Fouquet. — Nom de famille répandu dans toutes les
parties de la Bretagne et qui signifie en vieux français Ecureuil. Il figure sept fois pour la Bretagne à YArm.
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gén. nus. cTHozier, I, 130, 442, 457, 712, 914, 945 ; II, 415 ; a comparu à la grande réformation de 1668, avec maintenue de noblesse par arrêt du 12 sept. 1670 pour lf s F. de Kervezec, tandis que les F. de la Ferronnière furent déboutés à l'Intendance en 1701 ; et il comprend, parmi ses représentants en Bretagne, des proches du célèbre surintendant des finances de Louis XIV, avec les titres de comte de Chalain et de marquis, puis duc de Belle-lsle.
I. — Les Fouquet de Kervezec et de Cosquerven, en Taulé, qui portaient « de gueules à 6 fleurs de lys d'argent, 3, 2 et 1, au chef de même », qui comparurent aux réformes et montres de Léon, de 1443 à 1534, comptent un gouverneur du château du Taureau en 1577, et furent maintenus nobles d'extraction par arrêt des commissaires de la grande réformation eu date du 12 septembre 1670 {Courcy, I, 404 et pi. CXXVI, no 20 ; — Brianty p. 100 ; — Du Perré, 19 ; — Beauregard, p. 148 qui écrit aux armoiries, une clef d'argent, au lieu de au chef d'argent ; — Saint-Luc, III, 99 et pi. F f n° 40 ; — Guérin, I, 179 et pi. n° 45 colorié, F, n° 53 ; — Dossieis mss. au Cabùiet des Titres).
UHisl. de Morlaix par Daumesnil cite noble homme Yves F. , jurât de Morlaix, député de la chambre de l'Union en 1589, miseur en 1592 ; et un F.deCrecha?iton y contrôleur en 1681 (p. 16, 51, 117).
II. — Les Fouquet de La Varenne, au pays d'Anjou, portant « de gueules au lévrier rampant d'argent, colleté d'azur, semé de fleurs de lys d'or », cités au Nob. de Courcy, I, 404 et pi. CXXVII, n° 1), et remontant à un plumeur puis porteur, de poulets du roi Henri IV, n'ont pas d'autre attache à la Bretagne que le mariage, en 1609, de Catherine F . de la V. avec Claude de Bretagne, comte de Vertus (voy. ci-dessus notre article Bretagne et la curieuse historiette consacrée aux époux par Tallemant de Réaux). Veuve en 1637, elle se remaria avec Armand de La Porte-Vezin y et soi mariage fut annulé par le Parlement de Paris, à la demande des enfants issus du premier lit, comme ayant été « faict sans aucune solennité dans une chappelle par ung prestre estranger » {Arrêt du 2 juillet 1661). Elle mourut en 1670.
III. — Les Fouquet de Belle-lsle, de Chalain, de la Ferronnière, etc., originaires d'Anjou, portant « d'argent à l'écureuil de gueules » avec la devise •. Quft non ascendet » , (Courcy , I , 404 , et pi. CXXVI, no 19; Briant, p. 100 , elc ) , complant de nombreux représentants en Bretagne, en particulier des Présidents au Parlement, le surintendant des finances, marquis de Belle-lsle et cemte de Largouët etc., n'ont pas comparu en Bretagne à la grande réformation de 1668, bien que Christophe F. de Chalain et François F. de Bouchefolière fussent alors présidents au Parlement de Rennes; et Charles F. de la Ferronnière et de Trédionîut débouté de ses prétentions à la noblesse devant l'Intendance, faute de preuves suffisantes en 1701.
On ne trouve pas dans toutes les branches de cette famille des représentants nés en Bretagne : mais elle y a occupé des situations tellement importantes que je crois devoir consacrer quelques notes à ses principaux personnages, ne serait-ce que pour distinguer entre eux tous les François et tous les Christophe dont plusieurs nous appartiennent en propre ; et pour rectifier à leur sujet une foule d'erreurs biographiques qui paraissent accréditées.
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Sur cette famille, le généalogiste, ou plutôt le pamphlétaire Grillard écrit :
a Fouquet est une famille d'Angers, issue d'undrapier-chaussetier. Leur maison est encore dans la mesme ville d'Angers, faisant le coin dans la rue Saint-Laud , Le devant de la maison n'est que de columbage ; ce qui remplit les vuides des bois contient en bosse des escureuils (que l'on appelle Foucquets en armoiries), rampant contre des arbres. Le fils ou petit-fils de ce chaussetier fut conseiller au parlement de Paris, et le dernier a esté père du feu surintendant. » (Cabinet hist. V, 96). — A quoi le marquis Du Prat répond :
« Fouquet. — J'aime mieux madame de Sévignô conservant à Fouquet une amitié iidèle, Lafontaine célébrant les malheurs de l'illustre captif, que Guillard venant jeter de la boue à sa mémoire.
