‹ Répertoire général de bio-bibliographie bretonne (volume 2)Chapitre 317 sur 439 · VI. — Les Fouquet des Côtes-du-Nord et d'Ille-et-Vilaine · texte numérisé non relu

VI. — Les Fouquet des Côtes-du-Nord et d'Ille-et-Vilaine

Un Fouquet était qualifié noble homme à Guirgampen 1488.

Robin Fouquet fut le premier imprimeur de Bretagne au XV a siècle : « C'est d'abord dans un humble village, à Bréhan- Loudéac, en 1484, sous le patronage de Jean de Rohan, Seigneur du Gué de ilsle, écrit A de la Borderie, qu'un typographe du nom de Robin Fouquet installe la première, presse. En peu de temps il n'imprime pas moins de dix ouvrages, tous en langue française et plus curieux les uns que les autres, tels que la Patience de Griselidis, les Loix des Trépassés, le Bréviaire des Nobles , le Songe de la Pucelle, etc., etc. Robin Fouquet forme un élève, Jean Crès, qui se transporte à l'abbaye de Lantenac, et là, dans cet asile de paix et d'étude, sous la protection des moines bénédictins, édite tour-àtour les Voyages de Mandeville, une paraphrase rimée des sept psaumes pènilentiaux et le Doctrinal des nouvelles mariées. Presqu'en môme temps, le chapitre de Tréguier, riche et puissant, attirait dans ses murs un autre imprimeur qui ne nous est connu que par les initiales J. A. P., et qui arrivait probablement des Flandres d'où il avait tiré son matériel. A ce premier imprimeur en succède un second, attaché à la personne de l'évêque et qui, à l'instigation du chanoine Auffret Quoatqueveran, imprime le Catholicon, ou dictionnaire latin-français et breton, composé par Jean Lagadec. L'imprimerie fonctionne près de trente ans, de 1484 à 1513, avec des vicissitudes diverses dans la petite cité bretonne de Lantrèguier. Rennes eut aussi l'imprimerie de bonne heure. Ce fut un bourgeois de la ville, du nom de Jean Hus, qui appela de Poitiers, vers 1485, l'imprimeur Bellesculée. Ce dernier imprima à Rennes, de concert avec un nommé Josses, trois livres français. Nantes, la grande cité commerçante, vient en dernier lieu. L'imprimerie n'y pénétra que vers 1495. Etienne Larcher, son premier typographe, qui sortait probablement de l'atelier de Rennes, débuta

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par les Lunettes des Princes du poète Jean Meschinpt, un des officiers de la maison de la reine Anne de Bretagne. — Tel est en résumé l'historique des origines de l'imprimerie en Bretagne. » (De la Borderie, Hist. des origines de l'imprimerie en Bret. -, de Garaby, Annuaire des C.-du>Nord pour l'année 1836 ; Levot, Biog. bret, à l'article Cres).

Un Fouquet, de Saint-Malo, commandait le corsaire Y Hermine de Nantes en 1745 {Revue de Bret. et de Vendée, II, 44).

Un Pierre F. à Pontbriand (Arch. des C.-du-N., B. 904). ., La collection Rosmorduc possède la pièce suivante : "*

Factum pour Anne-Joseph Simon et Guyonne Fouquet sa femme, contre le général de la paroisse Saint-Léonard de Fougères (par Bidard). — Rennes, Audran, 1749, in-4°.

Les 4veh d'I-et-V. citent le sieur Fouquet, de la paroisse de Lecousse, près Fougères, « qui prétend guérir miraculeusement les écrouelles, parce qu'il est né 7* garçon de sa famille et qu'il porte au menton une espèce de fleur de lis. Or, le surveillera, 1775. » (C. 206).

Le Pouillé de Rennes cite Hervé F., recteur de La Gouesnière vers 1559 ; -— Yves F., prieur de Gaël en 1660 ; — Jacques, recteur de Saint-Ouen-des-Alleux en 1675 ; — Joseph F., évêque d'Eleutheropolis, prieur de Montreuil et delà Mare-Normand, mort en 174J ; »*— Marie F., dame du Bois -Mary, fondant une école à Saint-Mtdardsur-Ille en 1741 ; — Henry F ., recteur de Montgermont en 1827, de Saint-Just en 1836, de Bourgbarré, de 1839 à 1877; — et Clermont F., recteur de Thorigné en 1851, de Saint-Erblon en 1855 (I, 152, 158, 424 ; III, 472 ; IV, 198, 667 ; V, 291 ; VI, 17, 114, 215, 372, 374).

