‹ Répertoire général de bio-bibliographie bretonne (volume 2)Chapitre 309 sur 439 · Ravaisson. — Archives de la Bastille, au t. I · texte numérisé non relu

Ravaisson. — Archives de la Bastille, au t. I

18. — Le procès de Fouquet, discours par L. Deroy. — Paris, 1882, in-8°, 51 p.

19. - Le procès du sur intendant Fouquet. Discours de M. Pijotat, avocat. — Marseille, 1882, in-8°, 15 p.

20. — Le surintendant Fouquet, vicp-roi d'Amérique, par Gabriel Marcel (Extr. de la Revue de géographie). — Paris, C. Delàgrave, 18S5, in-8°.

21. — J. Lair. Nicolas Fouquet, procureur général, surintendant des finances, ministre d'Etat de Louis XIV. — Paris, Pion, Nourrit et O io , 1890, 2 vol. in-8° de IV, 583 et 575 p. (Couronné par l'Acad. française).

22. — Le R. P. Cherot. Le surintendant Fouquet; — dans la Revue des questions hist. de 1891 . = Le surintendant Fouquet, ami des livres, — dans les Etudes religieuses, etc., de janvier 18S1.

23. — Camille Rousset. Fouquet, financier, — dans la Revue des Deux-Mondes de 1S91.

24. — G. Loiret. Le surintendant Fouquet et - ses compagnons d'infortune au château de Moret. — Fontainebleau, 1898, in-8°,76 p.

25. — Alf. Droz, Le procès de Fouquet.— Paris, l899,in-8°,34 p.

Et voy. les Arch. d'l.-et-V., C, 1018, 1035, 3719; les Arch. de la L.-Inf.,B, 1573, 1579, 2867 ; les Arch du Morb., E, suppl. 90, 96, 97, 101, 102, 104, 114, 129, 470, en particulier pour la fondation d'une mission à prêcher au Palais par les Jésuites tous les cinq ans ; \esArch. des C.-du N., E, 1527 pour l'achat en 1646 des terres de Kervinic et de Launay en Plounez, Yvias, Plouézec et Paimpol, à Madeleine Fouquet, veuve d'Yves Roqucl du Bourgblanc, etc., — • toutes les notices sur Belle -Isle, et 0§ée, p. 377, etc.

Iconographie. — Le marquis de Surgères, à VIconog bret., 1, 184, 185, cite 30 portraits gravés de Fouquet, par Nanteuil, de Larmessin,Poilly, Rousselet, Mellan (in-folio), Daret et Moncornet (in-4 u ), Dién, Larcher (in-8°), etc., la plupart d'après les tableaux peints par Lebrun et Nanteuil. — Il faut y joindre la belle reproduction,

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' par rhéliogravuro Dujardin, de la gravure de Nanteuil donnée par M. Lair en tête du 1" vohime de son ouvrage sur Fouquet.

^w mU p éB hi8 , tori( I. ue de Versailles possède 2 portraits à l'huile de mcolas Fouquet, qui ont été gravés pour la publication des Galeries de Versailles, par Gavard. La copie de l'un d'eux a été prise au •ba^n ÎLuXi * dU pantogra P he sur original peint par Se-

On connaît plusieurs jetons au nom et aux armes de Fouquet.

1 . — Face : écu aux armes sommé d'une couronne de comte. Exergue ; Mre N. Foucquet vie. de Melun et de Vaux, ministre d'Elat. — Revers : même écu avec la devise : Quo non ascendet.

2. — Face : même écu avec la devise : Quo non ascendet et mémo exergue. —Revers : un château donjonné de 3 tours (sans doute en

- 1 honneur de Madeleine de Castille), celle du milieu sommée d'un écureuil assis, et pour devise : Nihil amplius ambiL

3. — Face : le revers du précédent; —Revers : une main de justice entourée de lys en fleurs, et accompagnée au-dessus d'un bras nu tenant la foudre avec cette devise : FvJminejura vigent.

