‹ Répertoire général de bio-bibliographie bretonne (volume 2)Chapitre 318 sur 439 · TOME XVI · texte numérisé non relu

TOME XVI

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306 FOURGAULT

.817. — Fourcault. — Nom de famille du pays nantais, dont je rencontre Charles F. des Ormeaux, et François F. de Pigeollays, déboutés de leurs prétentions à la noblesse le 6 août 1669; et François F. de la Pirotaijs, désisté le 14 sept. 1701 (Mss. de la Bibl. de Rennes).

818. — Fourché. — Nom d'une famille originaire du Poitou dont une branche s'établit au pays nantais au XVI e siècle', fut maintenue de noblesse par arrêt des commissaires de la grande réformation en date du 9 novembre 1668, en conséquence des privilèges de la Chambre des Comptes et de la mairie de Nantes depuis 1572, et a produit un maître des Comptes, un maire de Nantes en 1596, des conseillers au Parlement de Bretagne, un procureur général syndic des Etats et la première femme de Nicoïas Fouquet (Voy. ci-dessus).

Notices aux nob. et arm. de Courcy, I, 404 - T — Briant, p. 100 ; — Du Perré, p. 19; — Beauregard, p. 148, qui écrit par erreur Foucquer; — Saint-Luc, III, p. 99 ; — Guérin, I, 180; — Dossiers mss. au Cabinet des Titres.

* Armoiries. — « De sable (aliàs parti de sable et d'azur, aliàs d'azur) au chevron d'or, accompagné en chef de deux lions affrontés d'argent, lampassés et couronnés d'or, et en pointe d'une molette d'argent. » — Blason gravé dans Saint- Luc, F, n° 41 ; Guèrin, pi. n ô 45 coloriée, F, n° 56 ; Courcy, pi. GXXVII, n os 4 et 5; Livre doré, I, 188).

Mathurin F. s'établit en Bretagne où il épousa vers 1540, Marie Cybouault, dame de Berso, en Saint-Gildas-des-Bois, dont il eut Guillaume F., capitaine de 50 hommes d'armes, sous le duc de Montpensier, tué. au siège de Lusignan en 1574 (Courcy, I, 404), et Pierre F. , mari de Jehanne de Moayre, dame de la Courousserie, en Héric, qui eut une fille Jehanne, baptisée à Bouvron en 1557 (Les Paroisses de la L.-Jnf., II, 354).

• Jean F. de la Courousserie, fils du précédent, d'abord commandant de l'artillerie du duc de Mercosur en Bretagne et chargé par lui des nouvelles fortifications de Nantes, conseiller au Parlement ligueur, épousa Marie Poullain de Langarro, fut nommé maître des Comptes par Mercœur en 1590, prit part aux négociations entre Mercœur et Henri IV à Ancenis en 1594, fut maire de Nantes en 1597, confirmé maître des Comptes par Henri IV en 1598, devint seigneur de Quéhillac, en Bouvron, en 1595, donna la statue de N.-D.-de-Toutes-Aides, au village de Bessac en Campbon, lors de la reconstruction de la chapelle en 1616, se désista de sa charge en faveur de son fils Jean F. du Bezou, qui suit, en 1621, et mourut peu après, laissant deux autres fils, Jean, archidiacre de Nantes, procureur général syndic des Etats de Bretagne et Mathieu F. de Quéhillac, conseiller au Parlement et mari de Guyonne Bouriau, mort en 1624, ne laissant qu'une fille Louise F. de Q., mariée au conseiller au Parlement de Metz, Nicolas Fouquet, qui devint surintendant des finances (Ârch. d'I.-et-V., G, 2656, 2917, 2973, 2982, 3192, où l'inventaire écrit Foucher, 3200; Arch. de La l.-Jnf., G, 323 ; notice par Bizeul à la Biog. bret., I, 725 ; Fourmont, Chambre des comptes, p. 135, 309, 318, 326 ; Du Bois, Les paroisses de la

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FOURCHENCOUL (de) 307

L.-M/"., II, p. 333, 339, 340, etc.; Mém. de la Soc. arch. cU Nantes, IV, 106 ; Revue tiist. de l'O., 1890, p. 532 ; Comté nantais, p. 347 ; Meilinet, Commune et Milice, IV, 27, 53, 55 ; Livre doré, I, 175 à 192, 241, 244, etc.) Et voy. ci-dessus la notice de

Nicolas Fouquet.