Paris- Jallobert cite Guillaume F. , du clergé de Moulins en 1550 ; — Maître René F., ayant un (ils à la Guerche en 1601 ; ce dernier y décédé en 1627; — Robert F. du Closbourgeois, chapelain à Fougères en 1654, mort en 1705 ; — noble h. Pierre F., directeur des postes à Vitré, y ayant 13 enfants de 1743 à 1758 ; — Aimée F., veuve deM re Joseph Lance lot du /?o un/, décédée à Rétiers en 1779 ; — et M ro Pierre-Louis F, , notaire et procureur, de Pleurtuit, marié en 1783, à Saint-Briac (Fougères, p. 365 ; Moulins, p. 24 ; Rannêe et la Guerche,y. 37; Rétiers, p. 9 ; Saint-Briac,p. 7 ; Vitré, 11,215).

L'abbé Fouquet, recteur de Noyal-sur-Seiche, comparut, au mois d'août 1902, en police correctionnelle, pour avoir manifesté son indignation lors de l'expulsion brutale et sans délai des religieuses de v la Présentation de Broons qui avaient un établissement dans sa pa-

roisse. « J'ai protesté, affirme-t-il au tribunal, contre l'exécution du décret et ma protestation allait à son auteur; mais je n'ai pas eu la pensée d'outrager le secrétaire général de la Préfecture, et je ne pouvais avoir cette pensée, puisqu'il me déclarait lui-même qu'il était navré de la pénible mission dont il était chargé.. . » Malgré une éloquente plaidoirie de l'avocat Ogée, résumée dans la Stm. rel. de Rennes, 1902, p. 722, il fut condamné à 300 fr. d'amende avec bénéfice de la loi de sursis. Il a été nommé depuis , recteur d'Ossé. — Et voy. le Nouvelliste de Bretagne en août 1902.

812. — Fouqueux. — Nom de famille à la Ville-Es-Nonains au commencement du XIX' siècle (Pouillé de Rennes, VI,

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813. — Fouquier. — Nom de famille qui figure pour la Bretagne à YArm. gén. ms. d'Hozier, II, 460, 1067. — Et voy. Foucquer.

* — Four (Du). — Voy. Dufour.

SU. — Fourage. — Nom de famille répandu dans le pays nantais, dont je rencontre Rodolphe F., prêtre à Bouvron en 1555, Federy F., chapelain de St-Sébastien de Portnichet de 1683 à sa mort en 1720, inhumé dans l'église paroissiale de St-Nazaire; Julien F., baptisé au Temple en 1724; Olivier F., prêtre de chœur à Fay, mort en 1736, (Les Paroisses de la L.-lnf., I, 157; II, 375, 401 ; Soûlas, Le Clergé de St-Nazaire); — et de nos jours Pierre F., né à Fay en 1817, frère Leufroy, de l'Instruction chrétienne en 1851, mort à Pioërmel en 1S79 (Chroji. de l'Institut, II, 374) ; — Julien-Clément F., né à Nantes en 1815, prêtre en 1842, curé de la Pâqueiais de 1859 à 1890, retiré au Bon-Pasteur à Nantes, où il mourut le 18oct. 1890 (Sem. rel. de Nantes, 1890, p. 1016; Kersauzon, Etat séculaire, p. 100) ; — un délégué sénatorial de Fay en 1887 ; — Marie F., en religion sœur Saint-Guy, fille de la Charité du Sacré-Cœur ; — et des notables de Nort et de N.- D. des Landes en 1888.

* — Fouray. — Voy. Fouré.

815. — Fourbet. — Nom de famille de Vitré, dont je rencontre noble h. René F., père de 2 filles mortes en 1780 et 1784, et de Michel-François y prêtre, professeur au collège de Vitré en 1762, mort en 1783 (Arc h. de la L.-lnf., B, 2620, 2622; Pâris-Jallobert, Vitré, II, 215).

* — Fourbeur. — Voy. Le Fourbeur.

810. — Fourcade. —Nom de famille qui figure pour la Bretagne à YArm. gén. ms. d'Hozier, II, 1060, portant « de sinopleau pairie d'argent » (Courcy, 1,404, et pi. CXXVH, n° 3) , et dont je rencontre une religieuse franciscaine de Savenay, membre de la confrairie du St-Esprit de Maehecoufau XVII e siècle [Confrairie, p. 36);— Louis F., négociant à Nantes, enseigne, puis lieutenant de la milice bourgeoise, échevin en 1735 et 1736 (Livre doré, I, 386, 390, 408; Mellinet, Commune et Milice, V, 105, 115, 11$) ; — un officier de la Garde nationale de Nantes, commissaire pour la fête donnée à l'occasion de la naissance du duc de Bordeaux en 1820 ; — et Charles-François F. ou La F., miseur de Quimperlé en 1760 (Arch. de la L.- Inf., B, 2458, 2635 ; Arch. d'L-et-V., C, 673, 847).

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