4. — Face, comme le précédent. — Revers :1a paix ramenant par la main la Justice, avec la devise : Tandem, ecce tandem. Millesime 1653.

5. — Face comme les précédents ; — Revers : une pyramide entre ^deux arbres, avec la devise : Donec socientur in unam. Millésime •

6. — Face, comme le précédent ; — Revers : une justice assise lou antaux pieds la Fraude, avec la devise : In mensuraet pondère. Millésime 1660.

7. — Face, comme les précédents; —Revers : un baril d'où s'échappent des pièces d'artifice enflammées, avec la devise : Nunc ludicra. Millésime : 1660.

^ 8. — Face, comme les précédents ; — Revers : un arc de triomphe a 3 portiques, sommé d'un faisceau d'armes, avec la devise : Paci œternee pactisquehymeneis. Miliésime 1661.

9. — Face : écu aux armes avec la devise : Quo non ascendet. — Revers, le même que le précédent.

10. — Face : écu aux armes avec la devise : Mre N. Foucquet Chlr. vicomte de Melun et de Vaux. — Revers : un giron composé de 8 écussons dont un au centre du champ et les autres autour ; celui du centre porte l'écureuil et est'entouré du nom de Foucquet: les sept autres soat les armoiries des familles alliées, dont le nom est inscrit au-dessus de chaque écusson, savoir : Mallet, Charnacé, Cuissart, Cupit, Bénigne, Maupeou et Fourché.

Ce jeton prouve que Fouquet acceptait la généalogie issue des F. des Moulins-Neufs.

% M. Juge attribue à Nie. Fouquet, un autre jeton qui porte â la face l'écu à l'écureuil, avec la devise : Conseiller ordinaire du Roi en tous ses conseils, et au revers les armes de Marie de Maupeou, qu'il appelle femme de Nicolas, tandis qu'elle était sa mère. Je crois que ce jeton doit être attribué à François IV, père de Nicolas.

Marie Fouquet, fille du surintendant et do sa première femme, Louise Fourché de Quéhillac, née à Paris en 1640, épousa en 1657, Louis-Armand, comte, plus tard duc de Bethune-Charost, baron

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<VA ncenis etc, fut exilée avec son mari au château d' Ancenis en 1 66 1 , après la disgrâce du surintendant, fit parler d'elleen 1683 parmiles adeptes de M me Guyon, et mourut en 1716 (Arch.d'I. et F.,C, 2659). Loret ne l'a pas oubliée :

Le Fila du Comte de Charaut, Jeune Seigneur, qui beaucoup vaut, (Avec une allégresse extrême) Se maria ce jour-là mesme, A Mademoizeile Fouquet, Que Dieu préserve de hoquet.

Car, outre qu'elle est très-bieii Dée, Et de pluzieurs beaux dons ornée, Divers Gens m'ont raconté Que c'est un Trézor de bonté, Et qu'elle est fort spirituelle :

Mais, aussi, de qui tiendroit-elle ?

Puisqu'on peut dire, avec raizon.

Qu'eue est Fille d'une Maizon Qui paroil une pépinière De sagesse, sens et lumière :

Témoin son Oncle paternel, Digne d'un bonheur éternel, Par l'excellence naturelle De son âme tout-à-fait belle ; Témoin aussi fou cher Papa, Dont l'esprit jamais ne chopa Dans ces deux Charges d'importance Qu'il exerce en servant la France.

Enfin, c'est un rare trézor, Quaad on prend, avec beaucoup d'or, Dans une honorable Famille., Une agréable et sage Fille.

PlpJze au Destin de rendre heureux Ce jeune Couple d'Amoureux.

