TO.ME V
lôO BOULANGER
aujourd'hui les termes exacts ; mais, renonçant au droit que l'auteur d'une lettre a de s'opposer-à sa publication, il souhaite qoi toutes les lettres qu'il a envoyées dans ces circonstances soieit fidèlement reproduites. » *
Immédiatement, dans son numéro du 3 avril, le Figaro p.'î. duisit le fac-similé complet des autographes des trois lettres, éô les encadrant dune note qui avait pour titre : c Epurons 5ou/anger > et le cliché de ces fac-similé fut envoyé à tous les journaux conservateurs. Il n'y avait plus moyen de nier et le génértl s'exécuta par la lettre à M. Lirabourg, qui suit :
2. — Lettre à M. Limbourg, en date du 3 août 18*^6, (pour reconnaître l'authenticité des 3 lettres au duc d" Aumaie, qu.MlIGer le procédé de leur publication et menacer le*^ auteurs de conspirations princières), — publiée dans tous le? journaux du 4 août, dans les biographies de Barbou et de Lermina, et dans VHist. patriotique, p. 1343.
Cette lettre dans laquelle on lisait ce passage :
a Je veux bien vous faire la grâce de ne pas apprécier . de votre maître, ni la besogne que vous avez acceptée.
« Je ne daigne pas davantage vous donner, sur le contenu Jj ces lettres, des explications. Vous ne pdurriez pas les comprendre. Vous avez été préfet de la République pour la trahir; je su! ministre de la République pour la servir. . . »
était suivie dans le Figaro du 4, de la note suivante de M. Lii bourg
« Le destinataire de cette lettre ne fera pas à son autel t l'oflicier général qui a, par deux fois en quelques jours, publiquement ce qu'il savait être la vérité », la grâce do considérer comme une provocation pouvant, aujourd'hui, relevée. Il se contente de la livrer à l'appréciation des homi d'honneur et de bon sens. H. Limbourg. »
Ces documents firent grand ta)>age dans toute la presse plupart des journaux des 3 et 4 août les reproduisirent avec commentaires qu'on trouvera en détail dans le Général Boulanger jugé par ses partisans et ses adversaires^ p. 205 à 253. Ceux delà République française recueillis par M Reinach dans La foire boulangxste p. 5 à 17 -, du Temps, delà Liberté, d\i Jouimal des Débats, du Paris, du National sout les plus caractéristiquos et constatent que l'effet produit par cette publication est très fâcheux pour le ministre de la guerre qui, en somme, a, par deux fois, en quelques jours, nié publiquement ce qu'il savait être la vt^iiiô. Le National ajoute : — « On commente la fameuse phrase : <■ Je aérai toujoui's, monseigneur, fier d'avoir servi sous un chef tti que vous, et béni serait le jour qui me rappellerait sous vos ordres. » On ne peut s'empôcherde penser, écrit M. Paul Toucher, quo jar là M. le général Boulanger olTrait son ôpée au duc d'Auma; ■ eo vue d'éventualités fort peu républicaines. Tout cela fait mair^aii effet, et l'on dit du chef actuel de l'armée : « C'est peut-être un brillant officier, mais ce n'est pas un grand caractère. »
Seules, la Justice et la iMnterne enregistrent les<locuments sans commentaires, tandis que V Intransigeant, la Franc- '^^ l'Av/^n. '.,< ont le courage de les approuver.
Le surlendemain, U ministre, réduit à plaider les circonstances atténuantes dans un interview du Malin, se plaint qu'on lui ait tendu un piège, — quel piège ? — et dit qu'au bout de six ans il ne se souvient plus de ce qu'il a écrit :
« Une phrase absolument contraire à la tournure ordinaire de mon esprit, dit-il, me faisait croire surtout que cette letttre était fausse. Béni soit le jour, etc., etc., ne me semblait pas écrit par moi. Sans réfléchir plus longuiment, un pni à la légère, je l'avoue, je donnai en plein dans le piège adroitement tendu. — Je déclarai que cette seconde lettre devait être probablement aussi fausse que la premièro. . . »
3. — Deux lettres en forme de rapport, adressées au ministre de la guerre, comme chef de la mission française aux >tats-Unis ; datées la première de Baltimore, le 11 octobre 1^81, la seconde de Washington, le 24 octobre; — et publiées, d'après le Courrier des Etats-Unis, dans le recueil des Discours cité ci-dossus, p. 2 1 à 3 1 , suivies p. 32, d'une dépêche datée de New- York le 6 novembre, puis dans l'Histoire patriotique du général Boulanger par Morphy, p. 667 à OTO.
^. — Lettres adressées à son agent Buret depuis la campagne de Tunisie en 1885 jusqu'à hi fin de son ministère on 1887, — citées et reproduites en partie daos le réquisitoire de M. le procureur général Quesnay de Beaurepaire, lors du procès de la Haute Cour en 1889.
Le g.Snéral Boulanger prétendit de Londres qu'elles avaient été falsifiées en 1889, mais le procureur général observa que les originaux faisant pariie du dossier de la Haute Cour portaient le timbre de Tunis avec le millésime de la poste de 1885 et il remarqua combien elles sont littérairement graduées, depuis « mon cher Monsieur Buret, cher M, Baret, cher Buret », jusqu'au « cher ami » et au v^ bon ami. »
5. — Lettre sur la tactique, adressée de Tunisie en 1884 au général H. . ., — en partie reproduite dans Le général B. jugé par ses partisans et ses adversaires (par G. Grison) p. 426 à 429, sous le titre de : Boulanger tacticien.
