‹ Répertoire général de bio-bibliographie bretonne (volume 2)Chapitre 378 sur 439 · François, — Nom d'homme et de famille qui a été porté · texte numérisé non relu

François, — Nom d'homme et de famille qui a été porté

par plusieurs de nos ducs et par diverses maisons dont l'une dut se désister de ses prétentions à la noblesse devant les commissaires de la grande réformation en 1668. Je diviserai cet article en 5 sections : A. Les ducs. — B.

Hostedby G00gle

Les autres princes de la maison de Bretagne. — G. Les familles. — D. Les noms de religion. — E. Les divers autres pseudonymes. —

A. — Les ducs de Bretagne.

François I er , fils du duc Jean V et de Jeanne de France, fille du roi Charles VI, né à Vannes le 14 mai 141 4, suivant d'Argentré, ou en 1410 suivant les Bénédictins, épousa en 1431 Yolande d'An- . jou, fille du roi de Sicile, dont il devint veuf en 1440, créa l'ordre de VEpi en 1441, puis épousa en secondes noces en 144? Ysabeau d' Ecosse, et succéda quelques semaines après à son père. Couronné à Rennes le 8 décembre 1442, il offrit sa médiation entre la France et l'Angleterre et envoya son frère Gilles en ambassade à Londres : on sait quelle jalousie inspira au duc le bon accueil reçu par son ambassadeur et comment l'infortuné Gilles termina ses jours en 1450 dans le donjon de la Hardouinaye (voy. ci-dessous l'article Gilles), François prêta l'hommage simple au roi Charles VII à Chinon en 1 4 45, et reçut le don de l'hôtel de Nesle à Paris. En 1449, les Anglais ayant rompu la trêve, il marcha contre eux avec son oncle le connétable de Richemont, leur enleva le Cotentin, fit capituler Fougères, et mourut à Vannes le 19 juillet. 1450, trois mois après l'assassinat de son frère Gilles, ne laissant que 2 filles : Marguerite, mariée nu comte d'Etampes, et Marie, mariée au vicomte de Rohan. Il avait désigné par testament son frère Pierre, pour son successeur,, et déclaré que si celui-ci mourait sans enfant mâle, la couronne serait recueillie par leur oncle le comte de Biche- - mont, ce qui eut lieu. Il fut inhumé, selon son désir, dans l'abbaye de Redon, en faveur de laquelle il avait sollicité du pape la création d'un dixième évèché.

Pour ses actes, lettres et mandements, voy., outre les Preuves des Histoires de Bretagne par dom Lobineau et par dom Morice, la Collection de dom Martène, les divers cartulaires de notre province et le recueil de Rymer, — les Àrch. de la l.-Inf., à la série B pour les archives de la Chambre des comptes de Bretagne, et ta la série E pour le trésor des chartes ducales provenant du château de Nantes;

— les Arch. de nos cinq départements, à la série G, des affaires ecclésiastiques ; — les Arch. des C.-du-N . , au fonds de Peuthièvre;

— les Arch. municipales de Rennes et de Nantes ; — et les Arch. nationales aux layettes du Trésor des chartes et au fonds de la Chambre des comptes de Paris.

Voyez sur lui toutes les Histoires de Bretagne et les dictionnaires de Biog. univ. ; — Hévin, Consultations, p. 193, 202 ; — Couffon, II, 395 $ — La Biog. bret. de Levot, I, p. 732 à 734 ; — dps Etudes, par Ch. de Montigny et A. de la Bord^rie, à la Revue de Bret. elde Vendée, 1861, II, p. 417 à 429, et 1866. II, p. 157, etc.

— YAnn.du Morb., 1893, p. 184; — Le Pouillé de Bennes, II, 32, 190, 709; III. 123, 139 ; — le Livre Doré, I. bî, 132; —les Histoires de V Abbaye de Bedon\ — Ogée, II, 424, 763 ; — et le roman historique suivant :

Le fratricide ou Gilles de Bretagne, chronique du XV« siècle, par le vicomte Walsh. — Paris, Hivert, 1827, 2 vol. in-12 ; « 1836, 2 vol. in-8° ; = nouv. édit. — Paris, Hivert, 1850, in-S° et 2 vol. in-12. = Dernière édition. — Paris, Vermot, 1862, 2 vol. in-12.