Louis Fouquet, marquis de Belle-Isle,tils du surintendant Nicolas F. et de sa seconde femme Madeleine de Castille, né à Fontainebleau en 1661, chevalier non profès de Tordre de Saint-Jeande Jérusalem en 1680, habita avec sa mère Pomay, Moulins et Bourbon, pendant la détention de son père; et les Mémoires de Saint-Simon racontent comment se fit en janvier 1684, son mariage avec Catherine-Agnès de Levis, fille du gouverneur du Bourbonnais, contre le gré du père. Les deux jeunes époux durent se retirer à Villefranche de Rouergue .près de Louis A'., l'évêque d'Agde, qui les prit sous sa protection, et où naquit le futur maréchal de Belle-Isle. Le pauvre Fouquet s'offrit à tout, dit Saint- Simon, mais on ne voulut de lui pour rien; il en devint presque sauvage et mourut fort âgé en 1738, ayant eu une douzaine d'enfants dont Charles-Louis- Auguste qui suit et Louis-Charles-Arfriand, dit lô chevalier de Belle-Isle, né à Agde en 1693, maréchal de camp en 1738, lieutenant général en 1743 tué au combat d'Exilles en 1746 (Voy. le Dict. des généraux fr. par de Gourcelles ; VEisl. générale des ^Hautes-Alpes, III, p. 122, 123 : et le Catal. tfautog. Desnoyers, (1889, gr. in-8°), n° 388, pour 19 lettres au comte de Langeron). — En 1704, le roi avait, en coDseil, décidé la reprise du domaine de Belle-Isle par voie d'échange : mais l'affaire ne fut conclue que parle Régent en 1718, contre le comté de Gisors, Auvillars, la régade d'Arles etles landes de Carcassonne. La Chambre des Comptes souleva des difficultés et la solution définitive n'eut lieu qu'en 1726. Voy. à ce sujet les Arch. de la L.-Inf. A, 2 ; B, 1262 et les pièces citées à l'article suivant.

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Cliarles-Louis- Augustin Fouquet, comte, puis duc de Belle-Isle, fils du précédent, né à Villefranche de Rouergue où ses parents avaient retrouvé' dans l'exil Louis F., l'évêque d'Agde, le 92 septembre 1684, entra jeune au service, combattit comme capitaine en Italie, devint en 1705 mestre de camp d'un régiment de dragons, se distingua au siège de Lille en 1708, et fut fait mestre de camp général des dragons en 1709. Ayant épousé en 1711 Henriette-Françoise de Durfort-Civrac. il fit avec son frère, le chevalier, son entrée à Belle-Isle en 1714 {Arch. du Morb., E, suppl. 97), fat emmené par Villars, qui avait acheté le domaine de Vaux, aux conférences de Rastadt, et fut en récompense nommé gouverneur d'Huningue en 1715. Là, poursuivi par la haine de la marquise de Prie (voy. ci-dessus aux Berthelot de Plèntuf), il fut accusé de malversations à la suite de la construction de son hôtel du quai d'Orsay (aujourd'hui la Caisse des dépôts et consignations), emprisonné à la Bastille en 1723 avec son frère le chevalier de B. et tous deux comparurent devant une chambre dejustice, siégeant àl'arsenal. Mis hors de cour, ils reçurent cependant en 1725 l'ordre de se retirer à Garcassonne, et ne furent rappelés qu'après la mort de M. le duc. Lieutenant général en 1731, gouverneur de Metz en 1733, chevalier des ordres du roi en 1734, ambassadeur plénipotentiaire à la diète de Francfort et maréchal de France en 1741, prince de l'Empire en 1742, le comte de Belle-Isle fut créé, la môme année, duc de Gisors et chevalier de la Toison d'or. Pair de France en 1748, il fut reçu en cette qualité au Parlement le *" 24 avril 1749. Elu membre de l'Académie française en remplacement du ministre Amelot de Chaillou, il y fut reçu, par l'abbé du Resnel, le 30 juin 1749. Il avait épousé en secondes noces, en 1729, Emmanuelle de Bethu?ie-Selles, veuve du comte du^ Grancey, dont il eut un fils, le comte de Gisors t qui suit, tué à Grevelt en 1759, sauva plusieurs fois l'honneur des armes françaises, en particulier lors de la fameuse retraite de Prague, en 1742, devint ministre de la guerre en 1756, fonda l'Académie de Metz en 1757, sous le titre de Société d'étude des sciences et des arts, et mourut à Paris le 26 janvier 1761. Son successeur à l'Académie française fut l'abbé Trublet, un breton de Saint-Malo. — On a de lui :

1. — Mémoire du comte de Belle-Isle, sur l'échange du marquisat de Belle Isle avec le roi. — S. 1. n. d. (1726), in-4°, 38 p.