Jean F. du Bezou, fils du précèdent, eut un fils, Jean F. de Quéhillac^ mari de Jeanne du Pé, et père de Jean F. de la Haye de Maure, conseiller d'Etat au conseil privé du roi. procureur syndic des Etats de Bretagne de 1657 à sa mort en 1675, et de Pierre F de Q., grand archidiacre de Nantît, bien qu'il ne fut engasé dans les ordres que par le diaconat-, dispensé par le Pjpe, sur la demande des Etats, pour se marier après ia mort de son Frère, décédé sans enfants, afin de « conserver le nom recommandable de la famille », qui épousa en 1682 Françoise de Crocelay et mourut en 1705, laissant Pierre-François-Marie F. de Q., né à Quéhillac en 1687 et mari de Geneviève Menand, dont Paul-Armand qui suit, et François-Angélique F. de Ros, né en 1720, lieutenant au régiment Colonel général dragons, )%<, mari d'Augustine de Becdelièvre, et père de nombreux enfants nés de 1767 à 1777 {Arch. de la L.-lnf, B, 707 ; bs Paroisses de la L.-lnf, II, 333, 347, 48, 53, 59. 6<>).

Paul- Armand F. de Q., fils de Pierre-François-Marie qui précède, né à Quéhillac en 1714, conseiller au Parlement en 1749, un des 85 démissionnaires du 22 mai, 1765, rentra au Palais avec six autres de ses collègues, le 16 janvier 1766, pour se rallier aux douze Ifs, devint président aux Enquêtes dans le parlement Maupeou en 1771, épousa Louise-Emilie-Charlotte de Gouyon, et mourut en 1777, ayant eu de nombreux enfants, en particulier Charles- Amaury F., de Q., né en 1752, capitaine au régiment Colonel général dragons en 1782 (Arch. d'I.-et-V., G, 425, 1091, 3781 ; Les Paroisses de la L.-Inf., II, 354, 357, 358 ; Journal des Evénements* etc., p. 56 ; Correspondance Fonte lie > p. 554, 555, 559 ; Courcy, III, p. 326, 341 ; B. Pocquet, La GhaloLais, I, 516 ; II, 177 -, III, 224. 618, etc.).

* - Fourchencoul (De). — Nom additionnel porté par les De Chamballan.

819. — Fourchon. — Nom de famille principalement répandu dans la région de Lamballe à Dinan, où il a contribué à l'appellation du lieu dit La Croix-Foiirchon, sur la route de Lamballe à Monconfour; et dont je rencontre des titulaires à Lamballe et à Dinan au XVIII e siècle (Arch. des C-dti-N., B, 583, 1420; E, 208, 575); — un vieux prêtre de Bréhand-Moncontour, « homme très infirme et sans fortune, (disait une requête de Tan II en sa faveur), aux charges d'une pauvre servante qui est obligée de le paître, de rhabiller et de le déshabiller, et de le nourrir du produit de sa quenouille... » (Dioc. des Cdu-N., II, 85) ; — un curé d'Iffiniac, insermenté en 1791, déporté à Jersey en 1792 (Jersey, p. 346) ; — et de nos jours, Pierre F., né à Bréhand-Moncontour en 1796, prêtre en 1827, mort recteur de Tramain ; Ange F., né à St-Glen, curé doyen de St-Arnoult au diocèse de Versailles, mort à St-Glen en 1899 (Notes Le Mée), un vicaire

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308 FOURDILL1S

à Plesfcan ; et Auguste F., né dans cette région en 1829, entrepreneur de travaux publics, l'un des entrepreneurs de la construction du premier bassin à flot de St-Nazaire de 1848 à 1856, puis négociant en bois à St-Nazaire, membre de la Chambre de commerce de cette ville à sa fondation en 1882, mort à St-Nazaire en 1889, laissant une fille, M me Dufaure, et deux fils : Georges, négociant en bois après lui et Gaston qui suit.

