Fonroc, - un des lieutenants deSurcouf sur le Reve
nant en \9iï7(Vie de Robert Surcouf, p. 30i à 370).
030. — Fonssagrives. — Nom d'une famille de gentils hommes verriers, originaire de Champagne, qui se fixa au XVIII e siècle dans le Limousin, et dont un rameau s'établit en Bretagne au milieu du XIX e siècle, par le mariage de J '.- B. Fonssagrives, né à Limoges le 12 mars 1823, médecin de la marine et professeur à l'école de médecine navale de Brest, avec Lise Couëssurel de la Brousse, une des sœurs de ma mère. Auteur d'un Traité d'hygiène navale, qui fut traduit dans toutes les langues de l'Europe, G . -^ en 1862, premier médecin en chef,etc.,il devint en 1864 professeur d'hygiène, puis de thérapeutique et de matière médicale à la Faculté de médecine de Montpellier, publia un Traité de la phtisie pulmonaire, un Traité de thérapeutique appliquée ^ un Traité de matière médicale,\i\\ Dictiomiaire de la santé, un grand nombre d'ouvrages de vulgarisation sur V hygiène, et rédigea pendant de longues années la chronique scientifique au Français. Membre correspondant de l'Académie de médecine, il prit sa retraite en 1884 et se retira au château de Kergurionné, en Crach, chez son gendre, où il mourut du choléra en 1887, après avoir soigné des malades pendant l'épidémie qui sévit cette année en Bretagne (Voy. la Biôliog. Berger; le Panthéon de la Légion, d'honneur, IV, 238 ; divers éloges et notices sur lui par le docteur Tison, au Français du 25 oct. 1885; par le docteur Grasset, de Montpellier ; par le docteur Auiïray, de Brest; par le docteur Rochard à l'A-
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cadémie de médecine ; par le docteur Corivaud, de Blaye ; par le docteur Leroy de Méricourt, etc.), ayant eu 5 enfants, dont 4 nés à Brest, et un à Cherbourg : Joseph, né à'Brest, mort jeune ; Madeleine, née à Brest en 1856, qui a épousé Alphonse Martin, de Kergurionné. en Crach, et les 3 fils qui suivent :
Eugène- Jean- Paul-Marie Fonssagrives, fils du précédent, né à Cherbourg le 23 octobre 1858, élève de l'école de Saint-Cyr en 1877, fit la campagne de Tunisie, puis passa dans l'infanterie de marine, prit part comme lieutenant à la campagne de Tonkin, comme capitaine avec le général Dodds à la conquête du Dahomey où il fut blessé et ft, puis comme, chef de bataillon à la dernière campagne de Chine, et fut promu 0. & en 1901. Membre de la Soc. arch. de Nantes, en 1886, il a épousé en 1900 à Angers, Jeanne Rondeau. — On a de lui :
1. — Mémoire à l'Académie des inscriptions et belles lettres sur des inscriptions recueillies en Tunisie, la plupart dans les environs de Zaghouan. — -Lecture par M. Gh. Tissot, dans la séance du 19 octobre 1883, résumée dans le Petit Breton du 27 octobre.
2. — Statues des rois de Dahomey au musée ethnographique du Trocadéro ; — dans La Nature du 24 mars 1894.
3. — Au Dahomey. Souvenirs de campagne de 1892 à 9i ; ^ — conférence à la Soc. de gcog. commerciale de Nantes, le 30 janvier 1895 ; — reproduite au Bulletin de la Société, 1895, p. 85 à 142.
Voy. sur lui Les derniers jours de Pékin, par Pierre Loti.