« Si je reconnois les Fouquet abattus par l'infortune du surintendant, je les trouve aussi élevés à tous les honneurs. Je compte parmi eux plusieurs évoques, des lieutenants généraux, un maréchal de France, connu successivement sous les noms de duc de Gisors et de duc de Belle-lsle, puis prince de l'Empire par surcroit et chevalier de la Toison-d'Or pour comble d'illustration.
« Ces seigneurs contractèrent de grandissimes alliances avec les Lévis et les Durfort, etc,
< Tout cela sent peu les produits du chaussetier dont Guillard les accuse de descendre : des pieds de la population angevine ils auroient passé aux côtés de tout ce que l'Europe reconnoît de plus grand, t (Cabinet hist. VII, 19).
D'autre part, Saint-Simon dit dans ses Mémoires :
« Les Fouguet sont de Bretagne, originairement de robe, et ont été conseillers et présidents au Parlement de Bretagne jusqu'au père du surintendant. .. »
Et ailleurs encore il répète : « Ces Fouquet sont bretons, et les père et grand-père du surintendant étaient conseillers au Parlement de Bretagne.. . »
Et il ajoute :
« On dit qu'il y a des charges bretonnes dont les titulaires ont été longtemps et doivent être toujours gantilshommes de nom et d'armes. Souvent il y a eu parmi eux des gens de qualité distingués de la province. Il y a aussi des charges qu'on appelle angevines, toujours possédées comme les mômes charges de conseillers dans tous les Parlements... »
Enfin le Journal de Barbier, t. VII, p. 332, déclare qu'un homme de fortune dont Henri IV aurait fait son maître d'hôtel se* rait l'humble point de départ de la fortune des Fouquet de Belle-Isle.
Tout cela est fort contradictoire, et partout l'on rencontre d'étranges confusions. Saint Simon confond une partie des ascendants directs du surintendant avec des collatéraux, et Barbier semble ignorer que le maître d'hôtel du roi Henri IV était un Fouquet de la Varenne et non un Fouquet de ceux de Belle-Isle,
La vérité, croyait-on, avait été très bien élucidée dans une remarquable étude de M. Juge, de Tulle, publiée d'abord dans la Revue nobiliaire de 1865 puis tirée à part sous le titre :
Etudes historiques sur les Fouquet de Belle-Isle d'après des actes et titres manuscrits conservés tant à la Bibliothèque impériale
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que dans d'autres dépôts publics ou privés, par L. T. Juge, de Tulle. —Paris, Dumoulin, 1865, in-8°.
Laissant de côté les Fouquet anciens dont la filiation n'est pas suffisamment établie, M. Juge trouvait que la généalogie positive remontait à Jean F. des Moulins-Neufs en Lésigné, écuyer mentionné dans l'échiquier d'Alençon en 1392, père de Jean II F. des M., qui se battit contre les Anglais en 1431 et 1432 et que Monstrelet (II. exiij) qualifie de messire.
Jousselins F. des M. , fils de Jean II qui précède, rendit hommage à la dame de Durtal en 1469, épousa Jeanne Mallet de Prince, et fut le père de Guy on F. des M., mari de Jeanne de Charnacé et qualifié noble homme dans son acte de marquis en 1490.
Mathurin F. des M., fils de Guyon qui précède, épousa en 1513, Marguerite Cuissard, fille d'un exempt des Gardes Ecossaises et nièce de Gupif autre exempt des mêmes gardes (Voy. Ménage, Hisl. de Sablé). Il éprouva des revers de fortune, fut obligé de vendre Les Moulins Neufs, établit une maison de commerce à Angers, celle dont parle Guillard, avec des écureuils sculptés sur ses membrures, et eut 2 fils : François F. de la Harangère, qui aurait été gentilhomme de la maison du roi, et fsaac, doyen de N.-D.du Folgoè't et prieur de Lochrisl. Telle serait la première apparition des Fouquet en Bretagne.
M. Lair dans son important ouvrage sur Fouquet dont nous parlerons ci-dessous et M . Pol de Gourcy, au supplément du t. IX des Grands officiers de la Couronne, par le P. Anselme, p. 316 et suiv., ont adopté cette descendance, d'après une généalogie conservée au Cabinet des Titres.
Il n'y a qu'un maheur c'est qu'on n'a pas remarqué à côté d'elle une lettre de Chérin à qui elle avait été soumise et qui écrivait au comte de Vergennes le 7 mars 1779 (copie communiquée par M. Saulnier) :
« ...Cette famille encore bourgeoise et marchande au milieu du XVI e siècle s'est partagée en 3 branches : la première, celle des sieurs puis ducs de Belle-Isle et de Gisors a été comblée de biens et d'honneurs; celle des sieurs puis comtes de Chalain, qui est la seconde, a occupé les premières charges du Parlement de Bretagne et a formé quelques bonnes alliances; et celle de La Lande, la dernière, dont était issu M. le comte de Fouquet, lieutenant général, a d'abord rempli de simples charges dejudicature, et donné ensuite deux officiers de cours souveraines et a fait de médiocres alliances ..» (Ms. du Cabinet des Titres).
