II. — Les Frain de la Marqueraye et de la Vrillère au
comté nantais, de mêmes armes que les précédents, et maintenus de noblesse par arrêt des commissaires de la grande réformation en dite du 18 avril 1669. (Mêmes notices que les précédents).
Les mêmes armes indiquent sans doute la même origine, mais je ne connais pas le raccord. Les deux arrêts sont du reste de date différente et les deux productions ont été séparées.
Guy Frain de la Marqueraye, conseiller au présidial de Nantes, échevm de Nantes, en 1633, député aux Etats de Bretagne à Dinan en 1634, fut sous-maire en 1635, et proposé par la communauté de ville pour l'un de ses candidats à la mairie en 1654 (Livrée doré, I, 247, 249, 250, 281).
Un autre Guy F. de la M., sans doute son fils, comparut à la réformation du domaine pour une maison» à Nantes en 1680 et- fut proposé pour candidat à la mairie en 1683 (Arch. delà L.-Inf.^ B, 698; livre doré, I, 326, 328).
Pierre F. fut installé conseiller du roi, maître ordinaire en la Chambre des comptes en 1659 (Arch. de la L.-lnf., B, 1 580 1 , — Et voy. Fourmont, Hisl. de la Chambre des Comptes.
III. — Les Frain. de la Motte (en Ghampeaux) et de la G-aulayrie (en Pocé), famille du pays de Vitié. que le Nob. de Courcy, I, 407, déclare de mêmes nom et armes que les deux familles précédentes, portent en réalité des armes différentes : « d'argent à 3 molettes de sable, 2 et 1, au chef d'azur chargé de 2 tètes de cheval d'argent », témoin le cachet de Jean F. de la Motte (1647- 1740) publié en reproduction agrandie aux Tableaux généalogiques d'Ed. Frain (II, p. 22), cités plus complètement ci-dessous à l'article de celui-ci.
Consultez aussi sur cette famille le Mémoire généalogique du même Ed. Frain cité ci-dessous, et ses Familles de Vitré, p. 10 à 145.
On rencontre des Frain à Vitré, dès le commencement du XV e siècle. Les Tableaux gén. citent aux additions les personnages suivants que l'auteur n'a pu raccorder : Jamet F , fondeur en 1425 ; Gilles F., dont la femme teste en 1431 ; Michel F., membre de la confrérie de l'Immaculée Conception en 1437 ; Pierre F., premier chapelain de la chapellenie fondée par Hubert, doyen de Vitré en 1488 ; Guillaume F., né en 1473, vicaire perpétuel de N.-D. de Vitré en 1513 ; Jacques, fils de Guy on, né à Vitré en 1566 ; Michel, fils de Jacques, né en 1576, etc. — Et voy. Pàris-Jallobert, Vitré,ll,
Guillaume Frain, né vers 1500, fermier de la cure de N.-D. de Vitré en 1530, épousa Perrine Masurais dont Jean l'aîné, marié à Andrée Huré des Hayes qui figure au nombre des Ligueurs de Vitré
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[Pr. de dom Mor. III, 1508), et lut membre de la Confrairie des Marchands d'Outre-Mer ; Pierre qui suit, et Jean le jeune, marié à Olive Malherbe (vo\ . les Tabl, généaL d'Ed. Frain, I, p. 1 à 10 • le Mém. généaL, p. 13 à 22 ; le Pouillé de Rennes, VI, 50.°).
Pierre Frain de la Poullière, fils du précédent, né vers 1540, entra dans la Confrérie des Marchands d'Outre-Mer en 1573 {Mém. généaL p. 221 et 222). Chassé de Vitré parles Huguenots en 1589, il parut devant la Communauté de Rennes le 27 mars de la dite année (lundi saini), pour demander au nom de Mercœur deux pièce? d'artillerie {Journée des Barricades et la Ligue à Rennes, par Ropartz, p. 92 et 93 , les Vauborel Normands et Bretons, p. 46). En
1597, il obtint une sauvegarde du duc de Mercœur (Journal historique de Vitré, p. 58). Réfugié à Saint-Malo pendant les troubles, il y signa plusieurs procurations et transactions (Mém. généaL, p. 24 et 25). Pour son lieu de la Poultière, Pierre I<Yain rendit aveu, le 3 février 1580, à Guy XIX, comte de Laval et pour sa maison de Vitré au prieur de Notre-Dame, le 8 mars 1584. Il mourut le 28 janvier
1598, laissant de Julienne Lambaré plusieurs enfants, dont Etienne qui suit (Tabl. généaL, I, p. lia 26 ; et III, p. 187 à 190 ; Mém. gén., p. 23 à 56 ; Revue hist. deLO., 1890, p. 554).
Etienne Frain de la Poultière, fils 'du précédent, né vers 1570, passa plusieurs années dans le commerce en Espagne (Familles de Vitré, p, 100), et rentra vers 1610 à Vitré où il continua ses relations commerciales avec ce pays, et mourut en janvier 163t, laissant, de Mathurine Glyneau, deux fils : Etienne F. de la Barbotterie dont on ignore la descendance, et Jean F. de Droigné qui suit (Tableaux généal , p. 27 à 190 ; Mém. généaL, p. 56 à 70).
