‹ Répertoire général de bio-bibliographie bretonne (volume 2)Chapitre 362 sur 439 · F H AIN · texte numérisé non relu

F H AIN

Jean-Joseph-Paul F. de la Gaulayrie, fils du précédent, né à Vitré le 18 mars 1768, élève du collège de Chateau-Gontier, fut reçu maître ès-arts en l'Université d'Angers en 1787, fut accusé par le comité de surveillance de Vitré, en pluviôse an II, de combattre avec les chouans, épousa le 18 fructidor an II, à Fougères, Mario-Anne-Françoise Godin de Marcé, fut, de 1817 à 1830, adjoint au maire de Vitré, membre de la commission des Hospices et du bureau de bienfaisance; membre de la fabrique de Saint- Martin, membre du conseil d'arrondissement en 1820, célébra ses noces d'or en 1844, et mourut en 184., ayant eu 6 enfants; — Jean- Marie-Charles-François F. de la G-, né en 1795, professeur de philosophie au grand séminaire de Rennes, puis supérieur du grand séminaire, vicaire général et chanoine de Nevers, vicaire général et chanoine de Rennes en 1841, mort le 14 décembre 1850 ; — Luc F. de la #., substitut du procureur du roi à Brest et à Vannes, avocat à Rennes depuis 1830, trésorier de la fabrique d9 Saint-Sauveur, président du bureau de l'assistance judiciaire, mort à Rennes en 1874, ne laissant qu'une fille d'Elisabeth Du Breil Le Breton -, — Edouard, qui suit; — Isidore F. de la G., receveur de l'enregistrement, mort à Rennes en 1888, ne laissant que 2 filles d'Elisa De Ladvocat; — Marie, religieuse ursuline, et Jeanne, morte sans alliance (Mém. gènéal. p. 205 à 220 ; Tableaux gènéal. III, p. 132 à 156 ; Pouillé de Rennes, I, 479; III, 569 ; IV, 240; Revue hist. de[VO. t nécrol. de 1888).

Iconographie. — On a un portrait de l'abbé Frain, in-4®, dessiné par Mussard et lith. par Leroy à Rennes, d'après la peinture de Jourjon (fcon. bret. I, 187).

Edouard-Paul- Joseph F. de la G., fils du précédent, né à Vitré en 1802, receveur a contrôleur des contributions indirectes, trésorier puis président de la fabrique de Saint-Martin de Vitré, conseiller municipal, membre du bureau de bienfaisance, etc., épousa en 1839, Clémentine Dugué de la Touche, et mourut le 23 janvier 1891, n'ayant eu qu'un fils Edouard Jean-Marie qui suit. (Tabl. gènéal. III, p. 157 à 165; Revue hist. de VO., nécrol. de 1891).

Edouard Frain de la Gaulayrie, fils du précédent, né à Rennes, le 10 août 1840, élève du collège Saint-Franrois-Xavier à Vannes, conservateur adjoint de la bibliothèque de la ville de Vitré, membre de la Soc. des Biblioph. bretons en 1877, collaborateur de la Revue hist. de /'#., etc., poète à ses heures, a épousé : 1° en 1867 Berthe Le Pelletier d'Angoville, dont il n'eut pas d'enfants ; 2° en 1870 Joséphine-Marie-Gharlotte Rolland de Rengervè, dont Marie-Thérèse, mariée en 1894 à Jules de Kerouallan {Revue hist. de VO., 1894, doc, p. 491), Joséphine et 4 fils : Edouard, Henri, Pierre et Etienne. — Il a publié :

1 . — Deux chapitres de mes souvenirs (sur le collège de Vannes •, prose et poésies de jeunesse). — S 1. n. d. (Vitré, imp. Lécuyer, in- 16, 18 p. (anonyme aux titres, mais signé à la fin).

2* — Fleurs de Bretagne, suivie de Jérusalem détruite, poème historique. — Rennes, Plihon, 1877, in-S° carré, i 49 p. (tiré à petit nombre).. = Seconde édition, sous 1) titre :

Mes Heurs, suivies de Jérusalem détruite (poëme historique)—* Vitré, Ed. Lécuyer, 1898, in-16, 93 p. (anonyme, mais les notes sont suivies d'une liste des autres ouvrages de l'auteur).