Il faut donc en finir une bonne fois avec la légende de nos Fouquet descendant des F. des Moulins Neufs. Que ceux-ci aient bien existé en Anjou, cela n'est point contestable, mais ils ne sont pas les auteurs des F. de Belle-Isle et de Chalain ; et lorsque le futur surintendant acheta en 1653 le fief des Moulins-Neufs qui avait plusieurs fois changé de main depuis l'extinction de cette famille Fouquet, ce ne fut peut-être pas sans avoir l'i îée de se rattacher à elle. Le raccord s'est fait à l'aide d'un prétendu contrat de mariage du 4 février 1552, qui est un faux manifeste.
En somme le généalogiste Guillard avait raison, et M. Saulnier qui a fait de nombreuses et patientes recherches dans les Archives d'Angers n'a pu remonter, plus haut qu'à Jean Fouquet, père de François } Fouquet, mari de Perrine Le Gaignoux au XVI* siècle. Il importe de mettre ici les choses au point et de rectifier une fois pour toutes, môme Pol de Gourcy.
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Ce François I Fouquet eut deux fils, à savoir François II de la Harandière, le marchand drapier d'Angers, qui suit, et Christophe F. de la Lande, avocat et éohevin d'Angers, qui épousa Marie Saguier et fut l'auteur de la branche de la Ferronnière et de la Bouchefolière qui suivra et qui compte des présidents au Parlement de Bretagne et un archevêque d'Embrun, né à Rennes au XVIIIe siècle.
François II Fouquet de la Harangère, fils du précédent, épousa en 1550 et non en 1552, comme le dit le faux contrat de mariage cité ci-dessus, Lézine Gupif, fit faire de fortes études à ses enfants, envoya l'aîné François III, qui suit, en Angleterre, et le second Christophe, qui suivra, tige de la branche bretonne des F. de Châtain en Allemagne et en Italie. C'est lui qui fut le père iïlsaac F., le doyen de Folgoêt. Un autre de ses fils resta en Anjou et y fit souche .
François III Fouquet, fils du précédent, né en 1551, conseiller au Parlement de Paris en 1578, mourut de la peste en 1590, en avenant de Tours où avait été transféré le Parlement de Paris en raison des troubles de la Ligue, et ne laissant de Marie de Bénigne (que Pol de Gourcy donne pour seconde femme à François II qui précè !:-*), qu'un fils François IV qui suit.
François IV Fouquet, fils du précédent, né en 1587, d'abord intéressé dans le commerce des Colonies, devint conseiller au Parlement de Bretagne, dès 1608, (par survivance de son oncle Christophe Fï de Cha lain), conseiller au Parlement de Paris en 1610, puis maître des requêtes de l'hôtel du roi en 1615, et conseiller d'Etat et de la marine. Il avait réuni une magnifique bibliothèque de 15000 volumes portant au dos ses initiales le double <1> entrelacé. En 1626, étant maître des requêtes, il fut chargé d'organiser la compagnie des 101 pour la création d'un port franc dans le Morbihan; malheureusement, il fit aussi partie, la même année, lors du voyage de Louis XIII à Nantes, de la Chambre de justice instituée pour le procès de Ghalais, arrêté au château, comme le fut plus tard le fils de ce juge extraordinaire. Il fonda la célèbre fabrique de tapisserie, de la Savonnerie et acheta le domaine de Vaux. Ambassadeur en Suisse, il mourut le 22 avril 16 40, laissant de sa femme, Marie de Mau- ^eou } qu'il avait épousée en 1610, une nombreuse lignée, dans laquelle nous remarquerons François, l'aîné, évoque de Bayonne, né en 1611 ; Nicolas, le surintendant des finances, futur marquis de Belle Isle, né en 1615 ; Jtasile. chancelier des ordres du roi, né en 16 23 ; Yves, conseiller au Parlement de Paris né en 1628 ; Louis, évoque d'Agde, né en 163,3 ; Gilles, premier écuyer du roi, né en 1637; une abbesse de N.-D.du Parc et 5 religieuses de la Visitation,
Iconographie. — On a de lui un hpau portrait gravé par Larmessin, avec le titre François Fouquet^ maître des requêtes. On a aussi à son nom un jeton en bronze dont le coin est conservé à la Monnaie, portant à la face lss armes des F., avec la légende : M v9 François Fouquet chevalier, conseiller ordinaire dit Roy en ses conseils, et au revers le même écu avec la devise Quo non ascendet. — Je parlerai plus loin d'un autre jeton que M. Juge attribue à Nicolas Fouquet et qui doit aussi lui appartenir.
C'est sa femme, laquelle ne mourut à Paris qu'en 1681, à 91 ans, qui a publié :
a. — Recueil de préceptes choisis, expérimentés et approuvés. — Ville franche de liouergue, 1665, in- 12. = Autre édition sous le titre :
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b. — Remèdes faciles et domestiques. — Pafis, 2 vol. in-12.
