‹ Répertoire général de bio-bibliographie bretonneChapitre 21 sur 33 · V. — Œuvre poétique · texte numérisé non relu

V. — Œuvre poétique

A. — Sonnet intitulé Mémoration, publié dans le journal le Décadent de novembre 1888, signé général Boulanger, daté de Neuilly, le 6 octobre 1888, et reproduit dans la Gazette anecdotiqtie de 1888, II, p. 341. 345.

Je le reproduirai ici pour la curiosité du fait, et pour engager les amateurs à rechercher d'autres pièces du môme genre : il est peu probable qu'elle soit le seul produit de la muse du général, mais je n'en connais pas d'autres :

MÉMORATION.

Dans le salon dont les voleta ne s'ouvrent plus, Le lustre et les fauteuils se sont voilés de housses, Depuis que l'eafant s'est éteinte sans 8ecou»«se3, Un soir qu'au Ciel saignaient les Roses de4 Elus.

Vestiges douloureux qui nous restez inclus I Son pas s'inscrit encor sur les tapis de mousses, Et l'on voit tels que leî quittèrent sss mains douces Epars au clavecin les feuillets qu'elle a lus.

Son souvenir est un parfum. La pièce fleure (sic) L'œillet rouge qu'à son corset elle avait mis. La pendule est muette et ne aarque plus l'heure.

Cependant que les Tilamans d'argent blêmis Se montrent du regard la Belle que l'on pleure Au château, et qui de son cadre leUr sourit.

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Ce qui prouve une fois de plus, dit la Gazette anecdotique, le général 5ow/a;jye?' aurait bien mieux fait de n'être jamais ai chose que général. — Avouez qu'il eût été fâcheux de pri/er lecteurs de ce chef-d'œuvre d'un collaborateur du Décadent.

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