On y lit : « ... Mon plus vif désir serait donc, en dépit de calculs de nos thénricrens en chambre, de voir reprendre dans l'armée les tradilions d'autrefois », c'est-à-dire celles de l'offensive.
Et voy. ci-dessus l'art. 29 du chapitre des Discours.
6. — Lottre adressée au gouverneur de Paris, le S mars 1886, pour l'informer de soa intention de créera Paris un grand cercle militaire ; — en partie repr(»duite dans le recueil de G. Grison, p. 129.
7. — Lettre adressée au gouverneur de Paris, le 15 juillet 1886, pour lui transmettre les félicitations du Président de
la République à l'occasion de la revue du 14, — reproduit d'après le Journal officiel, àa.n8 lerecueilde(/.Grison,p.12T
8. — Lettre adressée le 2H juillet 1886 à M. Andrieiix candidat au conseil général des Basses-Alpes, au sujet c l'augmentation de la garnison de ce département, — etpublif par lui le 3 octobre, veille de Télection.
Ce procédé fut vivement relevé par la lanterne; article i •■ duit dans le recueil de Grison, p. 261, 262.
9. — Lettre adressée à la veuve du général Ulrich, aric^ipn défenseur de Strasbourg en 1870, pour lui exprimor !ps regrets de la mort de son mafi, — publiée dans VU lut, patriot.. T.. 1360.
\0. — Lettre adressée de Paris, le ib août 1886, à M. <' la Brière qui avait plaidé la cause des Canadiens dem;r le maintien du nom de Nouvelle France à l'une des ca> de Paris.
Elle est courte et je la reproduis
« Monsieur, je viens de lire votre article très touchant et juste sur le nom de «< Caserne d<3 la Nouvelle France > qu'il question de changer. Vous invoquez des souvenirs qui ne ceront pas, Monsieur, en mni rappelant l'accueil que j'ai i- Canada il y a quelques années ; et vous feriez triompher la que vous plaidez si bien, si elle n'était (ragnée d'avance, h vos amis les Canadiens Français, qui sont aussi les miens, que nom restera, et que jamais liur hôte de 1881 ne voudra effac. dans Paris ce témoignage de nutre sympathie pour eux licccvez, etc. . . >»
11. — Lettre adressée à M. Clemenceau, député du Var pour lui exprimer ses rrgrels de ne pouvoir donner un ba taillon de chasseurs à la ville de Diaguignan, — publié dans V Histoire patriotique^ \i. 1426, 14 .'T.
12. — I^eltre datée du 31 décembre l^^o. aiM^^ '^ M. Gatechair, président de l'Académie d'Armes, pc r remercier de la présidence fl'honneur qui lui ava * «■ offerte par cette société de professeurs d'escrime lors »!' ^ formation ; — (journaux (i'> "> janvier 1887)
13. — Lettre adressée au prcicL de police, le 8 février ! ^^' pour le prier de faire cesser la vente de sa biograplu , Pech de Cadel (vov ci-dessous), — publiée en partie dan» 1 Réquisitoire de M. Quesnay de Beaurepaire pour le jr r. devant la Ilaule-Cour, p. 70, 71 de rédition de la lihr.iin française (voy. ci-dessous),
14. — Letire airessée en mars 1887, à M. .^ président de la comraissioa parlementaire de l'armée, a
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sujet de ses projets de réorganisatioa des écoles militaires et en particulier de l'école polytpchnique, — reproduite dans La, foire boulangiste, p. 35 à 37.
Cette lettre, que le (çénéral-ministre communiqua aux journaux en même temps qu'il l'adressait au destinataire, de sorte que les membres de la commission de l'armée purent la lire imprimée avant de la recevoir manuscrite, fit grand tapage dans la presse. Voy. divers extraits d'?s journaux de Paris et de province publiés après la lettre elle-même, dans le livre de Georges Grison, p. 361 à 369. Je citerai en particulie^r l'ariide de Jules Richard intitulé : « La lettre du général B » dans le Figaro du i7 mars, et celui de M. Reinach da'é du 16, intimité : « L Éf^ol'i polytechnique », publié dans la République française et recueilli dans la Foire hou'.angisle.
La commission parlementaire, très froissée du procédé, répondit ou ministre par l'organe de son président. Le ministre répliqua par une seconde lettre qui parut une reculade ; le colonel de Plazanet donna sa démission de membre de la commission, et tous les journaux apprécièrent encore vivement tous ces incidents. Il est rare, disait le Journal drs Débats, de voir un ministre de la guerre accumuler de si lourdes laut-s et en demander si humblement l'absolution. Voy. sur cette seconde phase le recueil de Georges Grison, p. 369 à 377.
C'est à proDOS de toute cette affaire que J. Cornély publia, dans le Mati'i, un article intitulé Le Général Geraudd^ qui donna l'idée au Courrier français d<5 son fameux dessin représeniai-t, sur la boule du monde, ie général Boula?iger à cheval, entre Paulus et Géraudel, (numéro du 3 aviil) ; et à < « dernier, celle de son étrange réclame intitulée : « Nos gloires populaires » lancée dans tous les journaux de Pari? et de province. Le Progrès de la Somme du •.'6 avril releva comme il taut l'inconvenance de ce rapprochement.
