‹ Répertoire général de bio-bibliographie bretonne (volume 2)Chapitre 330 sur 439 · VIII. — LesFournier des Côtes-du-Nord et du Finistère · texte numérisé non relu

VIII. — LesFournier des Côtes-du-Nord et du Finistère

Les Arch. des C.-du-N. citent de nombreux F. en Lamballe, Pleneuf, Hénon, Plémy, Piouguenast, un chanoine de Tréguier, etc. (B, 616, 886, 1039, 1039 ; E, 192, 449, 651, 693, 717, 730, 737, 807, 2515). '

Les Arch. du Fin. citent Guillaume F., recteur de Cléden- Poher et de Duault, mort en 1530 ; — Yves, chapelain en Plabennec en 1687; — un marchand à Morlaix en 1730 ; — Yves F. avocat à la Cour en 1747 ; —noble h. Yves F. deKeralien, etc. (B* G7, 535, 589, 653, 892 ; G, ,77).

Les Arch. de la L.-Jnf. citent des F. à la réformation du domaine en Lesneven en 1680; et Noël F,, chargé de l'entretien de l'horloge publique de Quimperlé en Î776(B, 669, 2463).

Les Arch. d'I.-et-V. citent Nicolas F., maître serrurier à Brest en 1748, et un chirurgien major à Brest en 1784 (C, 580, 2142).

Le cabinet Rosmorduc possède le mémoire suivant :

Factum pour n. h. Jean-François Foumier, sieur de Keriven, faisant tant pour luy que pour nobles gens Goulven Foumier, sieur de Keralien, son oncle, et Yves-Marie Foumier, sieur du Coadou, intimé, — contre missire Gilles le Bihan, prêtre, et Yves le Bihan, son frère, appellants d'expédition de requête du 2 may 1712 et en adhérant de sentence du 7 du même mois, et d'ordonnances judicielles des 30 may et 11 juillet 1711 - — s. 1. n. d. in-i° 9 pages.

h'Hist. de Morlaix cite un enseigne de la milice bourgeoise en 1740, second consul en 1762, Yves -Marie F., procureur noble de Saint-Melaine en 1769, et un prêtre de Saint-Mathieu, insermenté en incarcéré en 1791 (p. 98, 140, etc.).

Jean-Charles F., né à Pléherel, reçu chirurgien à Rennes en 1781, exerçait encore à Pléherel en Tan IX, et figure sur la liste des notables des C.-du-N,, et au Dict. des médecins de l'an X.

Un vicaire insermenté à Roudouallec, se rendait à l'église en costume de paysan en 1793, pour y célébrer la messe (Sem. rel. de Quimper, 1874, p. 127).

Paul-Emile Foumier, né à Brest le 21 mars 1836, ancien avoué, ancien membre de la conférence dei avoués des départements à Paris, président du comité des conférences de Saint- Vincent de Paul du Finistère, et de la société de défense des intérêts catholiques de ce département, membre du conseil de fabrique de l'église paroissiale de Saint-Louis à Brest, administrateur de la caisse d'é-

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pargae de Brest, membre du comité de la Saciété des Œuvres de mer à Paris, chevalier de L'ardre de ^lint-Grégoire, etc. (Dict. biog. du Fin.), membre de la Soc. acad. de Brest, et son trésorier depuis 1891, apublié :

1. — Comptes de gestion de la Soc. acad. de Brest ; — dans les Annales de cette société, 1892, p. 527 à 529 ; 1893, p. 320 à 323 ; etc.

2. — Lettres de convocation au congrès de VOEuvre des marins à Sainte-Anne en 1894. — Brest, 1894, in-8°. (Et voy. au sujet de ce congrès la Sem. rel. de Quimper, 1894, p. 447 ; la Sem. rel. de Vannes, 1894. II, 284, etc.)

3. — Lettre au directeur de la Dépêche de Brest, datée du 16 juin 1896, — et publiée dans la Dépêche, dans YEtoile de la mer du 18 avril, etc.

Voici cette lettre à titre de document pour l'histoire des idées contemporaines :

Brest, le jeudi 16 avril 1896.

Monsieur le rédacteur,

Un de mes amis m'apporte ce matin le numéro de votre journal de ce jour, où je viens de lire, sous le titre « Pour nous amuser », le premier article électoral paru à propos des élections municipales du 3 mai prochain.

Puisque vous avez tenu, monsieur, à tirer la première fusée électorale, à me mettre personnellement en cause et à me faire dialoguer à votre fantaisie, vous ne trouverez pas étonnant que j'use de mon droit de réponse.

Je n'ai jamais eu l'habitude d'essayer de tromper qui que ce soit, et je ne permettrai à personne de défigurer ma pensée et de m'accuser de manquer de sincérité politique (c'est votre expression) ou de dire le contraire de ce que je pense.

N'ayant jamais eu la moindre ambition politique, et n'ayant aucune attache de ce genre, soit par tradition de famille, soit pour des raisons personnelles, j'ai toujours agi comme doit le faire tout homme indépendant et libre, qui place l'intérêt de son pays au-dessus de tous les partis et de toutes les coteries. J'ai pensé, après la guerre de 1870, que le meilleur moyen pour la France de réparer ses désastres était d J être gouvernée par le Roi légitime ; je me suis donc rangé à cette opinion politique, et vous avez raison de dire que j'ai été partisan de la légitimité ; c'était à mon avis, le gouvernement le plus honnête et le plus fort que nous puissions avoir, celui qui devait le plus rapidement panser nos plaies, réparer nos ruines, et nous rendre par son prestige le rang et la prépondérance que notre pays avait en partie perdus à ce moment par suite de ses revers.

Depuis quelques années, le gouvernement delà République est devenu celui qu'une très grande majorité des Français acclame, et celui que notre Saint-Père le Pape a conseillé aux catholiques d'accepter ; je suis du nombre de ceux qui ont obéi à ce conseil et qui se sont ralliés à la République. C'est dans ces conditions, que j'ai accepté franchement et loyalement la forme républicaine de gouvernement ; mais la République que mes amis et moi nous voulons n'est pas celle que vous défendez, c'est-à-dire un gouvernement inspiré par uno secte ennemie de la religion catholique, peu nombreuse on réalité, et qui ne puise sa force que dans son audace ; ce

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que mes amis et moi nous voulons, monsieur, c'est la République franchement libérale et ouverte à tous, la Res publica^a. chose publique), et c'est pour cela que nous estimons que le meilleur moyen d'y arriver est de s'unir entre personnes libres et indépendantes pour faire la vraie concentration républicaine, en unissant tous ceux qui songent sérieusement à l'avenir de notre beau pays et qui veulent réellement le bien de tous.

Veuillez agréer, monsieur, l'expression de mes sentiments distingués, v

E. Fournier, ancien avoué, 33, rue Saint- Yves. »

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