyer.

• - ŒUVRES ORIGINALES -

ÉTUDES (30Ï dans tous les tons, op. 26, en 2 liv.

(AD et D — 50 et 42), n° 11, Presto en mi + Ch. liv.

ÉTUDES (12'' de dextérité, op. 41 (D— 33) .

ÉTUDES (30 de genre et de mécanisme, op. 42

(M et GM— 35) .

La facture de toutes ces Études participe de la manière de£zerny et de celle de Cramer : mécanisme et jeu lié.

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ÉTUDES (25) progressives, op. 50 (PM— 29) .

EXERCICES DU PIANISTE sur les modulations

Cet ouvrage a pour objet de donner aux élèves pianistes des modèles de préludes à faire.

HYMNE RUSSE varié, op. 27 (D— 14) .

VALSE BRILL., op. 48 (GM— 10) .

VALSE BRILL. (2), op. 50 (AD— 8 .

VARIATIONS sur un Air liusse, op. 17. sol min. (AD— 121

« On sait que les thèmes qui se prêtent aux imitations sont particulièrement propres à être variés, de façon que la musicienne a pu se répandre en jeux de toutes sortes et eu canons pleins d’élégance. Il n’y a pas jusqu’à une fugue

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(I) Fille de J.-E. Dumont, statuaire, et sœur d’Auguste Dumont, statuaire aussi et membre de l’Institut.

(J) M®e Farrenc prit sa retraite en 1873, et fut remplacée par M. Delaborde.

(3) Extrait d’un article paru dans la Xouvtlle Gazette mueicale de Leipzig.

ë'ttrrenc (QEuv. orig.) — 77

exacte avec sujet , contre-sujet, etc., qu’elle n’ait réussie à souhait et où^l’on

de Leipzig en 1S36, et eue par ai. auu Biographie Univertelle des Musiciens.)

L JL T J. a^ a a v -« A ^ i^u eiui en iow. — *■ lumon- i/» wun-v«..vu» r ~ -

instrument. Favarger se fixa à Londres et s’y livra à l’enseignement. Il publia

un grand nombre de morceaux de genre pour le piano, dont plusieurs eurent un succès de vogue. Il faut citer : le Boléro, op. 1 (M-iO — chez Noël), qui eut 20 éditions et fut arrangé de toutes les manières (4, 6 et 8 ms); Madrilène, danse espagnole, op. 21 (M — 7 — chez Choudens); la Fuite, galop , op. 29 (M — 8 — Noël), etc., etc., et ses arrangements sur les opéras célèbres, notamment un duo à 4 ms sur des motifs du Faust de Gounod.

ÜTT'C 4 (ALEXANDER-ERNST). Né à Carlsruhe en 1820, mort à Jl Brunswick en 1849. — Pianiste et compositeur, auteur de

5 opéras et de nombreux morceaux de piano, parmi lesquels les Scènes de Bal et La Danse des Sylphides (AD— 9); ce dernier intercalé dans un recueil de 10 compositions d’auteurs divers (chez Sleingrûber, n° 309).

Cet artiste était le fils de Friedrich-Ernst Fesca, né à Magdebourg en 1789 , mort à Carlsruhe en 1826, violoniste et compositeur, dont la musique de chambre surtout était très remarquée.

(1) Le» biographes ne sont pas d’accord sur ces dates. Celles-ci proviennent du Dictionnaire Riemann.

(FRANÇOIS-JOSEPH). Né à Mons (Belgique) en 1784, mort h Bruxelles en 1871. — Compositeur, pianiste, violoniste, orga¬

niste, théoricien, historien et écrivain musical. Artiste « doué remarquablement pour la musique, de capacités presque sans précédent, auquel la science de la musique, au point de vue historique, théorique et philosophique doit énormément, » dit

M. Hugo Riemann. « Le plus érudit, fécond et laborieux musicographe de son temps, » dit sir Grove. En 1821, Fétis fut professeur de contrepoint et de fugue au Conservatoire de Paris, et, en 1833, directeur du Conservatoire de Bruxelles et maître de chapelle du roi des Belges. Fétis a écrit pour le piano des variations, des fantaisies, des sonates et, en collaboration avec Moschelès, la Méthode des Méthodes; pour l’orchestre, des ouvertures et des symphonies. On doit aussi à Fétis de la musique de chambre, des opéras, et un œuvre abondant de musique religieuse. Mais la grande renommée acquise par cet artiste est surtout due à ses travaux bibliographiques. Son Histoire générale de la musique 1 et sa Biographie Universelle des musiciens lui ont fait une réputation européenne. « Il est facile de critiquer ces deux ouvrages remarquables, dit sir Grove (le musicographe anglais), mais il est impossible de s en passer. » Quant à la Biographie des musiciens , « c’est le plus vaste ouvrage de ce genre, dit M. Hugo Riemann, il contient, il est vrai, quelques erreurs inévitables, étant donnée l’énorme étendue du sujet; il est cependant encore aujourd’hui la meilleure Source de renseignements pour l'histoire de la musique du moyen âge , et celle de la musique en Italie, en France et dans les Pays-Bas. »

Le Supplément de la Biographie Universelle a été écrit en grande partie par M. Arthur Pougin et publié en 1880.