Je dois mentionner ici, à sa date, une lettre prétendue adressée le 'i6 mai 1887 à M. Robidou tlirecteur de VAve?iir de Hennés^ et reproduite comme anih-^ntique dans le dernier numéro de l'Avenir du Morbihan. Cela débutait ainsi :
« L'Avenir de Rennes pubhe la lettre suivante adressée par le général Boulanger à son rédacteur en chef :
« Paris, 26 mai 1887.
€ Monsieur le rédacteur en chef,
« Certaine presse et certains partisans organisent un pétionnement plébiscitaire pour me faire entrer dans le nouveau cabinet autrement que par la libre voloriié du chef de l'Etat
« Les citoyens qui se livrent à celte bruyante manifestation s'imaginent-ils que je veuille jouer au Bonaparte? Ont-ils besoin d'un sauveur et se sentent-ils faits pour être ps slaves?. . . . etc. »
Le malheur, fut que V Avenir du Morbihan n'avait pas remarqué les lignes suivantes après la lettre publiée par l'Avenir de Rennes -.
« Voilà la lettre que nous avions rêvée et que nous aurions demandée à l'honorable général s'il nous eût été donné de le voir aux fêles de Rennes^ où nous n'aurions pas été le dernier à l" acclamer avec enthousiasme. »
Voy. sur ce curieux incident le Petit Breton du 2 juin 1887," sous ie titre : Une mystification.
4 5. — Lettre au capitaine Bnrke, commandant la Ga/ecity quard, de 1 Etat de Géô-gie aux Etats-Unis, qui lai avait demandé l'autorisation d'assister à la revue du 11 juillet, — publiée au recueil de Grison, p. 438, 439.
Le général tomba du ministère à la fin de mai et ue put donner suite à ce projet.
16. — Lettres adressées de Glermont, le 10 juillet 1887 au maire de Glermont et à M. Ballière, à la suite des mani« festations qui eurent lieu pour sa prise de possession du i3« corps d'armée, — publiées dans les journaux du Puy-de- Dôme, et reproduites dans VHist. popul. du général B., par F. de Jupilles, p. 62 et 63.
17. — Lettre adressée de Glermont à M Laur, le 1 4 juillel 1887, — et publiée par celui-ci dans La. France, le 16, sani l'autorisation du général.
Cette lettre produisit une profonde émotion, dit la Lanterne di 19, parmi les opportunistes et les réactionnaires de la Chambre c On aurait dit un.», pierre dans un marais plein de grenouilles. Elle était précédée de la lettre suivante de M Laur :
€ Paris, 16 juillet. — Mon cher Lalou,
« Le général Boulanger m'adresse la lettre suivante. En toute autre circonstance, je me garderais bien de publier une corree pondance intime, mais celle-ci jette une vive lumière sur l'attitude, les intentions et la personnalité du général si odieusement Cdlom nié. Il me semble don; que celte lettre appartient plutôt au payi qu'à moi-même, et le général me pardonnera, je l'espère, mon indiscrétion. Tout à vous, Frances Laur. »
Le passage qui causa tant d'émotion, dans la lettre de Boulanger, était celui-ci : « H me suffit d-j rester avec ceux qui veulent une France respectée et qui placent la pairie au-dessus des in triguea de parti et des intérêts de quelques-uns. t
Le ministre de 1 1 guerre, le général Forron, se sentit surtout touché.
« Il faut avouer, du reste, disait la Lanterne du 19, que la gouvernement aurait mauvaise grâce à se plaindre de Tmliscrétion de M. Laur. N*a-t-il pas os«^, hier, faire ce qu'aucun gouvernement n'avait osé ; ommuniquer à un journal officieux du soir Iti texte d'une dépêche privée? En elf^t, hier, 1î 5oir publiait U note suivante :
€ D'autre part, on assure que M. Laisani aurait reçu du général Boulanger, à la suite de rinierpollation de lundi dernier, le télégramme suivant :
« Je viens de lire VOf^eiêl. Uerci, cher ami, vois êtes le seul qui ne m'ayez pas donné le coup de pied de i'àne.
« M. Laisant n'ayant communiqué à personne le texte de la dépêche qu'il avait reçue, il n'y a que le gouvernement qui ait pu la livrer à un journal... »
Au sujet de tous ces incidents, voy. en particulier l'artiola signé X. Y., intitulé « Une lettre du général » dans le Fiçaro du 17 ; — celui de J. Reinach, daté du 16, sous le titre « Indiscipline jéaaitique », publié dans la République française et reproduit dans la Foire boidangiste, p. 86 à 92 ; — un article de M. de Kerohant, intitulé « Encore lui » dans le Soleil du 17. — J'ajouterai que d'après le Réquisitoire de M. Quesnay de Beaurepaire dans le procès de la Haute-Cour, la lettre du 14 juillet aurait été en réalité écrite à Paris et datée de Glermont pour donner le change et invoquer un alibi.
18. — Lettre datée de Glermont le 2 août 1887, adressée à M""" Katkofîau sujetde la mort de son mari, — publiée dans la Gazette de Moscou du 6, et dans VHist. popul. de Jupilles, p. 63.
19. — Lettre datée do Glermont le 6 août 1887 et adressée à MM. Dillon et Faverot de Kerbrech qu'il avait constitués comme ses témoins pour son projet de duel avec M. Jules Ferry (Jupilles, p. 65).