Iconographie. — Vicon. bret., I, 18, 19, cite 6 portraits gravésdu duc Fmnçow / er , l'un signé Halle del. Dossier se, médaillon oyale avec celui de sa femme, sur une planche in-folio avec attri-

Hostedby G00gle

buts dans les Hist. de Bret. de dom Lob., I, 621 et de dom Mor.,

II, —une réduction in-8°, signée Levilly del. litli. Villain ; — 3 anonymes, dont 2 debout en pied et un anonyme dans Monifaucon,

III, pi. II, n os 1 , 2, 3 ; — et le n° 5 de 7 personnages d'une planche signée Beaumier del. Bourgeois se.

J'y ajouterai le vitrail de la cathédrale de Quimper, 6 e fenêtre, où François 7 er figure présenté par saint François d'Assise.

Monnaies et médailles. Sous François / er , on ne frappa plus en Bretagne, dit Bigot (Monnaies de Bret. p. 243) que des escus, des blancs, des demi-blancs, des doubles et des deniers, qui perpétuent les types du cavalier, de la targe et de l'hermine passante, types dont les deux derniers, éminemment bretons, ne disparurent qu'avec la nationalité bretonne. — Les écus d'or portent autour du cavalier ducal armé de tontes pièces : Franciscus Dei ara : Britonum Dux; au revers, autour de la croix trêflée cantonnée de 4 hermines : Deus in adjutorium meum iniande (sic). — Les blancs de billon portent en général, autour de la targe échancrée chargée de 8 mouchetures, Franciscus Britonum Dux -, et au revers, autour d'une croix pattée : Sit nomen Dnibenedictum : mais ceux de Morlaix et les doubles de billon noir des autres ateliers, ont à la fasce une hermine enchaînée, avec Franciscus Dux, et au revers une croix cantonnée de 2 mouchetures, au 1 et au 4, avec Moneta Britanie (Voy. la planche XXX de V Essai sur les monnaies de Bret. par Bigot).

François II, fils de Richard de Bretagne, lequel était le 4 9 fils du duc Jean IV, né le 23 juin 1435, porta d'aborlle titre de comte d'Etampes. Devenu duc de Bretagne en vertu du testament de François I, à la mort de son oncle Arthur III, l'ancien comte de Bichemo?it i en 1459, il lit son entrée solennelle à Rennes le 3 février, puis prêta hommage à Montbazon au roi Charles VII, et fonda l'Université de Nantes ; mais peu après il fut obligé de déclarer la guerre à Louis XI quand celui-ci voulut enlever à Redon Françoise d'Amboise, la veuve de Pierre II, pour s'emparer de ses biens et la remarier au duc de Savoie. Il vint avec les Bourguignons bloquer Paris, s'empara de Pontoise et d'Evreux ; et le traité de Saint-Maur, en 1461, lui conserva le titre de lieutenant général des provinces entre Seine et Loire. La guerre reprit en 1468, mais cette fois François fut moins heureux, et dut se soumettre, par le traité d'Ancenis en 1468. Louis XI rêvait d'annexer la Bretagne : la guerre reprit encore, et le roi, maître d'Ancenis et de Machecoul, imposa au duc une trêve qui prolongée deux fois aboutit au traité de l'abbaye de La Victoire près Seniis en 1475. Puis Louis XI acheta en 1479 les droits que Nicole de Bretagne femme de Jean de Brosse prétendait avoir sur le duché comme héritière de Charles de Blois. Nouvelles intrigues, nouvelles conspirations qui furent interrompues par la mort de Louis XI en 1483, la trêve de Montargis en 1484, le supplice du ministre Landais et le traité de Bourges en 1485. François II convoqua les Etats de Bretagne à Rennes en 1486, y fonda un parlement ordinaire et sédentaire et obtint une déclaration par laquelle, dérogeant au traité de Guérande et au testament de François I or , ses deux filles Anne et Isabeau qu'il avait de Marguerite de Foy sa seconde femme, seraient reconnues comme héritières légitimes du duché. Les prétendants surgirent alors de tous les côtés, et pour les mettre d'accord Charles VIII vint assiéger Nantes en 1487 : il fut obligé de lever le siège : mais La Trémoille occupa Chateaubriand et Fougères et battit les Bretons le 28 juillet 1488 à