Jean F de Droigné , fils du précédent, né vers 1600, fut fermier des devoirs des Etats de Bretagne et de ceux de la communauté de Vitré. Il agissait en cette qualité, tantôt sous son propre nom, tantôt sous le pseudonyme d'écuyer Poids de Vallat-s r des Noyers. Il épousa r en 1632 Marie Dauphin de la Perrine, dont 6 enfants nés de 1633 à 1639, parmi lesquels Pierre F. des Ohesnols qui, de Georgette Delommel en eut 7, de 1665 à 1678; 2° en 1640 Perrine du Perron, dont 5 enfants nés de 1641 à 1652, parmi lesquels Jean qui suit, Olive, religieuse hospitalière à Vitré ; Jeanne F. du Boispinçon, prieure du Tiers-Ordre de Saint-Dominique ; et Renée, mariée en 1683 à René Malherbe du Plessix (voy. le Mém. généaL p. 71 à 89 et les Tableaux généaL, I, p. 191, etc.).
Jean Frain de la Motte (en Ghampeaux), fils du précédent, né à Vitré le 5 décembre 1647, reçu licencié es lois en l'Université d'Angers et avocat en la cour de Parlement de Bretagne en 1668, sénéchal de l'abbaye de Saint-Sulpice et du prieuré de Sainte- Croix, procureur du roi au siège des traites et gabelles, devint avocat fiscal de la baronniede Vitré, et la duchesse de la Trémouille réunit pour lui cette dernière charge avec celle de procureur fiscal. Il épousa en 1687 Marguerite deGennes dont il eut 4 enfants, parmi lesquels Pierre qui suit, et Marie- Marguerite , mariée à Etienne de Grimaudet de Gazon, conseiller au Parlement de Bretagne, directeur de l'hôpital général en 1712, et mourut le 30 octobre 1740, à 93 ans (Arch. tfl.-et-V., G, 450, 3513; et voy. Mém généaL, p. 61 à 1 12; Tableaux généaL, II, p. 1 à 77; Pâris-Jallobert, Vitré, II, p. 222.
C'est à lui que sont adressées les lettres de l'intendant général du duc de la Trémouille, publiées en 1887 par Ed. Frain (voy. ci-dessous).
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Pierre Frain de la Motte, fils du précédent, né à Vitré le I er août 1688, avocat et procureur fiscal de la baronnie de Vitré, sur la démission de son père en 1717, procureur du roi au siège des traites et gabelles, épousa en 1723 Marguerite Duchemin de la Brochardière, dont 5 enfants : Paul-Marie F. de la Motte, avocat au Parlement, marié à Jeanne Berthois des Gendronnières , fondateur en Saint-M'Hervé en 1767; Olive-Renée, mariée à René Charil des Mazures ; Jean- Baptiste F. de la Gaulayrie qui suit ; Marguerite mariée à Mathurin Séré du Teil, maire de Vitré ; et Marie- Jeanne, mariée à Nicolas Sauvé de Marnet, capitaine de grenadiers. Il mourut le 28 juin 1763, à l'âge de 80 ans. (Mém. généal. p. 113 à 176 ; Tableaux généal., II, p. 117 à 133 ; Pàris-Jallobert, Journal hist. de Vitré, p. 293, 304, 333 ; Fouillé de Rennes, VI, 198 ; Paroisse de Vitré, II, p. 220 à 223). — On a de lui :
1. — Table alphabétique de toutes les questions tirées sur chaque terme, tant des six cent quatre-vingt-cinq articles de la nouvelle coustume de Bretagne, des titres de ladite coustume et desinstitulés des dits articles pris sur les commentaires de M. de la Bigotière de Perchambault, que des titres et usements des villes de Rennes, Nantes, Vannes et du territoire deG-oëlio, mis à la suite de la nouvelle coustume de M. d'Argentré et des commentaires sur ic:ux de maistre Pierre Belourdeau. (Ms. dont Ed Frain adonné un fac-similé de la disposition dans Mêm. généal. p. 144, 145).
2. — Table alphabétique des inférieures juridictions dont les appellations vont à la baronnie de Vitré ou qui en relèvent et rassortissent, des lieux où elles se trouvent, de leurs qualités et des seigneurs auxquels elles appartiennent, suivant un Mémoire de M e Guillaume Buron, du 12 may 1730 ; avec annotations de Pierre Frain de la Moite ; — publiée par Ed. Frain, dans Tabl. généal. II, p 118 à 122.
J'ajouterai à cet article que le Pouillé de Rennes, IV, 399, cite vers la môme époque MM. Frain des Mazures et Charil des Mazures assistant en 1752 à la bénédiction de la chapelle des Mazures en Ghâtiilon en Vendelais. Ce Frain de Mazures, m'a pendant quelque temps embarrassé et je recherchais un rameau spécial des Frain, d'autant plus que sa signature reparaît telle quelle au procès-verbal de la bénédiction reproduit par l'abbé Pàris-Jallobert, (Châtillon en Vendelais, p. 21), et que les Tabl. généal, III, 10/ citent parmi les correspondants fort nombreux de Luc Séré du Mesnil, d^s lettres signées Frain des Mazures qui, au premier abord, semblent, comme les autres, masculines. Mais j'ai fini par reconnaître qu'il y a au Pouillé de Rennes un lapsus de l'auteur, et qu'il s'agit d'Olive- Renée Frain de la Molle, ci-dessus citée, mariée à René Charil des Mazures, et qui signait Frain des Mazures. Ce n'est donc pas un rameau particulier, comme on aurait pu le croire.
Jean-Baptiste- Joseph F. de la Gaulayrie, fils du précédent, né en 1742, élu trésorier de N.-D. de Vitré en 1769, mourut à 28 ans en 1.770, ne laissant qu'un fils Jean- Paul- Joseph F. de la G,, qui suit, de son mariage avec Marguerite Hardy qui se remaria à Luc Séré du Mesnil. (Voy. Mèm. gin , p. 176 à 201 ; Tabl. généal., II, p. 216 à 231; III, 8; Pàris-Jallobert, Saint- Jean-sur- Vilaine, P- 8).
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