Dans un discours prononcé à Epinal, M. Jules Ferry avait traité le général Boulanger de Saint-Arnaud de café-concert. D'où envoi de témoins. Les témoins de M. b'erry n'acceptèrent pas les conditions posées par ceux du içénéral qui leur écrivit : «... L'opinion pubUque jugera entre celui qui insulte de loin un général et qui ne veut lui accorder qu'une réparation dérisoire, et moi qui ai entendu risquer ma vie pour venger mon honneur de soldat. . . i Cette lettre fut sévèrement jugée dans le National du 9 août : « M. le général B. semble tenir absolument à nous prouver qu'il ne prend, à aucun point de vue, le commandement au sérieux... etc. » D'autre part Raoul Valnay disait dans le Soleil .
« Le général Boulanger écrit trop de lettres. On le lui a déjà dit; il ne veut pas le croire. Il a tort. C'est dans son propre intérêt qu'il devrait modérer sa fougue épistolaire.
f Que résulte-t-il, en effet, de sa nouvelle lettre? C'est qu'un duel au pistolet à vingt-cinq pas et au commandement n'est pas un duel sérieux, que c'est un duel presque sans danger.
« Tel n'est pas l'avis de la plupart des personnes compétentes en matière de duel ; tel n'était pas non plus l'avis de M. le général Boulanger l'année dernière, lorsqu'il se battait contre M. de Lareinty.
« A cette époque, il était^ offensé comme aujourd'hui ; il l'était môme plus gravement, puisqu'il avait été accusé de lâcheté... etc. »
ÎO. — Lettres adressées à M™" Limouzia pendanc son passage au ministère et citées par M. Démange dans soa plaidoyer pour le général Gaffarel en novembre 1887.
On sait qu'on avait voulu mêler le général Boulanger à ce procès, parce qu'on lui reprochait d'avoir protégé son compagnon
d'armes. Des reporters s'étaient rîndus à Clermont : le S'ur, \ti Gil-Dlas, la Nation, la France surtout, dans des correspondanct?8 signées XX, lui avaient r»il déclarer que l'afFaire Gaiïarel était une '■ampagne dirigée personnellement contre lui par le général PVrron Ces réci's excitèrent grand tapage. Le général F^rron télégrapbil au commandant du 13" corj)s pour savoir si, oui ou non. j1 recon naissnit l'exactitude de ces entrevues. Boulanger répondit télé graphiquement de Clermont : « Rentré de tournée ce matin. N'a pu me procurer les numéros des journaux dont vous m3 parle?: prière (le me les envoyer... » Trouvant cette réponse fort cava iière, 1h ministje répliqua en lui infligeant par télégramme trent jours d'arrêc. (Voy. Grisou^ p. 490 à 497).
Or, sous prétexte de faire connaître ce qu'il nomma « le dessoui de l'afTaire », M* Démange crut devoir déclarer, au cours de son plaidoyer pour le général CafTarel, qao tout eu' été terminé sani poursuite si l'on n'avait découvert chez la femme Limouzin quelque! îetires du général /^ou/an^er. L'honorable défenseur ajoutait qui la divulgation de ces lettres donnait satisfaction complète ai général ^ow/an^e;' et que ce dernier ne devait pas regretter 1 trente jours d'arrêts qui lui avaient été infligés à la siiitH de bruyantes manifestations.
Tout le monde ne partagea pas l'opinion de M® IJemange. général 5ou/a;2<7«?' avait raconté aux reporters qu'il avait immé' (lia ement reconnu une intrigante dans M™» Limouzin et qu'i s'était empressé de reconduire. Cette déclaration parut biei étrange quand on la rapprocha des lettres lues à l'audience pa M» Athèset qui furent aussitôt reproduites par tous les journau de Paris et de province, car je les trouve même dans le Pelit Brelo du 15 novembre 1887.
21. — Lettre f^atée de Clermont le 3 mars 1888, e adressée au ministre de la guerre pour lui déclarer qu il diV favoue les candidatures législatives lancées .«ous son nom
— reproduite dans V Année politique de Daniel, lf^88, p. 54
Elle se termine en demandant au ministre « do vouloir bie publier la présente lettre ou de l'autorisera en écrire et àe publier une dans laquelle il priera ses amis de ne point égarer su lui des sulTrages qu'il ne peut accepter. . . »
22. — Lett- es adressées de Clermont les 3 et 13 man 1888 à Georges Laguerre, pour l'avertir qu'il a écr t ai ministre de la guerre en désavouant les c=<ndidatnrp< no autorisées par lui, lancées sous son nom ; — et pour pro tectr'r contre sa mise en non activité par retrait d'emploi
— publiées par in France du 1'», par tous les journaux dei 15 et 16, et reproduites dans /Msse.sse, ou la vérité sur l'afT^irt Boulanrjer, par Veritas, p. 23 et 25 ; la seconde s^ule dan< (irison, p. 535.
•Je remarque le passage suivant dans celle du 3 :
€ Vous me connaissez également assez pour savoir que jamait, pour quoi que ce soit et à quelque époque que ce soit, je ne fera\ d'alliance avec les ennemis de la Hépublique. — Il me sembla
que, pendant mon séjour au ministère, j'ai saisi toutes les occasions de fixer la Chambre à cet égard. . . »
23. — Lettre adressée de Giermont, le 9 mars 1888, au ministre de la guerre pour lui renouveler la demande d'une permission de huit jours, afin d'aller chercher à Paris sa femme malade, permission déjà refusée le 27 février, par ce que sa présence à Paris aurait pu donner lieu à des interprétations fâcheuses, — publiée par La France le 16 mars, avec la critique du rapport du ministre de la guerre demandant sa mise en non activité, et reproduite dans le recueil de Grison, p. 538, 539, et dans la Foire Boulsingist**, p. 154, 155, avec commentaires par J. Reinach, extraits d'un article du 18 mars, dans la République Françiifie.