2. — Lettre écrite par M. le maréchal de Belle-Isle, avant la retraite de Prague. (Du 16 décembre 1742). — Nantes, veuve P. Mareschal, s. d., in-4°, 3 pp.

3. — Relation de ce qui s'est passé de plus intéressant à Prague, depuis le 27 octobre dernier jusqu'au départ de M. le maréchal de Belle-Isle, et pendant sa marche de Prague à Egra . le tout extrait d'une lettre écrite d'Egra par M. le maréchal de Belle-Isle, le 30 décembre 1742. — Nantes, Ant. Marie, s, d., in~4°, 4 pp.

4. — Discours de réception à l'Acad. fr., — dans Discours prononcés dans l'Académie française le lundi 30 juin 1749, à la réception de M. le mareschal duc de Belle-Isle. — Paris, Brunet, 1749, in-4°, 15 p.

5. — Une lettre du maréchal de Belle-Isle, — publiée au bulletin de la Soc. d'études se. et arch. de la ville de Draguignan ; = tirage à part, Draguignan, Latil, 1893, in- 8°.

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6. — Lettre à Tin tendant de Bretagne, en juin 1758 ; — dans la Revue de Bret. et de Vendée, 1887, II, p. 216 à 220.

7. — Lettres de M. le maréchal duc de Belie-Isle à M. le maréchal de Gontades, avec des extraits de quelques-unes de celles du maréchal de Contades audwc,et autres lettres trouvées parmi les papiers de M. de Gontades, après la bataille de Minden (en 1758), — A msterdam* 1759, iri-12. — Francfort, Van Duren, petit in-12.

8. — Lettres diverses au comte de Gisors, au comte de Glermont, à Duverney, etc ; — publiées dans le livre de Camille Rousset, sur le comte de Gisors {Paris, Didier, 1868, in-18). Je veux en particulier citer celle-ci, adressée au roi peu après la mort de son fils :

c Sire, mon âge, mon ancien attachement pour votre personne et surtout vos bontés infinies doivent m'autoriser à ouvrir mon cœur à Votre Majesté. Il y a cinquante-neuf années révolues que je sers Votre Majesté et le feu Roi Votre bisaïeul, j'ose dire avec un zèle actif dont il y a bien peu d'exemples. De quatorze frères ou sœurs, il n'en restait qu'un qui a été tué en 1747 : Votre Majesté a perdu en lui un de ses meilleurs lieutenants généraux et qui eût le plus dignement commandé «es arméts.

« J'ai également perdu une femme qui, outre bien des qualités respectables, avait eu celle d'être aussi occupée du bien de Votre service que moi-même, et y a été extrêmement utile, surtout en Allemagne, où elle s'était concilié l'estime générale et la confiance des princes, des ambassadeurs et de tous les notables de l'Empire à Francfort.

« Il ne me restait plus qu'un fils unique que nous avions élevé dans les principes de religion et de dévouement à Votre service. Dans le temps que j'avais la consolation de le voir si bien répondre à notre attente, il a plu à la divine Providence de me l'enlever, et avec lui tout ce qui me restait dans ce monde. Frappé de ce coup de foudre, je me suis cru incapable d'aucune autre idée que de celle de ma mort.