Fétis a laissé deux fils, compositeurs et critiques distingués. L’un d’eux a rédigé pendant plus de soixante-cinq ans le feuilleton musical de 1 Indépendance Belge.

(1) Cet ouvrage, Interrompu par la mort de l’auteur, s'arrête au XV* siècle, et ne comporte que cinq volumes

au lieu de» huit projetés par l’écrivain.

7 H — JFJ&ic/f (JVo/ice)

FTT^TrTT (ZDENKO). Né à Seborschitz, près Tschaslau (Bohême) A A-AJAVjAA en 1850, mort à Prague en 1900. — « Un des plus remarquables compositeurs jeunes tchèques, dit M. Hugo Riemann, le plus important, avec Dvorak, depuis Smetana. » Fibich étudia d’abord h Prague, puis au Conservatoire de Leipzig et sous la direction de Vincent Lachner. Il fut, en 187G, chef d’orchestre au théâtre de Prague et, en 1878, directeur de la maîtrise de l’église russe. Comme compositeur, Fibich a abordé tous les genres. Opéras tchèques : Bukovin (représenté en 1871); Blanik, op. 50 (1881); La Fiancée de Messine, op. 18, d’après Schiller (1884); la trilogie intitulée Hippodamie (1891-92) 1 ; Uedy, op. 43, d’après le Don Juan de Byron (1896); Sarka, op. 51 (1897); La Chute d’Arcona (1898) (opéra posthume représenté à Prague en 1901 avec un grand succès), son meilleur ouvrage lyrique, selon quelques-uns. — OEuvres pour soli, chœur et orchestre : Scènes de noces; La Fiancée du Vent ; Romance printanière. — Poèmes symphoniques : Othello, op. 6; Vesna, op. 13; Le Printemps , Les Veillées, op. 20; Zaboj , Slavoj et Ludeck , op. 37; La Tempête, d’après Shakespeare, op. 46; Toman et la Nymphe , op. 49 2. — Mélodrames : Le Porteur d'eau, La Vengeance des Fleurs. — Ouvertures d’orchestre : Une Nuit à Karlstein , op. 26; Komensky , op. 34; Lustspiel- Ouvert., op. 35; Oldrich a Bozena, Le Juif de Prague, lJOrage. — Le Soir, op. 39 (Idylle). — Deux symphonies (sans programme). — Musique de chambre : quintette en ré, op. 42; 2 quatuors pour cordes (en la et en la (?) et 1 quatuor avec piano en mi min., op. 11 3; trios, dont un en mi avec piano; duos pour piano et violon. — Musique vocale: Lieder, duos, chœurs avec orchestre. — Musique de piano : une méthode et des morceaux divers4 (V. ci-dessous).

La mort prématurée de Fibich est une très grande perte pour l'art musical tchèque. « Cet artiste complétait le trio de compositeurs nationaux tchèques dont le renom s'étendait non seulement en Bohême et en Europe , mais jusqu’en Amérique. » Édouard Hanslick, le renommé critique musical de la Nouvelle Presse libre (de Vienne), écrivait naguère, à propos de ces trois musiciens : « Les Tchèques peuvent être fiers de posséder en Smetana, Dvorak et Fibich, trois compositeurs qui, formés par les modèles classiques, ont su exprimer le caractère national 5. »

- OEUVRES ORIGINALES -

ALBUMBLATTER, 5 pièces, op. 2 (M et PM— 6) .

1. And0, ré; 2. Pièce de Fantaisie, sif?; 3. Chanson du Pêcheur, la min. *; 4. Capriccio, ré min. *; 5. Epilogue, sol .

lm 50

.... Urbanek

ALBUM DE PIANO (Pièces de divers aut. tchèques) rev. pr les prof, du Conservatoire de Prague), n° 3. Sérénade en sol, pr Fibich (M — 3) * .

.... Urbanek

AUS DEN BERGEN Dans les montagnes ) 7 pièces, op. 29 (M et AD— 17) .

.... Urbanek

BAGATELLES, 4 Pièces à 4 ms, op. 48 (M— 14) » .

CHACONNE ET IMPROMPTU à 4 ms, op. 25 (M

et AD — 7). N° 2 en mi,+ .

.... Urbanek

DANSE POLONAISE (Mazurek) en si (AD-4) * (N® 8 de Hudebm- Album (Pièces de divers auteurs). V. Album.

.... Urbanek

FUGATO ET KOLO VIL h 4 ms, op. 24 (M et AD-6)».

.... Urbanek

(.1) Exécutée avec grand succès à Vienne lors de l’Exposition des Arts du théâtre et de musique.

Il existe des pots - pourris fac. et dil. sur chacune de ces œuvres.

(3) Ce très beau quatuor est la première œuvre de Fibich qui ait été entendue en Angleterre ; elle fut exécutée par le célèbre pianiste Charles Hallé, en 1883.

<4) Voir le catalogue chronologique des œuvres de Fibich dans Une silhouette musicale , par Cari Ludwig Richter (publ. à Prague en 1900, chez Urbanek).

(5) Hanslick est mort en 1904 ; il était né a Prague en 1835.

Æ'iOicJi [ÜEuv. orig.) — 79

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