24. — Lettre adressée de Giermont le 22 mars 1888, au secrétaire général du cercle des étudiants de cette ville, dont il était membre honoraire, pour s'excuser de ne pouvoir, à cause des préparatifs de son départ, assister à l'inauguration du nouveau lieu de réunion au I^alais de l'Académie, —
— publiée par La France et reproduite dans /iassesse^ etc , p.71.
25. — Lettre adressée de Paris, le 10 avril 18.s8, à M. Lagnerre pour le remercier de son dévouement à son service tf contre le parti de l'avilissement national». — reproduite dans le Bo'tlangiiime dam^ le \ord, p. 223, 224.
Les journaux républicains y répondirent en citant la phras°Jndignét^ de A. Vacquerie duns l^ Rappel :
« Vous errez, général. Le parti de l'avilissement national, c'est le parti de la dictature ; c'est U parti qui réduit la nation à un individu ; c'est le pirti qui commence par le mettre sous la botte d'un soldat et qui Fnit par la botte de l'étranger. . . »
26. — Tr'is lettres publiées par le journal Paris, le 27 avril 188S et reproduites par les autres journaux le lendemain : une sur la révision de la constitution : — la seconde de Paris le 11 avril à un journal de Rome, dans lequel il exprime ses sympathies pour le peuple italien ;
— In troisième, de Paris le 19 avril, sur le canal des Deux Mer'.
2'. — Lettre publiée par le journal la Défense de !\ stia à la fin d'avril 1888, pour serrer la main, à travers id distance, à Léandri, « l'interprète des patriotes corses », — citée au réquisitoire de M. Quesnay de BeaurepairH en 1889.
Voyez sur cette l-^ttre l'article de J. Reinach, daté du 5 mai et reproduit dans la Foire boulangiste, p. 220, 221 .
58 — Lettre datée de Paris, le 30 avril 1888, et adressé* à M. Lucien Millevoye, au sujet d'un article du journal Le Nord disant que l'on redoutait en Russie la réussite du mouvement boulangiste, comme pouvant être la source de graves complications,
« Je ne saurais, dit-il, protester avec trop d'énergie contre les sentiments qu'on m'y prête. La loyauté de mes sentiments y tjsl absolument méconnue ; je tiens à le dire hautement vis-à-vis de la France et de l'Europe. On calomnie la France démocratique en lui prêtant des pensées d'agression, auxquelles pour ma part j'ai été et demeure résolument opposé. »
29. — Lettre adressée à M. Eugène Ténot en réponse à sa brochure intitulée Boulanger militaire, — et publiée, dans ses passages principaux, par les journaux boulangistes, en Y^aLnicuVier Tp3iV la. petite République Française du 11 mai 1888. On y remarque en particulier ce paragraphe:
«... Vous admettrez encore peut-être, monsieur Eugène Té^ not, qu'alors quil était publiquement accusé d'une rébellion, à tribune de la Chambre, par M. Tirard, à propos d'une simpl^ contravention disciplinaire d'ordre privé et connue seulement d| ministre de la guerre, il [Boulanger] aurait eu encore la partie pli bjl'.e s'il avait riposté par lo procès verbal de M l'irard lui-même constatant que, le 28 jan^^ier Î871, en présence de l'ennemi, de ofliciers supérieurs avaient été sollicités de se substituer aux néraux, et que certains de ces oHiciers avaient pu dire impuni ment, devant les représentants de l'autorité civile, que € les oftt^ ciers généraux n'inspirent pas une suffisante conliance à l'arma que jamais p!us d'insouciance n'a été jointe à plus d'incapacité.
« Voilà, monsieur Eugène Ténot, ce que l'histoire oppose à 1( légende dont vous vous êtes fait le propagateur »
30. — Lettre datée de Paris, le 2'2 mai 1888, et adressée à a Messieurs les membres du comité central de la Fédération républicaine révisionniste », pour accuser réception des statuts de leur société ; — publiée en particulier daof le Figaro du 27.
« Je trouve avec vous, dit-il, vous apj)uyant de leurs noms, les 'démocrates sincères qui ont su rompre, quoi qu'il pût en coûter leur cœur, avec les compromissions fâcheuses du parl>"^""' >. risme ; ce sont des guides sûrs, des mandataires fidèles.
Gomme eux, comme moi, vous pensez que l'expérience a assez duré d'une République dans laquelle l'étiquette seule existe, et vous voulez qu'une Constitution démocratique remplace le legs que nous a laissé l'Assemblée du démefnbrement, . . »
31. — Télégramme adressé de la Rochelle, le 11 août 1888, au journal La Croix, pendant la période électorale.
CQipme il est importêfil ^t Poi;:(, je dois le reproduire :
a Je réponls sans difficulté à votre télégramme : je ne ferai jamais, quoi qu'il arrive, de persécution religieuse ; car si j'en faisais, j'agirais contre ma conscience et mes intérêts. Général
BOULAXGKR. »
Voy. à ce sujet un article intitulé « Le bon télégramme » et signé Henrv de Vanssay, dans V Espérance du Peuple du 14 juillet 1889.