Gaston Fourchon, fils & Auguste qui précède, né à Saint- Nazaire le 31 oet. 1849, reçu licencié ea droit à Rennes en 1874, a publié la thèse suivante :

1. — De Mei-commissariis hereditatibus. — Des substitutions prohibées. — Rennes, Oberthur, 1874, in-4°, 62 p.

820. — Fourdillis. — Nom de famille de Basse-Bretagne dont je rencontre René F., en procès à Grozon en 1739 [Arch. du Fin., B, 121) ; — et Corentin F., récollet à Lesneven, mort en 1708 (Notes Peyron).

* — - Fourdoré (Du). — Nom additionnel porté par les Avril (A^ch. duMorb., E, suppl. 598) ; et les Porée.

S 21. — Fouré ou Fouray. — Nom de famille qui figure pour la Bretagne hl'Arrn. gén. ms, d'Hozier, I, 183; principalement porlé dans le pays nantais, en particulier par un médecin très distingué.

I. — Les Fouré. ou Fouray de Salembeni, originaires de Sienne en Italie où ils avaient contracté alliance avec les Farnèse, portant « écartelé aux 1 et 4 de gueules au lion d'argent ; aux 2 et 3, de gueules à 3 losanges d'argent » (Courcy, I, 40 i et pi. GXXVII, n° 2), venus des Antilles à Nantes au milieu du XVIII siècle.

Rolland F. de S., fils de Jacques- Pierre et de Marie du Boure y épousa Marie Sauvan, et eut pour fils Guillaume F. de »S., né à Flsle de Grenade, olficier dans les troupes des Iles-sous-le-Vent, qui, ayant passé en France, épousa à Nantes en 1759 Marie-Anne- Agnès Galbaud du Fort, et devint en 1766, conseiller maître à la Chambre des Comptes, après la mort de son beau-père. Il eut 3 filles et 2 fils nés à Nantes, et l'un de ceux-ci, Frédéric, émigra en 1 79 1 et servit à l'armée des Princes où il fut tué en 1794; l'aîné, D ieudonné- Guillaume- Louis , officier de marine et>î<, épousa N. de Breni de Châteaubran, de la môme famille que le célèbre d'Entrecasteaux. Arrêté comme suspect en 1793, Guillaume F. de S. fut accusé « d'inertie criminelle », et fit partie de la troupe des 132 nantais envoyés par Carrier au tribunal révolutionnaire de Paris. Il put accomplir le voyage de Paris tout entier ; mais arrivé là, il succomba sous le poids des fatigues et des mauvais traitements, et mourut à Bercy, dans la maison de santé de Piquenot, le 13 pluviôse an II, avant la comparution devant le tribunal. — Une de ses filles Marie-Christine, épousa, vers 1796, Joseph Defrondal (Arch. de la L.-Jnf., B, 2287; Mellinet, Commune et Milice, VIII, 238 ; Fourmont, p. 366 ; Lallié, Les 4%2 nantais, p. 97 ; René Kerviler, Le Procès des 4Z% nantais, p. 222),

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FOURÉ OU FOURAY 309

La Bibl. de Nantes (n° 43 633) possède un curieux ms. intitulé : Relation historique pour servir de journal au voyage de M. et

M> e Fouray, de Nantes à La Grenade, et de leur retour à Nantes

in-8°, 186 p.

IL — Autres Fouré du Comté Nantais.

Jean F., recteur de la paroisse de Quilly de 1598 à 1634, fit rebâtir à neuf en 1616 la chapelle de Notre-Dame de Toutes-Aides, au village de Bessac, en Gampbon, qui dépendait de la cure de Quilly (Revue hist. de VO., 1890, p. 143).

Jean F., prêtre, était régent de l'école de Savenay en 1636 ; et Julien F., chapelain de la Béroussais en Lavau, mourut à ïhostel Fouré en La Chapelle- Launay en 1668 (Les Paroisses de la L.-Inf. f II, 17, 172).

Claude F. de la Gheminandais fit enregistrer l'arrentement d'une île de la Loire au Migron, en 1653 (Ârch. de la L.-Inf., B, 1559).