Je donnerai quelques détails sur chacun de ses fils, pour qu'on ne puisse les confondre.
François V Fouquet , fils aîné du précédent, né à Paris le 26 juillet 1611, d'abord conseiller au grand Conseil, abbé de Jovillers en 1627, conseiller au Parlement de Metz en 1633, puis abbé de St-Sever, évêque de Bayonne eu 1637, sacré en 1639, évêque d'Agde et coadjuteur de l'archevêque de Narbonne en 1643. archevêque de Narbonne et président né des Etats de Langi^doe en 1656, fut exilé à Alençon en 1661, après la disgrâce de son frère et y mourut le 6 novembre 1673. C'est de lui que parle ainsi la Gazette rimée de Loret :
Le premier jour de ce mois-cy, (Du moins on me le mande ainsy Avec trois lignes d 'écriture) Dans Toulouze on fit l'ouverture Des Sîeuis Estats du Larguedoc, Où maint Homme de graDd estoc D'esprit, d'honneur et de créance, Chacun, à son rang, prit séance.
Là, cet honorable Pasteur Qui» des vertus est amateur, Dont l'âme est si noble et si bonne, Digue Arcbé e3que de Narbonne.
Prézident nay desdits Estais, Et dont, par tout, on fait grand cas, Employant, comme il faut, sa langue, Fit une si sage Harangue, Et d'un stile si peu commun, Qu'il en fut prizé de chacun. . .
(Octobre 1659).
Le mois suivant la Cour était à Toulouse.
Ville opulente, îiche et belle, Où Monsieur et Mademoizelle, En suite de Leurs Maiestez, Ont été bien complimentez Par pluzieurs Personnes notables Des Ciorps les plus considérables.
Dont la principale Personne
Eioit Monseigneur de Narbonne,
Qui fit un si rare discours,
ijje la plus galante des Cours,
Sur tout, les Gens d'esprit sublime.
L'eurent en singulière estime,
Et parurent fort réjouis,
Mais, plus que tous, Anne et Louis.
Point, touletois, je ne n/ôtonne
Que cette célèbre Pdr-onne
<iui, de Narbonne, e.3t l'ornement,
Ait harangué divinement
La Reine et le Boy nôtre Sire ;
C'est un Fouquet, et c'est tout dire.
(Novembre 1659).
heux ans après nouvelle harangue?
J'ay sceu do certaine personne, Que i'Arcbévesque de Nirbonne,
(A qui le beau langage est hoi-) En revenant de Languedoc, Où son sage Esprit on admire, Harangua ie Roy notre Sire, A la Te9te des Députez De pluzieurs Ville* et Cilez, Afin d'assurer ce Grand Prince Que les Etats de la Province N'ont dans leurs cœurs d'autres ohj (s Que d'être toujours bons Sujets :
Et comme il est Foucquet, de race, 11 parla de si bonne grâce, Que le Roy fort content parut 'Tant que ce Prélat discourut.
Puis vint la disgrâce. Voy. à ce sujet :
(Juillet 1661).
Louis Duval, archiviste de l'Orne. Un frère de Nicolas Foucquet, François, archevêque de Narbonne, exilé à Alençon (Ext. des Mém' de VAcad. nat. d*s Sciences, arts et belles -lettres deCaen). — Caen Deiesque, 1894, in-8°, 35 p.
On a de lui un Eloge fuyièbre^ par le P. René Rapin, jésuite. — Paris, 1669, in-12.
Iconographie, — Il y a un très beau portrait de lui gravé par Grégoire Huret, in-folio.
La Monnaie possède 2 coins de jetons frappés aux armes et au non* de ce prélat, eLqui ne diffèrent que par le millésime 1654 et 1655 . Sur la face l'écu de la famille, avec la légende : M ro Fr. Foucquet évesque et comte d'Agde : et au revers l'écureuil avec la devise Quo non ascendet sur une banderolle, et en exergue : conseiller, ordinaire du Roy en tous ses conseils,
Basile Foucquet, frère du précédent, né à Paris le 22 août 16-23, d'abord maître des requêtes et trésorier de Saint-Martin de Tours, abbé de Prîgny en 1646, et de Noaillé en 1651, de Barbeaux en 1652, fut une sorte de ministre de la police politique sous Mazarin. Il acquit en 1656, d'Abel Servien, la charge de chancelier de l'ordre du Saint-Esprit, qu'il transmit en 1659 à son frère Louis, l'évoque d'Agde, ci-dessous. Il mourut en 1680 et fut enterré dans l'église des filles de la Visitation Sainte-Marie, de la rue Saint-Antoine. Il est beaucoup question de lui sous le nom de l'abbé Foucquet dans les Mémoires du temps.
Iconographie, — On a deux portraits de lui, in-folio, gravés l'un parNanteuil en 1658, l'autre par Poilly.