Hostedby G00gle

Saint-Aubin-du-Cormier. Dinan et Saint-Malo capitulèrent, et la paix fut signée le 21 août par le traité du Verger qui interdisait au duc de marier ses filles sans le consentement du roi. François II en mourut de chagrin à Couëron, deux semaines après, le 8 septembre. Il fut inhumé à Nantes dans l'église des Carmes, où sa fille Anne, qui lui succéda, lui fit élever, par Michel Colomb, le magnifique tombeau qu'on admire aujourd'hui dans la cathédrale de Nantes.

Pour ses Actes, mandements divers, lettres et ordonnances, voy. les recueils suivants, en dehors des Preuves des Hisl. de Bretagne et de toutes les autres sources déjà citées à l'article de François I qui précède.

A. — Au seigneur de Taillebourg, 6 nov. 1460, — dans la Revue deBret. et de Vendée, 1879, I, p. 274.

B. — Mandement pour la reconstruction du château de Nantes, U66; — dans la Revue desprov. de VO., 1854, Iï, p. 129 à 140.

C. — Ordonnance touchant les caqueux ; — dans Maître : L'assistance publique dans la Loire-Inf., p. 34 à 36.

D. — Mandement touchant la revue des monstres, 6 mars 1477,

— dans Revue hist. de VO., 1897, p. 422.

E. — Lettres pour le guet de Trèfaven ; — dans la Revve de Brel. et de Vendée, 186* f II, p. 386.

F. — Fondation à N.-D. de Nantes, 13 août 1483, — dans les Mém. de la Soc. arch. de Nantes, IV, p. 277 à 280.

G. — Mandement pour levée d'un impôt de guerre en Î483 ; — dans la Revue de Bret. et de Vendée, 1876, II, p. 317 à 319.

H. — Lettres diverses, dans le Collectionneur breton, II, p. 145 à 155, d'après VA rmorique du 20 août 1862.

I. — Lettre de juillet 1460, analysée dans la Revue des autog. de novembre 1896.

Voy. sur lui toutes les Histoires de Bretagne et les Dictionnaires de Biog univ. ; — la Biog . bret. de Levot, I, p. 734 à 738 ; — Hévin, Consultations, p. 193, 200, 207 ; — A. delà Borderie, à la Revue de Bret. et de Vendée, 1866, II, p. 219 à 227 ; — La Bibl. de VEcole desChartes, D, I, p. 42t à 434 ; II, p. 249 à 263; III, p. 381;

— Le Pouillé de Rennes, I, 80, 668, 680 ; II, 32, 33, 191. 461 ; III, 37, 124. 125, 144 ; IV, 21 ; V, 538, 585 ; — le Livre doré, I, 27, 30, 71 ; III, 38 ; — les Mém. de la Soc. arch. du Fin , X, p. 100 à 133; — les Mém. de la Soc. d'agr. se. et arts d Angers, 2 e série, V, (1854)-, — et les ouvrages et documents suivants.

1. — Poème fait à la louange de la dame de Beaujeu, sœur de Charles VIII, anonyme, de 184 stances de 7 vers, publié par Lancelot, au t. VIII des Mém. de VAcad. des Inscriptions et Belles- Lettres (1729 , p. 579.

2. — Le Budget du duché de Bretagne en 1481 sous le duc François II, et le trésorier général Landais, par A. de la Borderie, dans la Revue de Bret. et de Vendée, 1885, II, p, 89 à 102.

3. — La chronique de Jean de Saint-Paul, chambellan du duc François II, publiée avec notes et introduction par A. de la Borderie, dans la collection de la Soc. des Bibliophiles bretons, 1881, in-4°.

4. — L'histoire de la réunion de la Bretagne à la France, par Ant. Dupuy (2 vol. in-8°, couronnés par l'Acad. fr.).