Charles F. de la Guionnière, premier avocat du roi au présidial de Nantes, fut échevin de cette ville de 1714 à 1720 (Arch. de la L.-Inf. B, 2696, 2852, 2868 ; Livre doré, I, 357 à 566 ; Mellinet, Commune et Milice, IV, 339; V, 10) et portait < d'azur au lion d'argent, au chef d'hermines [Courcy, I, 404, et pi. GXXVIÏ, n° 6) ; membre du bureau des pauvres, il demanda les sœurs hospitalières en 1704 (Maître, Hist. des hôpitaux de Nantes, p. 166).

Charles F. du Chastelet eut un fils à Gordemais en 1683 (Les Paroisses de la L.-Inf. , l, 187).

N. Fouré, chanoine de Nantes et syndic de la Faculté de c. tte ville, ardent janséniste, fonda, sous l'épiscopat de Mg r Gilles de Beauveau, un petit séminaire qui ne paraît pas avoir eu longue durée. Il fut exilé à Vendôme en 1713, et après son retour, exclu des offices en 1728 (Arch. d'I.-et-V., G, 2456 ; Mellinet, Commune et Milice, Y, 96 -, Ricordel, L'enseignement secondaire ecclésiastique dans le dioc. de Nantes, p. 2).

Les Arch. de la L.-Inf. citent divers F. à Nantes, Vay, etc., au XVIII e siècle (B, 171, 920, 2337). — Et voy. Arch. oVI.-el-V., C, 1610,2196, 2W4, 2604; et Comté nantais, p. 347.

Les notes du marquis de Surgères sur les paroisses du canton d'Aigrefeuille citent la sépulture à Maisdon en 1694 de n. h. Jean F. de la Choletière, sénéchal des chastelainies de Montbert, Aigrefeuille et Le Bignon ; — Jean-François F. de la Haye, avocat à la cour, sénéchal de Maisdon, parrain à Maisdon en H 04, décédé en 1741, et la sépulture de René-Henri F. de la Guionnière, son fils en 1729 ; — Jean F. de la Haye, ayant plusieurs filles à Maisdon de 1738 à 1746, etc. (Revue hist. de VO., XIII, 270 à 276).

Un des 50 délégués de l'assemblée générale du Tiers-Etat de la sénéchaussée de Nantes pour l'élection des députés aux Etats généraux (Mellinet, Commune et Milice, VI, 36).

Un manufacturier, élu notable de la commune de Nantes en décembre 1792 (Mellinet, Commune et Milice, VII, 49).

Julien Fouré, né à Nantes le 15 juillet 1769, élève de l'université d'Angers en 1787, chirurgien en chef, directeur des hôpitaux de Saint-Domingue et de l'Amirauté en 1791, rentré en France en 1796, reçu docteur en médecine à Paris en 1802, médecin à

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?*0 FOURÉ OU FOURAY

Nantes, an des fondateurs de la Société académique, son secrétaire gênerai -en 1804 et son président en 1828 et 1835, professeur à l'Ecole de médecine de Nantes, membre du conseil d'hygiène du département de la Loire-Inférieure dès 1826, et son président de 1835 à 1852, médecin des épidémies, etc., mourut en 1855 — On a de lui :

1. — Dissertation sur la fièvre adynamique présentée et soutenue à l'école de médecine de Paris, le . . ventôse an X de la République française. — Paris, impr. Migneret, 1802, in-8% 2 ff. et 35 pp. (Bibl. de Nantes, n° 15774).

2. — Instructions sur la morsure des animaux enragés et sur la morsure des vipères. —Nantes, impr. M™ 6 Malassis, 1809 in-8°, 24 pp.

3. - Compte-rendu des cours d'instruction médicale de l'Hôtel-Dieu de Nantes. Discours prononcé par J. Fourè, à la séance publique, du 8 sept. 1818. — Nantes, Forest, 1818, in-4°, *^6 p. (Bibl. de Nantes, n° 14390) = 2 e édit. sans la liste des prix, Ibid., 1818, in-8°, 42 p. (Bibl. de Nantes, n° 14391).

4. — Autre, prononcé le mardi 23 novembre 1847. — Nantes, Vincent Forest, 1847, in-8°, 39 p. (Ibid., n° 14409),

f 5. — Rapport générai sur les travaux du conseil de salubrité de Nantes depuis le 4 mars 1817, jusqu'au 31 décembre 1825, (signé Fourè, Hectot et Le Sant). — Nantes, Mellinet-Malassis! 1826, in-8°, 38 p., (Bible de Nantes ; n° 15321).