32. — Lettre datée de Paris, le 27 août 1888. et adressée à M.Duguéde la Fauconnerie, député'de l^Orne : — publiée dans la Presse Journal de Georges Lagaerre, le T' septembre.
J'y relève ce passage :
« Au surplus, mon cher ami, ce n'est pas entre républicains et monarchistei que la question se pose aujourd'hui : c'est entre exploiteurs et exploités. Vous savez de quel côté je suis dans cette grande bataille Je veux qu'on rende la parole au peuple, et que le pays soit alTranchi de la tyrannie de politiciens qui, depuis trop longtemps l'oppressent, le discrélitent et le gangrènent. Voilà mon programme et mon objectif. Voili le but que je poursuis !... »
33. — Réponse à une adresse de? habitante du quartier Dupleix^ à Paris, — publiée dans {'Intransigeant du 10 octobre 1888.
J'y relève ce passage :
« Qu'ils soieot bien convaincus que je ne faiblirai pas dans la tâche que je me suis imposée, et que je saurai défendre la France et la République contre ceux qui, par leur incapacité et leur égoïsme, les conduiraient irréméliablement à leur perte. »
34. — Lettre alressée, le 7 mars 1889, à M. Naquet, au sujet d'un article du Times dans lequel se trouvait l'appréciation suivante :
« Il est naturel que l'Allemagne attribue au boulangisme des intentions belliqueuses, malgré les protestations de ceux qui veulent assurer au général la même situation équivoque au dthors comme en France. Sa résUe mission, c'est li guarre. Il serait ridicule de faire croire autre chose. »
« ... Il n'y a d'équivoque, écrivait Boulanger, que dans la pensée d'adversaires de mauvaise foi qui s'efforcent de dénaturer, aux yeux de l'Europe, mes intentions loyalement exprimées ; mais ils n-i réussiront pas à agiter la conscience, à troubler le jugement de ceux qui comprennent que ma seule ambition est de rendre à la France la libre disposition de ses destinées.
« Eq appelant tous les Français à fonder dans la RépubUque un gouvernement dont l'honneur, dont la probité seront les bases, je les convie à une œuvre de paix. . . etc. »
33. — Lettre adressée à M. Naquet pour être lue, le 22 avril 1889, au banquet révisionniste de Saint-Denis auquel il ne pouvait assister.
200 BOULANGEK
« Les parlementaires ont cru avoir raison de nous en m' rachant à mon banc de député, en poursuivant, mes am cherchant à intimider les citoyens par des perquisitions r trueuses. Ils en seront pnnr L'ur;; :iliii<5 tIp y>nnw,ir ot i.ru r vilenies. . . »
On remarqua surtout le passage suivant :
« Quand celte heure sera venue, nous nous retrouveroii< ensen)bl»> pour la lutte suprôme, lutte (électorale, lutte pa' aussi longtemps que nos adversaires ne sortiront pas les prcnifn de la légalilé, mais lutte qui sera un triomphe -. le tri »mphe diU libellé sur l'oppression, le triomphe du droit sur l'iniqr-* > 'triomphe de l'honnété sur la corruption ... •
La légalité! remarquait-on ; mais, le 2 décembre 1851, on ii?ai; sur les murs do Paris cette phrase du Prince Louis-Napolôoi Ponaparte : « Je suis sorti de la légalité pour rentrer dans 1« df-oiL. » (Morbihannais du 24 avril).
35. — Lettre adressée de liOndr.-s a à M. Hector Vr > professeur à l'Académie royale de Wuoiwich, » à la suite ûe la conférence de Georges L^iguerre à Londres, — publié* dans La Bombe du l^i juillet 18S9.
36. — Lettre adressée de Londres, le 24 juin, au ]•-<'-' dent de la réunioi des patriotes corses, rue du Pont L Philippe, — publiée ibid., du \\ juillet.
37. — Lettre sans date, mais de la même époque, adros^ée A lun des membres du comité des Douze, et relative auT négociations avec les 'oyalistes, — publiée, avec pinautres correspondances du comité, par le Paria et apr
par toute la presse, les 12 et 13 septembre 1890, à l'ocra-; des Coulifisesi du Bcfulangisme. __
Elle se termine ainsi : «c ... De plus, il faudra qu'un coi parte demam soir pour Mackau. »
38. — lettre adressée de Londres, le \b juillet 1889d M. Le Hérissé, député d'f Ile-et-Vilaine, pour le féliciter dei attitude à la Chambre, — publiée dans l'/ntranaigeant du*
«... Les vérités que vous avez lancées à la face de minii tarés ont soulevé la colère de leurs complices-, vous aveij raison de résister aux décisions de cette Chambre décoasid^ laqurtlle le pays, en lui retirant sa confiance, a er''*»v'i M mandat. . . >
30. — Lettre adressée de Londres, le 12 août 1881 M. Henri Rochefort, au snjet du réquisitoire de M. Qui de Haurepaire dans le procès de la Haute-Goir, — puM dans Vlntrav ai géant du 13.
Elle est extraordinairement agressive contre le procureur rai. En voici le début qui explique le motif de si publication
a Mon cher ami,
« Dès que j'ai eu connaissance de l'acte d'accusation dirigé contre moi par le procureur général de Beaurepaire, j'ai répondu à toutes les calomnies de cet indigne magistrat qui n'a pas craint do déshonorer à lout jamais son nom et sa robe en mentant sciemment à ceux qui se sont érigés mes juges, ce qui me serait indifférent, mais en mentant au noble peuple français devant lequel je comparais.