Joseph- Paul-Einile-Marie Fonssagrives, frère du précédent, né à Brest le 2 juia 1860, prêtre en 1884, d'abord professeur au Petit-Séminaire de Paris, et aumônier depuis 1886 du Cercle catholique des étudiants à Paris, prédicateur et conférencier très distingué, chanoine de Chartres, collaborateur du Monde, de l'Univers, du Réveil catholique, de la France religieuse et militaire. de la Jeunesse catholique, des Semaines religieuses de Paris et de Montpellier, de La Quinzaine, etc., a publié, outre des articles dans ces revues :
1. — Cercle catholique du Luxembourg. Séance solennelle de rentrée tenue sous la présidence de Sa Grandeur M ,r Richard, archevêque de Paris, le 25 nov. 1886. Allocution de M. l'abbé J. Fonssagrives, aumônier du cercle. — Bourges, Tardy-Pigelet, 1887, in-8°, 6 p.
2. — Discours prononcé pour la bénédiction nuptiale de (sa nièce) Adoline Le Guen avec Auguste Garof, dans l'église de Saint-Sauveur de Brest, — publié dans V Océan du 11 janvier 1869.
L'abbé Fonssagrives a pour spécialité d<-> bénir tous les mariages de sa famille. Je connais 18 allocutions au moins, prononcées par lui au s. mariages de ses nièces, dont m*s deux filles en 1896 et 1901 ; mais je ne connais que celle-ci publiée dans les journaux locaux . L'auteur les réserve pour les annexer plus tard à ses i souvenirs.
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3. — Le cercle catholique des étudiants de Paris. Cercle du Luxembourg. Rapport présenté à l'assemblée des cathoL le 9 mai 1890. — Paris, F. Levé, 1890, in-16, de 16 p.
4. — Rapports sur les conférences religieuses organisées par lui pour les élèves des lycées parisiens ; — dans le recueil des rapports au congrès^des cathol. de V Ouest à Nantes, en nov. 1890. (Mmte$,.i89i, in-8°, p. 174 etc.)
5. — Devoirs des catholiques dans les luttes actuelles. Discours prononcé à l'ouverture de la 20 e assemblée générale des catholiques de France, dans l'église Paint-Thomas d'Aquin, à Paris, le 28 avril 1891. — Besançon, imp. de P. Jacquin, 1891, in-8°. (La couverture imprimée sert de titre) = et dans l'Univers du 29 avril. = Des extraits dans le Saint-Yves, VI, p. 142 etc.
6. — Guide pratique du catholique et de l'homme d'oeuvres à* Paris. — Paris, au bureau central de l'union des assoc. cathol. ouvrières, S; d., in-32, 114 p. = 5 8 édit. Paris, Gaume et Rondelet, 1901, in-32°.
7. — Le cercle catholique des étudiants de Paris (cercle du Luxembourg)... I. Le cercle catholique des étudiants (son but, son organisation), par M B. Terrât... IL L'œuvre sociale des membres du cercle, par M. l'abbé Fonssag rives. — Paris, imp. de F. Levé, 1894, in-16
8. — Chrétiens convaincus, Français patriotes. Discours prononcé à N.-D. -des- Victoires, en nov. 1893, à la messe de départ des conscrits. — Paris, de Soyes, 1894, in-8°.
9. — Eloge funèbre des soldats morts au Dahomey. Discours prononcé à St-Philippe-du-Roule, — Jbid.
10. — Consultation du comité consultatif des aumôniers militaires. (Au sujet de la persécution contre leurs œuvres). — Jbid.
11. — Devoirs delà jeunesse intellectuelle. Discours prononcé à la distribution des prix du Collège de Montluçon. — Bourges, Tardy, in-8°.
12. — Le sacrifice de Loigny. La bataille du 2 déc. 1870. Discours prononcé à Loigny, le 2 déc. 1898. — Paris, Poussielgue,
13. — Allocution sur \sl -Bretagne à l'occasion de la représentation à Nantes du drame de Ch. Vincent, Rédemption, — dans VArvor du 26 mars 1896.
14. — Louis Veuillot, journaliste, conférence faite dans l'hôtel des sociétés savantes, à l'école du journalisme, le I er février 1900. — Paris, Poussielgue, 1900, in- 18, 49 p.