Le duc â'Otranle aux préfets de l'Ouest, 28 mai
— au Moniteur du 4 juin.
49. — Rapport fait à l'empereur par le duc cPOtrante, ministre de la Police générale, imprimé par ordre de la Chambre » 17 juin 1815. — Paris, impr. Nat. 1815, in-8°.
50. — Discours à la Chambre des députés le 22 juin 1815 ; — au Moniteur du 23.
51. — Proclamation de la commission du gouvernement, 24 juin 1815 et messages aux Chambres les jours suivants ; — au Moniteur du 25 juin au 6 juillet 1815-
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52. - Le duc d'Otrante au roi Louis XVIII, 7 juillet 1815. — Paris, 1815, in-8°.
53. — Le duc d'Olrante aux préfets, 28 juillet 1815 ; — dans V Indépendant du 2 août.
54. — Le duc d'Otrante à Jay, août 1815 ; — dans Un chapitre inédit du 9 thermidor (Paris, 1895).
55. — Rapports au roi (sur l'occupation par les alliés et suies excès des ultras) .— - août 1815 ; - 2 brochures in -8°. — Il en
circula aussi beaucoup de copies mss. Voy. le Catahg . de vente oVauiogr. d'Eug. Gharavay, du 20 mars 1870, n° 49 ; et les divers opuscules publiés à leur sujet, au chapitre des ouvrages sur Fouchè.
56. — Correspondance du duc d'Otrante avec le duc de *** (Wellington). — Leipzig, 1816, in-8°.
57. — Lettre de Fouchè au duc de Wellington, avec des observations par De Villeneuve. — Paris, 1817, in-8°. — Et voy. encore : Quelques observations sur lau lettre de Fouchè au duc de Wellington, par J. B. de Saint- Victor (Paris, 1817, 51 p.).
58. — Lettres au roi Jérôme en 1819 ;>— dans les Mém. du roi Jérôme.
59. — Portefeuille de Fouchè. Lettres à Napoléon . —Paris, fr Dentu, 1821, in-8°, 20 p.
60. — Mémoires de la vie publique de M. Fouchè, ducd'Otrante, contenant sa correspondance avec Napoléon, Murât, le comte d'Artois, le duc de Wellington, le prince Blûcker, S. M. Louis XVIII, etc. — Paris, Planchet, 1819, in-8\ 158 p. = plusieurs éditions la même année, = 2 e édition, Paris, Lerouge, 1824, 2 vol. in-8°, de 418-386 p.
61 . — Matériaux pour servir à la vie de J. Fouchè, dit le duc d'Otrante. — Paris, 1821, in-8°.
L'authenticité de ces deux recueils qui contiennent un grand nombre de lettres et de documents privés, a été très contestée. On les a attribués à Beauchamp d'après des notes de Juliian, ancien agent de Fouchè ; mais M. Madelin y a reconnu le style de Fouchè lui-même et les croit authentiques (Révol. franc, du 13 sept. 1900).
On en vit paraître encore une édition en 1824, sous le titre de : Mémoires de Joseph Fouchè, duc d'Otrante, ministre de la police générale. Paris, Lerouge, 1824, 2 vol. in-8°, avec portrait.
Le premier volume, disent les Superch. litt. de Quérard, a eu une seconde édition en 1824. La famille de Fouchè désavoua ces « Mémoires », et les fit saisir. On a su depuis qu'ils ont été rédigés par Alphonse de Beauchamp, sur des notes qui lui avaient été fournies par M. Juliian, ancien agent du ministre de Napoléon.
Le général Sarrazin a publié vingt ans plus tard contre cet ouvrage : « Examen des Mémoires de Fouchè^ ancien ministre de la police de France depuis 1799 jusqu'à la bataille de Waterloo (1815) et autres articles complémentaires du philosophe, ou Notes historiques ou critiques, de 1789 à 1844 » (Bruxelles, Parent, 1844, in-18, de xiv et 415 p.).
M. Vieillard, ancien député* puis sénateur* explique très bien
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dans l'Encyclopédie des gens du monde que ces Mémoires, quoique juridiquement déclarés apocryphes à la suite d'un procès entre l'éditeur et la famille de l'ancien ministre, n'en ont pas moins été composés d'après des notes autographes et des documents authentiques fournis par Fouché lui-même.
62. — Nombreuses lettres plus ou moins citées en fragments dans les catalogues de collections d'autographes, en particulier :
A. — Lettre aux citoyens..., de Paris, 9 octobre 1792. — Revue des autog., de janvier 1892 ;
Epître révolutionnaire des plus curieuses. Il leur annonce les succès des armées républicaines en Flandre et sur le Rhin, après Valmy : « Tous nos voisins, encore sous les pieds de leurs tyrans, osent lever leurs regards vers une révolution. Ils ne tarderont pas à sentir qu'il ne peut y avoir un seul jour de bonheur là où il n'y a pas un seul jour de liberté. » Les Parisiens du 14 juillet et du 10 août n'ont pas voulu se mettre sous le joug des agitateurs.