6. — Instruction sur le traitement à employer contre la morsure des animaux enragés (signée Fourê, Le Sant, etc.). — S. 1. il d. (Nantes, impr. Mellinet-Malassis), 1827, in-8°, 11 pp. chiffrées 105-115).

7. — Histoire de l'épidémie dysentérique qui a régné dans l'arrondissement de Nante» en 1834. — Nantes, impr. veuve G. Mellinet, 1855, in-8°, 30 pp. avec 8 tableaux. (Bibl. de Nantes, n° 16363).

8. — Notice sur M. le docteur Cailliot, de Strasbourg ; — dans les Annales de la Soc. acad. de Nantes, 1836, p. 142 à 150.

9. — Discours prononcé par M. le D. Fourè, président de la Soc. acad. à la séance publique de 1837. — Ibid., 1837, p. 36 à 48.

Sur le docteur Fourê, voy. Mellinet, Commune et Milice, X, 23, 24 ; — des notices par Mahot et par Ad. B( bierre, aux Annales de la Soc. acad. de 1856, p. ij, 41 à 44, et 371 à 373 ; — le discours prononcé sur sa tombe par le D r Thibaud ; — une notice nécrol. dans la Revue des prov. de l'O., III, 255 ; — et la pièce suivante :

L'immortalité de l'âme, ode à M. Fouré, (\. m. à Nantes, par El. Richer. — Paris, 1821, in-8°, 12 p.

Voici un extrait de son éloge par Mahot :

« Lorsque M. Fourè se trouvait au milieu d'une société choisie, « et qu'il élait un peu stimulé par le rang ou par l'intelligence des « personnes qui l'entouraient, il devenait un causeur délicieux et « un narrateur si attachant, qu'il tenait, pendant une longue soi-

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FOURÉ OU FOURAY 311

« rée, tout son auditoire sous le charme de ses récits et des anec-

« dotes variées que sa mémoire heureuse iui fournissait à profu-

« sion, anecdotes par fois dramatiques et palpitantes d'intérêt,

« lorsqu'elles se rapportaient aux dangers qu'il avait eus à courir

« pendant la guerre de Saint-Domingue.

« Nui ne possédait à un si haut degré que M. Fouré le charme « de la parole et de la diction : expression toujours admirablement « choisie et appropriée à ce qu'il voulait dire.

« Organe doux, insinuant, délicat et permettant au causeur de « faire sentir les moindres nuances de sentiment et de passion.

« Figure expressive et sur laquelle se peignaient toutes les im- « pressions que ressentait en parlant le narrateur. Parole tantôt « vive et spirituelle, tantôt caressante et insinuante, rendant avec « des nuances charmantes les émotions si variées, parfois douces, « parfois énergiques qui se succédaient avec la rapidité de la pensée « chez M. Fouré. Nul ne pouvait résister à la séduction de sa pa- <f rôle, nul ne pouvait se défendre des émotions qu'il ressentait lui- « même vivement. Mais si M. Fouré réussissait à s'emparer ainsi « complément du cœur et de l'esprit de ses auditeurs, c'est qu'on « sentait que le causeur aimable, le narrateur spirituel, était en « même temps un être aimant et dévoué, un médecin éminemment « charitable, un homme de bien en un mot. »

Une rue de. Nantes porte son nom.

Un autre F. était professeur de législation à f Ecole centrale de la Loire- Inférieure en 1799 et fut membre de la Socvlê Académique. Voy. un de ses discours à la Fête de lu jeunesse, en germinal an VII, dans Mellinet, Commune et Milice, X, 240 à 245.

Pierre F., né à Saint-Joachim en 1788, prêtre en 1814, curé de Guenrouët en 1821, de Jans en 1834, mourut en 1852: — et Julien F., né à Saint-Joachim en 1836, prêtre en 1864, vicaire à Méan en 1871, à Piriac en 1874, curé de Pompas en 1879, fut nommé curé de Saint-Aignan en 1884 (Kersauson, Etat séculaire, p. 101).

Il y a encore des Fouré à Saint-Joachim.

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