€ J'aurai dans trois mois soixante-quinze ans faits ; j'ai de fréquents ressentiments de la blessure que j'ai reçue à la poitrine, ce qui joint aux autres infirmités misérables de la vieillesse et à une surdité dont Votre Majesté n'a que trop souvent occasion de s'apercevoir, . . (it manque quelques mots à l'original). . . je ne songeais qu'à la retraite, lorsque Votre Majesté, par les marques les plus distinguées de sa bonté, a daigné prendre part à ma douleur, et m'a touché si profondément le cœur que je lui ai fait le sacrifice de ce qui me reste de vie et de santé, en me livrant tout entier et uniquement à votre personne, à votre service et à vos affaires qui sont devenues les miennes. Je n'ai plus d'héritier naturel, ce que je possède même est en plus grande partie de vos bienfaits et de mon échange.

« Je puis dire avec vérité que ce que j'ai dépensé ou que je dois, qui monte à environ dix sept cent mille francs, l'a été pour ou relativement à Votre service, excepté ce que j'ai dépensé à ma maison de Paris ou de Bizy. Je supplie Votre Majesté de trouver bon que mon attachement ou ma reconnaissance ne se bornent pas à une simple effusion de cœur et que je lui fasse don de l'un et de l'autre.... »

Et il terminait en priant le Roi d'accepter tous ses biens après sa mort.

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9. — Lettres, dépèches, rapports, instructions, etc., conservées en mss. aux Archives du Ministère de la Guerre et au Ministère des Affaires étrangères. (Voy. G. Rousset, Le comte de Gisors).

10. — Lettres analysées dans les Catal. d'autographes, en particulier les suivantes :

A. — 26 lettres à M. de Jossaud, brigadier des armées du roi, lieutenant de place à Landau, puis major du régiment de Navarre à Metz, écrites de 1727 à 1761 ; — dans la Revue des autog., d'avril 1899. Voici quelques extraits de celles de 1727 :

Paris, 40 mars 1727. — 11 félicite M. de Jossaud d'avoir été bien reçu par l'électeur palatin ; il craint la rupture de l'alliance anglofrançaise ; « nous avons appris par un courrier extraordinaire de Madrid que la tranchée avoit esté ouverte devant Gibraltar, la nuit du 22 au 23 ; ainsy voilà la guerre déclarée entre l'Espagne et l'Angleterre et par le traité d'Hanovre nous y voilà embarqués. » Cependant tout espoir n'est pas perdu ; le roi d'Espagne vient défaire des propositions plus acceptables.

Metz, 23 juin 1727. — Les Impériaux souffrent beaucoup autour du Luxembourg; mais la guerre ne sera pas déclarée, puisque l'Empereur et le Roi d'Espagne acceptent l'ouverture d'un Congrès à Soissons.

Saverne, 28 juin 1727. — Un camp va être formé sur la Moselle, eu avant de Metz ; d'autres seront établis sur la Meuse, la Somme, en Languedoc et en Guyenne.

Camp de Richemont, 24 juillet 1727. — Tout se soutient dans notre camp avec la même exactitude et discipline, et j'aperçois avec plaisir que les troupes se dégourdissent.

B. —21 lettres à M. de Langeron, écrites de 1748 à 1761 ; — " au calai, de la collection Desnoyers, 1889, n° 387.

C. — Lettre au duc d'Aiguillon, gouverneur de Bretagne, de Calais 14 juillet 1756 ; — dans la Revue des autog. de février 1890.

Il le remercie de « détruire la fausse impression que vos commissaires des Estatsavoient assurément prise bien mal à propos sur ma façon de penser et d'agir à l'occasion de la fourniture du camp de Saint-Malo. » Il parlera à d'Argensonet à de Moras ; il s'est inutilement adressé au garde des sceaux. D'ailleurs, il agira de concert avec l'évêque de Rennes. Il l'approuve de se plaindre du manque de signaux et constate qu'il n'a pas été plus heureux que lui pour en obtenir.