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Voici l'une de ces fleurs •.

Alain est jeune, aimable, beau, Il a grand nom et grand courage ; Un jour étangs, forêts, château Lui reviendrez t en héritage, Son noble écu porte d'azur, Vrai symbole, parfaite image, Car son généreux cœur est pur Comme un ciel d'été sans nuage.

Y von, simple ei bon laboureur, Ne parle pas brillant langpge ; Mais il aime de tout son cœur Son Dieu, sa mère et son village.

C'est un beau gars, grand, vigoureux, Droit comme un joli brin de chêne.

Il ne sait pas aux malheureux Refuser son temps ni sa peine.

Tout à coup au fond des vallons Ont cetenti les cris de guerre ; Alors se lèvent les Bretons Contre l'ennemi du Saint-Pèie.

Alain, de ses biens oublieux, Vole sous la sainte bannière, Et pour l'imiter de son mieux, Yvon quitte sa boûne mère

Toujours, partout, au premier rang, Frappés à mort, sur la poussière" Ils sont tombés en murmurant :

Mon Dieu, ma Bretagne, ma mère !

Tous deux sont l'honneur du pays ; Et l'on chante dans la montagne ; Ainsi s'en vont au paradis Tes vaillants fils, ô ma Bretagne !

3. — Les filles de la Sainte Vierge (dames Budes) depuis leur fondation jusqu'à nos jours. — Rennes, Vatar, 1877, in-16.

4. — Les familles de Vitré de 1400 à 1789, avec listes et pièces justificatives, par Ed. F***. — Rennes, Plihon, 1877, petit in-8°, 162 p. (tiré à petit nombre).

5. — Influence du christianisme sur le progrès de nos mœurs, du IV e au XV« siècle. — Rennes, Plihon, 1878, in-8°, 55p.

6 — Une terre et ses possesseurs catholiques et protestants de 1200 à 1600. — Rennes, Plihon, 1879, in-12, 132 p. (suite du n° 4, qui précède).

7. — Mœurs et coutumes des familles bretonnes avant 1789, démontrées à l'aide de documents tirés, pour la plupart, d'archives domestiques. Introduction et notes par E, Frain. — I. Les fondateurs de la chapelle Notre-Dame en Saint-Léonard de Fougères. Vitré, Guays ; et Rennes, Plihon, 1880, in-8° carré, 166 p. (Tiré à 100 ex.) — II. Les ligueurs de Mecé, Livré, Izé, leurs alliés et descendants. Vitré, Guays ; Rennes, Plihon, 1881, in-16, 182 p. (Tiré à 100 ex.) — III, Les archives d'un échevin de Rennes ; deuxième partie : les archives d'un échevin de Vitré* Tome xiv 24

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— Rennes. Plihon, 1882, gr. in-16, 43i p. (Tiré à 100 exem plaires numérotés). ,

8. — Un français à la cour de Pologne, le chevalier de Pyrrhù (1757-1795). — Vitré et Rennes, 1883, in-12, 54 p.

9. — Journal de Guillaume Langelier, sieur de la Martinais (1643-1650). — Rennes et Vitré, 1884, in-12, 57 p.

10. — Deux discours de Jean Arthur delà Gibonnais, maître aux Comptes (1676-1681), —Rennes, 1884, in-8°, 21 p.

11. — Le TiersJEtat au Petit Maine et paroisses environnantes, avec listes et documents inédits (de 1544 à 1792). —Vitré, Lécuyer, 1884, in-16, 110 p.

12. — Mémoire généalogique où il est fait mention de plusieurs familles établies à Vitré et paroisses environnantes, aux XVe, XVI e etXYlIx siècles.' — Vitré, Guays, 1885, petit in-8" carré, 272 p.

13. — Correspondance administrative, 23 lettres adressées par l'intendant général de la maison de la Trémouille à l'advocat fiscal de la baronnie de Vitré, (1696-1700). — Vitré, Guays, 1887, petit in-8°, carré, 89 p.