On connaît un jeton en argent (collection. Duleau) à son nom et à ses armes, daté de 1655, avec la iégende M™ Basile Foucquet, abbé de Barbeauœ et de Nouaille.
La Gazette rimée de Loret ne l'a pas oublié :
Je passerois, en vérité, Pour un animal hébété, Je mérilerois la migraine, Le rûme, la fiévre-quarfaine, La coqueluche et le hoquol, Si de Monsieur l'Abbé Fouquet (Génie admirable et sublime) Je ne discourois dans ma Rime,
On sçaura, donc, que cet Illustre En son cinq, ou sixième lustre,
POUQUET 281
Etant digne de tout Emp'oy Est par 1 l'aveu de nôtre Roy, S r lequel aucun no doit mordre, A prézent Chancelier de l'Ordre.
Et porte à son col depuis peu.
L'honorable et beau Gordon-bleu ;
(Décembre (656).
Louis Fouquet, frère des précédents, né à Paris le 4 février î 633, docteur en l'un et l'autre droit, conseiller au Parlement de Paris, abbé de Vézelay, du Jard et de Sorèze, évêque cTAgde en 1657, après son frère François, et sacré en 1659. chancelier des ordres du roi après son frère Basile, maître de l'Oratoire en 1661, dut quitter son diocèse, sans en abandonner l'administration, après la disgrâce de son frère le surintendant, se retira à Embrun, à Issoudun puis à Villefranche de Rouergue, ne rentra à Agde qu'en 1690 et mourut le 4 février 1702.
La Muse historique de Loret a souvent parlé de lui :*
Dimanche, dans les Jésuites, Ce Prélat, si pleûi do mérites, Par le Monde tant estimé, Evesque d'Agde, étant nommé, ♦ Prélat, d'Esprit eitr'ordînére,
Dont Monseigneur Fouquet est Frère,
De sa Maizon, digne ornement
Fut sacré, solennellement,
Par le Pasteur de Rolhomage
Qu'on tient fort sçivant et fort sige,
Ayant alors, pour Assistans,
Deux autres Prélats importans,
Et de vertu considérée,
Sçivoir Evreux et Gézarée.
Diverses Gens, en quantité, Furent à la solennité De cette Action que j'anonce," Entr'autres, Monseigneur le Nonce, Dont l'esprit est tout-à-fait bon ; Et l'illustre Armand de Bourbon, Avec son aimable Piince-se, Miroir d'honneur et de sagesse, Et pleine d'autant de bonté Qu'aucune de sa qualité ; Le Sur-Intendant des Finances, Si propre à servir les Puissances, Et si bien intentionné, Qui, dudit Evesque, est l'Aîné, Et ceux de son noble Lignage. . .
Mars i659.
Monsieur d'Agde, un aulra sien Frère,
Que toute la Cour considère,
(Quoy qu'il ne soit qu'on son Printemps)
Comme un des bons Esprit3 du tenp?,
Est à son grand honneur et gloire
Ujcou Maître de l'Oratoire,
Charge qu'avoit cet Orateur,
Qui d'Amiens est le Pasteur,
Et, par luy, franchement remizo
A ce jeune Astre de l'Eglize.
Infiniment judicieux,
Et qui l'exercera dos nr'eux.
Juillet 4661.
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POUQUET
Et voy. sur lui le Supplément au nccrologe des Jansénistes, p. 6 et7.
Iconographie. — On a de lui un beau portrait in-folio gravé par Lochon.
La Monnaie possède le coin d'un jeton frappé à son nom et à ses armes avant qu'il ne futévêqued'Agde. La légende porte : M. Louis Foucquet, conseiller du Roy en sa cour de Parlement.
Enfin la chalcographie du Louvre possède la planche de ses armoiries pour la collection de l'ordre du Saint-Esprit, avec la mention : Louis Fouquet, évêque et comte d' A g de, chancelier de V ordre 25 juin 59.
La Revue nobiliaire, TIT, p. 541, etc , a publié son testament, daté du 3 janvier 1698.
Yves Fouquet, frère des précédents, né le 30 juillet 1628, devint conseiller au Parlement de Paris en 1651, et mourut la mAme année sans avoir été marié.
Gilles Fouquet, s T de Mézières, frère des précédents, né le 11 mars 1637, premier écuyer de la grande écurie du roi, puis conseiller au Parlement de Paris, épousa en 1660 une fille du marquis d'Aumont et mourut à Paris en 1694, sans laisser de postérité.
Ecoutez JLoret :
Le Cadet jeune, mais prudent, ft , De Monsieur le Sur-Intendani, Jouvenceau de belle espéiance, Qui, d'esprit, a grande abondance, Bref, de mize et de bon aloy, Et premier Ecuyer du Roy, S'est aussi joint, par l'Hymenée, A Fille d'illustre Lignée, Fille du Sieur Marquis d'Aumont, Qui porte des traits sur son front, Et dans le reste du vizage, D'une personne belle et sage, Dont l'esprit est des mieux tourné, Et de rares verlus orné.
