X. — Les Fournier de la Loira-Inférieure
Centurion F. fut taxé à 25 livres pour les besoins de la ville de Nantes en 1498 (Mém. de la Soc. arch. de Nantes, V, 41)
Gilbert F., ingénieur du roi à Nantes, y eut un fils en 1599 (Les Artistes nantais, p. 228). Je crois qu'il faut lire 1699.
Le Livre Doré cite hon. h. Pierre F. des Ganlelleries y receveur des fouages de l'évéché de Nantes, échevin en 1581 et 1583 (I, p. 165, 166, 168).
Les Arch. de la L.-Inf. citent Henri F. de Tharon en déclaration à Nantes pour une maison à Nantes et pour les fiefs en Saint- Brévin et Saint-Père- en-Retz en 1680; — Jeanne F., demandant un extrait de l'aveu de la Muce, en Ohantenay, en 1715; — et Pierre F., rendant hommage pour une terre en Vertou en 1781 ,. (B, 695, 932, 1004, 1752). — Et jcoy. Comté nantais, p. 347.
Les Arch. du Morb. citent Jean-Baptiste F. delà Guillardais, syndic et procureur du roi en la charge de la ville et communauté de Guérande, parrain à Vannes, en 1727, d'une fille de Catherine F., fille elle-même de noble homme Aubin F. de la 6\, et de Renée Michel, de Guérande (E, suppl. 1570).
Les Arch. d'L-et—V. citent Anne F., veuve de Louis Juchault de Blotreau h Nantes en 1712; — un distributeur de timbre à Glisson en 1720 ; — un garde-magasin du château de Nantes, vers 1770 (G, 1130, 1851, 3539).
Jacques-Laurent Fournier, né à Nantes en 1740*, recteur de Basse-Goulaine en 1784, insermenté en 1791, incarcéré et déporté en Espagne sur le Saint-Gèrèon en 1792, fut maintenu dans sa cure en 1803, et mourut à Basse-Goulaine en 1815 (Sem. rel. de Nantes, 1888, p. 65; Lallié, le dioc de Nantes, I, 106, 274, 310 ; II, 133 ; Kers.iuson, Etat séculaire, p. 101). — On a de lui :
1. — Discours patriotique prononcé le 14 juillet 1790 ; — dans le journal de la Corresp. de Nantes, V, 591.
J. Fournier, commis à la prévôté de Nantes, organisa une tontine patriotique en octobre 1790 pour l'acquisition des domaines . nationaux (Corresp, de Nantes, VII, 32).
Pierre- Nicolas Fournier, architecte-voyer de la ville de Nantes, un des 132 nantais, archéologue qui a laissé de curieux manuscrits, mort à Nantes en 1810, n'était pas breton, mais parisien.
Alexis F. échappa aux noyades de Nantes en 1793 (Mellinet, Commune et Milice, VIII, 318).
Félix Fournier, Tévêque nantais, dont les artistes ont pris les traits pour les statues et les vitraux représentant saint Félix, est né à Nantes, quai de la Fosse, le 13 lloréal an XI (3 mai 1803). Son
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père, Jean- Baptiste Fournier, fils de Joseph Fournier de Bordelas qui fut au XVII [« siècle doyen des notaires de Limoges, et de dame Catherine Bardy, né lui-même à Limoges, paroisse de Saint- Michel-des-Lions , était depuis environ huit mois fixé à Nantes, lorsque, le 13 vendémiaire an III (4 octobre 1791), il épousa Françoise-Eulalie Soret, fille d'Antoine Soret f rentier, et de Marie Gorf, née dans la paroisse de Saint-Nicolas, le 26 juin 1773. De cette union naquirent quatre enfants, dont le troisième devait être l'évêque de Nantes. Félix Fournier, fit ses études à Nantes et fut ordonné prêtre en 1827. Il remplit différentes fonctions du ministère et fut nommé curé de Saint-Nicolas en 1836. La reconstruction de l'église Saint-Nicolas, au milieu de difficultés de toutes sortes, dont la principale fut de faire accepter par l'administration le style gothique alors proscrit, est son œuvre ; et n'y eût-il dans toute sa vie que l'érection de ce magnifique monument, c'en serait assez pour témoigner de son zèle et