« Et dans ma réponse adressée au 'peuple français^ mon seul juge, i'ai, victorieusement et preuves en mains, démontré tous les grossiers mensonges de M. de Beaurepaire.
« Volontairement j'avais omis de me défendre et de faire la lumière sur un seul point.
« M. de Beaurepaire avait dit, je cite textuellement ses paroles, « que j'attribuais sans cause des sommes importantes à mes créatures du miî:istère déjà pourvues de traitements et de gratilicalions. » Je n'avais pas répondu parce que je ne comprenais pas.
« Aujourd'hui, je viens de lire les explications de M de Beaurepaire relativement à cette accusation. Il m'est facile d'y répondre et de prouver que M. de Beaurepaire est encore plus infâme qu'un honnête homme pouvait le supposer. . . »
Suit tout une colonne de justifications. La péroraison est encore plus injurieu'^e pour le procureur général qui y est traité de misérable, « car il m'accuse en sachant que l'accusation est infâme et mensongère. »
^lO. — Lpttre datée de Londres, le 4 septembre 1889, adressée à M. Tirard, président du conseil (pour lui demander d'être jugé, non point parla Haute-Cour, mais par un tribunal qui serait de droit commun et impartial), — publiée dans l'Intransigeant du 7 septembre 18S9, avec un grand titre à effet, et reproduite dans l'Année politique de 1889, p. 166, 167.
€ ... Vous êtes le chef responsable du gouvernement ; à ce titre, c'< st à vous que je m'adresse pour vous prier d'obtenir, soit de M. le ministre de la guerre qu'il me défère à un tribunal militaire, soit, si ce dernier s'y refusait, du ministre de la justice qu'il me traduise devant la première cbamb.-e de la cour d'appel de Paris.
« Et je prends l'engagement formel de me rendre à l'appel qui me sera fait par l'un ou par l'autre de ces tribunaux.
€ Si vous refusiez d'obtempérer à ma demande, il deviendrait évident aux yeux de tous qu'on craint en haut heu les tribunaux et que l'on ne se fie, pour me juger, qu'âmes ennemis déclarés... »
41. — Lettre adressée de Londres, le 18 septembre 1889, à M. Montégut, candidat du comité national dans le Gard, pour appuyer sa candidature, — publiée dans Vlntransi' géant le 22.
«... Vous pouvez compter sur leurs suffrages, car tous sont
écœurés de l'o lieux régime qiii nous subissons, de ce régini. nélaste, qui semble vouloir la ruine de la France. . . »
'i2. — Lettres à M. Jégoudez, président du comité rôp-blicain de Lorient, au sujet de la candidature Dillon poui ; élections du 22 soptembre 18S9 ; — au président du c^ révisionniste Lorientais; — et au président du comité ; sionniste Gaudannais ; — publiées à la fin d'août dans les journaux de Lorient, en particulier dans le Patriote bretov, créé pour la circonstance, et la première seulement dans l Nouvelliste du Morbihan du 1"" septembre.
4 3. — Lettre du général adressée au candidat F. Soulié à Lorient, datée de Jersey, le 2 janvier 1800, — et publi< format d'alûche dans le Patriote Breton, de Lorient, . j 5 janvier 1890, puis répétée le 10.
Le comte Dillon avait été élu à Lorient le 22 septembre 1889 et invalidé comme inéligible. Il s'agissait de le remplace- •• M. Soulié, candidat boulangiste, ing.^nieur des ponts et cha;: en rongé pour la construction du service d'eau de Lorient, v.,..-. d'être mis en retrait d'emploi par le ministre des travaux publics « ... Tous savent, lui écrit Boulanger, que vous êleune victime des mesures illégales qui vous ont Trappe... » Mai Soulié ne fut pas élu : il y eut ballotage,et M. Paul Guieysse pass au scrutin suivant.
44. — Lettre à M. Oriol, rédacteur en chef du Patriot Breton, pour soutenir la candidature Soulié à Lorient. datée de Jersey le 5 janvier 1800, — et publiée avec titre effet dans le Patriote Breton du 10.
Il souhaite que la vaillante population de Lorient « soir repn senlée à la Chambre par un partisan sincère de la Répubiiqi honnête et démocratique. »
Sur cette lettre et sur la précôJeale, voyei tous les journaux < Lorient du 8 au 13 janvier 1890.
45. — Lettre adressée de Jersey, le 14 mai 1890, M. Laisant, vice-président du Comité républicain nationa à la suite des derniers échecs électoraux des candidat boulangistes pour le Conseil municipal de Paris et VOrdre du jour du comité.
« ... Je ne coniidère pas l'échec électoral de la liste de can didats élaborée par le Comité comme aussi grave que l'a dit 0 dernier pour l'ilée républicaine démocratique et réformitric dont les partisans m'ont l'ait l'honneur d'alïirmer sur mon noi leurs revendications et leurs espérancei. Toutt-fois, je crois coram vous qu'il serait au moins inutile de troubler le pays par des agi tations stériles.
€ La tâche du Comité dont je suis le président me semble don terminée, et je vous prie de faire connaître à nos collègues qu
ceux d'entre eux qui le désirent peuvent désormais consacrer un concours, qui jusqu'ici m'avait été précieux, aux opinions qui leur sont personnellement chères.