Les enfans qui prendront naissano De cette fortarJe Alliance, Auront sans doute, infiniment De l'esprit et du jugement, Si (comme il faut que l'on Tespèr- ) Ils ressemblent a Père et Mère, Cette Dame en a du plus fin, Ë r . Messieurs les Fouquets, en tin, Dignes d'une éternelle estime, En ont tous, et du p'us sublime.
(Mai 1 660).
Nicolas Fouquet, vioomte de Vaux, comte de Largo uè't, marquis de Belle-Isle, etc., frère des précédents, né a Paris le il janvier 16 15, porta d'abord la tonsure comme son frère aîné et obtint un bénéfice ; puis il quitta le petit collet et se fit recevoir avocat au Parlement de Paris. Conseiller au Parlement de Me!z, à 18 ans, en 1633, maître des requêtes de l'hôtel du roi en 1636, il fut commissionné intendant près de l'armée du Nord peu après la mort de Richelieu, puis devint intendant de Paris, et procureur général au Parlement de Paris, en février 1648, c'est-à-dire en pleine Fronde. Dans cette dernière charge, il servit constamment les intérêts de Mazarin qui, le lendemain môme de son retour à
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FQUQUPT 283
Paris, en février 1653, l'appela à joindra à son titre celai de Surintendant des finances, d'abord en compagnie d'Ahel S^rvien, puis seul à la mort de celui-ci en 1559. Il acheta les terres de Largouet, Tredion et Lanvaux en 16"^, et les; fît ériger en comté en 1660. (aussi oonserve-t-on au pr -sbytère d'Elven un écusson en pierre blanche portant l'écureuil «l^s Fouquet et provenant de l'ancienne église), puis celle de Belle- hle qui avait été érigée en marquisat par Charles IX en 1573, titre que Fouquet fit renouveler pour lui. Il continua les travaux du château et du port de Palais, où Ton a trouvé de nos jours une pierre partant son nom ; mais il n'eut pas le loisir de les lerminer. Arrêté à Nantes, pendant le voyage de Louis XI V en c^tte ville pour los états de Bretagne en 1661, il fut enfermé aux châteaux de Nantes, d'Angers, d'Amboise et de Vincennes, puis à La Bastille, et Golbert lui. fit faire son procès par une chambre dé justice spéciale, sous l'accusation de dilapidation des deniers du roi et de projets séditieux de se retirer et de se défendre dans Belle-Ile On prétendit môme qu'il avait eu l'intention de se faire proclamer Duc de Bretagne ! Après trois ans de détention préventive, condamné en décembre 1664 au bannissement, il vit sa peine commuée par le roi en détention perpétuelle et fut enfermé dans la citadelle de Pignerol où il mourut le 23 mars 1680. Il avait épousé, 1° en 1640, à Nantes, Louise Fourché de Quéhillac. fille du conseiller au Parleme.it de Rennes et nièce de l'archidiacre de Nantes, procureur syndic des Etats de Bretagne, qui mourut en 1641, peu après avoir donné le jour à une fille Marie, qui suivra ; — 2° en 1659, Marie-Madeleine Jannin de Gastille, fille du maître des Requêtes, dont il eut 4 fils : François VI., né à Fontainebleau, vers 1652. mort à 4 ans en 1656, dont on a un portrait gravé par Lochon, avec des pièces de vers latines et françaises en son honneur ; — Louis- Nicolas, vicomte de Vaux et de Melun, qui servit comme volontaire, épousa Jeanne Guyon, fille de l'ardente quiétiste, et mourut sans enfants en 1705; — Louis F., marquis de Bellelsle, qui suit; — et Charles- Armand F. y né en 1657, célèbre prêtre de l'Oratoire, grand vicaire de son oncle à Agde en 1690, mort à Paris en 1734. — On a de lui :
1. — Les œuvres de M. Fouquet contenant son accusation, son procès et ses deffenses. — S. 1. (Amst. chez Daniel Elzevier) à la sphère, 1665 à 1668, 15 vol. petit in-12, «= 2 e édit. Paris, (lollande), 12 vol. in-12, — autre édit. Paris, chez la veuve deCramoisy, 1696 et suiv. 16 vol. petit in-12.
• C'est le recueil des pièces qui avaient successivement été imprimés clandestinement à Paris, par la famille du détenu, depuis 1662, comprenant : Recueil des défenses de Fouquet, 1665, 2 vol. — De le production de M. Fouquet contre celle de M. Talon, 1665, 3 tomes en 2 vol. — Réponse de M, Fouquet à la réplique de M. Talon. 1665, 1 vol. — Production de M. Fouquet contre celle de M. Talon sur le fut de Belle-ïsle, 1667, l vol. — Continuation de la production de M. Fouquet pour servir de réponse à celle de M. Talon sur le prétendu crime d'Estat, 2 vol. — Continuation de la production sur les procès-verbaux. 1667, 2 vol. — Inventaire des pièces baillées à la Chambre de justice par M. Fouquet contre M. le procureur général, pour répondre à quelques procès-verbiux par luy produits, 1667, 2 vol. — Factum de M. Fouquet, 1666. 2 pirt. en t vol. — Conclusion des Défenses de M. Fouquet, 1663, l vol. — Observations sur un manuscrit intitulé « Traitté du Peculat, » 1666, 1 vol.