D. — Lettre au comte de Guerchy, datée de Versailles, 17 juillet 1758 ; — dans la Revue des autog. depuis 1897 :

Il lui explique le rappel du comte de Clermont, vaincu àGrevelt : « Il est impossible de justilier sa conduite et notamment celle de la perte de Dusseldorf qu'il a été le maître absolu d'empêcher. Il y amisle comble en laissant dedans toutes nos munitions et notre artillerie. . . J'ay grande confiance ©n M. de Contades ; je suis persuadé que par sa sagesse, sa prudence, sa prévoyance, son juste discernement et par sa fermeté il réunira tous les esprits. » Que M. deGuerchy assure M. de Contades de la bienveillance de M. deBelle-lslt à son égard; le maréchal d'Estrées n'ira pas à l'armée, ne pouvant plus monter à cheval ; la mort de son fils, le comte de Gisors, affecte cruellement le ministre; il se distrait de ea douleur par le travail.

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Sur le maréchal duc de Belle-Isle, voy. outre toutes les histoires de France sous Louis XV, les Mémoires de Saint-Simon, de Luynes, de Barbier, de Marais, do Duclos, la Corresp. de Voltaire, et autres chroniques contemporaines ; l'Année littéraire de Fréron, 1749, 1, 203; 1758, VI, 53,63; 1759, V, 93; VIII, 355; 1760; I, 264 : VI, 236 ; 1761, III, 119 ; yill, 95, etc.; Y Armoriai du Bibliophile-, la Bévue rétrospective, III, 409; IV, 444 à 470; V, 25, 220 ; et les pièces et ouvrages suivants :

1. — Arrest du Conseil d'Estat du Roy qui nomme les Commissaires pour fixer l'évaluation des droits de coutumes sur les vins et chaloupes dépendant du Marquisat de Belle-Isle (à propos du projet d'échange de Belle-Isle avec le roi). Du 17 août 1718. — Paris, V ve Saugrain et Pierre Prault, 1733, in-4°, 3 p.

2. — Arrest du conseil d'Etat du Roy, qui évalue à la somme de 10.000 livres des droils de coutumes et devoirs sur les vins et chaloupes dépendant du Marquisat de Belle-Isle. Du 31 août 1718. — Ibid., 1733, in-4% 3 p.

3. — Arrest du Conseil d'Estat du Roy, portant que par les commissaires nommez par Sa Majesté, il sera passé contrat d'échange du Marquisat de Belle-Isle et de toutes ses dépendances, au profit du Roy, pour quelques parties de ses domaines. — Ibid., 1733, in-4°, 24 p.

4. — Contrat d'échange entre le Roy et le comte de Belle-Isle (fait à Paris le 2 octobre 1718). — Paris, P. Prault, 1736, in-4°, 15p.

5. — Lettres patentes du Roy qui confirment le contrat d'échange du Marquisat de Bell-Isle, contre quelques parties des domaines de Sa Majesté, données à Paris au mois d'octobre 1718. — Paris, Pierre Prault, 1738, in-4°, 25 p.

6. — Arrest du Conseil d'Estat du Roy, du 21 avril 1719, et Lettres patentes expédiées sur iceluy, données à Paris le 16 mai 1719, registrées au Parlement de Rouen audit an, qui ordonnent l'exécution du contrat d'échange de l'Isle et marquisat de Belle-Isle. — Ibid., s. d., in-4°, 8 p.

7. — Arrest du conseil d'Estat du roy du 20 may 1719 et Lettres patentes du mesme jour, portant que par des commissaires nommez par Sa Majesté, il sera passé contrat d'Echange du domaine et seigneurie de Beaucaire, au profit du Roy, pour quelques parties de ses domaines. — Ibid., in-4°, 16 p.

8. — Contrat d'échange de la terre et seigneurie de Beaucaire entre le Roy et M. le comte de Belle-Isle. Du 27 may 1719. — Paris, V T ° Saugrain, in-4°, 11 p.

9. — Lettres patentes du Roy qui confirment l'échange du domaine et seigneurie de Beaucaire, fait entre Sa Majesté et M. le comte de Belle-Isle. — Ibid., in-4°, 20 p.