14. — Saint Yves et les Vitréens (1352-1887) -, — dans le Journal de Vitré en avril 1887, = article reproduit dans le n° 21,

ci-dessous. 7 1

15. — Appendice aux lettres adressées par l'intendant général de la maison .de La Trémouille à l'advocat fiscal de la baronnie de Vitré. — Ibid., 1888, petit in-8<\ 56 p.

16. — Les Du Vauborei normands et bretons, leur pays d'origine, leurs premières .alliances. — Nantes, V. Forest et Emile Grimaud, 18S8, in-8°, lll p. (Extrait de la Revue hist. de VO. de 1885 à 1887).

17. — Les vitréens et le commerce international. — Vannes, Lafolye, 1893, in-8°, 103 p. (Extrait à'ibid. de 1889 à 1892).

18. — Un rural de la baronnie de Vitré ; son journal domestique de 1634 à 1671. — Vannes, Lafolye, 1895, in-8", 29 p. (Extrait àlbid., octobre 1895).

19. — Le commerce des vitréens en Espagne, 1629, 1630. — - Vitré, Lécuyer, 1898, in-12, 29 p. (tiré. à 100 exemplaires).

20. — Tableaux généalogiques, notices et documents inédits, au soutien du mémoire où il est fait mention de plusieurs familles

/établies à Vitré et paroisses environnantes» aux XV , XVI e , et XVII siècle^. — Vitré, impr. Lécuyer, 1890-96, 9 fasc in-ï°.

Cet ouvrage dont la publication a duré 6 ans et forme 3 volumes avec une table onomastique très complète, constitue un véritable monument élevé aux familles du pays de Vitré. Voici la préface en forme & Epilogue du 3 8 volume.

« L'ouvrage touche à sa fin et ne peut être qu'imparfait comme son auteur. Toutefois, il représente une telle somme de labeurs; il t.'offre, lecteur, un nombre si considérable et si varié de curieux documents, que tu te sentiras naturellement incliné à le considérer

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avec indulgence. Nous ne l'avons pas entrepris, crois-le bien, pour le vain plaisir de louer le passé au préjudice du présent ; mais pour te démontrer, si tu veux l'entendre, que tous les temps soni bons pour maintenir les saines coutumes familiales et ajouter de belles pages au Livre d'Or de l'humanité.

« Sur ces dits et vertus de nos pères, mettons donc tout d'abord au rancart notre soi-disant perfection originelle, avec les théories aussi décevantes qu'empanachées qui s'y rattachent ; reconnaissons ensuite humblement qu'au fond de nos cœurs se trouvent tapies, à l'état de microbes, la superbe, la convoitise, la vindicte et beaucoup de vilaines petites bêtes très disposées à devenir monstres, pour peu que nous leur laissions le champ libre.

« En général, les gens d'autrefois savaient parfaitement, là-dessus, à quoi s'en tenir et priaient Dieu d'aider leurs continuels efforts. Imitons-les, sans vergogne, à la française ! Puis, si tu veux, lecteur, terminer aimablement, dans un harmonieux accord, ce long voyage au travers cinq siècles, dis avec nous : Gloire à Dieu ! Honneur à ceux qui, loin de prodiguer à leurs ancêtres les airs dédaigneux et fanfarons, surent prendre tout le bien du passé, y ajouter le meilleur de leur présent, et nous léguer ainsi un trésor de traditions à l'abri des méfaits du temps et des perturbations politiques ou sociales. »

21. — Vitréenne et malouine. M m,i de la Villebianche et M ,oe de Lorvinière ; leur correspondance familière et commerciale. — Vitré, 1902, in-8°, 100 p.

22. — A la mémoire du Vitréen, membre de l'Institut (A. de la Borderie) — Vitré, Lecuyer, 1903. in- 16, une demi feuille non paginée (reproduction des comptes-rendus des 2 premiers volumes de YHist. de Bretagne de M. de la Borderie dans le Journal de Vitré, d'octobre 1896 et mars 1898).

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