‹ Répertoire général de bio-bibliographie bretonneChapitre 12 sur 33 · LE COLONEL · texte numérisé non relu

LE COLONEL

« Monseigneur,

» C'est vous qui m'avez proposé p )ur général : c'est à vous que je dois ma nomination.

» Aussi, en attemlant que je puisse le faire de vive voix à mon premier passjg-^ à Paris, je vous prie d'agréer l'expression de ma vive reconnaissance. Je serai toujours lier d'avoir servi sous un chef tel que vous, et béni serait le jour qui me rappellerait sous vos ordres.

» Daignez agréer. Monseigneur, l'assurance de mon plus profond et plus respectueux dévouement.

» Gé-néral Boulanger. »

» A Monseigneur le duc cCAuwaU à Paris. »

Or, ce n'était pas seulement le Temps e' la France qui avaient envoyé chez le général des reporters revenas avec les déninniis les plus formels. Le Voltaire avait obtenu aussi une interwiew et en avait publié ce passage -.

a Plus je fouille dans ma mémoire, avait dit le général, plus je me convaincs que cette lettre est apocryphe.

» Ce qui, d'ailleurs», me conlirmo dans cette idée, i;'est qu'elle n'est nullement dans mon style. Béni serait le jour n'est pas de moi. Jamais je n'ai pu écrire cela, jamais il no me serait venu à l'idée de me servir de ces expressions ; non pas que je les trouve mauvaises, mais parce que ce n'est pas ma façon de penser ni d'écrire.

» Je vous prie donc de donner le dém-nti le plus formel à cette lettre... »

Le soir du 2, V Agence llavas adressait à tous les journaux la note suivante :

« Le Journal de Bruxelles a publié, et un grand nombre de journaux ont reproduit, une lettre ridiculement plate, soi-discint écrite en 1880, par le général Boulanger à « Son Altesse Royale Monseigneur le Duc d Aumale. »

» Le ministre de la guerre a opposé et continue à donner le plus formel démenti à cette lettre.

» Quant à d'autres lettres, formules banales de courtoisie ou do gratitude otlicielle adressées par un oflicier à son supérieur hiérarchique, il est impossible au général Boulanger d'en discuter

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