de son courage, indépendamment des travaux de son long ministère. Personne ne porta plus fréquemment que lui la parole dans les chaires chrétiennes et en toutes circonstances ; et après plus de quarante ans sa parole n'était point usée, on l'entendait toujours avec plaisir. Il établit un grand nombre d'œuvres sur sa paroisse ; un des fondateurs de la Société arch. et son vice-président en 1845, il fut désigné par l'évêque de Nantes au comité électoral de Nantes qui lui avait demandé pour sa liste le" nom d'un prêtre, et élu député delà L.-Iîif. à l'Assemblée nationale en 1848. Membre de la Soc, acad. de Nantes en 1850, son président en 1857, vice-président du congrès de VAssoc. bref,, à Nantes en 1852, et correspondant du comité de la Langue et de l'Histoire et des Arts au ministère de l'Instruction publique, il prit part en 1867, à un pèlerinage que firent à Sainte-Anne plus de 700 nantais. A la mort de Me r Jaquemet, un décret impérial, en date du 17 mai 1870, le désigna pour le siège de Nantes ; il fut préconisé dans le Consistoire tenu le 27 juin, et son élection fut célébrée avec solennité à Nantes, surtout dans son église Saint- Nicolas; le clergé lui offrit quelques jours après une magnifique crosse ornée de pierreries, et les fidèles, la croix pectorale, les mitres et les ornements pontificaux. Il fut sacré le 10 août, après une retraite qu'il fit à Solesmes , et la cérémonie eut linu dans l'église Saint-Nicolas. Le prélat consécrateur fut Me r Brossais Saint-Marc, archevêque de Rennes, assisté de Ms r Fillion, évoque du Mans, et.de Ms r Maupoint, évêque de Saint-Denis (Réunion). Il prit alors pour armoiries ;
« De gueules, à l'église de Saint -Nicolas d'or, au chef d'argent chargé de cinq mouchetures d'hermine de sable », avec la devise tirée du second Livre des Macchabées : « Fratrum amator et populi Israël. » (Courcy, pi. CXXVIÏ, n° 15).
En 1874, il fit à Rome son voyage ad Limîna, et y fut créé comte romain. J'eus l'honneur de l'y rencontrer : il me reçut avec sa bonne grâce habituelle et me fit obtenir une audience du Saint-Père Pie IX. Il assista en 1875, à Dublin, aux fêtes du Centenaire d'O'Connel, et fut acclamé par les Irlandais. Grand aumônier des Sauveteurs bretons en 4876, *fij, etc, il retournai Rom© en 1877 avec les pèlerins nantais, à l'occasion du jubilé épiscopal du Pape, et il devait revenir à Nantes pour célébrer lui-même, le 3 juillet, son jubilé sacerdotal, mais il mourut à Rome, aux pieds du Saint-Père le 9 juin 1877. Sa dépouille mortelle revint seule à Nantes et a été inhumée dans l'église Saint-Nicolas, où on lui a érigé un magnifique tombeau. — On a de lui :
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1. — Œuvres de jeunesse, dont il donna plus tard les manuscrits, à l'abbé Pothier son secrétaire, et dont celui-ci a publié de nombreux fragments dans A/g 1 ' Fournier* sa vie et ses œuvres, (Nantes, 1900, 2. vol. in-8«),en particulier :
A. -—Commentaires sur' les psaumes (1820) ; — l, p. 53etsuiv.
B. — Méditations et retraites (depuis 1822) ; — I, p. 61, 75 85 à 94, 340, etc.
C. — Discours d'ouverture de son -cours au séminaire de philosophie à Nantes, (1823), — I, p. 77 à 80.
D. — Sermons, prônes et allocutions diverses depuis 1828; - I, p. 132, 184, 309, 313, 483. - Et voy. ci-dessous Burchcl et ses pinceaux, p. 50 à 200.
E. — Conférences de Saint-Nicolas (1835 à 1848) ; — I, p. 227, à 275.— Et voy. ci-dessous Burchel et ses pinceaux, p. 200-à 24o!
F. — Discours à l'ouverture de V Institut pratique, en 1837 • -I,p. 330 à 335.