5. — Toutes Les notices sur le tombeau des Carmes par Michel Colomb, et les sonnets du concours de la Pomme, sur ce sujet en 1877 (Voy, ci-dessus l'article Colomb). f

Iconographie. — LIcon. Bret. I, 21, 22, cite 9 portraits gravés du duc François II ; — 2 par J. Chaperon, gravés par N. Pitau d'après la statue du tombeau des Carmes, in-folio, en travers! l'un seul, l'autre avec sa femme; dans les Hist. de Bret. de dom Lob. I, 790, et de dom Mor., II, 239 ; — 2 anonymes, l'un à genoux, d'après un vitrail des Cordeliers de Nantes, l'autre debout en pied, d'après Michel Colomb, dans Montfaucon, t. III, pi. LXVI, n 0s 1 et 3 ; — un in-8°, au trait, en travers sur son tombeau ; — in-8° de la série d'Oiieuvre, signé J. Robert dei., Pinsio se; — in-8°, carré, signé Ch. Goutwiller ; — un anonyme, in-12, avec sa sœur Madeleine tête de 3/4 à droite, avec inscription latine de membre du tiers ordre de saint François ; — gravure au burin pour l'entrée du duc de Bretagne dans la ville désignée pour le Tournoi [Gâtai. Hennin, n° 145).

Il faut y joindre toutes les reproductions du tombeau des Carmes à Nantes, en particulier dans Y Hist, de Nantes par Guépin ; — dans le Magasin pittoresque, 1838, p. 1 4! ; — dans la Revue illustrée de Bret. et d'Anjou, du 15 janvier 1886 ; — dans la collection des cartes postales de Nantes, etc.

Monnaies et médailles. — Le duc François II, dit Bigot (Monnaies de Bret. p. 258, etc.), continua les monnaies des' régimes précédents et reprit la fabrication des groi bretons interrompue depuis le duc Jean V. Le roi Louis XI fut obligé de lui reconnaître le droit de battre monnaie d'or par lettres d'octobre 1465. — Les écus d'or qu'il est souvent fort difficile de distinguer de ceux du duc François I, -portent les mêmes indications,, mais la croix du revers est quelquefois posée en sautoir par rapport à la croise-tte qui commence la légende — Les gros d"argent portent, autour d'un écu à six mouchetures, la légende : Francisons Brilonum dux, et au revers, autour-d'une croix formée de 3 traits dont les'deux latéraux s'élargissent en feuilles : Sit nomen Domini benediclum. — Les blancs de billon et ceux de billon noir portent les mêmes légendes que ceux de François I avec des annelets ou quelques autres signes caractéristiques (Voir les planches XXXIII et XXXIV de Y Essai de Bigot).

François III. — Le duc François III de Bretagne n'est autre que le roi de France François / er , né en 1494, comte d'Angoulème en 1496, qui épousa Claude de France, fille d'Anne de Bretagne et du roi Louis XII, en 1514, et fut lui-même sacré roi de France à Reims en 1515. On donne en général le litre de François III à son f ) 1 s le Dauphin, qui fut solennellement couronné duc de Bretagne n Rennes en 1532, et qui suivra-, mais je pense que c'est une erreur à réparer, attendu que le roi François I er a frappé monnaie à la légende de duc de Bretagne. — Bigot, p. 316 et suiv. cite en particulier de lui des écus d'or, portant à l'avers l'écu de France accosté d'un F et d'une moucheture couronnés, avec la légende : Franciscus D. G. Francor. Rex Brilanie Dux; et au revers une croix égale fleuronnée, cantonnée de deux F et de deux mouchetures couronnés, avec la- légende- : Deus in adjutorium meum intende; - des testons d'argent portant à l'avers son buste jeune et imberbe, et au revers l'écu de France accosté de deux mouchetures couronnées, avec les mêmes légendes que ci-dessus, ou parfois au revers :

Hostedby G00gle

XPS vincit, XPS régnai, XPS imperat; — des douzains de Billon portant à l'avers l'écu de France accosté d'un lys et d'une moucheture couronnés, avec la légende : Franciscus Francorum Rex Britanie Dxtx ; et au revers, une croix fourchée, cantonnée aux 1 et 4 d'un F, aux 2 et 3 d'une moucheture couronnée, avec la devise : Sit nomen Domini benedictum; — et des deniers de billon noir, portant à l'avers l'hermine passant à gauche, avec la jarretière flottante de Bretagne au cou, et la légende Franciscus Rex; et au revers, une croix pattée, avec la légende Moneta Britanie (Voy. la planche XXXÏX de Y Essai de Bigot).