B. — Lettre au Comité de Salut public, Glamecy,17août 1793; — Catal. de vente Et. Charavay, 9 juin 1886. On y lit ;
« Tous les citoyens se sont rapprochés, se sont embrassés-, ils ont bu dans la coupe de l'égalité l'eau de la régénération. Les chants d'allégresse, les danses, les sons patriotiques d'une musique guerrière, les salves d'artillerie, les cris prolongés de : Vive la Montagne y Vive la Constitution ! ont annoncé à toutes les communes voisines l'heureuse fête d'une réunion générale et fraternelle autour de l'arbre de la liberté. . . ?>
G. — Lettre à Legendre, de Nevers, 8 sept. 1793; — Catal. du baron Leysie, Eug. Charavay, 8 déc. 1888, n° 109.
Il lui annonce qu'il allaU demander à la Convention son rappel parce qu'il est trop fatigué pour continuer sa mission dans l'Ouest ; mais comme on craint un nouveau mouvement fédéraliste, il restera en mission jusqu'à la réduction de Lyon.
D. — Lettre au Comité de Salut public, Nevers, 7 e jour de la 3 e décade du 1 er mois de l'an II ; — Galal.de vente Et. Charavay , 17 mai 1890.
Il lui envoie, par l'entremise des membres du comité de surveillance de Nevers, 1081 marcs 10 onces d'argenterie et 12000 livres en or. «Ges^sommes sont le produit des oblations de l'aristocratie qui, à Tarticle^cle la mort, cherche à racheter ses crimes. Ce premier envoi n'est que l'avant-garde des chariots que je vous prépare et qui ne tarderont pas à être chargés. Dans quinze jours il n'y aura plus ni or, ni argent, dans les départements de l'Allier et de la Nièvre... >
E. — Lettre de Lyon, du 11 ventôse an II, autorisant le négociant Relloncyer à poursuivre les affaires de sa maison. — Bulletin d'autog. d'octobre 1899.
F. — Lettre aux représentants du peuple à Commune affranchie, de Paris, 20 fructidor, an II — Catal du cabinet Dr eppe y Eug. Charavay, 1889, n° 46 ; et Revue des autog. de mai 1891.
Il leur recommande le citoyen Imbert : « C'est un patriote probe et intelligent, dont les talents peuvent vous être très utiles. Vous m'obligerez de le bien accueillir et de l'aider de la force de votre
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justice pour réparer toutes les petites oppressions qu'on lui a fait éprouver sous le règne du brigandage. » (Il s'agit d'Imbert-Colomès un des agents les plus actifs du parti royaliste, né à Lyon en 179S et mort à Bath en 1809). .
G-. — Lettre à Barras, 10 nivôse an IV. — Bulletin d'autoa de décembre 1897, n° 283.
H. — Lettre au directeur de l'Opéra Comique, Paris, 20 thermidor an VII. — Calai, de la vente Laverdet, 1849; et Revue des autog. de février 1899.
- Lettre relative à la célébration de la iête du 10 août. Les théâtres devront aussi concourir à l'embellissement de cette solennité. « Les uns retraceront les grands exemples de l'antiquité, les crimes de la tyrannie, l'intrépidité des fondateurs de la liberté'des peuples, les autres exposeront aux yeux des citoyens quelques scènes civiques, quelques leçons de vertus républicaines ; ils verseront le ridicule sur l'oisiveté, l'ignorance et sur tous les vices qui sont les maladies morales inséparables de l'esclavage. » 11 pense que Guillaume Tell ou le Siège de Lille pourraient remplir b but qu'il propose.
I. — Lettre à Bonaparte, an VIII. — Calai, de la vente Et. Charavay du 5 juin 1891, n° 149.
Il expose ses idées sur l'organisation de la police. « La police, telle que je la conçois, doit être établie pour prévenir et empêcher les délits, pour contenir et arrêter ceux que les lois n'ont pas prévus. C'est une autorité discrétionnaire dans la main du gouvernement. »
J. — Lettre au préfet de police, 9 fructidor an IX; — Catal. d la vente Lavardel, 23 nov. 1848.
K. — Lettre au préfet du Rhône, Paris, 18 prairial an X ; — - Catal. Et. Charavay, 23 mars 1888, n° 59; — Catal. de la collection Lambert, Et. Charavay, 1889, n° 48 ; — Catal. Et. Charavay s 5 juin 1891, n° 150.