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La Bibliothèque nationale (Lb 37, n° 5108) contient un recueil in-folio de 28 pièces relatives au procès de Nicolas F, formé par les jésuites du collège de Glermont, qui l'ont fait relier à son chiffre et à la marque de leur ordre ; — et les 3. énormes registres in-folio de la Chambre de justice qui jugea le surintendant (Cinq cents Colbert, n°» 235, 236 et 237). -— Et voy. le Calai, de l'Histoire de France, II, p. 218 à 223, n° 3421 à 3464.
2, Version en vers français du 118 e psaume de David ; — publiée dans V Histoire de Culbert, par Pierre Clément.
3, __ Nombreuses lettres, analysées ou fragmentées, — dans les catalogues de vente d'autographes.
Plusieurs critiques, parmi lesquels M. Chéruel lui-même, lui attribuent les « Conseils de la Sagesse, ou recueil des maximes de Salomon », qui eurent un grand nombre d'éditions de 1678 à 1694, mais le P. Sommervogel a démontré que cet ouvrage appartient au P. Boutault, jésuite de Paris (Voy. la Biblioth. des écrivains de la Compagnie de Jésus, II, 46, 47).
Sur Nicolas Fouquet, voy. toutes les Histoires de France au lègne de Louis XIV; — tous les Dict. hiog.\ — les Mémoires du temps, en particulier ceux de Guy Joly, de Retz, de Talon, d Ormesson, de M™ B de Motte ville, etc. ; —les Ldlres de M»» de Sevigné, etc., et de très nombreuses citations dans la Muze historique de Loret, dont voici, quelques-unes parmi les plus caractéristiques
Fouquet, Procureur Général,
D'honneur un franc original,
Etqu\n croid jusque* dans la Perse,
Digne des charges qu il exerce,
Dimanche, traita, ce dit-on,
L'Altesse Royale Gaston,
A Mandé, Maizon assez proche
Où Ton vid tourner mainte broche,
Pour ro.ir do hon gibier frais,
Aporté do loin, à grands frais...
(Août 1636).
Nù:je Roy, Dimanche au matin, Jour et Faste da Saint-Martin, Etant suivy de l'Erninonce, Et d'autres Gens de conséquence, Ayant ouy Messe et prié Dieu, Fut voir cet agrAab'e lieu, Qui Saint-Mandé, sans faute nulle, Se qualifu et s'intitule ; Où le Seigneur de la Maizon, Dont, avec justice et raizon, On Tait cas par ton le la France, Bien moins }.our sa Sur-intondanc\ Ny pour sa Charge au Parlement, Que pour son grand enlendement :
Où, dis-je, cet Homme notable, Cet Homme toujours honoiable, Receut admirablement bien, ^ Ce Roy très-sogo et très-Chrétien, Qui tros-content témoigna d'êlru Tant de ce logis que du Maître, D ; gne, certes, d'être aplaudy. . .
(Novembre 1637),
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Fouquet bien aimé de3 Puissances, - Seul Sur-Intendant des Finance 5 , De plus, Procureur Général, Etant, de se? biens, libéral, Traita, Lundy, la Cour Royale Par un superbe et grand Régale Dans sa belle Maizon de Vaui, Où, par sis soins et ses travaux Et ses honorables dépences, -«.
Paraissent cent magnificences, Soit pour la structure, ou les eaux, Pour les dorures, ou tableaux, Ou pour les jardins délectables, Qui ne sont pas moins qu'admirables.
Ce fut, donc, en ce lieu pompeux, One bien décrire je ne peux, D'autant qu'il passe ma portée, Que ladite Cour fut traitée :
Mais (outre le zèle et l'ardeur) Ce fut avec tant de splendeur, Ce fut avec tant d'abondance, Et, me3me, en si belle ordonnance, Que les Banquets d'Assuérus, Prédécesseurs du Grand Gyrus, Soit pour les pàlure3 exquizes, Soit pour les rares friandizes, Les brùvagej, le3 fruits, les fleurs, Conserves, de toutes couleurs, Fritures et paticeries, N'étoient que des gargoteries, En comparaizon du Banquet Que fit, alors, Monsieur Fouquet...
(Jailkt 1660).
loucquet, dont l'illustre mémoire.