Voy. sur lui toutes les Histoires de France.

François IV, fils du roi de France François 7 er et de la reine Claude, lille &Ânne de Bretagne et de Louis XII, né au château d'Amboise le 28 lévrier 1517, dauphin de France, fut solennellement couronné duc de Bretagne à Rennes le 14 août 1532, et mourut empoisonné, dit-on, par les ordres de Charles-Quint, au château de Tournon, le 10 août 1536. Son frère, le futur roi Henri II, fut duc de Bretagne après lui. La Bibl. de Nantes conserve de lui, dans la collection Labouchère,2 lettres autographes qui ont été reproduites par Alex. Perthuis dans le Supplément au Livre doré de V Hôtel de Ville de Nantes, p. 49, 50.

Voy. sur lui toutes les Histoires de Bretagne et celles du roi de France François /; — le Pouillé de Rennes, I, 114; II, 32 ; IV, 366 -, — ïe Livre doré, III, 49, 52 ; — Palustre, L'ancienne cath. de Rennes, p, lia 26, 84, etc. ; — et les documents suivants :

1. — Entrée et couronnement de François 3* du nom, duc de Bretagne, fils de François I er et dauphin de France en la ville de Rennes (le 12 aoust 1532), — (Mss. in-fol. Bibl. de Bennes et Bibl. nat. mss. 8575), rédigé par M. Michel Champion, licencié es droits, sieur de Chartres, procureur des nobles, bourgeois, manans et habitans de la ville de Rennes, qui reçut pour cette rédaction 30 écus d'or. = Extraits cités dans Ililarion de Coste. (Eloges des rois qui ont été Dauphins, p. 408); — Et voy D. Morice, Preuves III, 100, etc. ; — et les Mém. de la Soc. arc 1 }. d'I.-et- V., XIV, p. 307 à 3-21.

2. — Deploration delà mort || de Francoys de Valloys Iadis Daul- |j phin de Fràce premier filz du Roy Àuec- || ques deux Dizains dudict Sei- (| gneur par Lesclaue Fortune. — Finis. S. I. n. d. [1536], pet. in-8°, goth. de 8 ff. non chiffrés de 23 et 24 lignes à la page, sign. A- 3.

Le titre, orné du chiffre du Christ, contient un dizain commençant a.nsi :

Lorsque les dieux alloienl tous on Provence. . .

Voici les premiers vers de la Deploration :

Las ! et quel dueil, quelle douleur extrême De perdre ainsi chose que chascun ayme !

Quel desplaisir !

Le dizain qui termine le volume est imprimé en lettres rondes ; en voici le début :

Ces jours passez, uymphus et demidieux...

Hostedby G00gle

Ce poème de Michel d'Amboyse est de la plus grande rareté. La présente édition diffère de celle qui est décrite au Catal. Rothschild, tome IU, n° 2597.

Iconographie. — Ulcon. bret., I, 29, cite 7 portraits du duc François III : dont 3 inédits, aux trois crayons, conservés à la collection du Cabinet des Estampes à la Bibl. nat. (voy. Bouchot, p. 180, 335, 373) ; — un anonyme, sous le titre : Monseigneur le daulphin fils du roy François, reproduit en lithog. d'après Ja collection de Gastle Howard," dans Ronald-Gumer, I, fol. 11; — un in-4° de la collection Moncornet, ovale, de profil à gauche ; — un in-8°, signé Thomas de Leu, avec ce quatrain au bas du portrait :

L'eaneoiy envieux du bon heur el Victoire De ce Prince où la France a voit tout son espoir, Par tant dr acte* guerriers que ieune il luy fisl voir- Luy osta par poyson mille trophéez de gloire.

— et une gravure ancienne^ anonyme, in -8°, coiffé d'une toque avec plumes. — Il laut y ajouter deux autres reproductions sur la planche de la reine Claude, dans les Monuments de la Monarchie française par Montfaucon, t. IV, pi. XXXIX.

Enfin on doit citer une médaille de bronze à son effigie avec Pexergue Franciscus Franc. Delphi. Brita. Dux. 1. reproduite par Alex. Perthuis en tête du Supplément au Livre doré de l'hutel-de- Ville de Nantes. (Et voy. Revue de Bret. et de Vendée, 1889, II, p. 413, et Palustre Y Ane cath de Rennes, p. 15, 16).