\0.y — Arrest du conseil d'Estat du Roy qui ordonne que le comte de Belle-Isle rentrera dans les domaines aliénés qui ont fait partie des terres cédées par S. M. en contre-échange de la terre et marquisat de Belle-Isle. Du 31 janvier 1720. — Ibid., s. d.in-4°, 4p.

11. — Relation de ce qui s'est passé entre le Roi et M. le comte de Belle-Isle, au sujet de rechange de la ville de Beaucaire, etc., par M. deR* A * (d'Arbaud de Bougnac). — Avignon, Giroud, 1723, in-8°,

12. — Mémoire pour messire Charles- Louis- Auguste Fouquel, comte de Belle-Isle, mestre de camp, général des dragons de

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FOUQU.ET i

France, accusé, etc., contre M. le procureur général de la Commission etc. — s. 1. n. d. (Paris, 1724, in-fol. la p.).

13. — Mémoire pour Charles-Louis- Auguste Fouquel de Belle- Islr, comte de Gisors, Vernon, Andely, marquis de Bizy, et autres lieux. Contre Jean-Louis de Lampériôre, Conseiller au Parlement de Rouen. — S. 1. n. d. (Paris 1737), in-fol. de 6 pages.

14. — Pièce de vers, par M. Rot, à l'occasion de son ambassade a la prochaine Diète ; — dans les Amusements du cœur et de r esprit, 1741, t. IX, p. 378.

En voici les premières strophes :

Vous chez qui la Raisoa est égale au courage, Qui savez du môme air vaincre et persuader, Allez de l'Empereur adjuger l'héritage :

Forcez l'Europe à s'acorder.

Que son bonheur soit votre ouvrage, C'est l'unique intérêt digue de vous guider.

Du nouveau choix qui vous décore Est-ce vous le premier qu'on doit féliciter,

Ou le Souverain qui s'honore D'employer vos talents, ou nous d'en profiter ?. . . .

U Année littéraire publia aussi en 1759, t. VIII, p. 355, des vers que lui adressait M. de Varennes, mousquetaire gris :

Belle-Isle, c'en est fait ; le luxe de la France,

Ce tyran adopté, la mine avec couslance.

En vain pour imiter nos zélés ciloyeos,

.1*^ voudrais à mon roi sacrifier mes biens ;

Militaire sans faste, avec peu de fortune,

Je possède une épéeassee simple et commune ;

Un peu d'or y paraît dans l'argent incrusté.

Mais comment en tirer plus d'une utilité ?

Je m'en vais à Loui 8 , dmns l'ardeur qui m'enflamme,

En donner la poignée, et vaincre avec la lame.

15. — Mémoire pour M. le maréchal de Belle-Isle, contre le sieur Camuzat (sur la mouvance du fief de Thony, chûtellenie d'Andely). -x- Paris, 1750, in-folio, 45 p.

16. — Discours prononcés lors de sa réception à l'Académie française par l'abbé du Resnel en 1749 et lors de celle de son successeur, l'abbé Trublet, par le duc de Nivernais en 1761 ; — au Recueil des harangues de l'Académie.

17. — Oraison funèbre de Madame la duchesse de Belle-Isle, par le P. Chérubin Bergeron, récollet. — Paris, 1756, in-4°.

18. — Testament politique du Maréchal duc de Belle-Isle (par Chevrier). — Amsterdam, 1761, in- 1*2, 216 p. = Traduit en anglais, Londres, 1762, in- 12.

19. — Le codicille et l'esprit, ou commentaire des maximes politiques de M. le maréchal duc de Belle-Isle (par le môme). — Amst., 1762, in-12, de 87, 146 p. et portrait.

20. — La vie politique et militaire de M. le Maréchal duc de Belle- Isle, prince de l'Empire, ministre d'Etat de S. M. T. C, etc., publiée par M. D. C*** (1* mémo). — La Haye, Van Duren, 1762, in-12, 271 p., avec portrait et médailles.

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