Vivra toujours dans nôtre Histoire ; Foucquet, l'amour des beaux Esprits, Et dont un Roman t de graud prix, Dépeint le mérite sablime Sous le nom du Grand Cléonime :
Ce sage, donc, co Libéral, Du Roy, Procureur Général, Et plein de hautes connoissances Touchant l'Etat et les Finanças, Lundy dernier, traita la Cour En son délicieux séjour, Qui la Maison du Vaux s'apolie, Où le Brun, de ce temps l'Apelle, A mis (je ne le flate point) La Peinture en son plus haut point, Soit par les trails incomparables, Les inventions admirables, Et le3 desseins miraculeux Dont cet Ouvrier merveilleux Délicatement reprézenle L'inclination excellente De ce saga Seigneur de Vaux, Qui par ses soins ot ses travaux, Se3 nobles inslincs, ses lumières, Et cent quaiitez singulières, Se fait aimer en ce bas-liou, Presque à l'égal d'un demy-Dieu.
J'en pourois dire davantage ; - Mais à ce charmant Personnage Les Eloges ne plaizant pas, Les siens sont, pour luy, sans appas,
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Il aime peu que l'on le lou ; E», touchant ce sujet, j'avoue Que l'excélent sieur Pélisson M'a fait pluzieurs foÎ9 ma leçon ' Mais comme son rare mérite* Tout mon cœur puissamment excite, Et que ce sujet m'est trés-eher, J'aurois peine à m'en empocher.
Icy, je passe souz silence La multitude et l'excélence, Et, mesmes, la diversité Des jets d'eau, dont la quantité Sont des chozes toutes charmante, Sont des merveilles surprenantes, Qui passent tout humain discours ; Et le Soleil faizant son cours Dessus et dessous l'Antartique, Ne voit rien de si magnifique....
(Juillet 16C1). Quelques jours après, Fouqvet était arrêté à Nantes. Et voy. encore les ouvrages suivants :
1. — Le P. CossarL — In obitum Francisci Fouquet, pueri quadrimuli, apologia mortis (1656, in-4 J ) «= et dans les Cossartii Carmina.'
2. — Ad illustrissimum virum Nicolaum Foucquet, in Francise* maxirni natu tilii nondum quadrimi obitum. — S. i. n. d. (1660) in-4°. — C'est un recueil de poèmes élégiaques, épitaphes et sonnets, signés par les PP. Vavasseur, Rapin, Labbe, Lemoyne, etc.
3. — Dédicace des Davidis suspiria, par le P. des Champsneufs
4. — Le P.Labbe. — Dédicace de sa Noia bibliotheca manu s criptorum. (Paris, 1657, 2 vol. in-8°).
5. — Dédicace de la traduction de VfJisloire de Irance, du président de Thou, par l'académicien Pierre du Ryer. — Paris, 1659, in-folio.
6. — Gentum dicta partim latina, partim gallica, in stemmata prseciarissimi et vigilantissimi viri D. Fouquet (par de la Gravette) — S. l,n d. (vers 1659), recueil de 118 pi. gravées avec une préface et plusieurs pièces de vers.
7. — Fuquetus in vinculis, ad Virginem matrem (poème latin) s. 1. n. d.(1663), in-4°; attribué par les uns au bachelier en médecine Gervaize, par les autres à Fouquet lui-même (Voy. Vissac, Tableau de la poésie latine au siècle de Louis XIV, 1879, in-8°).
8. — Discours au roi par un de ses fidèles sujets sur le procès de M. Foucquet (par Pellisson), s. 1. n. d". (1662), in-i° ; — et autres plaidoyers de Pellisson, en sa faveur, dans les OEuvres diverses de cet académicien. .— On lui attribue aussi une élégie en vers français qui a été reproduite par plusieurs des biographes de Fouquet,
9. — L'élégie des nymphes de Vaux, par La Fontaine, — dans les OEuvres diverses de cet académicien .
10. — Chansons et Pontneufs sur sa condamnation et sur ses juges, — dans les recueils du temps.
il. —Le P. Garnier. — Systema bibhotheca collegii' Parisiensis,
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s. j., 1678, în-40, p. 5, rappelant la muniiicence de Fouquet à l'égard de la bibliothèque dû collège de Cler.nont.
12. — Le Tableau de la vie du gouvernement de MM les cardinaux Richelieu et Mazarin, et de M. Colbert, représenté en diverses satyres et poésies ingénieuses; avec un recueil d'épi grammes sur la vie et la mort de M. Fouquet, et sur diverses choses, qui sont passées (sic) à Paris en ce temps-là. — A Cologne, chez Pierre Marteau, 1693, in-12.
13. — Pierre Clément. — Etude-historique sur Nicolas Fouquet; — en tête de son Histoire de la vie de Colbert (Paris, Guillaume, 1846, in8°).
14. — Nicolas Fouquet, par J. Andrieux ; — au Bulletin du Bibliophile, 1857, p. 299 à 308.
15. — Ghéruel. Mémoires sur la vie. publique et privée de Fouquet, d'après ses lettres et des pièces inédites conservées à la Bibliothèque Impériale. — Paris, Charpentier, 1862,2 vol. in-8°, = 1865, 2 vol. in-12.
16. — Edmond Bonnaffé — Le surintendant Fouquet, — dans les Amateurs de Vancienne France, Paris, 1872, in-4°.