B. — Autres princes de la maison de Bretagne.

François de Bretagne, lils naturel du duc François II et d'Antoinette de Magnelais, dame de Villequier, reçut de son père la baronnie d'Avaugour et la chàtellenie de Clisson et fut créé premier baron de Bretagne aux Etats de Vannes en 1480, fut maréchal de Bretagne en 1484, et le titre de chevalier de Tordre du roi lui est donné dans la ratification du traité d'Etaples en 1495 (Pr. de dom Mor. III, 40, 222, 324, 368, 388, 407, 457, 458, 501, 536, 542, 575, 636, 698 ; Couffon, II, 493 ; Plévin, Consultations, p. 170 ; Ogce, II, 95). — Et voy. ci-dessus Avaugour.

G. — Les familles du nom de François.

Trois mentionsà VArm. gén. ms. d'IIozier, Bret., II, 394^ 477,

Jean François ou Fracois figure aux Lettres et mandements de Jean V, n° 1473, 1523.

Jean François, général des finances en Bretagne en 1494, fut premier président de la Chambre des Comptes en 1524 (Pr. de dom Mor. III, 698, 733, 749, 783, 847, 856, 880, 904, 909, 914 ; Fourmont, p. 297; Arch. des C.-du-N., $, 1204).

Un François, zélé calviniste, ancien de l'église de Nantes, capi» taine huguenot en 1562, (Fr, protest,, VI, 70).

Henri F., notaire à Châteauneuf-du-Faou en 1592 (Mém. delà Soc. acad. de Brest, 1883, p. 371).

Les François de Beaasoleil et de Malville, au comté nantais, dont 3 négociants à la Eosse, Malhurin F. de Beausoleil i échevin de Nantes en 1631, A, François de la Briaudière, un des directeurs de la Compagnie des Indes, échevin en 1671 et Julien F. du Bros*

says, échevin en 1679, se désistèrent de leurs prétentions à la noblesse le 10 septembre 1668 ( Arch. de la L.-înf. B, 937 ; mss. de la Bibl. de Rennes; Mellinet, Commune et Milice, IV, 216, 220, 291,294, 313, 314; Livre doré, 1,227, 242, 245, 263, 267, 272, 275, 283, 300, 307, 310, 317, 318, 321).

Les François de la Gourtière et de la Vieuville, portant « échiquetéd'or et d'azur, à3 coqs desable posés en. pal, brochant» (Courcy, I, 409 et pi. GXXVIII, n° 6), ont produit 3 maîtres des Comptes au XVIII e siècle : René F. de la Vieuville en 1718, Jacques F. de la Gourtière en t728, et autre Jacques F. de la Gourtière,, fils du précédent, en 1769, qui fit construire une chapelle à sa maison en Saint-Martin de Vertou en 1785 (Arch. de la L.-Inf., B, 697, 2368, 98 ; 2407 ; Fourmont, p, 361, 362, 367 ; Revue hist. de VO., 1901, Doc. p. 287 ; Comté nantais, p. 348).

Noël F., de Montoir, capitaine du corsaire L'Hocquart de 76 canons, en 1704 ( Reçue de Bret. et Vendée, 1886, IL 425). •

Deux clarisses de Nantes au XVIII e siècle : mère Marie- Anne de Saint-Charles, fille du lieutenant général de la maréchaussée de Bretagne, décédée en 1744 ; et Marie F., de Gétigné, mère Marie Cyrille de Saint-Luc, décédée en 1758 ( Revue hist. de VO., 1894, p. 37, 43).

Un notaire à Soudan en 1733.

Les Arch. du Morb. citent un sénéchal de Moréac en 1755 e^ des F. à Vannes aux XVII e et XVIII e siècles, en particulier un maître tailleur (E, suppl. 976, 1557, 58, 59). — Et voy. Arch. de la L.- Inf., B, 2308, 2353).

Jean F. rendait hommage pour la terre de Rochelon en Elliant en 1784 (Arch. de la L.-lnf., B, 1064).

Un garde national, député du canton de Brest à la fête de la fédération de Quimper en 1791.

