IX. — Les Fournier du Morbihan
Les Arch. duMorb. citent de nombreux F. à Vannes de 1616 à 1759 (E, suppl. 1539, 48, 49, 50 et 57),
René F., né à Guiscriffen 1720, prêtre en 1748, était prêtre à Plouyer en 1779 ; — et François F., né à Guiscriff en 1735, prêtre en 1760, curé de Plouyer en 1773, puis recteur de Roudouallec, refusa le serment en 1790 (Arch. iïl.-et-V., G, 137^6 ; Le Mené, Les paroisses du dioc. de Vannes, et les notes Peyron).
Les Arch. de la L.-Inf. citent Renée F., veuve de Vincent du Bouëtiez de Kerorguen, en instance pour main levée de saisie sur la terre noble de Quélennec, enLanguidic, en 1677 (B, 1653).
N. Fournier, médecin en chef de la marine à Lorient,undes fondateurs du club des Amis de la constitution en 1791, s'opposa aux excès des terroristes en 1794, ainsi que le constate le poëme de la Gigantojacobinomachie, en parlant de
Ces grands coquins en pâmoison Que Fournier mit à la ra'son.
Il eut 2 fils, Charles et Amant qui suivent :
Charles-Marie -Félix-Nicolas Fournier, fils du précédent, examinateur des écoles d'hydrographie, membre de la commission de perfectionnement de l'Ecole navale, ^ en 1840, a laissé un fils Antonin F., aujourd'hui capitaine de frégate en retraite à Lorient. — Il a publié :
1. — Traité de navigation, précédé des deux trigonométries -, par C.-F. Fournier. — Saint- Malo* L. Hovius, 1826, in-8°, fig. = 3 e éd., avec des tableaux trigonométriques, où les opérations sont indiquées par de nouvelles formules, par A. Liger. — Saint- Malo, Macé, 1839, in-8°, fig.
2. — Eléments de géométrie, etc. — Brest, Le Fournier, 1829, in-8°, fig. = 3 e édit., Paris, Robiquet, 1846, in-8°.
3. — Manuel du caboteur, ou leçons d'arithmétique pratique, de géométrie, de trigonométrie et de navigation, suivies des tables de logarithmes, etc., à l'usage des marins du commerce ; — Nantes, Suireau et Plihon (imp. Busseuil), 1831, gr. in-8°, fig. (3 pi.), 4 ff., 395 pp. et 11-150 ff. = Nouv. édition entièrement refondue, Paris, Robiquet, 1858, in-8°, et 4 pi.
4. — Eléments d'arithmétique et d'algèbre à l'usage des écoles de navigation. — Nantes, Forest, 1842, 2 vol. in-8°.
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Il y en a une nouvelle édition sous le titre :
Nouveau manuel du caboteur, par dâkx anciens professeurs de la marine militaire et de la marine du commerce (Caillet et Fournier). — Vannes, Lamarzelle, 1869, in- 12.
Amant Fournier, frère du précédent, né à Lorient le 17 septembre 1795, mousse en 1809, aspirant de 2 e classe en !810, enseigne de vaisseau ^n 1818, lieutenant de vaisseau en 1825, >fr en 1830» capitaine de corvette et # en 1832, # après la prise de St- St-Jean d'UUoa en 18S9, capitaine de vaisseau en 1840, contreamiral en 1855, major général de la marine à Rochefort, G* en 1856, passa dans le cadre de réserve en 1857, et mourut à Lorient le 12 août 1874. Ii avait épousé une sœur de l'amiral Leray, dont 5 fils qui prirent le nom de Fournier Le Ray. Armand, capitaine de vaisseau, qui suit ; Ernest, professeur d'hydrographie qui suivra ; Henri, commissaire de l'inscription maritime, et deux jumeaux Paul et Jules, dont l'un a été directeur de la succursale de la Banque à Brest.
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Armand-Marie Fournier, fils du précédent, né en 1828, capitaine de vaisseau en 1880, C g, membre de la Soc. d'horticulture de Lorient, vice-président de la Commission administrative de l'hopital et candidat aux élections municipales de Lorient en 1896 (Liste indépendante non élue), a publié :
1. — Renseignements sur la province du Mozambique et sur les productions du bassin du Zambèze ; - m Bulletin de la Société de gèog, de décembre 1875.
2. — Pétition contre la laïcisation de l'hôpital de Lorient -, — publiée dans le Nouvelliste du Morbihan le 17 janvier 1897.
En voici le principal passage :
• Gomme vice-président de la commission administrative de l'hôpital de Lorient, j'ai pu, mieux que qui ce soit, apprécier le dévouement des sœurs, leur esprit d'ordre et d'économie» Le sentiment du devoir qui les anime ne pourra jamais être égeié par des laïques peu habituées d'abord à soigner les malades, ne connaissant rien à l administration dont elles devront être un des rouages, et enfin mesurant nécessairement leur dévouement au taux de leur rémunération.
« Sera-ce avec les 175 fr. de vestiaire accordés par an poulies sœurs de l'hôpital, c'est-à-dire avec une solde moindre que celle d'un infirmier qu'une laïque acceptera de donner des soins, souvent rebutants, à des malheureux qui, à leur état de maladie, joignent une malpropreté répugnante? L'expérience en a déjà été faite à Lorient même ; on semble l'oublier, ou peut-être peu de Lorientais le savent, les archives de l'hôpital en font foi.
« L'intolérance religieuse que quelques personnes, ignorantes de la façon dont les choses se passent dans les hôpitaux, ont voulu prêter aux sœurs de l'hôpital, est démentie à Lorient par les faits c'est a elle qu'est due l'introduction à l'hôpital du ministre protestant' pour les malades de cette religion.
« Telles sont les raisons qui me font protester de toute mon énergie contre le remplacement des sœurs par des laïques.
« Au moment où la municipalité songe à élever une statue à Jules Simon, le vaillant défenseur de la liberté religieuse , ira-t-on se mettre en opposition avec la devise qu'il a demandé qu'on inscrivit sur sa tombe : Dieu, Patrie, Liberté! »
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3. — Protestation adressée au préfet du Morbihan au nom d'un groupe nombreux d'électeurs, au sujet du sectionnement de - la section Mëhrille-Nouvelie- Ville; — publiée dans le Nouvelliste du Morbihan du 2 juillet 1899.
Emesl Fournier, frère du précédent, né en 1829, professeur d'hydrographie à Lorient, #, etc. (ne pas le confondre avec François- Ernest F., aujourd'hui amiral, qui a publié depuis 1871 de nombreux travaux sur les déviations du compas et sur les cyclones, et qui n'est pas breton), a été nommé professeur de l re classe en 1877.