« Pour moi, j'ai à me recueillir, à méditer sur las leçons que contiennent les faits accomplis et à étudier d'une façon sérieuse les questions qui intéressent le peuple laborieux pour mieux mériter les sympathies qu'il m'a témoignées et qu'il me témoigne encore. . . »
Voyez à ce sujet un article d'H. de Kerohant intitulé : « L'abdication », dans le Soleil d\i 19 mai.
46. — Lettre adressée de Jersey, villa de Saint-Brelade, le 3 septembre 1890 à M. Paulin-Méry, député de Paris, au sujet des accusations dont il était l'objet pendant la publication des Coulisses du boulangisme.
J'y relève ce passage :
« Je suis heureux de voir que nos avis concordent parfaitement en ce qui concerne l'odieuse campagne que des gredins, anciens membres du comité, mènent en ce moment contre moi.
a Leur but est de m'enlever la confiance des républicains au moyen de racontars, moitié faux, moitié vrais. Et pour atteindre ce but, eux qui n'avaient pas autrefois assez de salive pour lécher mes bottes, ils ne craignent pas de commettre la plus vilaine action qui soit au monde et que j'ai qualifiée avec raison d'ordure politique ; mais, que diable, il leur faut de l'argent, les Orléanistes sont là pour leur en donner ; et puis il faut bien aussi qu'ils puissent rentrer en grâce auprès de messieurs les opportunistes.
« Heureusement ils se trompent dans leurs calculs : leurs menées no sauraient m'attei.idre, et le mépris public aura bientôt raison d'eux. Regardez : ceux qui ont le plus trempé dans cette vilaine conspiration éprouvent déjà, car ils ont peur d'être englobés dans le môme mépris, le besoin d'affirmer, ce qui est faux d'ailleurs, qu'ils n'y sont pour rien. . . »
47. -- Lettre adressée de Jersey, le 18 octobre 1890, au directeur du X/X" siècle, pour étal3lir qu'il n'a reçu pprsonnellement aucune soume ni de la duchesse d'Uzès ni de la caisse royaliste, — reproduite dans les Coulisses du Boulangisme, p. 333 à 339.
Tout en détaillant son budget dans cette lettre, le général BoU' langer avait désigné assez clairement l'ancien vice-président du comité national, M. Naquet, comme ayant reçu des « appointements » de lui, et comme ayant vécu à Bruxelles et à Londres, avec plusieurs membres de sa famille, à ses frais.
M. Naquet répondit dans une lettre que publia VEclair et qui a été reproduite aux Coulisses, p. 339 à 342. L'ancien vice-président du comité boulangiste déclare que ce qu'a dit le général Boulanger est « faux ». Et il ajoute qu'il se sert de cette expression pour ne pas en employer une plus dure qui était sous sa plume. M. Naquet nous apprend que sa famille a de la fortune. Il nie avoir reçu soit des appointements, soit une indemnité. Il
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termine uinsi su leilio : « Le géiiéryl uvuii i nuijuuut' i: t<igner «les petits papiers tout^is les l'ois qu'il rendait un »- . S'il avait l'ait pour moi ce qu'il prétend^ il aurait des pi.' ^ piers. Qu'il les montre. Je les attends de pied ferme.
« Le général croit se lnv*^r des révélations qui l'écrds-rii ♦ ssayant d'entraîner ses amis dans sa chute liontHuse. li parviendra pas. Il peut nous avoir entraînés dans sachui-- i tiquement ; les services que nous lui avons rendus peuv.i. eu pour conséquence notre ruine linancièreou à peu près. ,1. à l'honneur, il demeure intact, et si quelqu'un est atteiir .côté, ce n'est certainement pas nous... »
En sorte que voilà le général Uoulanger exécuté par ce, ni avait été son principal conseiller, son bras droit, son « vieil Naquet. >
« C'est la rupture définiive, complète, écrit H. de K dans le Soleil du 25 octobre, entre M. le général ^ou/a', / M. Naquet. C'est le divorce, allions-nous dire. . . »
III. — Œuvre administrative, comprenant les p jets «le lui, circulaires, instructions, notes, df^cisior;*: " comme directeur de l'infanterie, comme ministre de la ^ et comme commandant le 13® corps d'armée.
A. — Circulaires, instructions et décisions, adressa. généraux, comme directeur de V infanterie slu minis* la guerre, et signées « pour le ministre et par son ( du mois d'avril 1882 au mois de mai 1884.
Pour les citer toutes, il faudrait fîépouiller la collccl. Journal militaire officiel, partie réglementaire et partie su] mentaire, de 1882 à 188 î. Il me paraît suffisant d'avoir fi travail pour la période ministérielle qui suit.
VHistoire patriotique, publiée par Michel Morphy, a rla lettre du 8 juin 1882, au sujet des sous-. ficiers admié -■■ de St-Mai.\ent (p. 885), et signalé la circulaire de septeni préfets au sujet de la création de nouvelles écoles d'en troupe.
B. — Projets de loi, rapports et décrets déposés bureau de là Chambre des députés et sur celui du ^ comme ministre de la guerre, de janvier 188C à mai 1 tous publiés aux annexes des s-éai ces par le Journal t ;; partie des Documents parlerncntatres, et imprimés m ]• en brochures in-4"*, par les imprimeries de la Cbaml'r. du Sénat, ou par l'imprimerie Nationale.