Un délégué des marchands de bois de Nantes à l'assemblée d'avril 1789 (Mellinet, Commune et Milice, VI, 39).

Deux frères, charcutiers à Nantes, Tun officier municipal, l'autre notable de la municipalité Renaud en 1793. Extrait d'un rapport du premier sur les prisons en 179* {Commune et Milice, VIII, 142, 407 ; IX, 68 ; Livre doré, II, 37, 38, etc).

Charles-Henri François, né à Nantes vers 1809, reçu licencié en droit à Rennes en 1829, a publié la thèse suivante :

1. — Du louage. — De la saisie gagerie. — Rennes, veuve Frout, 1829, in-4°.

Philippe François, né à Nantes le 4 février 1854, reçu licencié endroit en 1878, notaire à Redon (Dict. biog. de la L.-Inf.), a publié la thèse suivante ;

1. — De maleftcioso test amen to. — Delà quotité de biens disponible. — Nantes, Mellinet, 1878, in-8^ 87 p.

On trouve dans la Revue des provinces de V Ouest, II, 235, etc., nn extrait d'un rapport de A. François sur l'exposition de peinture et de sculpture à Nantes en 1856.

Le P. Jean François, jésuite, — qui a publié à Rennes en

Hostedby G00gle

1653, un curieux traité de la. Science des Eaux que j'ai analysé pour la Soc. des Bibl. bretons (Et voy. mon Armorique et Bretagne au t. Il), —n'était pas breton, mais franc-comtois.

Et voy. Lefrançois.

D. — Les religieux du nom de François.

Le P. François de Bèckerel, capucin de l'Ermitage de Nantes en 1790 (Revue de Bret. et de Vendée, 1879, H, 63), est un Rioehe.

Le P. François de Quimper, capucin, vicaire du couvent de Roscofî en 1792 (notes du P. René), est un Cornu.

Le P. François-Marie de Belle-lsle, capucin, auteur de Mémoires sur Belle-Isle dont plusieurs fragments ont été récemment publiés, est un Gallen.

Le P. François de Pont Labbé, capucin, dont j'ignore le nom de famille, a publié en portugais, l'ouvrage suivant :

1. — Excel lentias do mundo, e conservaçam da vida em graca, dirigidas ao bem da salvaçao das almos ; pelo padre fr. Francisco de Pontlabbé, religioso capuchino, prègador missionatio da provinciade Bietanha, etc.— Lisboa occidental, na oiï. de Pascoal da Sylva, 1723, in-8*. — (Bibl. de Nantes, n° 60921).

On trouve à la page 229, sans pagination nouvelle et avec un simple faux titre : Epilome da vida, aiisos para a morte, pelo padre fr. Francisco de Pontlabbé, Trattado 11.

E. — Pseudonymes divers.

La Muette de Senez, mélodrame en 3 actes (1833, in-8°). est indiquée dans la table du Gâtai. Soleinne, comme portant le pseudon y me de François, et les Super ch. litt. de Quérard l'attribuent au général Mellinet.

914. — Françoise d'Amboise (La bienheureuse),— fille de Louis d'A., vicomte de Thouars et de Marie de Rieitx, par. conséquent fille de bretonne, née à Thouars en 1427, fut fiancée dès l'âge de trois ans à Pierre de Bretagne, comte de Guingamp, second fils du duc Jean V et frère de François /, et fut élevée à la* cour de Bretagne parla duchesse Jeanne de France, qui avait profité des leçons de saint Vincent Ferrier. Elle s'y montra tellement précoce qu'on l'admit, à l'âge de cinq ans, à faire sa première communion. A quinze ans elle épousa Pierre qui lui fit prendre un vêtement blanc, signe de la continence ' dans laquelle ils s'étaient promis de vivre, et tous les deux partirent pour Guingamp, où Pierre, pris de jalousie, la traita de la façon la plus brutale jusqu'à la rouer de coups : elle le désarma par sa patience angélique et il lui demanda pardon devant tous les gens de sa maison. Elle implora en vain son beau^frère François pour obtenir la grâce de Gilles, puis devenue duchesse de Bretagne en 1442 par la mort de François, elle décida son mari à

Hostedby G00gle

Page 1