Sur les mesures à prendre pour faire exécuter le Concordat. Il ne faut exiger des prêtres aucune déclaration contraire aux principes des libertés de l'Eglise gallicane. Aucun des partis qui ont divisé l'Eglise ne doit exiger aucune espèce de rétractation. « L'organisation des cultes est dans l'Eglise ce que le 18 brumaire a été dans l'Etat ; ce n'est le triomphe d'aucun parti, mais la réunion de tous dans l'esprit de la République et de l'Eglise. Ce que le gouvernement a si heureusement rapproché depuis le 18 brumaire, il faut que la religion achève de l'unir et de le confondre ; ce que la lassitude du mal a fait oublier, il faut que le sentiment vif et profond du bien achève de l'effacer sans retour ».
L. — Onze lettres au général Quentin du 5 février au 20 septembre 1801. — Revue des autog. de déc. 1898.
M. — Lettre à Joseph Bonaparte, de mai 1804. — Revue des autog. de mai 1874.
N. — Lettre au ministre des finances, sur les scellés à lever à Grosbois, 12 thermidor an XII. — Bulletin d' autog .de Charavay,
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0. — Lettre à Regnaud de St-Jean-d'Angély, octobre 1806 (sur un complot découvert à Roanne). — Vente Charavay du 12 mars 1889.
P. — Lettre à Joachim Murât, de Paris, 4 oct. 1809, (et non 1810, comme porte le catalogue). — Catal. de vente Eug. Gharazay du 21 mai 1892, n° 45.
Il le remercie de ses félicitations pour le don que l'empereur vient de lui faire du duché d'Otrante. Il lui annonce que « tout le monde attend ici l'Empereur et croît à une paix prochaine. Je ne partage pas les mêmes espérances. La maison d'Autriche n'est pas assez humiliée pour rester tranquille... On est confondue Londres du mouvement qui vient de se manifester en France. La levée des gardes nationales a d'autant plus étonné les anglais qu'ils disaient et publiaient partout que notre Empereur n'avait de force que dans ses armées, qu'il avait épuisé le reste du phlogistique de la Révolution. Nous avons donné un démenti solennel à leurs calomnies, et nous avons prouvé que l'Empereur avait la France entière pour armée. »
Q. — Minute de lettré à Napoléon, Paris 18 juin 1810, au sujet de sa disgrâce. — CataL de vente Charavay, lo juin 1887, n° 40.
Il lui écrit pour protester de son innocence et de son dévouement à sa personne. Il l'assure qu'il n'a conservé aucun papier. « Sire, je ne puis trop répéter à Votre Majesté que je n'ai pas eu de secret pour Elle, que je suis prêt à répondre à toutes lès questions qu'Elle voudra me faire, avec toute la franchise de mon caractère. Je serais indigne de son affection si, dans cette circonstance, j'avais la pensée de dérober le moindre fait à sa connaissance, et queiqu'autre intérêt puis-je avoir que celui de la vérité et de la faire connaître à Votre Majesté ? »
R. — Lettre à Real, 30 juin 1810. — Catal. Charavay du 13 juin 1890 ; et Revue des aulog . août-septembre 1894, n° 30.
Lettre toute relative à sa disgrâce, t Depuis un an je pressens l'orage dont je suis victime aujourd'hui. Mes ennemis ont voulu me compromettre à la fois et par leurs éloges et par leurs calomnies. Je croyais l'Empereur plus en garde contre cette double intrigue, je me suis trompé. » Il est prêt à partir pour Rome puisque l'Empereur le désire, mais il voudrait sortir enfin une bonne fois de cette * situation équivoque. 11 se disculpe d'avoir brûlé sa correspondance avec l'Empereur ; s'il l'a fait, c'est qu'elle ne pouvait nuire qu'à son intérêt personnel. « Je n'ai jamais cherché d'autre garantie et d'autre appui contre mes ennemis que dans le cœur de l'Empereur et dans ma conscience. »
S. — Lettre à Elisa Bonaparte, Florenc3, 6 août 1810. — Vente Eug. Charavay, 5 février 1890, n» 46.
Lettre sur sa disgrâce. Il la remercie de l'intérêt qu'elle prend à sa situation. Dans son désespoir, il a eu le projet d'aller aux Etats- Unis, chercher un asile inaccessible à ses ennemis. Il s'écrie en terminant : « Ah ! madame 1 quel spectacle pour l'Europe, que de voirie plus ancien ministre de l'Empereur exilé, malheureux et obligé de s'expatrier pour Vavoir servi, pendant dix ans, avec une fidélité et un dévouement-sans exemple. Quel triomphe pour les ennemis de l'Empereur et de sa dynastie 1 »