TOM£ XIV
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2° Généalogie de 1246 à 1815 ; — dans leNob. univ. de Saint- Mais, VIII, p. 423 à 425.
Louis-François F. ou de F., s* de la Fellière, conseiller au Parlement de Bretagne en 1735, acheta la seigneurie de Gareil en Guérande en 1755, en prit le nom, fut membre de la confrérie St- Nicolas de Guérande (mss. Jégou), et mourut en 1771, laissant deux fils, Louis-François II qui suit : et Guillaume- Paul- Fidèle F. de C, né à Guérande, mari de Marie-Françoise-Olive de Kerven de Kersullec, admis aux Etats de 1786, et père de Char les- Fidèle- Auguste- Louis-Marie, né en 1788, baptisé à Ploërmel en 1789, et de Louis- Marie-Casimir, né au château du Grand Clos, baptisé à Glenac en 1790, branche encore représentée en 1877 par Auguste F. de C. {Arch. de la L.-Inf., B, 999, 2728 ; G, 304; Arch. â'I.-ei-V. G. 2703, 3183 ; A rch. du Morb. E, suppl. 700,1176). — Et voy. Comté nantais, p. 347.
Louis-François Foucher comte de Gareil, fils du précédent, né à Guérande, le 11 décembre 1762, lieutenant d'artillerie au régiment de Tout en 1784, capitaine au régiment de Strasbourg en 1791, chef de bataillon au siège de Mayence en 1793, chef de brigade en l'an II à l'armée des Pyrénées-Orientales, puis à l'armée de Sambreet-Meuse et à l'armée du Rhin, de Tan V à l'an IX, général de brigade en l'an XI, # le 19 frimaire an XII, G. # le 25 prairial, se distingua à Ulm, à Austerlitz et à Iéna. Général de division en 1807, baron de l'Empire en 1811, commandant de l'artillerie à l'armée d'Espagne, il prit part à l'expédition de Russie en 1812, et se fit remarquer d'une manière toute spéciale à la bataille de la Moskova G. O ften 1813, >$< en 1814, lieutenant du roi à Lille 1815, retraité en 1818, créé comte en 1820, il se retira dans sa propriété de Garches, près Saint-Gloud, où il mourut au mois d'août 1835, laissant d'Elisabeth ô'Auxonne un fils Antoine- Achille né en 1795, capitaine des chasseurs de la Garde sous la Restauration, mort aussi en 1835 et père du suivant (Notices à la Biog. nouv. des Contemp. ; — par Louis Barbier à la Biog. univ. de Michaud ; — par E. Talbot, à la Biog, bret. de Levot ; — par B. G. aux Fastes de la Légion d'honneur, III, p. 217, 219 ; — et au Dict. biog. de la Révol. et de V Empire, etc.) — Et voy. son éloge par Mirât, Paris, 1835, in-8°.
' Son nom est inscrit sur les parois de l'Arc de Triomphe de l'Etoile; et le quartier du 35 e régiment d'artillerie à Vannes porte en son honneur le nom de Caserne Foucher de Gareil.
Iconographie. — On a une belle lithographie de son portrait par Maurin ( Paris, Lith. Formentin, in-folio), presque de face, regardant à droite, en uniforme. Au bas, fac-similé de sa signature autog. ; Foucher, baron de Gareil.
Louis- Alexandre, comte Foucher de Gareil, fils d'Antoine qui précède et d'Alexandrine Boscary de Romaine, né à Paris le 1 er mars 1826, se livra d'abord aux travaux philosophiques et littéraires, voyagea en Allemagne et aux Etats-Unis, se fit connaître au monde savant par ses études sur Leibnitz, fut élu membre de V Institut des Provinces en 1858, fit à Paris, sous l'Empire, des conférences qui eurent du retentissement et s'en vit retirer l'autorisation. Conseiller général du Calvados, il s'y présenta aux élections législatives de 1869, comme candidat de l'opposition, mais ne fut pas élu. Directeur général des ambulances de l'armée de Bretagne en 1870, préfet des Gôtes-du-Nord en 1871, O. # le 7 septembre, préfet de Seine-et-Marne en 1872, il se présenta aux
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élections législatives le 7 février 1875 dans le département des Côtesdu-Nord, contre l'amiral de Kerjégu et le duc de Feltre, et ne fut pas élu (voir c< -dessous la bibliographie des incidents de cette candidature et de cette élection). Elu sénateur de Seinè-et- Marne le 30 janvier 1876, il siégea au centre gauche et fut condamné à 300 francs d'amende, le 6 mars 1876, par le tribunal correctionnel de Provins, pour avoir, n'étant ni électeur ni candidat, assisté le 5 février, à une réunion électorale à Provins. Membre de la Société des hospitaliers Sauveteurs bretons en 1878, ambassadeur de la République près l'empereur d'Autriche le 5 août 1885, démissionnaire en juin 1886, à la suite du vote des lois d'exil contre les princes, G. # à l'occasion de l'exposition universelle de 1889, (Section des sciences économiques), il fut réélu sénateur de Seineet-Marne le 18 janvier 1882, et le 4 janvier 1891, et mourut à Paris le 10 janvier 1891. Il avait épousé Emilie Fayau de Vilgruy, dont un fils Raymond et 2 filles, M^es de La Gaze et délia Faille de Laver ghem (Armoriai Français, p. 18). Sa femme, présidente de la Société des Femmes de France, a été # le 1 er janvier 1895, et a fait donation à la commune de Trégastel d'un asile pour les vieillards et d'un sanatorium pour les enfants, dont la première pierre a été posée en 1899. — On a de lui :