‹ Répertoire général de bio-bibliographie bretonne (volume 2)Chapitre 379 sur 439 · FRANÇOISE D'AMBOISE · texte numérisé non relu

FRANÇOISE D'AMBOISE

punir les assassins de son frère, et pendant ses sept ans de règne se fit bénir de son peuple, obtenant des exonérations d'impôts et donnant l'exemple de toutes les vertus. Elle fonda un couvent de Glarisses à Nantes et soigna avec le plus grand dévouement son mari qui mourat le 22 septembre 1457. Arthur III qui succéda à son neveu Pierre, la persécuta pendant les 16 mois qu'il. occupa le trône de Bretagne et lui enleva ses meubles et son domaine, disant ironiquement que c'était inutile à uneveuve. Elle -s'en vengea en l'assistant pendant sa dernière maladie et fit les frais de ses funérailles, puis François II répara les injustices d'Arthur. Elle fonda au Bondbn, près Vannes, le couvent des Trois Marie, y installa les Carmélites, et en 1469, quittant son deuil, elle y prit elle-même l'habit religieux, et après une année de noviciat, pendant laquelle elle rechercha les travaux les plus rebutants de la maison, elle fut reçue religieuse de chœur et prononça ses vœux le 25 mars 1470. Prieure malgré elle en 1474, elle édifia le couvent du Bondon par son exactitude à suivre et à maintenir la règle, et vint sur la demande du duc François II, en 1476, fonder le couvent des Carmélites des Gouëts où elle mourut en odeur de sainteté le 4 mars 1485. On la considéra presqu'aussitôt comme bienheureuse ; les fidèles accoururent de tontes parts à son tombeau qui fut profané en 1793, mais dont les précieuses reliques furent en grande partie conservées, et le décret de béatification obtenu en 1865 n'a été que la confirmation du culte immémorial qui lui avait été rendu depuis près de 4 siècles.

Sur la bienheureuse Françoise d'Âmboise, voy. toutes les Histoires de Bretagne, et les Dictionnaires de Biog. wiiv. ; — les Mém. de la Soc. arch. de Nantes, III, 46 à 50 avec la planche de la pierre tombale ; 207 à 210; X, 166 à 170; — le Bulletin de la Soc. polym. du Morb., 1868, p. 151 ; — Le Pouillé de Rennes, III, 191 ; V, 595, 610 ; — Cornulier, Comté nantais, p. 210 ; — Panthéon de la Légion d'honneur, VIII, 466 ; — et les ouvrages plus spéciaux qui suivent :

i. — Vie restée manuscrite , composée par une carmélite du couvent des Gouëts.

2. — Vita Francisco de Amboesiâ, ducissce Armoricœ, auctore Christophoro Leroy, Armorico. Paris, 1604, in-8° (Bibl. hist. fr., 14058). Kerdanet (édition d'Albert-le-Grand, 1837, p. 585) dit que l'auteur ^tait uu~ carme de Nantes qui devint provincial en 1608 et publia en 1612 Le Bocage de l'âme dévote. — Nantes, Luc Gobert, in-12.

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