Fracan (saint), Fraganou Frégan, — fils d'un chef ou
roi breton de la Grande Ile, émigra en Basse-Bretagne au V e siècle, aborda au petit port de Bréhec près Lanloup, et non à l'Ile de Bréhat, comme on Ta dit quelque fois, et s'établit sur le territoire qui est devenu, d'après son nom, la seigneurie et la paroisse de Plouf ragan. On lui donne pour femme sainte Guen et pour enfants saint Guéthénoc et saint Jacat, nés en Grande-Bretagne, et saint Guénolé et sainte Clervie nés en Armorique. Il n'eut aucun rapport, quoi qu'on l'ait dit, avec le fabuleux Gonan Mériadec dont on l'a fait quelquefois le neveu et le lieutenant (Voy. letf Vies de saint Guénolé, le Cart. de Landemeau, p. 9, 43;104, 132 ; De Garaby, Vies des SS. de Bret. p. 240, notice fantaisiste ; A. de la Borderie à l'article Domnonée, de la Bioq. Bret, de Levot, I, 555). — Outre la paroisse de Plouf ragan qui a maintenant pour patron saint Pierre, il a donné son nom à celle de Saint-Fréqent, et là, le patron primitif a cédé le pas à saint Guénolé, de même qu'à Plouguen, la patronne primitive sainte Guen s'est aussi vu substituer son fils l'illustre abbé de Landerneau. — Saint Fracan est représenté en chevalier, costume Louis XIII, sur un tableau de la chapelle de Lesven en Goetmel {Revue de Bret. et de Vendée, 1859 ; 11,303). — Son fils Guélhenoc a donné son nom aux paroisses de Langueux et de Tregueux, et Jacut, à celle de Saint-Jacut. — Voici le résumé en vers latins de son exode, au Cart. de Landevennec.